Accueil­Portail­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Groupes­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Quand les fantômes dansent (Joan Witham)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Joan Witham
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 338
Date d'inscription: 08/06/2008

Informations Personnage
Âge: 19 ans
Titre: Paysan
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Mer 14 Jan 2009 - 21:19

Il avait sourit. Il n'avait fait aucun commentaire sur la broderie, il l'avait simplement regardée et il avait sourit. Joan ne s'en vexa point. Bien que cette rencontre n'ait été que toute récente, elle commençait déjà à connaître l'âme de Nicholas. Il y avait dans ses yeux de l'émerveillement sur ce simple morceau de tissus, qui, elle l'espérait bien, finirait dans sa poche et qu'il l'utiliserait dans son quotidien. Elle souhait que ce mouchoir de poche devienne une part de sa vie, non un bien extraordinaire, mais vraiment, qu'il fasse partie de lui comme elle pourrait faire partie du coeur d'un homme un jour...

Mais une brume grisâtre s'imposa soudain dans cet instant rosé d'attentions romantiques... Et si tout cela n'était que chimères. Le moment était savoureux certes, mais s'agissait-il d'un simple paragraphe dans le roman qui ne serait jamais lu de la vie de Joan Witham. Si après cette journée, elle devait ne plus jamais revoir le jeune homme qui lui avait fait rêver à une vraie maison et une famille, si elle devait retourner à sa vie solitaire et morne, à quoi aura servi ce moment?! Aura-t-il été un souvenir à garder en banque pour les moments difficiles, ou alors un coup de poignard pour toujours lui laisser entrevoir cette vie dont elle ne jouira jamais. Cet homme, s'intéressait-il vraiment à elle ou s'amusait-il un peu. Elle pria fort à l'intérieur d'elle-même que son instinct ne la trompait pas: leurs âmes se connaissaient déjà. D'où, elle ne savait. Peut-être la question à se poser était-elle de quand? Dans cette vie ou la précédente? Si cette rencontre devait être une illusion, Joan se battrait pour qu'elle devienne bien réelle. Elle venait de décider qu'il était hors de question que ce moment passe comme une connaissance à qui on envoie la main. Peu importait que Nicholas soit noble, peu importait qu'il soit contre les sorcières - si c'était le cas, Joan tairait son identité à jamais, jusqu'à la renier - peu importait s'il était du Lys Noir, cette infime différence n'était qu'une poussière à balayer du revers de la main.

Levant les yeux de la broderie, Nicholas avait un regard interogateur. Scrutant la pièce d'un oeil rapide et revenant au visage de Joan, il formula cette question :


«Dite moi… si ce n’est pas indiscret… seriez vous la fille de l’homme qui avait cette atelier il y a de cela environ une dizaine d’année? Je sais que cela peut vous sembler un peu fou… mais je suis certain d’avoir déjà vu votre visage… avant aujourd’hui…»

Ainsi y avait-il donc dans ce village quelque personne qui se souvenait de son père. Joan ne put dissimuler la surprise sur son visage. Ainsi y avait-il donc quelqu'un qui se souvenait d'elle?! Oui, il lui était arrivé d'accompagner son père quand il venait faire des affaires en ville. Mais, même à l'époque, elle était d'une telle tranquilité qu'on ne remarquait que rarement sa présence. En fait, jamais, elle n'avait voulu être remarqué. Elle savait que c'était sa faute, c'était elle qui se cachait. Quant à elle, elle avait vu beaucoup de monde au temps où l'échoppe appartenait à son père, ainsi, elle ne pouvait dire si elle avait déjà vu Nicholas auparavant.

«Oui, cet endroit était à mon père autrefois. Un grand homme aux cheveux roux. Cette époque me semble si loin maintenant.»

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-d-olrun-f48/joan-witham-t390.htm
Nicholas De Saintcroix
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 122
Date d'inscription: 29/09/2008

Informations Personnage
Âge: 20 ans
Titre: Noble
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Mer 21 Jan 2009 - 5:36

Ainsi les Moires ont fait en sorte que leur fils tissant la toison de la vie ce croise à nouveau. Serais-ce là la source de cet étrange sentiment qui habite notre musicien, l’impression du déjà vu? Car le tout fut confirmé, en effet il n’a point eu tords en supposant que cette même gente demoiselle soit la fille de l’homme par qui sa tante venait faire réparer régulièrement des vêtements. Tante Béatrice devait bien rire de là haut… ou bien des enfers car si on crois à ce que l’inquisition ose dire, les sorcières ne sont bonnes que pour les flammes de l’enfer, cela explique sans doute la pratique plutôt barbare qu’est de les faire brûler sur le bûché. Bref ne nous attardons pas sur les atrocités de l’inquisition. Ah oui, vous voulez sans doute savoir pourquoi la tante Béatrice doit sans doute rigoler, car voyez vous notre ténébreux musicien, aussi magnifique et séduisant qu’il soit devenu fut jadis plutôt le genre discret et facilement intimidé par la gente féminine. Certes Nicholas ne se souvient point de tout les détails, mais si elle était toujours là, elle vous raconterait sans doute le moment où il était quasi caché derrière l’étudie de son violoncelle n’osant point voir la jeune fille qu’il avait aperçu dans l’atelier.

Alors celle qui fut sont Euterpe aujourd’hui était donc cette même jeune rousse qu’il avait vu étant plus jeune. Ravis de comprendre un peu mieux cette étrange impression qu’il a depuis le premier regard posé sur elle, il fut surpris lui aussi de voir à quel point le destin est étrange. Il ne put s’empêcher de lui sourire à nouveau, sans doute n’avait-il pas arrêté de sourire depuis qu’il eut reçu la broderie. C’est comme si il ne contrôlait plus ou presque plus ses lèvres si ce n’est que pour parler, se franc sourire est devenu si naturel… tout comme si il venait tout juste de trouver la pièce manquante en son âme faisant en sorte que la joie véritable existe à nouveau en lui. Nicholas cru avoir perdu cela avec sa première vie, mais il faut croire qu’elle existait toujours en lui… elle était tout simplement bien caché en son âme cette joie.

« Cette époque me semble si loin maintenant » lui a-t-elle dit. Il est vrai que depuis les choses ont légèrement changé… toute fois malgré tous les changements, le tout se ressemble terriblement. Plus le temps passe, plus tout demeure identique à hier, une histoire qui est simplement écrite d’une différente main avec de différents mots, mais l’idée est toujours la même.

