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 Wolfgang Amadeus Von Satie.

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Wolfgang Von Satie
Vicomte
Vicomte


Nombre de messages: 10
Date d'inscription: 19/04/2009

Informations Personnage
Âge: 24 ans
Titre: Noble
MessageSujet: Wolfgang Amadeus Von Satie.   Dim 19 Avr 2009 - 1:51






Nom : Von Satie.

Prénom : Wolfgang Amadeus.

Surnom : Oschterlammele.

Âge : 25 hivers.

Titre : Vicomte.

Métier : Courtisan.

Lieu de Résidence : Je ne réside point.

Relations particulières /Sentiments vis-à-vis de l’Inquisition, Sorcières:
Techniquement, il n'aime personne. Pour lui, le truc ultime c'est d'avoir une masse à pointes à la place du bras droit pour que personne ne le fasse chier. Plus personne n'oserait lui dire que l'e lacet de sa tunique dépasse, plus personne pour signaler qu'il n'a pas l'air en forme, le premier qui lui casse les couilles, ZBLARF!! un bon coup sur le sommet du crâne. Mais dites vous que si c'était le cas, il se serait retrouvé orphelin (HA HA HA) et seul au monde au bout d'une semaine. Il a la constante impression d'être entouré de gens qui souffrent (croient souffrir) en permanence : plus de pommes de terre pour l’hiver, pas assez de thune pour s’acheter une indulgence, Fabrice a encore oublié d'acheter du pain... etc. Les martyres des temps moderne ! La société le déprime. Tous des asociaux solitaires, malheureux et froids, souffrant d'une même maladie bénigne : le suicide chronique. En effet, quand on parle aux gens on se dit qu'ils ont au moins ressuscite une centaine de fois pour être encore en vie. Wolfgang a toujours eu l'impression que leur devise préférée était "Life sucks, if only I could die". Toutefois, le paysan de base semble prendre un malin plaisir à ne pas se rendre compte que personne ne l'en empêche.

Objectif éventuel de développement : Se spécialiser dans la chasse de cochons phosphorescents du Guatemala ou la pêche aux poissons fluos en milieu aquatique

Signe distinctif : Il cultive l’anonymat comme d’autres cultivent des poireaux.

Description physique :
Recouvert d'une peau de pêche, il mesure environ 1m 79 et pèse 50 kilos ce qui dénote un rapport poids-taille insuffisant. Wolfgang a la voix de quelqu'un qui est enrhumé : quelque peu enrouée, elle se coince parfois en un semblant de sanglots. Ses lèvres sont charnues et pigmentées d'une sombre couleur cerise, traversées par de fins filets noirs, donnant l'impression que du sang y a coagulé. Son visage, aux traits fins et tout autant immaculé, est encadré par une touffe de cheveux noirs, mi-longs, ils profitent de sa négligence pour partir en sucette ce qui renchérit son air de chaton mouillé. Ses yeux sont d'un bleu clair pointillé par un teint gris. Couleur qui aurait pu être des plus banales s'il n'y avait pas un petit grain de folie qui criait « youhououou » au fond de ses pupilles, rendant ainsi sont regard plus profond, plus vivant.

A l'apparence farouche et truculente, il n'est pas spécialement beau, juste charmant. Taillé sur deux jambes interminables, il n'a pas une musculature particulièrement imposante mais a le mérite d'avoir la souplesse d'un gymnaste. En plein milieu, une large pleine enneigée que l'on peut communément appeler : ventre. Ce n'est pas un ventre plat, non, trop moche, mais un ventre qui plaît. Buste aux clavicules saillantes comme des os de poulet, Wolfgang est plutôt bien proportionné.

La tête taillée sur un cou mince, on remarquera que seul son visage semble dénué d'humanité. Bien qu'il se soit auto-proclamé excentrique et extravagant, les expressions de son visage restent restreintes, jamais il ne fera un très large sourire ou tirera la gueule. Il a beaucoup de physionomies, mais ne tombe pas dans l'excès.


