Nom : Institoris
Prénom : Louis
Âge : 28 Ans
Titre : Bourgeois
Métier : Dirigeant de l'Inquisition
Lieu de Résidence : Château de Frauenberg, grâce à son poste.
Sentiments vis-à-vis des Sorcières : La haine que Louis Institoris possède pour les Sorcières n'est pas due à un simple traumatisme, non : il coule dans ses veines. Descendant du célèbre Henry Institoris, le Marteau des Sorcières, une vision extrêmement dépréciative des sorcières lui a été inculquée des son plus jeune âge, comme l'une des valeurs essentielles de la famille Institoris. C'est pour cela que son désir de purification du monde, qui se définit par l'éradiquation définitive de la Sorcellerie, n'est pour lui pas une quelconque sorte de vengeance personnelle, mais un désir profond, un objectif à atteindre, celui de sauver les hommes, enfants de Dieu, des créatures maléfiques qui peuplent son monde.
Objectif éventuel de développement : Le désir de Louis est clair : il faut débarasser les terres de Forbach du Mal dont elles souffrent en les débarassant des harpies qui le peuplent, et ce, quels que soient les moyens nécessaires. Mais où se trouvent les limites de cet homme, l'un des plus grands Inquisiteurs que le monde ait connu ?
Signe distinctif : Une ombre. Louis Institoris, la plupart du temps, est vêtu de vêtements foncés, tout aussi sombre que l'expression de son visage blanchâtre...
Description physique : Louis est un homme grand et imposant. Il sait se faire comprendre et respecter par son physique tout autant que par son charisme. Son parcours dans l'Inquisition depuis son jeune âge et les missions qu'il exécuta ont fait de lui un homme à la carrure plutôt imposante. Il a le teint assez pâle et ressemble beaucoup à son grand-père, tant physiquement que mentalement. D’ailleurs, on le compare souvent à lui et aux peintures qu’il reste du fameux Henry Institoris. Il a de longs cheveux brun foncés voire noirs qui descendent jusqu'à la moitié de son dos et ses yeux sont fins, quelque peu bridés et gris. Il s’habille généralement assez sobrement et se contente d’une légère chemisette blanche par-dessus la quelle il enfile une épaisse tunique en laine noire.
Description psychologique : C’est un jeune homme froid et distant que l’on peut apercevoir lorsqu’on voit Louis. Il est très respecté et de tous. Ceux qui le connaissent réellement on souvent de l’estime pour lui et quant aux autres, son nom lui-même peut parfois les faire trembler. Peu de gens osent l’aborder et il ne discute que très rarement, mis à part avec quelques amis. Son sujet de discussion principal est bien sûr celui de la sorcellerie, dont il parle principalement avec le Seigneur. Assez orgueilleux et quelque peu imbu de lui-même, sans pour autant l’être trop, Louis Institoris reste quelqu’un d’assez sympathique dans l’ensemble, malgré sa distance permanente face aux autres.
Autre(s) : Louis est un excellent cavalier. Il joue aussi du clavicorde depuis l'âge de 9 ans, lorsque son père le lui a offert. Quelques années plus tard, il enchaîna avec un clavecin.

Il serait très difficile de parler de l’histoire du jeune Louis sans raconter celle de son arrière-grand-père, le très, même trop, célèbre Henry Institoris. Né en Alsace au XVe siècle, Henry Insitoris était un être assez froid, hautain mais très ecclésiastique. Il se fit remarqué grâce à son zèle dans le domaine de la Chasse aux Sorcières, période de l’Histoire dont il fut l’une des figures emblématiques. Cet homme très axé sur la religion se fit remarquer lorsqu’il écrit le fameux Marteau des Sorcières, ou Malleus Maleficarum, pour citer son nom d’origine. Cet ouvrage sur la sorcellerie fut commandé puis approuvé par le pape Innocent VIII à la fin du XVe siècle. Henry devint donc un homme craint et respecté.
Aujourd’hui, c’est Louis, son arrière-petit-fils qui reprend son flambeau. Ce jeune fils d’un couple bourgeois naquit au début de l’été 1599. Sa mère fut prise d’une passion folle pour son père tandis que celui-ci ne la considérait que comme une simple maîtresse parmi tant d’autres et sûrement pas la meilleure. Pourtant, cette jeune bourgeoise, un peu fleur bleue, avait toujours cet espoir, celui de vivre avec le Professeur Institoris. Naquit de leur amour un enfant que l’homme accepta d’élever, sans beaucoup de conviction, ignorant qu’il finirait par devoir s’en occuper seul. Les deux amants se marièrent vite, plus pour des raisons de morale aux yeux du père de l'enfant. Deux années passèrent dans le calme et la tranquilité. Le Professeur Institoris ne cessa de voir ses diverses maîtresses durant ces longs mois, et, bien qu'ils n'en parlaient pas ouvertement, sa femme était au courrant. Elle était touchée, mais avait rêvé de vivre avec cet homme ; il lui permettait de réaliser son rêve, elle en acceptait toutes les conséquences. Elle se consolait en s'occupant de son enfant, en lui chantant des chansons, une chanson. Une chanson dont Louis se souviendra tout le long de sa vie, une douce berceuse dont les notes resteront écrites dans sa mémoire à jamais.