Observant l’endroit s’assombrissant de plus en plus, Nicholas pouvait quasi sentir la vie qui habitait cet endroit auparavant. Un si magnifique endroit est aujourd’hui devenu que des souvenirs se décomposant dans le bois pourrissant de la structure. Cet atelier a connu de bien meilleurs jours, que c’est-il passé pour qu’il ce transforme ainsi? Oh ce n’est sans doute point la faute de Joan, car ses mains habiles et travaillantes ne sont sans doute pas du genre à laisser moisir un si bel atelier… mais la vie est souvent dure pour les paysans. Certes, il n’a point connu la grande misère en tant que noble protagoniste, toute fois il a souvent vu les paysans souffrir devant ses yeux alors qu’il était impuissant face à tout cela. Alors que notre violoncelliste trouvait ce portrait si douloureux, l’homme dont le prénom ne sors plus des lèvres de notre jeune homme semblait tant qu’à lui y trouver un plaisir tordu à les voir ce geler l’hiver et mourir de faim jusqu’à ce que le printemps leur donne un peu d’espoir.


-Rien n’est jamais bien loin tant et aussi longtemps qu’on s’en souviens… et je me souviens du nombre de fois que votre père a dû réparer mes vêtements… ou même m’en fabriquer complètement… il serait sans doue fier de vous, car vous possédez ses doigts…

Ses prunelles cherchaient à travers la pénombre envahissante le regard de sa Euterpe. À peine il arrivait à voir et plus le temps passait, moins il aura de temps devant lui pour l’observer si ce n’est qu’avec un peu de chance à la lueur d’une chandelle. Notre musicien aimerait passer l’éternité ici, cependant il sait bien trop que cela est impossible. Ce soir, il doit retourner auprès de ses sœurs… et elle, elle finira par devoir aller travailler pour une noble famille. Sans doute celui-ci s’amusera à ce faire passer pour un autre, un simple musicien voulant jouer pour eux que pour voir son visage à nouveau. Ce ne serait pas la première fois qu’il joue un rôle notre Nicholas… car il est constamment un acteur… à savoir si le vrai lui existe.

Si, il existe le vrai Nicholas, c’est celui qu’elle a devant ses yeux. Nicholas le violoncelliste, l’homme ayant jadis été rien de plus qu’un enfant, le ténébreux dont les mots ne sont point poétiques, donc pour parler avec un peu plus de finesse il parle via sa musique. Voici le véritable Nicholas… son nom de famille n’a point d’importance, ni même ses origines ou le fait qu’il est un sorcier. Rien de cela ne fait de lui un être vrai, car ce n’est que son âme qui est véritable. Et elle, qui est-elle réellement? Est-elle que Joan Witham la couturière, ou possède t-elle de terrifiants secrets? Il en sait rien, mais il aimerait avoir le temps de le découvrir. Certes demeurer silencieux ne l’aidera sans doute pas à en apprendre un peu plus à propos d’elle… mais bon le silence fut dissipé par l’estomac chantant de notre violoncelliste qui n’avait pratiquement rien mangé depuis ce matin. Un peu embarrassé, il sourit un peu bêtement.


-Désolé… j’ai légèrement faim… si vous voulez… je peux…

Allez dit-le Nicholas

-Je peux aller chercher quelque chose à manger pour nous… comme ça il nous sera possible de discuter un peu plus

D’accord, à moins d’être capable de cuisiner dans cet atelier, il sera impossible d’avoir un très luxueux repas aristocratique. Cependant il s’en fout complètement, un peu de pain avec un peu de beurre et il sera bien content! Ce n’est pas parce qu’il est un noble qu’il joue les fins becs qui ne mange que des repas cuisiner par le chef de la maison et etcetera. D’ailleurs… ne le dite pas aux autres nobles car ils seraient sans doute choqué de l’apprendre, mais lorsqu’il vivait avec sa tante, Nicholas eu apprit un peu à cuisiner. Certes ne compter pas sur lui pour vous faire le plus délicieux repas, mais il se débrouille!


(HS : désolé du délais et j'aime ton nouveau kit Smile )

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-du-lys-noir-f49/nicholas-de-saintcroix-apprenti-t479.htm
Joan Witham
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 338
Date d'inscription: 08/06/2008

Informations Personnage
Âge: 19 ans
Titre: Paysan
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Ven 23 Jan 2009 - 22:02

[ HJ : Pas de problème, merci pour le kit et petite précision : le père de Joan vendait des légumes, Joan a repris l'échoppe pour sa couture ensuite. Je suis désolée si je ne l'ai pas précisé dans le rp, je ne me souviens plus, mais c'est précisé dans la fiche du personnage.]

Il était surprenant de constater que quelqu'un pouvait avoir souvenir de ce passé. Peut-être que Joan avait depuis trop longtemps vécut comme un fantôme et ainsi était toujours étonnée de constater que quelqu'un l'avait remarquée. Mais elle était plutôt heureuse que lui l'ai remarquée. Il était un rayon de soleil dans son existence morne. Il venait ressuciter les ombres du passé que Joan avait laissé derrière elle, peut-être à tort. La jeune rousse avait préféré tout oublier. Le départ de sa mère avait été souffrant et elle se rappelait trop bien pourquoi elle était partie : la mort de son père. C'était l'unique raison. Toutes ces années, avant que l'univers familial bascule, M. Witham avait canalisé les eccès de colère de sa femme, sa volonté à tout contrôler selon ses croyances accrues de la religion catholique. Voilà pourquoi lorsque M. Witham est décédé, tout a explosé. La haine que vouait Mme. Witham envers Catherine, la nourrice, était connue depuis bien des années, mais M. Witham avait toujours protégé cette dernière en témoignage de la gratitude qu'il éprouvait envers elle d'avoir sevré Joan quand elle était bébé, alors que Mme. Witham en avait été incapable. Le jour où celle-ci décida de partir au couvent, reniant sa fille qui ne voulait pas la suivre, avait été une déchirure dans la vie de Joan. Elle pouvait parler dès lors du avant et de l'après. Et c'est la mort de son père qui avait provoqué tout cela. Elle ne lui en voulait pas, elle le regrettait plutôt. Mais comme cela était lié : son père, les émotions négatives du départ de sa mère, Joan avait préféré tout mettre dans le même panier et le balancer au fond du puit. Elle le regrettait à présent. Elle aurait du faire la part des choses et se souvenir des personnes plutôt que des événements.