Description psychologique :
Son créneau : agir d'une façon, la condamner ensuite, juste pour le plaisir de contredire. C'est quelqu'un d'assez ambivalent, qui se comporte de façon pas toujours très cohérente. Son plus grand plaisir est d'instaurer le doute chez les gens, développer en eux un complexe d'infériorité, pousser à l'agonie mentale, vider chaque moment de bonheur de son sens. La réincarnation du sadisme psychologique, qui est de loin bien plus alléchant que le sadisme physique. Critique ambigu, il arbore un comportement blasé, flegmatique, extravagant et un brin effrayant. D'une mauvaise foi probablement hallucinante, il dit Fuck à la société tout en la suivant quand même l'air de rien, sans chercher à se justifier. Il aime avoir l'air classe sans être classe, se donner les moyens d'arriver à faire quelque chose et y arriver. Il aime aussi le sexe, rire de soi-même, rire des autres…rire de leur souffrance, se nourrir de leur malheur de la même façon que ceux-ci s'étaient nourris du sien. Voilà la vérité : Wolfgang est un ancien torturé, moche, con et niais qui se venge sur ses semblables. Il lui arrive de se plaire à croire qu'il est au-dessus de tout.

Aussi paradoxal que celui puisse être, s'il rencontre quelqu'un qui lui ressemble, il l'évite. Trop louche. Il n'aime pas les gens incultes (trop cons) ou cultivés (trop snobs), avoir ce qu'il veut trop facilement, ne pas avoir ce qu'il veut, être sous estimé, surestimer quelqu'un et être déçu, les clichés, la mort, les niais, les moches, l'impuissance etc. etc.

Dépassant rarement les deux de tension, le damoiseau reste stoïque quoi qu'il arrive. RIEN n'est grave, alors pourquoi s'énerver ? Cependant, n’étant pas un cadavre émotionnel, lorsqu'il n'est en revanche pas apathique, Wolfgang est le genre de personnes complètement extrémistes, passionnées, obsessionnelles ; de quoi alimenter son côté légèrement fêlé. Loin d'être un fataliste, il est intimement convaincu que chacun est maître de son avenir et que, par conséquent, le destin n'existe pas. Très imaginatif en ce qui concerne le foutage de gueule, Amadeus, à son grand regret, est naturellement très distrait et ne sait pas faire attention . Il peut être une bonne compagnie (si, si). Tout dépendra de la personne en face.

La lucidité est certainement l'une de ses capacités dominantes : il est difficile de le mener en bateau, d'autant qu'il déteste qu'on manipule ses émotions. Ceux ou celle qui tentent de faire échouer ses desseins s'exposent à une vengeance implacable. Mais bon, pour ça, faut déjà arriver à le cerner. Tel à un serpent à sang froid, il reste maître de ses faits et gestes, même et surtout dans les situation les plus difficiles. Il est donc redoutable en cas de crise, calculateur de talent et particulièrement tenace. Wolfie se laisse aller à un certain machiavélisme, gardant ses distances en toutes circonstances : c'est là sans doute que réside le charme qu'on s'accorde à lui reconnaître. Sensible à l'harmonie de son cadre de vie, il se fait passer pour un être assez conciliant. Il lui semble inutile d'heurter ses proches sans raison solide, il tente, au contraire, de maintenir l'équilibre autour de lui. Cette soif de tranquillité lui fait parfois adopter des attitudes intransigeantes, voire tyranniques.

Autre(s) : Il est gay depuis qu’il n’est plus hétéro.


Dernière édition par Wolfgang Von Satie le Dim 19 Avr 2009 - 16:38, édité 7 fois
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Wolfgang Von Satie
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MessageSujet: Re: Wolfgang Amadeus Von Satie.   Dim 19 Avr 2009 - 2:07



" Pourquoi est-ce que tu ne daigne jamais faire ce que je te demande ?! "

Ce n'était pas la première fois. Une voix vociférante et une patte d'ours autour du bras le réveillaient si souvent en plein milieu de la nuit qu'il en était devenu insomniaque. Mort de trouille, planqué dans un coin du lit, il attendait que son papa rentre. Celui-ci, étant un ancien officier, aimait l'ordre et la discipline. Un drap abandonné sur le lit, un mouchoir trop sale, une assiette non finie... le moindre détaille suffisait.

