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Constance Edelgard Duchesse


Nombre de messages: 957 Age: 25 Date d'inscription: 31/05/2008
Informations Personnage Âge: 24ans Titre: Noble
 | Sujet: Re: Rencontre inopportune Sam 22 Nov 2008 - 21:46 | |
| Ce coeur battait sous sa paume comme en l'absence d'un quelconque vêtement, comme si elle pouvait toucher cette peau qu'elle ignorait encore. Cependant, les mots qu'il venait de prononcer résonnaient encore à ses oreilles, comme dans son esprit, ce tutoiement qui se faisait plus souvent entendre désormais, comme cette intime promesse d'un rendez-vous. Constance enserra ce tissus délicat qu'était celui de cette chemise blanche que portait l'Inquisiteur, et plaqua ses lèvres contre son dos.
Il craignait d'être une simple distraction, était-il ce qu'il représentait pour la jeune femme ? Elle aurait aimé pouvoir le rassurer, mais dans son coeur, annoncer désormais des sentiments trop criminels la rendait fiévreuse, aussi fut-elle incapable de lui murmurer combien elle tenait à lui, rendue muette par ce sentiment coupable : resterait-elle sous l'aile de Dieu si elle ne faisait que penser les mots sans les prononcer ?
De courts baisers étaient désormais distribués à la veste de l'homme, afin de palier son silence, espérant qu'il comprendrait que l'absence de parole ne signifiait pas qu'elle le prenait pour un simple petit caprice de jeune fille. Son autre main, posée sur le ventre de l'homme, et ses bras autour de lui le serraient avec le plus de force dont elle savait faire preuve, frêle demoiselle.
Enfin, alors que Christian avait reprit la parole, lui demandant de cette voix si vibrante si elle ne l'oublierait pas durant les jours qu'il lui demandait afin de régler quelques affaires, la Duchesse caressa un instant ce ventre où était lovée sa main avant de se stopper pour souffler quelques mots.
« S'il m'a été permis de penser à toi chaque jour depuis ton exil, des mois durant, songes-tu seulement que je puisse m'y soustraire alors que tu me rejoindras bientôt ? »
Etait-ce ceci que l'on appelait compromis ? Constance acceptait les conditions de l'Inquisiteur, elle qui aurait sans doute encore reprit les armes afin d'obtenir exactement ce qu'elle souhaitait : qu'il rentre dans l'heure, avec elle, au Manoir Edelgard. La Duchesse savait que cette attente serait pleine d'impatience, qu'elle trépignerait et devrait se retenir d'envoyer dès le lendemain un fiacre pour le forcer à revenir immédiatement, mais ceci en valait sans doute la peine, et elle consentait à lui accorder quelques jours.
Cependant, on ne pouvait chasser trop alentours les aspects de sa personnalité, aussi s'inquiéta-t-elle, d'une voix où les notes enfantines de caprices malicieux étaient audibles.
« Quelques jours, cela veut-il dire ... après demain ? Ou dans deux jours peut être. Je ne saurai attendre jusqu'à la semaine prochaine ! »
On ne pouvait retirer à Constance ses caprices, tout comme on ne pourrait enlever au Représentant de Dieu ces si belles perles noires. Celles-ci trop absente du champ de vision de la Duchesse, la jeune femme desserra les liens qu'elle avait tissé autour du buste de Christian, et le contournant, prit la peine de s'éloigner d'un petit mètre, pour l'observer avec un sourire délicieux, entre cet air taquin et enjôleur, qui oscillait entre la provocation des regards et la tendresse des sourires.
_________________  Constance, la Bien-Nommée.  |
|  | | Christian Stue Homme de main


Nombre de messages: 130 Age: 21 Date d'inscription: 31/05/2008
Informations Personnage Âge: 25 ans Titre: Bourgeois
 | Sujet: Re: Rencontre inopportune Sam 22 Nov 2008 - 22:46 | |
| Sourire en coin, air mutin, la duchesse était rayonnante, resplendissante. Les deux noisettes faisaient face à ce couple d’onyx, animées d’une lueur plus forte, vivante, vibrante ! Le regard était sucré, sa silhouette acidulée, elle s’était éloignée pour l’observer. Succube dévouée, ange dédiée, elle était pareille à la féminité ; en cet instant, d’une beauté sans nom, sublimée sous le regard de Christian, elle s’élevait telle une déesse. Comme deux aimants, véritables amants, l’inquisiteur gagna la distance qui les séparait, Monsieur Stue réclamait sa présence, plus que cela, c’était un besoin. Bercé par une douce espièglerie, par un bonheur serein, tout en entourant la taille gracile et fine de Constance de ses bras, il se permit quelques notes d’humour, complicité qu’elle avait su acheter, relation privilégiée.
« Ma foi, je ne sais pas. . . Combien de temps, penses-tu pouvoir attendre ? »
La dévorant des yeux, ses lèvres lui souriant, ses bras l’enfermant, il lui arracha un baiser fougueux. Un baiser de plus, un baiser tant espéré depuis de ses longs mois mais rien qu’un baiser ! La bouche quémandeuse de ce pauvre nécessiteux vint s’amouracher des lèvres charnues et tentantes dans une longue étreinte passionnée, une fièvre maligne, un élan fervent. L’adorateur n’avait-il pas obtenu un baiser de la sculpturale déesse ? Vint un moment où leurs lèvres se décollèrent, reprise d’oxygène après cette interminable apnée ? Un éclat de rire se fit entendre alors que la duchesse s’élevait dans les airs, dans une pirouette, une danse au creux des bras de Monsieur Stue, lovée tout contre son corps. Les mains du garçon, curieuses, coquines grimpèrent le long de ses flancs, effleurant sur leur passage des formes affriolantes, causes d’émoi, avant de se perdre dans la gorge de la belle et sur sa joue. Chacune postée sur son perchoir, elles se plaisaient à flatter les sens de la belle, dans des touchers tendres quoique brûlants !
« Je serai là après-demain au petit matin, ne t’en fais pas, je serai là ! Mais pourrai-je vous soustraire à vos occupations, Madame Edelgard ? Pourrais-je accaparer tout votre temps ? »
De taquineries en taquineries, minutes et heures avaient défilé durant cette après-midi et déjà il fallait se quitter, se séparer pour ne pas éveiller soupçons et autres inquiétudes. En effet, la porte avait vibré par trois coups et la voix de la petite Lison se faisait entendre derrière celle-ci… Une déception évidente se peignit sur les traits de l’homme alors qu’elle était à peine dans ses bras…
« Il te faut déjà partir Constance ? J’espérerai t’arracher un second baiser… » _________________ [i:b009][right:b009]« La noirceur revête bien des masques mais nul n’est plus dangereux que celui de la vertu… »[/right:b009][/i:b009]
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|  | | Constance Edelgard Duchesse