À ce moment-là, elle balaya la pièce du regard, et tous se transforma sous ses yeux en ce qu'elle avait été autrefois. Les couleurs avaient plus d'éclats, les carreaux étaient propres et sans rayures. Les cadres de porte et de fenêtres n'étaient plus brisés, on pouvait voir des gens entrer et sortir. Elle vit son père, grand, costaud, une tignasse rousse bien fournie, un regard rieur et des joues rondes sous une barbe qui lui conférait une certaine autorité. Elle se rappela enfin comment elle était bien quand elle éait avec lui. Elle se rappela a quel point il lui manquait. Comment avait-elle pu l'oublier toutes ces années. Et puis, dans cette vision qui n'était qu'à elle, elle se vit, elle, petite fille, à peine 9 ans, dans un coin en train de pratiquer les points de broderie que Catherine lui avait appris la veille. Joan n'en revint à quel point elle était jolie. Elle avait déjà eu fière allure. Elle avait porté de jolies petites robes avec de la dentelle comme toutes les petites bourgeoises. Que serait-elle devenue si la vie avait pris une tournure différente? Si M. Witham n'était pas décédé aussi jeune, comment serait l'échoppe à présent? Et la maison? Et Catherine, aurait-elle eu une mort plus confortable? Et puis elle-même... De quoi aurait-elle l'air. Elle ne serait sans doute pas là. Cette échoppe serait encore à son père pour ses affaires. D'ailleurs, celui-ci lui aurait sans doute trouvé un mari. Malgré toutes les intentions nobles de M.Witham, comme tous les pères, il aurait voulu un bon parti avant tout pour sa fille unique et peut-être que ce mariage n'aurait pas été heureux. Rien n'est jamais sûr dans la vie. Malgré tout ce qu'elle pouvait imaginer sur ce qu'aurait pu être la vie, elle ne regrettait pas les années de misère qui lui avait forgé une expérience. Et aussi, jamais elle n'aurait autant apprécié les petits moments de bonheur comme celui-ci. Elle n'aurait peut-être jamais rencontré Nicholas. Peut-être que oui, mais tout aurait probablement été différent. Cela, elle n'en était pas sûre, elle se demandait encore si les événements forgeait notre caractère ou si on était seulement ce qu'on était.

En repensant à ce à ce passé, Joan se dit que son avenir pourrait être aussi lumineux. Elle prit une décision. Elle décida qu'elle ne laisserait pas passer ce moment sans rien faire. Sans rien tenter pour le prolonger ou le répéter. Certes, très prochainement, cette échoppe serait abandonnée, Joan travaillerait pour les d'Hasbauer. Si elle et Nicholas devaient à nouveau se voir, ce ne serait pas dans cet établissement tombant en ruine, et la rouquine ne serait plus vêtue de ses haillons peu reluisants. Cela était plutôt une bonne nouvelle. Aussi quand il lui proposa d'aller chercher quelque chose à manger, Joan sauta sur l'occasion.

«Oui! Ce serait une excellente idée.»

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-d-olrun-f48/joan-witham-t390.htm
Nicholas De Saintcroix
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 122
Date d'inscription: 29/09/2008

Informations Personnage
Âge: 20 ans
Titre: Noble
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Mar 3 Fév 2009 - 22:36

Les fantômes du passés étaient sans doute toujours aussi présent dans en ce lieu qui avec le temps se transformait en décombre. Les décombres… rien de plus que des décombres, la pierre et le bois qui s’effondre peu à peu, un peu plus et Nicholas serait porté à croire que sa vie entière est lié à tout les bâtiments qu’il a fréquenté. D’abord il eu sa résidence d’Auvergne qui est sans doute aujourd’hui toujours poussière et décombres suite à l’incendie, puis que dire de la maison de sa tante… depuis la mort de celle-ci, la merveilleuse résidence a subit de nombreux dommages. La toiture a fini par pourrir et défoncer, les fenêtres brisées à arrachés. L’atelier de Joan, certes il n’a point vécu dans celui-ci, mais il s’agit tout de même d’un endroit où les souvenirs de notre violoncelliste sont bien présents. Les moments un peu plus joyeux de sa nouvelle vie à Forbach habite toujours l’atelier de Joan. Aujourd’hui ce si bel endroit n’est plus le même, toute fois Nicholas y trouve toujours la beauté via le visage de Joan.

Toute fois, le visage de Joan se fond tranquillement dans l’ombre alors que le soleil se couche. Le ventre grondant légèrement, Nicholas eu proposé à son nouvel ami d’aller chercher de la nourriture pour elle et lui. Ce dernier pourrait y faire suffisamment confiance pour y laisser son violoncelle et aller chercher un peu de nourriture, toute fois avec le soleil ce couchant déjà il est fort probable que les marchands fermes tranquillement boutique, peut-être serais-ce mieux d’aller dans une auberge? Certes il ce n’est pas le grand luxe, mais rien ne vaut le bonheur de partager un repas avec une personne qui nous est chère. Cela fait tellement longtemps que cela ne lui a pas arrivé… certes il y a ses sœurs du Lys, mais c’est différent. Ce qui existe entre le reste du Lys et lui n’est point comparable à ce qu’il existe entre Joan et Nicholas. Enfin, tout ça pour revenir au fait qu’il vaudrait sans doute mieux d’aller dans une auberge prendre un repas chaud avec le temps qu’il fait dehors. De plus, l’idée de manger un peu ne semblait point déplaire à son amie.

Naviguant alors à travers l’atelier, Nicholas repris son manteau et son violoncelle qu’il eut d’abord bien rangé. Ne sachant point si il reviendra ici avant de quitter Joan, à moins qu’elle préfère demeurer ici alors que Nicholas va chercher un repas pour eux, il préfère se préparer à sortir. Qui sait, peut-être que la jeune femme ne souhaite point sortir avant la fermeture de l’atelier pour la journée craignant qu’un client puisse venir alors qu’elle serait parti et manquer là une chance de faire un peu d’argent. Car nous savons tous à quel point il est important de faire un maximum d’argent l’hiver… une période plutôt rude alors il ne voudrait pas devenir une nuisances. Il s’en voudrait énormément si c’était le cas, si des gens finissait par en avoir après elle à cause de lui, si Nicholas devenait une source d’ennuie pour sa Joan.


-Préférez vous que j’aille chercher quelque chose… ou bien un repas chaud dans une auberge non loin d’ici?

Ne sachant point quoi faire, quoi espéré, mieux vaut demander l’opinion de Joan, car après tout c’est avec elle qu’il partagera le repas. Conscient qu’elle n’est point riche, il sera naturellement celui qui se fera un plaisir de payer pour le repas. Certes la richesse de Nicholas n’est plus ce qu’elle était et elle ne sera point ce qu’elle était non plus tant qu’il ne réclamera pas ce qui lui revient de droit. À Auvergne, nombreuses terres lui appartienne légalement, toute fois réclamer le tout serait du suicide. Mieux vaut donc pour lui de se faire un nouveaux nom, une nouvelle fortune, une nouvelle vie. Une vie qu’il aimerait partager avec Joan, bien qu’il la connaît que trop peu.