" Quel est donc ce tapis Oriental ?! "

Rugissait-il en pointant son index vers le fond du tonneau. Le garçon, une oreille douloureuse coincée entre les énormes doigts de son père, jeta un regard apeuré vers les quelques poils traînant sur le fond en bois. Hésitant entre se débattre et fondre en larmes, Wolfgang regarda son paternel chercher un énorme seau d'eau froide. Miaulant le pardon, il chercha à s'asseoir sur le sol en pierre pour que son père ait plus de mal à le traîner par terre jusqu'à son lieu du châtiment. Mais, à son grand regret, son corps de 11 ans était beaucoup trop léger et son papa beaucoup trop fort. En un clin d'oeil, sa tête se retrouva dans l'eau glacée. Très soudainement, les mouvements tumultueux de son coeur se mirent à battre à son oreille tandis que ses poumons, privés d'air, criaient famine. Instinctivement, il inspira l'air ambiant par la bouche sans prendre en compte le changement d'éléments. Il s'en retrouva étouffé. Par les cheveux, on le sortir de l'eau telle une serpillière. Les narines dilatées, implorant vainement la miséricorde, Wolfgang tentait de se calmer pour ne pas boire la tasse à chaque fois. A peine avait-il eu le temps de lâcher quelques sanglots que l'on le replongea dans les profondeurs du seau. Cette oscillation interminable, accompagnée par les jérémiades du gosse et les menaces du papa, ne dura que quelques secondes. Enfin, le garçon eut la liberté de ramper dans la flaque d'eau qui s'était formée pour se lover contre le mur le plus éloigné de celui qui était l'auteur de ses jours. Misérable et à genoux, il chialait en se noyant dans l'eau, la salive et la morve qui coulaient jusqu'à sa bouche. Cachant son visage tordu par la honte et l'humiliation derrière une cage de cheveux dégoulinant, il chercha à se donner courage. Chrysostomus Von Satie allait l'agresser jusqu'à ce qu'il soit en miettes, le transformer en poussière.


Une nuit passée sur le paillasson était le prix à payer pour ne pas avoir rangé son lit, semaines tenues sur du pain sec et de l’eau pour avoir jeté de la nourriture, enfermé dans l’armoire pour ne pas avoir lavé son cheval... et bains glacées à cause de quelques cheveux qui n'étaient peut-être même pas les siens. Quand on ne connaît rien d'autre, ce genre de traitement semble tout à fait normal, presque obligatoire. Il lui arrivait de croire que son père l’éduquait ainsi juste parce qu'il ressemblait trop à sa maman, morte de la peste il y a très longtemps de cela. "C'était l'amour de ma vie" disait-il avec regret certains soirs pendant qu'ils mangeaient en silence dans une pièce beaucoup trop grande. Tellement grande que même le lendemain, Wolfgang avait l'impression d'entendre l'écho de ses mots pleins d'amour et de tristesse.

" Osez-vous pleurer, seigneur ? Etes vous un Chien ?!"

Demandait-il parfois à son fils avant de le frapper pour qu'il arrête de "gonfler des bulles" avec sa morve. Petit à petit, le minot en était venu à détester sa trop grande sentimentalité et son romantisme tapageur, se disant que ce n'était qu'une façon de le protéger en lui évitant les tristesses et faiblesses inutiles.

"Que l’amour jamais ne t’eprenne, laisse les autres tomber dans tes filets.."

"Oui."

"Oui ?"

"Oui, mon seigneur."


Ou peut-être se sentait-il tellement impuissant qu'il en venait à se venger sur son propre fils à défaut de pouvoir tabasser quelqu'un d'autre. Il était lâche quoi. Mais l'erreur est humaine et Wolfgang pardonnait les agissements de son papa à partir du moment où il avait un justificatif, quel qu'il soit. Ça lui permettait de continuer à aimer, d'avoir quelque chose à quoi s'accrocher. Mais dans tout ça, ce qui le préoccupait le plus n'était pas la violence de Chrysostomus ou les différentes raisons qui le poussaient à faire ça, non... Il avait lu des livres, beaucoup de livres. Inconsciemment, on y reconnaissait toujours une structure intéressante : le monde bougeait, le lecteur ne se retrouvait jamais dans une impasse, les personnages changeaient de l'intérieur, traversaient des trucs incroyables et au final, tout rentrait en ordre et chaque chose reprenait sa place initiale. La vie continuait à avancer vers de jours meilleurs ! Mais Wolfgang s'ennuyait. Sa vie était rythmée par un tableau accroché au-dessus de son lit. Il ne connaissait personne, ne sortait jamais dehors, étudiait avec un moine, respirait l'air frais par la fenêtre, mangeait à la même heure tous les jours... condamné à rester pour l'éternité dans le même cercle répétitif. Il se débattait, suffoquait, mais rien ne changeait jamais ! Sa vie était d'une monotonie aberrante. L'amour, le drame, l'humour, le meurtre... rien de tout cela ! Il était invertébré limace. Il s'ennuyait et rien ne se passait, quoi qu'il fasse. Son existence était un roman sur la déception et l'immobilité.

