Lucien Verrier Homme de main


Nombre de messages: 4 Date d'inscription: 20/04/2009
Informations Personnage Âge: 35 ans Titre: Paysan
 | Sujet: Lucien Verrier Lun 20 Avr 2009 - 23:20 | |
| Nom : VerrierPrénom : LucienSurnom : Au village on l'appelle l'Ermite ; ses compagnons inquisiteurs préfèrent le nommer Silence.Âge : 36 ans et 3 mois.Titre : Lucien est fils de paysan, et a donc hérité de ce "titre".Métier : Lucien est un inquisiteur loyal.Lieu de Résidence : Quelque part dans la forêt, vous trouverez une butte sous laquelle s'est naturellement creusée une petite grotte, peu profonde : là réside Lucien Verrier, sous les arbres gris, avec une couche de feuilles mortes et un ruisseau souterrain comme seule source... Il y cache son arbalète, un mousquet, deux pistolets à silex, une hachette et un assortiment de couteaux pour la viande - n'importe quelle viande... Du reste, on y trouve couvertures, mortier, pilon, briquet à amadou et une lourde gourde en peau ; il y a également une Bible reliée en cuir et une petite croix de bois plantée dans le sol, qui lui sert d'autel.Relations particulières : Lucien ne connaît pour ainsi dire personne intimement, du moins personne encore en vie ; il se montre très peu et n'a donc personne avec qui établir une réelle relation.Sentiments vis-à-vis des Sorcières : Lucien ne ressent strictement rien pour les Filles du Diable. Il ne les hait pas, ne les excècre pas, ne passe pas ses journées à les maudire au nom de Dieu. Lorsqu'il les tue, il n'exprime rien et n'en retire ni joie, ni déplaisir, ni tristesse : il n'y a rien.Objectif éventuel de développement : Lucien n'espère pas grand-chose de sa fonction, ne vise pas les honneurs et n'aspire pas à monter en grade : sa vie lui convient parfaitement. Il désire uniquement se recueillir sur la tombe du Père Michel (voir l'histoire.)Signe distinctif : Lucien parle le latin à la perfection. En dehors de cela, il n'a absolument rien de particulier.Description physique :Lucien est un individu peu avenant jusque dans l’apparence : de taille raisonnable (1 mètre 75) et sans largeur d’épaules excessive, quelque chose dans sa démarche et son attitude effraie la plupart des mortels. Il marche pesamment, mais sans le moindre bruit, avec perpétuellement l’air de se trouver aux aguets ; il regarde droit devant lui, sans croiser le regard de personne, en dégageant une aura de danger important : ainsi, la plupart des gens l’évitent soigneusement les rares fois où il se rend à la ville. Vêtu de noir entièrement, avec un perpétuel manteau de la même couleur sur les épaules, le plus souvent avec son arbalète dans ses mains burinées par l’ouvrage, Lucien incite à la prudence, et c’est assez normal. Athlétique et souple, l’épuisement lui semble parfaitement étranger. Son visage en lui-même, perpétuellement figé dans la même inexpressivité, n’amène pas les autres à lui faire confiance ; son regard gris ne rate jamais rien, mais n’évoque rien non plus : ni haine, ni bonté, ni compassion. Il ne se rase pas souvent, mais se lave pour ne pas puer le bouc – encore heureux, pourrait-on dire. On peut aussi ajouter qu’on l’entend très rarement parler, mais lorsqu’il le fait sa voix n’est pas aussi rocailleuse qu’on pourrait le croire ; elle se contente d’être rauque.Description psychologique : Si Lucien est surnommé l’ermite, c’est qu’il y a une raison profonde à cela : il représente le type même d’individu qui ne s’adapteront jamais en société. Déjà à Rome ou dans son village, il ne parlait à personne – ou presque – et se montrait très peu en grande compagnie. Peut-être a-t-il un problème d’agoraphobie ; peut-être n’aime-t-il pas la compagnie de ses semblables ; toujours reste-t-il que Lucien n’apparaît en ville que très rarement, ne se manifeste pas quand des voyageurs inconnus le recherchent, et déteste farouchement les séances de discussion interminables à la Collégiale en compagnie de prêtres ou d’inquisiteurs bavards et, de son point de vue, peu intéressants. C’est un trait de caractère qui se remarque sans difficultés dans son attitude générale : ainsi, il ne parle que très peu, répond le plus souvent aux questions par gestes ou monosyllabes, ne regarde jamais ses interlocuteurs avec un air élogieux ou amical ; en fait, sa seule expression en compagnie de quelqu’un ressemble à un « fichez le camp » très clair et précis. Même si, en paroles, il n’est jamais grossier ou brutal, seul un imbécile ne se rendrait pas compte qu’il le dérange, et ce quel que soit sa place dans la