(HJ : Désolé du délais, de la petitesse et de mes erreurs durant le poste précédent.)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-du-lys-noir-f49/nicholas-de-saintcroix-apprenti-t479.htm
Joan Witham
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 338
Date d'inscription: 08/06/2008

Informations Personnage
Âge: 19 ans
Titre: Paysan
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Lun 9 Fév 2009 - 3:58

La journée avait été bien peu lucrative. Personne n'était entré dans l'échoppe à part Nicholas. Peut-être était-ce dû au froid. Les gens, en général, préférait rester chez eux. Un travail de couture n'était pas une urgence, cela pouvait attendre, on pouvait s'arranger autrement. Qui voudrait sortir pour faire réparer un ourlet par un temps pareil. C'était un temps à faire un feu, à manger de la soupe, à rester blotti sous les couvertures. Qui peut se le permettre se devait de le faire en ce jour. Il ne neigeait pas, mais on l'aurait cru tant le vent faisait voler la neige haut. Si cela n'avait pas été du vent, on aurait pu se promener sans trop de mal, mais il pinçait les jambes sous les robes des femmes et il mordait les joues comme un enragé, faisait couler des larmes des yeux meurtris par le froid. Même que Joan se demandait ce qu'il lui avait pris de venir travailler. Elle savait pourtant que peu de gens accepteraient de sortir. Mais elle avait voulu le faire. Peut-être avait-elle voulu fuir la solitude et le souvenir douloureux de Catherine enterrée dans le champs derrière la maison. Ou peut-être avait-elle sentie la chance l'appeler, ce jeune homme étendu dans la neige, elle l'avait entendu... Qui sait?

Ainsi peu importait qu'il n'y ait eu personne en ce jour. Elle n'était pas sortie pour rien. Et de plus, il s'agissait davantage d'une formalité. Comme elle allait bientôt changer de travail, changer de vie, et ne plus jamais revenir coudre dans cette échoppe triste et sale, mais malgré tout accueillante pour qui y avait vécu, c'était l'occasion de faire en quelque sorte, ses adieux à l'endroit. Elle y reviendrait peut-être afin de condamner la porte et les fenêtres, mais sans plus. Bien sûr, elle aurait pu vendre, mais elle se demandait bien qui voudrait l'acheter. Et puis, bien qu'elle était prête à la quitter, se séparer à jamais de la boutique lui faisait un peu de peine. L'avenir lui dirait bien quoi en faire. Peut-être un jour, lui serait-elle utile. Entrer dans une nouvelle époque de sa vie ne voulait pas nécessairement dire oublier le passé, s'en débarasser comme si il n'avait jamais existé. C'était le meilleur moyen pour qu'il revienne au galop. La différence était que cette fois Joan voulait être la maîtresse de sa vie.

Elle s'était tant privée de vivre toutes les années où elle avait voulu plaire à sa mère et ensuite ces années où elle avait pris soin de Catherine, qu'elle allait sortir dehors avec ce jeune homme qu'elle avait rencontré ce matin même, sans se demander ce que les gens penseraient d'un couple formé d'un noble et d'une paysanne. En entendant la proposition de Nicholas, Joan sourit. Elle ne répondit rien sur le coup, elle emballa simplement son matériel de couture. La journée était finie. La couturière n'était plus. Jamais Joan n'aurait pu imaginer une fin plus heureuse après toutes ces années miséreuses. Elle espérait que la rencontre ne serait pas sans lendemain. Elle désirait mieux connaître Nicholas. Elle voulait qu'il la voit dans sa robe de gouvernante, ou du moins dans un autre accoutrement que celui d'une paysanne.


«Sortons d'ici. La journée est finie. Je vous suis où vous voulez, je ne connais pas suffisament les commerces où on peut se rassasier.»

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-d-olrun-f48/joan-witham-t390.htm
Nicholas De Saintcroix
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 122
Date d'inscription: 29/09/2008

Informations Personnage
Âge: 20 ans
Titre: Noble
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Ven 13 Fév 2009 - 19:39

Elle ne lui avait pas encore répondu de façon verbale qu’il comprit que leur repas ne serait pas dans cet atelier, mais plutôt en tête à tête dans une auberge du coin. Cela peut sans aucun doute paraître comme étant de charmant plan plutôt romantique, un homme et une femme qui partage un repas ensemble, deux amants, mais ce n’est pas exactement ça. D’abord parce qu’ils ne sont pas des amants puisqu’ils viennent à peine de se rencontrer. Certes cette rencontre peut sembler avoir été tissé par les déesses du destin, mais cela peut ne rien signifier aussi. Il est vrai que la jeune femme plais à notre violoncelliste… mais n’allez pas croire qu’il la voit comme étant une conquête potentielle. Enfin, une conquête potentielle… disons que bien qu’il apprécie fortement la compagnie de Joan, voir même qu’il a l’impression qu’il va lui être difficile de s’en passé après aujourd’hui, malgré sa folie romantique il préfère apprendre à connaître cette jeune femme. Oh certes si celui-ci écoutait ses pulsions amoureuse il en oublierait le repas et goûterait aux lèvres de la jeune paysanne, toute fois ce n’est point le comportement approprié pour un homme de sa sature. Sa stature, déjà un obstacle social qui en gênerait plusieurs. Un noble amoureux d’une paysanne… cela semble sans doute ridicule…

Qu’est-ce que la noblesse si ce n’est que posséder certaines manières et une fortune? En quoi un Homme est-il plus noble qu’un autre? Par ses valeurs, car il est possible d’avoir des valeurs plus justes, plus nobles? Un riche marchand est-il plus noble que le pauvre truand qui rode dans les rues? Certes il possède de beaux vêtements, mais qui dit que celui-ci n’est pas le pire des escrocs? La noblesse ne vient point de la fortune, mais du cœur. D’ailleurs qu’en est-il de la fortune de Nicholas de Saintcroix si ce n’est que quasi rien. Il possède les richesse de sa défunte tante c’est un fait, mais possède t-il le cœur noble? Son passé affect-il le tout, car après tout il est un meurtrier! Et qu’en est-il de Joan? Peut-être ne possède t-elle pas les richesses, mais son cœur, quel est l’histoire de son cœur? Il doit y avoir de la tragédie, car il pu le voir en son regard. Bien qu’il ne puisse la lire entièrement tel un livre ouvert, il sait reconnaître des prunelles ayant connu un brin de tragédie. Si le cœur de Joan et celui-ci de Nicholas ne sont point des cœurs nobles, est-ce que cela lui donne le droit de l’aimer? Peut-être que Joan possède un cœur nettement plus noble que celui de notre protagoniste…