Et puis un jour, la mort frappa Chrysostomus de plein fouet, comme ça, pouf, par pur hasard. Boulet de canon, parti trop tôt ou trop tard, le renversa et le choc fut si fort que ses tripes volèrent en éclat tels un feu d’artifice sanglant. Le visage dans son propre vomis, après maintes minutes de souffrances, il rendit l’âme. Wolfgang fut placé dans un orphelinat à moitié vide et quelque peu moisi le temps que l’église ne lui confirme qu’il était bel et bien seul au monde. Mais ce n’en fut pas ainsi et de toute façon, ça ne se passait jamais comme on le voudrait bien. Ils lui retrouvèrent un grand-père du côté de sa mère qui était apparemment encore en vie. D’abord, on essaya de lui envoyer quelques lettres, mais il ne répondait jamais, puis un valet alla directement à sa porte, mais il ne lui ouvrit point. Quelques mois passèrent et personne ne venait. Puis, un matin, un vieux débarqua en calèche devant l’orphelinat et récupéra par la main le petit Wolfgang.

« Vous en avez mis du temps, rétorqua sèchement le minot.

- J’hésitais à venir te chercher » Dit-il avec une sincérité écrasante.

Son papy était un homme avec une raclure de brosse à chiottes entre la lèvre supérieur et le nez qui s’étalait jusqu’à ses joues. A croire que Dieu avait bien voulu lui donner grâce d’une nouvelle vitrine tant la peau du vieux était lisse et rose comme un cul de bébé. On aurait dit qu’il était fait en plastique ou encore en cire de bougie. Bref, donc cet homme... enfin une chose qui a dû être un homme il y a très très longtemps, dans une galaxie très très lointaine, portait un pourpoint vert et rouge avec un chaperon légèrement plus long que la moyenne ; tout cela était agrafé par maintes boutons et lacets en velours noir. Sur sa cuisse droite, pendouillait une petite liripe. Mais son plus grand hobbies étaient de petits chausses pointues en cuir flexible. Un halo de mystère semblait flotter autour de cette personne et jamais Wolfgang n’avait été capable de deviner ce qu’il pensait ou même ressentait. Ce n’était pas n’importe qui et sûrement pas « monsieur tout le monde ». Le vieux habitait dans une petite maison coincée entre deux autres et vu la vitrine crasseuse, il devait tenir un commerce ou quelque que chose du même type. Ils passèrent par la porte de derrière et Wolfgang fut contraint de rejoindre sa chambre sans pouvoir faire la visite de son nouveau lieu de résidence. La nuit vint et il eut pour ordre de pioncer. Encore insomniaque, il restait au lit sans fermer l’oeil à écouter sous ses pieds les tintements des vers en cristal pleins d’eau de vie, des bouchons sauter, des filles éclater de rire à l'étage du dessous et la musique qui irradiait tout le bâtiment. Intrigué et curieux, il descendit à l’escalier en mettant de côté la crainte que lui inspirait le genre masculin.

Ophelie, Cerise, Tamara, Alice, Valentine, Elizabeth... Ciel, il y en avait tant ! Aucun genoux cagneux, aucun balconnet vide, pas de peau grasses et boutonneuse, ni de menton qui fuyait ou de cheveux qui tombaient. Les créatures flétries et moches n'existaient pas ici. Que des poupées en porcelaine aux cils recourbés, aux cheveux attachés ou dénoués, coulant en vaguelette sur de luisantes épaules avec des clavicules fines comme des os de poulets, des dents blanches et alignées comme des touches de piano, une bouche charnue, des yeux en amande avec un regard de biche effarouchée. Oh Mon Gode ! Des femmes aux poignets osseux avec des bracelets en argent et en or lisse coupaient la route de la soie. Des bustes aux seins durs et rebondis comme leurs fesses en forme de pêche. Et leurs yeux ! Impossible de deviner si elles allaient éclater de rire ou se mettre à pleurer. Leurs jambes étaient interminables, telles des flèches plantées dans une cible. Des demoiselles de toutes les origines, avec des airs félins, des iris noires, des lèvres arrondies, des bouches ourlées, une voix veloutée, des jalouses, soumises, capricieuses, saoules, innocentes, vulgaires, souriantes...Toutes ses femmes étaient si... excitantes ! Au bout d'une demi-heure les hommes qui venaient ici demandaient grâce tant ils étaient fatigués de voir leurs sexes accumuler des jouissances de poney les une après les autres. La pièce était glamour et érotique avec des murs rouges à l'intérieur desquels papillonnaient ses créatures divines. Il y en avait pour tous les goûts : des bas, des talons de dix centimètres, des soutien-gorge et des culottes avec des trous sur des endroits très méthodiques de l'anatomie, des corsets qui donnaient aux femmes un aspect de sablière...