Nombre de messages: 957 Age: 25 Date d'inscription: 31/05/2008
Informations Personnage Âge: 24ans Titre: Noble
 | Sujet: Re: Rencontre inopportune Dim 23 Nov 2008 - 11:32 | |
| Un petit gloussement se fit entendre, échappé des lèvres de la Duchesse qui plissait les yeux comme devant une gourmandise dont elle se languissait. Voici désormais qu'ils étaient enlacés, l'un face à l'autre, et que les mains de l'Inquisiteur vagabondaient avec aisance le long de ses côtes jusqu'à effleurer des aspects moins candides de ses courbes, et que, enfin, elles caressaient son cou. Qu'il était doux d'être ainsi, fugitifs et aveugles, à imaginer toutes sortes de scénarios qui pourraient les avoir poussés à se retrancher dans une sordide chambre d'Auberge... Et l'imagination des femmes est sans limite lorsqu'elle met en scène un homme qui leur convient.
Mais ce fut réellement les derniers mots de Christian qui la firent s'exclamer, un petit rire étouffé par la malicieuse expression enfantine de ses sourires. Constance entendit les bruits de Lison sur la porte, elle venait la chercher, et se montrait timide, sans doute par crainte de les déranger... C'est ce qu'elle effectuait assurément ! Les voici dans une situation si passionnante qu'il est désormais si douloureux de se séparer. Et la perspective d'une journée entière à attendre se faisait déjà ressentir.
Cependant, et bien que la jeune femme partage la déception de son amant, Constance se hissa sur la pointe des pieds, son nez pouvant à loisir taquiner celui de l'Inquisiteur, et lui volant un baiser sans qu'il n'ait à s'en plaindre, dans une nouvelle caresse à la fois confuse d'impatience et agile de tendresse.
« Oui... je crains de devoir t'abandonner dans ce misérable taudis. Je refuse pourtant que tu tentes quoi que ce soit afin de quémander quelques baisers supplémentaires, Lison nous entendrait, et qui sait ce qu'elle comprendrait... »
La Duchesse avait chuchoté, murmure au creux de l'oreille de Christian, lui interdisant quelques douceurs supplémentaires, et lui en offrant cent fois plus, embrassant ses joues et ses paupières, avant de poser ses lèvres, rougies par ces étreintes et le sang bouillant dans ses veines, sur la bouche désirable du beau Ténébreux.
Soudain, elle haussa le ton, tournant la tête vers la porte pour accentuer sa voix vers l'extérieur.
« Vous voilà tant affecté, Monsieur l'Inquisiteur, par cette terrible toux ! Je ne peux vous laisser ainsi dans cette chambre si froide et si humide, Monsieur le Duc ne me le pardonnera jamais ! Restez couché, mon Cochet viendra vous chercher après demain, et ne protestez pas, Monsieur ! »
La phrase se perdit dans un souffle, alors que Lison avait sans doute entendu ces mots si hauts, et que Constance souriait de ces façons ambiguës qu'ont les femmes, à la fois innocente d'avoir imaginer un stratagème espiègle, et assurée d'avoir élaborer une stratégie diabolique pour arriver, coûte que coûte, à ses fins.
« Ne tarde pas, ne tarde pas ! » Lui souffla-t-elle à la hâte, alors que la petite Lison tapait de nouveau à la porte, s'impatientant. Mais l'impatience de la Duchesse était mille fois plus ardente, et alors qu'elle se devait de se libérer des liens étroits entre le Représentant de Dieu et elle, s'éloignant vers la fatalité, ses mains agrippèrent les siennes, jusqu'à ce qu'elle se trouve trop loin, et que leurs doigts ne se frôlent plus du tout.
Sa main se plaqua contre sa bouche, et Constance envoya un baiser au jeune homme, alors que tout chez cette femme semblait indiquer une profonde allégresse, une taquine énergie qui la rendait pétillante, et, ouvrant la porte à la volée en prenant soin de s'y glisser sans que Lison ne puisse voir quoi que ce fut du Grand Malade, un clin d'oeil aguicheur termina cet échange.
Les pas de Constance et de la petite Servante se firent entendre dans l'escalier, et les bruits alentours effacèrent les traces du passage de la Duchesse Edelgard.[~> Le Manoir Edelgard] _________________  Constance, la Bien-Nommée.  |
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