Enfin… ne nous attardons pas sur tout ça, car plus les choses avances, plus elles deviennent compliquées. Mieux vaut suivre le déroulement des évènements au lieu de cogiter sur divers sujets! C’est donc avec son violoncelle en mains et près à sortir qu’il sourit à la couturière et sorti le premier de l’atelier afin de la guider. Une fois que les quelques préparatifs de départs furent terminé, le couple, oui car on peut les définir comme étant un couple quand même… car un couple c’est bien deux personnes ensembles… nul besoin qu’ils soient mariés ou des amoureux quand même, bref, le duo si vous préférés se dirigeait pas à pas vers l’auberge du coin. Puisque la jeune femme eut mentionner ne pas connaître suffisamment les commerces de l’endroit, Nicholas guidât. Ceci dit, notre protagoniste se demandait comment elle ne faisait pour ne pas connaître bien les commerces puisque son père y était il y a quelques années. Peut-être avait-elle quitté la ville durant quelques années? Celui-ci n’osa point emmètre d’hypothèse à son sujet et se contenta de marcher le plus rapidement afin de ne pas geler sur place avec le temps qu’il faisait.

En mettant les pieds à l’extérieur, on comprend un peu pourquoi il n’y avait personne à l’atelier de Joan… c’est même à savoir pourquoi elle avait été travailler. Oh d’accord il n’est pas mieux Nicholas, car lui aussi est sorti par un temps pareille pour aller chercher son violoncelle… mais c’est parce qu’il a de la difficulté à être séparé de celui-ci durant une longue période de temps. Lorsqu’il n’a pas son instrument, ce dernier sens comme si une partie de son être c’est envolé. Enfin, leur chemin fut court, car l’auberge n’était qu’à quelques pas. Ouvrant donc la porte de celle-ci pour y voir les quelques gens qui s’y trouvait… notre protagoniste faisait un peu tache dans le décors. Généralement les aristocrates n’ont pas vraiment l’habitude de venir dans ce genre d’endroit, mais bon avec un peu de chance il passerait que pour un simple musicien et non un noble.

Avec Joan, il prit place après avoir déposer la caisse de son instrument sur le sol. Se frottant un peu des bras pour se réchauffer, il espérait que le bouillon était aussi bon que la dernière fois qu’il est venu en manger ici. Oui, durant sa jeunesse sa tante n’était pas du genre à le séparer du reste du monde, contrairement à ce monsieur A. Souriant à son amie, Nicholas prit la parole.


-Vous allez voir… si c’est comme dans mes souvenirs les repas ici sont délicieux…

En ce moment, il ne se souciait de rien. Peut importe qui pouvait le voir, une de ses sœurs du Lys – ce qui aurait été étonnant – ou d’autres nobles, bref peut importe les regards qui se posaient sur lui, le seul qui importait vraiment était celui de Joan.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-du-lys-noir-f49/nicholas-de-saintcroix-apprenti-t479.htm
Joan Witham
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 338
Date d'inscription: 08/06/2008

Informations Personnage
Âge: 19 ans
Titre: Paysan
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Ven 20 Fév 2009 - 17:48

[désolée pour le retard]

L'endroit était chaud et accueillant. L'air sentait bon, éclairage était tamisé par le fait qu'il n'était produit que par le feu de l'âtre et quelques chandelles disposées ici et là sur les tables. Ç'avait été une heureuse idée que de sortir de l'atelier, on était définitivement mieux ici. L'atelier était froid et sombre, dans cette auberge, au contraire, la chaleur agréable permettait même d'enlever les couches de vêtements en surplus qui protégeaient du froid au dehors. C'est ce que Joan fit en prenant place à une table en face de Nicholas. Elle jeta un bref coup d'oeil autour d'elle : il y avait quand même quelques personnes qui s'était aussi réfugiées du froid et qui savourait un bon repas ou une chope de bière mousseuse. Personne ne s'était retourné sur leur passage, personne ne les dévisageait, chacun se préoccupait de ses affaires et c'était tant mieux. Cela rassura Joan de savoir qu'un regard interrogateur ne les épiaient du fait qu'ils étaient un noble et une paysanne. Sur le coup, la jeune femme se rapella la dernière fois où elle s'était trouvée dans une situation semblable. Oh, ce n'avait pas été avec un jeune homme, et d'ailleurs cela s'était passé dans la matinée, mais ç'avait encore été une occasion où elle avait conversé dans une auberge avec une personne d'une classe supérieur, une femme, aux traits délicats de la porcelaines et à la peau blanche comme la neige qui s'envolait dehors. Mais c'était tout ce qu'elle avait d'une poupée. En lui parlant, Joan avait pu remarquer qu'elle était sèche et désinvolte dans ses réponses. Peu après cette rencontre pour le moins étrange, elle avait reçu la visite d'une nonne, une mère supérieure enfin, rattachée à l'inquisition et qui élevait des soupçons contre elle. La rouquine était sûre que cela n'avait pas été un hasard. Elle s,était trouvée si crédule par la suite. Comme avait-elle pu tomber dans le piège, une jeune femme de noble condition qui cherchait à tout hasard dans la rue une personne pour régler de soi-disant problèmes d'infertilité avant même le mariage. Mariage qui n'avait pas du avoir lieu d'ailleurs, car en feignant d'écouter la messe pour calmer les soupçons qui pesaient contre elle, Joan avait pu voir la jeune femme à la peau de satin dans les premiers rangs de l'Église. Elle n'était jamais repartie et était là pour rester. Cette visite de préparation de son mariage n'était qu'une leurre, cette femme était une inquisitrice ou une partisane du moins. Enfin, depuis, les choses s'était calmées et Joan évitait de rencontrer cette femme fourbe, cachant un visage de démon sous ses traits angéliques.