Interloqué, Wolfgang restait au pied de la porte d'entrée en chemise de nuit, les cheveux ébouriffés et les joues rouges. Voilà comment c'était passée sa première découverte du corps féminin. La bouche légèrement entrouverte, il avalait difficilement sa salive en regardant ses anges durcir leurs tétons en se frottant les unes contre les autres devant des hommes dont les yeux pendaient comme deux yo-yos. D'autres jouaient les lesbiennes nymphomanes en s’embrassant sur un canapé couvert de robes flashes et de rubans rouges.

" Oh Dear, it's your grandson ?! it is it ?!"

Avait crié l'une des déesses en pointant du doigt sur Wolfgang. Son grand-père, assis dans un coin de la salle à discuter avec d'autres énergumènes, s'était levé pour rejoindre la demoiselle en soubrettes.

"Alors Wolfie, vous ne dormez point ?"

"Ay, can he stay here ? Oh please sir, tis such a lovely boy !"


Intervint une autre amazone à longues jambes avec un sourire de gamine. Et Wolfie resta. Mais pas pour trop longtemps, il fallait qu'il dorme. Amusées, les mannequins à moitié à poils le prirent sur leurs genoux en rigolant. Elles lui posaient des questions en anglais, passaient leurs ongles semblables à des pétales de rose dans ses cheveux, suçaient ses doigts et caressaient sa peau. En l'absence de sa mère, Wolfgang n'avait pas eu une enfance où on le maternait le plus longtemps possible. Le voilà le problème : il avait découvert le corps féminin et masculin en s'asseyant sur les genoux de courtisanes suédoises, japonaises, anglaises et français qui n'avaient aucune trace de vieillesse, pas de cellulite ni même de cernes en dessous de leurs yeux pétillants de jeunesse. Ses 2000cm² de peau avaient faim de doigts, son épiderme étaient en manque de lèvres. Toute la soirée, on l'avait chouchouté, embrassé ses poignets, son ventre, son cou tout en évitant soigneusement sa bouche qu'il leur tendait les yeux fermés. Peut-être parce qu'à partir du moment où on embrasse sur la bouche, il y a une quelque chose de particulier qui se forme. Après tout, les putains de luxe n'embrassaient jamais leurs clients sur la bouche. Il est tellement simple de baiser avec quelqu'un et si compliqué de créer une intimité. Au final, vers au levé du soleil, les prostituées le ramenèrent dans sa chambre à moitié endormi, drogué aux différents champagnes et au sucre. Le lendemain, il comprit que cet endroit était en fait un Bordel et que son grand-père en était le gérant. Cool.

Le « The heart of erotica » était un lieu de dépravation hypnotisant, sexy, bourgeois, glamour, excitant, pervers. A l’arrivée, une femme vêtue d’un collier de chien et d’un corset prenait vos houppelandes avant de vous conduire au salon principal. Et à partir de là, aucune fille n’avait plus de deux centimètres carrées de tissus sur le corps. Un détachement de la vie réelle était nécessaire pour survivre à ce genre d’endroits.


Dernière édition par Wolfgang Von Satie le Dim 19 Avr 2009 - 13:16, édité 3 fois
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Wolfgang Von Satie
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MessageSujet: Re: Wolfgang Amadeus Von Satie.   Dim 19 Avr 2009 - 2:08