hiérarchie ecclésiastique ou inquisitoriale. Cependant, Lucien n’est pas inamical envers tous : ainsi, les animaux de la forêt ont appris à le considérer comme une sorte de créature étrange certes, mais calme et dépourvue de toute agressivité ; et même s’il chasse pour se nourrir, Verrier n’attire jamais les foudres de ses hôtes qu’il apprécie davantage que les hommes, en particulier parce qu’ils sont silencieux. Généreux et bon envers eux, il leur laisse souvent les restes de ses repas pour qu’ils se nourrissent, et se fait un devoir de ne tuer que les bêtes vieilles ou malades, afin de préserver la région. C’est ainsi qu’il est devenu un chasseur extrêmement doué – peut-être son mutisme quasi-permanent vient-il de là – couplé à un traqueur de grand talent. Autonome et calme, Lucien estime n’avoir besoin de personne pour le secourir, et a une véritable dent contre le travail d’équipe : d’après lui, les autres hommes sont de simples balourds infichus de rester discrets et respectueux avec Mère Nature. Un autre aspect de sa personnalité peut évoquer le milieu dans lequel il vit, et c’est l’un de ses traits de caractère qui font que les autres n’apprécient guère sa compagnie : Lucien est rigoureusement imperturbable, et ce quelle que soit la situation. On peut lui raconter des évènements horribles, sordides ou bouleversants, il ne laissera absolument rien paraître, même s’il est touché par les histoires qu’on lui rapporte. Il conserve la même expression en permanence, lors d’une chasse – quel que soit le gibier – ou qu’il va se fournir en poudre et munitions ; et c’est une juste représentation de son côté totalement insensible et d’une conception bien particulière de la loyauté qui lui impose, dans un sens, de ne pas s’encombrer de sentiments : il est loyal à sa mission, et estime donc ne pas avoir besoin de s’attarder sur des préoccupations telles que la tristesse ou la compassion. Non, décidément, Lucien n’a pas grand-chose d’un être humain, en fait.Autre(s) : (précisez) Lucien semble avoir un don avec les animaux : ils viennent d'eux-mêmes près de lui, qu'ils soient renards, faucons, rongeurs ou même loups. Ils le suivent sans le menacer, comme ses enfants. On peut également noter sa connaissance parfaite du latin, et que le seul livre qu'il ait dans sa cachette est une Bible. Lucien est venu au monde en l’an de grâce 1593, dans une petite localité située au pied du Massif Central, de parents paysans : ils n’étaient pas riches ou influents, et de fait ne lui léguèrent absolument rien lorsqu’ils vinrent à mourir alors qu’il n’avait qu’un an ; car orphelin très tôt, il tient peut-être de là à la fois sa perpétuelle morosité et son immense attachement à son tuteur. Il fut recueilli par le curé du village, un homme déjà âgé mais réputé pour sa bonté et sa gentillesse : il le prit avec lui dans le presbytère, et prit la décision de l’élever comme le fils qu’il ne pourrait jamais avoir. Dans un sens, ce fut préférable pour Lucien : sans ce tuteur de substitution, jamais il n’aurait appris ce qu’il sait, ni devenu ce qu’il est... Lucien, pendant ses années d’enfance puis d’adolescence, devint l’ombre du père Michel, le suivant partout : dans les offices, durant les sacrements, les enterrements, au point que l’on finit par le prendre pour un jeune clerc s’apprêtant à embrasser la voie du Seigneur ; mais également lors de ses nombreuses chasses dans la forêt locale, durant lesquelles le père apprit au garçon la traque, la visée, le silence et la discrétion. Certains dans le village s’inquiétaient presque de cette relation extrêmement proche, mais jamais le père Michel ne fit quoi que ce fut à Lucien, qu’il considérait comme son fils : il était certes dur et exigeant avec lui, mais la violence ou la brutalité lui restèrent étrangères. Du moins en façade... Lucien grandit, devint un garçon fort et plus instruit que la moyenne de la vallée – le père Michel lui apprit la lecture, l’écriture et le latin – qui restait fort basse : c’était un petit coin perdu de France, discret mais fort peu ouvert au monde extérieur. En fait, la région connut sa première présence étrangère depuis plusieurs décennies alors que Lucien atteignait ses dix-sept ans, tous passés en compagnie du père Michel et consacrés à sa préparation au rôle de prêtre : c’était un autre père de l’Eglise, Armand, qui venait rencontrer le curé du village pour parler inquisition et évolution du nombre de Filles du Diable dans la région. Ce fut une étrange expérience pour Lucien car pour