Mais Nicholas n'avait aucune intention malsaine, elle le savait. Il n'avait demandé aucun service relevant de la sorcellerie, il n'avait posé aucune question indiscrète sur sa vie, sur la raison pour laquelle n'était pas mariée. Il n'avait posé aucun regard suspicieux sur elle, n'avait rien cherché de mauvais dans son atelier. Non cet homme ne pouvait être un inquisiteur... S'il l'était, il devait être un très mauvais inquisiteur et donc Joan n'avait rien à craindre de lui. Ce n'était qu'un repas entre «amis», bien qu'ils ne se connaissaient que depuis ce jour, mais n'empêche que Joan se posa une question : comment les sorciers se mariaient-ils? Le faisaient-ils toujours entre sorciers, ou bien s'ils prenaient le risque de le faire avec un autre habitant cachant ce secret à jamais ou prenant la chance de le divulguer en espérant une bonne réaction. Comment divulguer un secret qui se faisait aussi lourd en ces temps de chasse. À qui faire confiance? Les gens n'avaient pas toujours de mauvaises intentions, mais ils avaient peur. L'inquisition n'était qu'un agent de la peur, c'est ce qui faisait leur force. On faisait poindre le spectre de l'enfer pour ceux qui se faisaient complices des sorcières. On avait déjà vu des membres d'une même famille s'accuser, des voisins... Les inquisiteurs déployaient le message qu'on ne pouvait avoir confiance en personne, que tout le monde autour de nous pouvait être des ennemis. Et cela se propageait chez les sorcières qui ne devaient rien laisser paraître. Mais de plus, la rivalité entre les sorcières d'Olrun et celles du Lys Noir, les mettaient dans une situation plus que précaire. Elles et ils étaient tous sorciers! Pourquoi vouloir faire valoir des différences ridicules au point de se trahir... Le monde des sorcières, autrefois uni, se faisait maintenant une copie de la société, et c'était désolant à constater.

Mais pourquoi donc s'en faire maintenant? Peut-être que Nicholas était plus compréhensif que Joan ne se l'imaginait. Et si... Non c'était ridicule... Quand même, il n'était pas explu que Nicholas puisse être sorcier lui aussi. Au fond d'elle même, c'est qu'elle espérait, mais comment le savoir. S'ils se revoyaient comme elle l'espérait, elle devrait bien lui avouer un jour sans penser aux conséquences. Elle se concentra plutôt sur le moment présent.


«Je vous fais confiance. Cela ne peut qu'être meilleur que ce que j'ai mangé ces derniers temps. Mais ne pensez pas que je quémande la pitié ainsi; dans quelques jours je ne serai plus couturière, mais gouvernante, je ne serai certainement pas à plaindre.»

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-d-olrun-f48/joan-witham-t390.htm
Nicholas De Saintcroix
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 122
Date d'inscription: 29/09/2008

Informations Personnage
Âge: 20 ans
Titre: Noble
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Jeu 26 Fév 2009 - 2:18

Un repas entre amis, à quand sa remonte pour notre cher Nicholas? Car certes il connaît un bon nombre de gens, mais combien a-t-il de réels amis? Ses sœurs du Lys… elles sont comme ce fut si bien comme des sœurs pour lui… donc elles ne portent pas nécessairement dans son cœur le titre d’amies, bien qu’elles lui sont très chères et très proches. Il y existe à ses yeux une différence entre elles et tout les autres amis qu’il pourra avoir durant son existant éphémère en ce monde. Cette différence… ou plutôt les différences sont généralement un peu plus sur un plan cognitif, la différence d’origine, le différent mode de vie. Bien que les sœurs du Lys possèdes de nombreux points commun avec lui, elles sont sa famille… certes la famille sont généralement un degré plus haut dans l’échelle émotionnelle de la plupart des gens et c’est le cas pour Nicholas.

Autant il apprécie la jeune demoiselle qui se trouve en ce moment vis-à-vis les ténébreuses prunelles de notre noble, à un point qu’il ignore si ce n’est qu’une amitié ou un amour, Joan n’est point sur la même marche dans le cœur du musicien. Mais bon, il est difficile vraiment d’expliquer un sentiment aussi complexe que l’amour, car il s’agit là d’une chose irrationnelle…. Donc passons par-dessus tout cela, car notre analyse de l’amour finira sans doute par tourner en rond et ne plus faire aucun sens. Mieux vaut ce concentrer sur le moment présent, soit se tête à tête amicale avec la couturière. Les sourires sont des choses relativement rares chez Nicholas, du moins les sourires francs, car il y existe aussi le sourire de politesse, mais ceux là ne sont pas présents avec Joan. Lorsqu’il sourit avec elle c’est parce qu’il est heureux tout simplement. D’ailleurs, être avec elle dans cette auberge est tout simplement, à ses yeux, magnifiquement génial. Cela fait si longtemps qu’il n’a pas mit les pieds ici et il fallait qu’il rencontre Joan pour y revenir! Cela surprendrait sans doute un bon nombre de gens de savoir qu’il est là et qu’il fut déjà ici par le passé, mais bon il est un être surprenant quand on apprend à le connaître.

Et elle, est-elle aussi surprenante? Si ont devait questionner Nicholas, il dirait qu’elle est particulière, un peu étonnante quand même, unique. Elle possède ce fameux « Je ne sais quoi » sur lequel il n’arrive naturellement pas à mettre le doigt, car ce n’est pas pour rien qu’on appelle cela un « je ne sais quoi ». Toute fois, dans l’attente d’une serveuse, Nicholas écouta la réponse de Joan. Elle n’avait rien mangée ces derniers temps? Nous somme en hiver, il faut bien se nourrir avec un temps pareille, mais parfois la vie est plutôt difficile. Elle lui demanda de ne pas avoir pitié d’elle, à cela, il lui sourit un peu et attendit qu’elle termine ce qu’elle avait à dire avant de parler à son tour.


-Vous savez Joan… je ne crois pas en la pitié… Il ferma les yeux et poursuivit. Lorsqu’on aide une personne par pitié, c’est parce qu’on est incapable de comprendre ce qui ce passe…

Il ouvrit les yeux pour les déposer sur le visage de Joan qui apparaissait dans la lumière ambiante de l’auberge. Elle était si magnifique qu’il ne pu s’empêcher de lui sourire.

-Je n’ai point pitié pour vous… car je peux comprendre votre situation aussi étonnant que cela puisse vous sembler…

Pourquoi, il n’en dit rien de cela, il n’évoqua pas sa période de dépression avant de rejoindre le Lys, d’ailleurs si elle lui demandait comment, pourquoi, il ne mentionnerait aucunement le Lys qui l’a sauvé. Enfin la conversation ne pouvait point duré sans être interrompu par la serveuse. Nicholas demanda du bouillon pour les deux, ainsi que du pain, puis une fois que cela fut, il déposa à nouveau son sombre regard sur Joan.

-J’espère que ce soir n’est pas notre dernier soir… dit-il en un murmure.