Amadeus ne regrettait d’aucune façon que ce soit sa vie d’avant. Avec son père, peau de lapin moisissant sous un soleil de plomb au fond d’un puits, il rêvait d’ombre. De libertés comme l’on dit. Maintenant, le monde extérieur lui semblait ridicule, d’un froid polaire et d’une platitude désertique. Ennuyeux ? Oh oui, et d’une force ! Mais ce n’était pas le monde lui-même qui l’était, c’étaient les gens qui y vivaient. Emplâtrés dans les conventions sociales : des usages de politesse et autres simagrées qui sont totalement hypocrites, dénués de sens et donc dégradantes. Dans les rues, les yeux des piétons dégoulinaient sur le trottoirs tels des larmes. Ils marchaient dans la rue, les pieds traînants paresseusement sur la pierre, le regard si vache et triste que ça donnait envie de pleurer. Les gens ne discutaient quasiment jamais entre eux, certains crachaient sur le sol, d’autres criaient pour vendre du poisson pas frais. Wolfgang n’amait pas cette classe sociale. Intéressement mutuel factice pour des questions de savoir-vivre, malheur perpétuel et sans fin, absence de culture flagrante, langage déformé, souillé, grossier... Les humains avaient tout inventé, même la honte. Les preuves d’amour étaient devenues le symptôme d’un manque évident de retenue. Le foutage de gueule, la peur, la haine et tant d’autres joyeux sentiments étaient manifestés chaque jour de façon tout à fait naturelle comme si c’était un devoir à accomplir afin de faire parti d’une société équilibrée. Les femmes trop élégantes étaient sifflées et les marauds insultés. La réflexion n’avait jamais eu place au sein de cette population.

La première qui l'avait embrassé sur la bouche était Ophelie. Elle avait goulûment introduit sa langue pointue entre ses lèvres avant de lécher ses dents. C'était doux est chaud comme le ventre d'une mère. Puis ce fut au tour de Cerise, Tamara, Alice... ô Alice ! Tu es une flamme aux courbes enivrantes. Ses seins sentaient la cannelle et sa nuque le miel et la sueur. Valentine lui suça la lèvre inférieure avec envie. Sa peau était fraîche comme un grand lit aux draps blancs tout juste lavées. Elizabeth lui pompa la langue, apparemment plus habituée à faire des fellations qu'à embrasser une bouche. Puis il eut Olivier, Johannes, Tom, Arnaud, Vincent et Eric. Tous bossaient dans le bordel, amusant la clientèle homosexuelle ou trémoussaient leurs parties génitales devant des femmes aux maris impuissants. Le matins, lorsqu'il se levait, Wolfgang venait leur dire bonjour à chacun, bouche sur bouche, langue contre langue. Stop. Savoir attendre, déguster, ralentir et recommencer.

Secrètement, il rêvait que ces créatures divines le violent, abusent de lui sexuellement, mais il ne voulait pas coucher avec elles, juste les frôler, subir leur attraction tel un aimant. C’était ça qui lui plaisait le plus : désirer quelque chose sans l’avoir tout en étant juste à côté. Cruel et si excitant.


« Do you sleep, Wolfie ? Demanda Alice.

- No.

- Why ?
Chuchota Johannes à son oreille.

- Vous me rendez dingue. Je ne puis me défendre devant tant de charme que je vois tous les jours de si près. Il me fallut céder et vous aimer de la plus violence et la plus sincère façon qui fusse jamais.

- Oh, courtois.
Susura Alice.

- No, just in love. De toi, de vous… » Répliqua Wolfgang dans un soupir.

Fuyant la lumière pour leur lits, ils s’y glissaient le matin et s’y enfermaient, seuls, fermant les volets et bouclant l’aurore à l’extérieur, ils se fabriquaient une fausse nuit. Cela dit, les faibles rayons d’un soleil frileux de décembre arrivaient à percer les rideaux en une ombre violine avant de venir se poser sur les draps du lit. Encore somnolent, Johannes se resserra contre le dos de l’adolescent en ronronnant pareil à un chaton. Frissonnant, Wolfgang enfouit son nez dans les seins d’Alice qui caressait leurs joues.

« Well, no. You are not in love, sweet… vous êtes juste seul et vous n’avez personne à caresser, choyer ou même réchauffer, alors vous vous attachez à la première personne qui vous passe sous la main. En l’occurrence nous. » Finit-elle par chantonner.

Johannes embrassa le jeune garçon dans le cou avant de coincer les lèvres contre son oreille.


« I told you what I want... Soupira Johannes.

- Bravoure, Wolfie ! Miaula Elizabeth en lui passant des bas sur ses jambes lisses et pratiquement dénués de poils.

- Je n’ai point signé pour me pavaner ainsi que tordre du cul devant tout le monde ! » Grogna la victime en se dégageant des mains féminines.

Alice se contenta de ricaner en resserrant le corset du jeune homme avec un doigté tout expert tandis que Tamara lui passait des talons hauts aux pieds.

« Ciel, lâcha Eric, on dirait une donzelle...