la première fois, le père Michel lui demanda de le laisser seul discuter avec son supérieur : le jeune homme prit donc immédiatement en haine le visiteur, et se jura de le faire partir pour qu’il retrouve la compagnie du père Michel. C’était un comportement certes étrange, mais il fallait considérer le fait que Lucien n’avait pour ainsi dire jamais séparé de son tuteur depuis aussi loin qu’il s’en souvenait : sa pensée n’était pas la même que celle des autres personnes de son âge. Néanmoins il n’avait toujours pas trouvé de plan lorsque le père Michel lui demanda d’accompagner son supérieur vers une vieille chapelle ruinée des environs, sans lui donner de raison. De mauvaise grâce, Lucien obéit. Le but de cette promenade était en réalité qu’Armand propose au jeune homme de venir avec lui à Rome pour y devenir inquisiteur : Michel comme l’étranger faisaient partie de l’Ordre de l’Inquisition, et le premier avait recommandé sa pupille au second. Armand désirait juste trouver un lieu tranquille pour converser à ce sujet ; mais le voyage fut différent de celui prévu. Alors qu’ils marchaient tous deux sans dire un seul mot, une demi-douzaine de malandrins les encerclèrent dans les bois, et les sommèrent de leur remettre leurs possessions de valeur, ce à quoi Armand répondit qu’il ne possédait rien de bien cher sur lui. Agacés, les brigands s’approchèrent de lui, prêts à le molester sévèrement pour qu’il soit plus coopératif : ce fut alors que Lucien, qu’ils avaient ignoré, se jeta sur le chef des flandrins et lui ouvrit la gorge avec son propre poignard. Ignorant totalement les enseignements de son tuteur, il frappa à mort et sans hésiter un second ennemi, puis en blessa un troisième sans se préoccuper d’un coup qu’il reçut au bras. Les autres agresseurs, voyant le jeune homme avec les mains pleines de sang et un poignard au poing, décidèrent de déguerpir. Lucien les regarda partir avec une lueur terrorisante dans les yeux, puis tomba à genoux devant le père Armand en demandant le pardon ; à la place, Armand lui proposa de venir avec lui à Rome où, dit-il, il pourrait faire pénitence. Pour le bon chrétien qu’était Lucien, l’occasion était trop belle : il partit le soir même, après avoir longuement dit adieu au père Michel qui ne fut plus jamais le même, et ce malgré son profond attachement à la cause de l’Inquisition.
A Rome, Lucien fut en premier lieu intronisé dans l’Inquisition : alors lui fut – théoriquement – accordé le pardon pour ses péchés. Ensuite lui fut expliqué sa nouvelle mission : afin de protéger les bons croyants, les serviteurs loyaux de l’Eglise, il devait combattre les filles du Diable, les sorcières. Sa première impression fut qu’il s’agissait d’un vaste mensonge. Il ne croyait pas en la sorcellerie, mais uniquement en l’Eglise, et n’était pas un fanatique pour autant. Alors pourquoi accepter de devenir un de ses tueurs, un exécuteur de la volonté papale ? Peut-être parce que cela lui permettait d’être malgré tout un des membres de la sainte Eglise, chose qui ne pouvait lui être accordée que sous cette forme à présent qu’il avait du sang sur les mains ; en tout cas, il accepta. Durant toutes les années qui séparèrent sa majorité de son âge actuel, il resta dans la Cité des Papes, ombre parmi les autres ombres de la cité, à savoir les simples clercs. Même si, en cachette, il participait de temps à autre à des interrogatoires de l’Inquisition ou étudiait les signes de la sorcellerie, des ouvrages sur le Diable et lisait sans cesse la Bible, Lucien ne vécut rien de très particulier durant cette longue période, si ce ne fut une liaison avec une servante de l’Inquisition qui trépassa un an plus tard. Ce décès semble expliquer le fait qu’il reste imperturbable en toutes circonstances. Ce fut bien plus tard, sur recommandation du vieux père Armand, que Lucien partit enfin en mission pour ses chefs, considérant qu’il était plus compétent pour le travail de terrain que les interrogatoires et les procès. Il fut donc envoyé à Forbach en l'année 1627, une petite localité de Lorraine, et arriva le jour de ses trente-cinq ans... Comment avez-vous entendu parler de The Witch Slay ? J'ai suivi un lien depuis Contre Attaque il y a quelque temps, et depuis peu je l'ai recherché sur Google : l'envie m'avait pris de m'inscrire. Qu'est ce qui vous à le plus plu sur ce forum ? Le design, l'ambiance, l'intrigue. Disponibilité :Assez variable et irrégulière.
Dernière édition par Lucien Verrier le Mar 21 Avr 2009 - 23:23, édité 4 fois |
|