Il avait peur, peur de la perdre alors qu’il la connaissait à peine… n’est-ce pas un peu absurde… mais Nicholas est l’absurdité même parfois…


(Ce n'est pas grave ça Joan ^^ ça ne me tue pas d'attendre)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-du-lys-noir-f49/nicholas-de-saintcroix-apprenti-t479.htm
Joan Witham
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 338
Date d'inscription: 08/06/2008

Informations Personnage
Âge: 19 ans
Titre: Paysan
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Ven 6 Mar 2009 - 2:48

«Non, bien sûr, je veux vous revoir.»

Il avait plongé son regard dans le sien, profond et insistant sans être gênant. Cette question, Joan l'avait attendue, si il ne lui avait pas posé, elle l'aurait fait elle-même. C'était bien évident qu'elle ne voulait pas que cette histoire naissante s'arrête là. Rien ne pourrait les empêcher de se revoir selon elle. Son nouveau travail ne donnerait que plus d'occasion de le faire. Elle pourrait enfin se promener dans la grande rue pour se balader simplement. Regarder les vitrines, les étalages, sans se soucier du prix du chou. Elle passerait devant la boutique du luthier en espérant voir le beau Nicholas en sortir muni de son violoncelle... Réentendre les douces mélodies de cet instrument masculin, mais si fin, malgré tout. À cet instant même, peut-être était-ce trop tôt pour l'affirmer, elle songea qu'elle pourrait bien devenir la muse de ce violoncelliste. C'était une perspective bien romantique en vérité... Mais Joan était comme ça : une timide romantique.

En un instant, elle imagina leur vie si elle pouvait être commune un jour, une histoire des plus romanesques : le couple uni par un amour aux limites de l'interdit, séparé par les classes, mais qui n'en avait rien à faire. Vivant modestement, mais heureusement au rythme des notes du violoncelle. Joan ne savait que trop peu sur l'amour, elle s'en faisait encore une vision naïve et trop romantique, mais qui pouvait l'en blâmer? Qui ne voulait pas s'inventer des histoires toutes plus roses les unes que les autres en ces temps difficiles. C'était bien légitime, il ne fallait pas sombrer totalement dans la réalite si on ne voulait pas mourir.

Sur ce, la serveuse arriva avec les bouillons et le pain, sortant Joan de sa rêverie éveillée. Les effluves de la soupe se frayaient un chemin jusqu'à ses narines. Il y avait de la viande là-dedand, beaucoup de viande! Joan ne se rappelait pas la dernière fois qu'elle en avait mangé. C'était assurément avant la mort de Catherine... et il s'était agit davantage de morceaux de tiraille que de réelle viande, laquelle était réservée à Catherine. Et depuis sa mort, Joan avait un peu perdu l'appétit, ainsi, elle ne mangeait que du chou boulli... Mais elle ne s'en plaignait pas, c'était une occasion de plus pour elle de se ramasser un peu d'argent, si elle pouvait sauver sur la nourriture. Mais tout cela n'était pas sain, elle le savait, même si les notions de carence pour cette époque n'étaient pas très développées.


«Nicholas, vous savez de moi que je suis une petite couturière paysanne, orpheline de parents et de tutrice, bientôt gouvernante chez une famille influente, mais... Je sais de vous seulement que vous êtes un violoncelliste de talent.»

Joan marqua une pause, le temps de goûter à ce bouillon qui lui faisait tant envie. Son appétit semblait se réveiller en cette soirée.

«Je souhaite vous revoir, mais je ne sais absolument rien de vous. J'aimerais vous connaître.»

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-d-olrun-f48/joan-witham-t390.htm
Nicholas De Saintcroix
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 122
Date d'inscription: 29/09/2008

Informations Personnage
Âge: 20 ans
Titre: Noble
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Mer 11 Mar 2009 - 16:54

Notre noble fut fort ravis d'apprendre que la gentes demoiselle qui était assise en face de ce dernier souhaitait elle aussi revoir, éventuellement, le violoncelliste. Ce dernier était fort heureux en compagnie de Joan, voir sans doute plus heureux qu'il le fut depuis plusieurs années! En quoi une dame, une simple dame comme Joan Witham, pouvait faire en sorte que la douce et chaleureuse lumière qu'est le bonheur viennent réchauffer le coeur et l'âme frigorifier de notre protagoniste? C'est une chose plutôt étrange de voir qu'une personne à elle seule puisse complètement boulverser une autre. D'ailleurs, depuis qu'il eut croisé cette dernière ou plutôt depuis qu'elle l'a sauvé de la frigorification, celui-ci a quasi oublié la raison pour laquelle il s'était retrouvé ainsi! Il en avait oublier la dame qui avait prononcé le début du nom maudit, du prénom bannis du vocabulaire de Nicholas. C'est sans doute mieux ainsi, cela empêche notre violoncelliste de plonger dans la folie de l'anxiété et du soucis. Certes, il devrait sans doute craindre qu'on ait pu le reconnaître, mais bon... il traitera de cette affaire plus tard. Pour le moment tout son attention est porté sur Joan.

Son regard plongé dans le sien, autour d'eux le monde semblait s'être effacé. Il pouvait voir en elle un certain vécu, de la tragédie, toute fois tout cela ne faisait que partie des fantômes du passé, car aujourd'hui elle semblait être heureuse. Les prunelles de Joan parlait pour elle et Nicholas faisait la lecture des paroles de son regard. Quel est donc la relation entre eux? C'est une bien trop jeune relation afin de les définir en tant que couple, mais ils sont déjà de bons amis. Il est claire qu'il y existe entre eux une certaine complicité et à les observer il serait facile de croire qu'ils se connaissent depuis des années. En fait, c'est techniquement le cas, car ils se sont déjà croisés par le passé, mais bon il y existe une différence entre ce croiser et côtoyer.

Plongé ainsi dans l'infinie d'une âme, Nicholas s'abandonne tranquillement à la rêverie sans toute fois être complètement inconscient du monde qui l'entour. Il rêve d'un avenir, d'une vie simple en compagnie de cette femme qu'il vient à peine de rencontrer. La jeunesse est si pleine de rêves et de folies, laissons le rêver un peu. En fait, il ne voit tout simplement pas pourquoi il lui serait impossible d'éventuellement entretenir une relation quelconque avec la couturière. Lorsqu''elle mentionna qu'elle n'est qu'une petite couturière paysanne, orpheline et bientôt gouvernante dans une famille relativement influente, chose que Nicholas connaissait déjà, et qu'elle ne ne savait pratiquement rien de lui le regard de ce dernier changea un peu, un peu plus triste.