-Ce soir, vous vous appellerez Roxane.
Chuchota Cerise. »

Vacillant, « Roxane » se retourna sur la pointe des pieds en évitant de poser le talon à terre par peur de se péter la gueule et d’en sortir sans les dents de devant. Des mouchoirs dépassant négligemment de son bustier pour donner l’illusion d’une poitrine, le jeune homme se redressa avec peine en contemplant son reflet dans un miroir.

« Vous voyez comme vous êtes séduisante ?

- Comment vous faites pour respirer avec cette chose autour du corps ?!
Demanda « Roxane » en s’étouffant, le doigt pointé vers le corset.

- Oh my, même en femme vous restez exquise... dit Johannes en lui mordillant l’oreille droite, Mh, cela me donne la trique !

- Il suffit ! Sinon son poireau va se pointer et là, plus personne n’aura de doute que c’est un damoiseau !
S’énerva Ophelie.

Fier, le nez perçant le ciel, il traversa la pièce en pilonnant le sol de ses talons sous le regard mi-amusé mi-passionné du public. Bombant sa fausse poitrine et remplaçant quelques chaussettes pour renforcer l’effet de son 95C coincé dans du 80B, Wolfgang, alias « Roxane » sortir de la chambre en roulant des hanches, pire qu’un moulin à vent. Une fois arrivé devant le salon principal, il passa sa tête entre les deux rideaux rouges qui servaient à... bah... ils ne servaient à rien en fait. C’était le soir de Noël et tous les employés du bordel avaient jugés drôle qu’Wolfie se zape en fille pour la soirée. Soupirant un coup, il entra dans la pièce. Tout le monde était déjà sur place.

Olivier pénétrait Cerise qui pinçait les seins de Tamara tandis qu’Alice suçait Vincent en se masturbant. Ils baisaient au centre de la pièce sur un plateau coulissant surélevé et recouvert de soie mauve. Certains regardaient en bavant, d’autres s’astiquaient la bistouquette... chacun son truc quoi. Soudain, quelqu’un vint par derrière et le tira par les cheveux tout en posant une main sur son entre-jambe.

« T’es si mignon ! tendre comme une fille... J’baiserai bien ton petit cul avec plaisir, chaton.

- Fourbe ! Johannes ! Cala devrait être interdit de faire peur aux gens comme ça ! Petit Cornu.

- Rhoh, j’ai juste fait une plaisanterie... Enfin... je ne croyais pas que ça allait me plaire. »


Et mine de rien, cette intervention le détendit un brin. Johannes était un connard. C’est le genre de type qui va arrêter de boire en même temps que toi, pas parce qu’il le veut, mais juste pour niquer ton plaisir, te prouver à quel point il est facile de le faire, rabaissant ainsi la signification de ton propre combat. Néanmoins, il disait toujours la vérité et ne trahissait personne. C’était un type capable de faire de l’argent avec de l’air.

Wolfie n’avait jamais été raisonnable. A son âge, il aurait pu choisir de prendre un autre chemin : avoir une vie, des études complètes, des amis normaux, des vêtements coûtants la peau du cul, un travail, une bible, une famille, un futur, une carrière... Il aurait pu emménager dans une maison, acheter une table en bambou pour s’y installer et écouter des discussions abrutissantes et vides de sens tout en s’enfonçant de la nourriture calorique dans le gosier. Puis il serait mort dans un lit aux draps puants la naphtaline sous le regard de petits connards égoïstes et pourris qu’il aurait lui même mis au monde. Il aurait pu choisir de devenir pape ou vendeur de citrouilles à 35 ans. En gros, il aurait pu être comme tout le monde. Et il ne voulait pas être comme tout le monde. Pourquoi ? Bah, il n’y a aucune raison. Comment peut on avoir des raisons alors qu’on vit dans un cabaret depuis 3 ans ? C’est pourquoi, en ce soir de Noël il était déguisé en femme à se faire draguer par n’importe quel inconnu qui ne voyait pas l’imposture. Wolfgang n’est vraiment pas le meilleur produit de l’évolution.

« Alors ? Comment tu trouves mon sexe ?

- Well, je ne le trouve pas toujours... »


C’était drôle mais Amadeus commençait à fatiguer et le soleil n’allait pas tarder à se lever. A pas lent, il rejoignit Alice et Johannes qui somnolaient sur le canapé, l’un sur l’autre, à moitié à poils.

« Suis épuisé, vais dormir. » Dit-il avec un certain automatisme.

En quelques pas il avait rejoint sa chambre, s’y changea avant de glisser dans son lit, entre les bras d’Aphrodite.

