Nom : De Villon
Prénom : Joachim
Surnom : Aucun j'espère.
Âge : 27 ans
Titre : Noble (quoique cadet)
Métier : Prêtre dominicain. Inquisiteur.
Lieu de Résidence : une cellule de la Collegiale
Relations particulières : Aucune mis à part avec sa Nemesis féline mais néanmoins amie, Prélude.
Sentiments vis-à-vis des Sorcières : Un danger pour la chrétienté et l'ordre social. Source de révoltes, de doutes, d'égarements pour les esprits simples qui, perturbés, se détourneraient alors du Seigneur et de la Rédemption pour sombrer, malgré eux, dans la damnation. A éliminer donc comme le fermier éradique la vermine pour protéger ses champs.
Objectif éventuel de développement : Relation de plus en plus trouble avec le pouvoir sur les autres que procure son statut.
Signe distinctif : Malgré son ambition, est animé d'une foi pure et sincère.
Description physique : De Villon est de taille moyenne, mince, voire fluet. Des cheveux sombres et mal peignés (malgré ses efforts quotidiens) surmontent un visage ovale aux traits fins, à la peau pâle, quasi diaphane, mangé par des yeux noirs, charbonneux, comme hantés, dans lesquels brûle la lueur inquiétante du fanatisme.
Il est vêtu le plus souvent de l'habit ecclésiastique, ou, quand les circonstances l'exigent, d'habits sombres de bonne étoffe, à la coupe sobre. Mais, sûr de la justesse de sa mission, il ne cherche absolument pas à dissimuler sa fonction.
Description psychologique : Ambitieux et croyant. C'est l'ambition qui l'a poussé dans les ordres, lui le fils cadet classiquement privé des droits d'ainesse. L'ambition qui l'a fait choisir les coulisses du Vatican, puis le tribunal inquisitorial plutôt que la gestion tranquille d'une paroisse.
Mais cette ambition est au service de sa foi. Une foi dévorante et pure.
De Villon croit en ce qu'il fait, en la justesse de sa cause et de son combat. Il pense juste qu'il peut l'accomplir mieux que la plupart et donc qu'il doit s'élever rapidement pour mieux servir le Seigneur.
L'inquisition lui a fait découvrir combien le pouvoir pouvait être grisant. Dominer les autres. Lire la peur et la supplication dans les yeux qu'on pose sur lui. Se sentir maître du destin d'un autre humain, être le pur instrument de Dieu… Que cela est bon… Mais attention au pêché d'orgueil. Pour l'instant, il se maîtrise.
Pour l'instant.
Autre : Epileptique.
Joachim De Villon est le second enfant de Charles de Villon, Comte du Ponthieu . Son enfance se déroula sans heurts dans les brumes de la Picardie maritime, entre famines et épidémies de peste, attaques régulières du Comte de Flandres et pillages de mercenaires sans soldes.
De complexion chétive, souffreteuse, ce fut un enfant fragile, souvent malade, qui restait cloitré dans la demeure familiale, avec pour seules compagnies celle de sa mère et de son confesseur, jeune homme délicat à la culture encyclopédique.
Sa première crise de haut mal se déclencha à sept ans, alors qu'il s'apprêtait à seller le jeune hongre que venait de lui offrir son parrain, l'Evêque d'Amiens.
Ses parents, quoique picards, étaient cependant suffisamment cultivés pour ne pas le croire posséder du malin et le livrer immédiatement au bucher. Cependant, par précaution, on le destina à la prêtrise plutôt que de l'envoyer faire fortune dans les colonies outremarines.
Il intégra donc à l'âge de douze ans le couvent des Dominicains. Sa foi enthousiaste, sincère et dénuée de doutes, sa vivacité d'esprit et sa curiosité pour les évangiles lui permit de réussir brillamment son séminaire et d'être ordonné prêtre à vingt et un ans.