Lorsque la mère appris que le père de son enfant était l’arrière-petit-fils d’Henri Institoris, elle fut prise d’une peur folle et fuit. Elle avait toujours haït ces chasseurs de sorcières, sans que personne ne le sache vraiment, car elle savait qu'elle aurait été considérée comme telle, si jamais elle faisait un faux pas, et ce bien que la chasse ne fut pas officiellement déclarée. Une rumeur évoquant le suicide de la jeune femme pour ces raisons circula. Le Professeur Institoris, lui, affirmait qu'il l'avait chassée car elle avait été infidèle. Nul ne savait vraiment où elle se trouvait, aujourd'hui... Elle s'en était donc allée, laissant la descendance du grand chasseur avec son géniteur.
Louis grandit, avec le souvenir d'une femme douce qui s'occuppait de lui, un souvenir enfouit au fond de sa mémoire. Lorsqu'il posait des questions sur sa mère à son père, ce dernier ne lui disait rien, juste qu'elle était une femme mauvaise, une « sale sorcière ». Il vécut donc avec son père, mais n’eut jamais l’amour d’une mère dont il n’eut jamais de nouvelles. Il ne voyait en elle que l'une de ces maudites femmes qui adoraient Satan. Il fut d’ailleurs élevé dans cette haine contre les sorcières qui se transforma vite en une haine contre la plupart des femmes. Il ne se servait d’elles que comme des objets lui permettant de satisfaire ses désirs. Il devint donc, grâce, ou à cause, de toutes ces influences, un Chasseur de Sorcières lui-même.
Cette haine contre les sorcières que lui avait inculqué celui qui l'avait élevé ne fut pas l’unique raison de son investissement dans cette Chasse contre « le Mal ». Non, il y avait aussi sa Mère. Sa Mère, son unique et véritable Mère fut la Religion, la Vierge Marie, Jésus et Dieu, ses réels parents et amis. Les seuls qui le comprenaient, car, effectivement, ils furent aussi d'une grande importance dans son éducation. On lui apprit rapidement, comme partout durant cette période de lutte contre le Diable, que les sorcières étaient les envoyées de Satan. Elles étaient là pour défricher le terrain, préparer l’Apocalypse et c’était face à cette menace que Dieu reconnaîtrait les croyants, ceux qui combattraient jusqu’à la mort l’Ennemi et ses envoyés. Louis prit donc sa décision très jeune et de lui-même, bien qu'en réalité l'influence de tous ceux qui l'entouraient ne lui avait pas laissé d'autre choix. À l’âge de dix ans, le jeune homme apprenait déjà à se défendre contre ces « êtres démoniaques ».
Il s’en alla, très jeune, vers l’Empire Germanique ou sévissaient, paraît-il, des centaines d’entre elles. Il ne fut pas accepté par le gouvernement dans les rangs des chasseurs, parce que trop jeune. En réalité, il aurait pu se servir simplement de son nom pour se rendre l'un des chefs de file de cette armée, mais il préféra laisser les dirigeants germains ignorer qui il était. C'est donc là-bas qu'il apprit beaucoup plus que ce qu'il ne savait déjà sur la Chasse aux Sorcières et qu'il apprit à combattre, à monter à cheval et maintes autres choses. Finalement, c’est en Suisse qu’il commença sérieusement sa chasse, c’est là-bas qu’il abattit ses premières victimes, à l’âge de 19 ans.
De retour de Suisse, à peine âgé de 27 ans, il décida de retourner voir la tombe de son arrière-grand-père, mort en 1505, qu’il n’avait pas revu depuis son départ d’Alsace. C’est donc là-bas, auprès de ses voisins de jeunesse, qu’il apprit le décès de son père. On lui raconta qu’il avait été tué en Lorraine suite à d’étranges rites dont les traces sont restées sur son corps. Il ne revit malheureusement jamais le corps de son père car il avait dut être incinéré, d’après ce qu’on lui avait dit. Cela lui fit un choc, mais pas aussi important que l’on pourrait l’imaginer. Il n’était pas si proche de son père, mais il était de nouveau furieux contre les sorcières qui l’avaient tué. Il entendit, en plus de cela, parler d’une grande vague de froid au début de l’été, dans la ville de Forbach, non loin du lieu du crime de son père. Il décida donc de s’y rendre et, après quelques discussions avec le Seigneur, il réussit à mettre en place dans cette ville la chasse aux sorcières. Elles seules pouvaient êtres la source de ces malheurs, comme partout ailleurs. Guerres et maladies s’enchainaient partout par leur faute, il ne fallait donc pas laisser Forbach être touchée à son tour.
Louis fut donc nommé chef des Inquisiteurs chargés de pourchasser les sorcières, êtres fautifs du fléau qui avait commencé à s’emparer de Forbach. Ayant besoin d’un point de ralliement pour lui et ses hommes, il demanda un endroit saint au Seigneur. Il ne pouvait pas se permettre de prendre une église, bien que celle de Zetting soit protégée par maints crucifix. Il obtint finalement le droit d’utiliser la Collégiale, qui servait au conseil de la ville, pour se réunir avec les autres chasseurs. Et, bien qu’issue d’une famille bourgeoise, il fut décidé aussi qu’il logera parmi les nobles pour être protégé. C’était aussi une forme de reconnaissance de la part du Seigneur pour cette information et cette aide qu’il lui avait apporté.