L’inquisition fut la première sur place, absolument convaincus que c’était l’oeuvre du Diable. Selon les voisins, L’incendie survint de salon érotique « The heart of Erotica ». Les flammes ont fortement endommagé les locaux, les employés se trouvaient à l'intérieur lorsque l’incendie survint, vers six heures vingt quatre du matin dans la nuit de samedi à dimanche.
On dénombre 56 morts dont 24 personnes qui travaillaient sur le lieu de l’accident. Deux survivants : Severus Bach et Wolfgang Amadeus Von Satie qui résident dans un hospice pour l’instant. Plusieurs accusations de sorcellerie furent portés et un homme fut condamné pour la purification par les flammes. L’accident restera classé dans les archives de l’église.


« Sir Amadeus, combien j’ai de doigts ?

- Douze... trois ça vous va ? »


Dernière édition par Wolfgang Von Satie le Dim 19 Avr 2009 - 13:15, édité 2 fois
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Wolfgang Von Satie
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MessageSujet: Re: Wolfgang Amadeus Von Satie.   Dim 19 Avr 2009 - 2:11



Comment avez-vous entendu parler de The Witch Slay ? Googlez-moi ! o/

Qu'est ce qui vous à le plus plu sur ce forum ? Moi ?

Disponibilité : Je posterai régulièrement.


Dernière édition par Wolfgang Von Satie le Dim 19 Avr 2009 - 20:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Wolfgang Amadeus Von Satie.   Dim 19 Avr 2009 - 12:55

Bonjour Wolfgang,

Un original qui le crie et qui le crie bien ! Le personnage est très intéressant, le style d'écriture de même, très personnel et travaillé. Ceci dit attention ! La vulgarité est un outil littéraire bien plus complexe à utiliser qu'on le pense pour atteindre une certaine qualité d'écriture, et dans ton cas la limite est frôlée... Je relève deux termes à la fois trop crus et trop contemporains : "chaudasse" et "bandant" qui seraient à mon avis à éditer. Prends garde dans ton RP à venir car le trop est l'ennemi du juste !

Un véritable ennui : les annachronismes. Même si ils n'interviennent que dans la narration et pas dans les mises en scène ou les dialogues ; dans ce genre d'exercice d'écriture la limite entre la réalité de l'écrivain qui s'exprime et le virtuel du personnage qui raconte son histoire est si faible que si des expressions modernes passent, des références au XXIème siècle ne sont pas de mise, elles sortent du cadre d'un RPG au XVIIème siècle... On peut être décallé dans son style, mais il faut que tout le monde reste dans l'ambiance "The Witch Slay - Forbach - 1627". Je vais donc te demander de revoir également tous les rapprochements à notre époque (des lasers aux actrices hollywoodiennes sans oublier les films pornographiques).

Préviens moi une fois les retouches faites Wink

PS : Le titre doit obligatoirement rester conventionnel = Nom et Prénom. Pour l'avatar le style "Manga" (surtout avec des signes asiatiques ainsi que celui-ci) n'est pas vraiment conseillé sur ce forum - tu n'en trouveras pratiquement aucun. Cependant toute notre équipe se fera un plaisir de t'en trouver un plus en accord et de te le travailler selon ton désir dans notre cellule de Graphisme, si tu le souhaites.

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Wolfgang Von Satie
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MessageSujet: Re: Wolfgang Amadeus Von Satie.   Dim 19 Avr 2009 - 16:37

Voilà, corrections faites ma donzelle. Je tiens à m'excuser pour ses faute dues à mon manque certain de rigueur. Ce style d'écriture me poursuit depuis longtemps et il est difficile d'en changer, mais je m'engage à l'affiner.

En ce qui concerne l'avatar, je le change moi-même.
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MessageSujet: Re: Wolfgang Amadeus Von Satie.   Dim 19 Avr 2009 - 16:56

"donzelle" => Non, désolé les apparences sont trompeuses Very Happy
"il est difficile d'en changer" => Il ne faut pas le changer en effet puisqu'il est très intéressant.
"je m'engage à l'affiner" => J'espère que The Witch Slay te le permettra au mieux !
Pour l'avatar c'est bien, si tu désires une colorisation ou un cadre ou une optimisation des dimensions c'est à la cellule de Graphisme toujours.

Fiche Validée !


Bienvenue à Forbach ! Les portes du RP et du Flood te sont ouvertes. Wink

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Wolfgang Amadeus Von Satie.

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