C'est au cours de ses études, aussi bien dans la tranquillité de la salle des copistes que parcourant en robe de bure grossière les rues boueuses des villages picards qu'il se forgea la conviction inébranlable de la nécessité de l'Eglise comme ciment de la société. Aider les nécessiteux, confesser et sermonner les puissants, répartir les richesses.
Ses crises d'épilepsie lui permettaient un contact viscéral et direct avec Dieu mais le couvent apporta un étai philosophique à sa foi jusqu'alors purement émotionnelle.
Tout naturellement, c'est à ce moment là qu'il fut persuadé que toute attaque envers l'Eglise était aussi une attaque contre la société tout entière. Il était prêt pour l'Inquisition.
Son supérieur, voulant se faire bien voir de son parrain, lui proposa, à son ordination, l'évêché d'Abbeville mais Joachim refusa. Il pensait être plus utile à son Seigneur au Vatican qu'à guider dans le droit chemin des paysans.
Ses quartiers de noblesse n'étant pas assez important pour qu'il puisse briguer un poste de cardinal, il se tourna vers l'Inquisition et ses perspectives de rapide ascension.
Ses premières enquêtes furent plutôt ennuyeuses.
Quelques moines paillards à remettre dans le droit chemin. Quelques folles à protéger des superstitions populaires.
Jusqu'à sa rencontre avec une communauté du Languedoc, secte hérétique qui professait des horreurs sans noms : égalité entre hommes et femmes, pouvoir politique à répartir entre nobles et manants. Ces hommes et ces femmes croyaient en ce qu'il disaient. Leurs yeux brillants, leur regard exalté en témoignaient. Il lui fallait les sauver. Malgré eux.
Leur montrer leurs erreurs afin que le Seigneur puisse de nouveau les accueillir en son sein.
Mais la discussion théologique ne suffit pas à les persuader de leur fourvoiement. Il fallut les soumettre à la Question afin qu'ils adjurent leur foi mécréante et reviennent dans les bras du Seigneur.
Ce fut sa première séance de torture.
Il fut empli de dégout et de compassion à la vue des souffrances infligées, des membres broyés, des ventres distendus. Il vomit lorsque l'odeur de chair grillée atteignit ses narines délicates.
Mais il fut aussi saisi d'un étrange sentiment, excitation et puissance, lorsqu'à ses pieds, les hérétiques au corps disloqués s'agenouillèrent pour réclamer sa mansuétude. Il senti alors son coeur s'emballer, son sang s'accélérer, son bas ventre s'agiter lorsqu'il lut la crainte et la soumission dans les yeux voilés de ceux qu'il avait pliés.
Il savait que c'était orgueil, ces pauvres hères ne se soumettaient pas à lui mais à la volonté du Seigneur. Mais quel sentiment délicieux…
Il devint rapidement un enquêteur hors pair, délaissant rapidement les petites affaires pour s'impliquer avec un dévouement fiévreux dans les cas ardus de sorcellerie.
Plus les accusés lui tenaient tête, plus ils étaient sûrs de leur foi, plus il se lançait dans le procès avec fougue.
Ramener des brebis égarées au sein de l'Eglise. Du moins leurs âmes, mais les corps ne sont que détails. Plier des volontés, quelle exaltation !
Alors, lorsqu'au Vatican, on lui soumit le cas de Forbach, il accepta immédiatement. Non pas un cas de sorcellerie mais plusieurs ? Il ne pouvait que s'incliner et obéir. Pour la plus grande gloire de Dieu.
Il lui fallut une seule journée pour préparer ses bagages et se précipiter au relais de poste.
Six jours plus tard, il descendait de la diligence et contemplait d'un air étonné la façade de la Collegiale de Forbach.
Comment avez-vous entendu parler de The Witch Slay ? from Hell
Qu'est ce qui vous à le plus plu sur ce forum ? Beaucoup de choses. De prime abord Le thème, le portail, la déco, la clarté du BG et du contexte. L'accueil ensuite, quand Prélude a commencé à fouiner.
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