Ainsi elle souhaitait le connaître un peu plus. Nicholas devra donc aborder un des sujets qu'il n'aime guère aborder, lui-même. Sans doute bon nombres d'aristocrates adorent parler d'eux même, de leur succès et de leur fortune, mais ce n'est pas le cas de Nicholas. Après pris un peu du bouillons... le violoncelliste déposa sa cuillère et laissa tomber son regard vers le bol avant de murmurer :


-Vous savez... il y a très peu de chose à raconter à mon sujet... je suis venu à Forbach il y a de cela quelques années afin d'habiter avec ma tante qui aujourd'hui est décédé... ma vie n'a rien de bien palpitant... il n'y a rien à raconter à propos de moi, Nicholas De Saintcroix...

Il releva son regard pour croiser à nouveau celui de la paysanne. Sans doute cela la décevra-t-il comme réponse, mais pourtant c'est vrai. À ses yeux, Nicholas ne possède nullement une vie qui soit intéressante... et ne préférant nullement aborder la mort de ses parents, la raison de sa venue à Forbach, lorsqu'on aborde le reste... on voit qu'il n'a pas grand chose à dire... ou du moins peu de chose dont il peut mentionner.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-du-lys-noir-f49/nicholas-de-saintcroix-apprenti-t479.htm
Joan Witham
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 338
Date d'inscription: 08/06/2008

Informations Personnage
Âge: 19 ans
Titre: Paysan
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Jeu 12 Mar 2009 - 5:45

Dire que cette réponse avait satisfait la jeune femme serait un mensonge. En faisant ce commentaire, elle n'avais pas voulu tout savoir de lui, mais au moins quelques confidences. Quoiqu'il en soit, Joan ne pouvait lui en vouloir, elle savait bien ce qu'était la timidité. Elle ne savait que trop bien ce que c'était que de croire que son existence était totalement vide d'intérêts. Elle même n'avait pas beaucoup de choses à raconter sur sa vie. Elle n'avait pas de terrible secret, quelques blessures, certes, mais rien de compromettant. En fait, son histoire, elle avait été vécue par mille personnes. Ce n'était rien d'extraordinaire, mais à elle, cela lui avait crevé le coeur.

Toute son enfance, elle avait été déchirée entre sa mère et sa nourrice. C'était malheureux à dire, mais Catherine, la nourrice, avait davantage eut l'instant maternel que la mère de Joan, Margaret. Cette dernière en avait été verte de jalousie, et pour la jeune Joan, il était difficile de concevoir cette haine, car elle aimait sa mère et sa nourrice également. Cependant, cela n'avait jamais été suffisant pour Margaret, ce qu'elle voulait, c'était plus. Elle voulait toujours être plus que Catherine. Plus forte, plus importante, plus sévère, plus pieuse... En recherchant sans cesse l'attention de son unique fille, mais de la mauvaise façon, elle s'en était éloignée, et elle avait oublié l'essentiel : pour recevoir cet amour, il fallait aimer d'abord. Mais cette femme aigrie était aveuglée par la jalousie dans un esprit de possession et nom d'amour.

Ne pas être aimée de sa propre mère était plus difficile à vivre que cela n'y paraissait. Joan l'avait vu comme une honte. Elle avait eu honte d'aimer une femme comme sa mère. Élevée dans un esprit très pìeux, sa mère l'avait initiée rapidement au cathéchisme et à la conception des péchés. Voyant la complicité grandissante entre Joan et Catherine, Margaret mettait une attention démesurée sur le commandement :«Tu honoreras ton père et ta mère.» Profitant de la nature tranquille et timide de sa fille, elle élargissait la définition de ce commandement afin que Joan se mette à penser que sa complicité avec sa nourrice était mal. Cela avait été la principale arme de Margaret contre Joan et Catherine : la culpabilité. Mais à la fin, elle avait perdu. Oh non, Margaret n'était morte, bien que Joan aimait la présenter ainsi. Mais elle avait perdu quand même. Elle était loin maintenant, et si vraiment, elle était morte, Joan n'en saurait jamais rien.

Mais pour en revenir à l'histoire présente, Joan doutait bien que Nicholas n'avait rien à raconter. Elle le voyait bien à ses yeux, à son allure, qu'il était différent. Il n'était pas un représentant de la noblesse comme les autres, et une telle différence ne venait pas de nulle part. Oui, d'une part, il était un artiste, c'était une piste. Les artistes, qu'ils fussent pauvres ou riches, particulièrement riches, n'étaient jamais bien vus en société. C'était une affaire de saltimbanques puérile selon ce qu'en pensait la noblesse. Seulement bons à divertir. Ce n'était certes pas ce que pensait Joan, mais peut-être cela expliquait-il la nature unique de Nicholas.

Mais plutôt que de s'acharner, Joan respecta le silence de Nicholas sur sa vie. Après tout, ce n'était qu'une première. Si tout se passait comme dans ses rêves, ils deviendraient plus complices avec le temps. La confiance s'acquiert avec le temps. En souriant :


«Bien. Nicholas de Saintcroix. Vous aurez tout le temps de me parler de votre secret, puisque nous nous reverrons.»

Sur ce, Joan continua à déguster son repas.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-d-olrun-f48/joan-witham-t390.htm
Nicholas De Saintcroix
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 122
Date d'inscription: 29/09/2008

Informations Personnage
Âge: 20 ans
Titre: Noble
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Mer 25 Mar 2009 - 0:36

Ce n’est pas le désire de tout lui révélé qui lui manque, mais le risque est trop grand. Bien que sa pitoyable réponse a sans doute su décevoir les attentes de Joan, le violoncelliste ne pouvait pas lui en révélé bien plus, du moins rien de bien détaillé pour l’instant. Il aimerait faire d’elle sa confidente, la seule et unique personne hormis lui-même à connaître ses secrets, mais cela lui est impossible. En fait… non il pourrait tout simplement lui dire, cela semble actuellement très possible, mais est-il près à courir le risque ? Nicholas possède une certaine confiance en elle, cependant il sait très bien que les murs ont des oreilles. Il n’y a rien qui est confidentiel dans un endroit tel que celui-ci, il n’y a rien qui soit réellement intime ou privée et cela même si durant un instant, lorsqu’il croise le regard de Joan, Nicholas peut croire qu’il est seul avec elle. Avec elle, il lui semble être autant difficile de demeurer dans le monde réel que lorsqu’il joue de son violoncelle.

Enfin, peut-être serait-elle capable de comprendre pourquoi il souhaite demeurer silencieux à propos de son passé… ou peut-être si elle ne comprend pas, qu’elle saura se montrer suffisamment aimante de lui pour ne pas lui en vouloir. Il est généralement difficile de dire que le responsable de la mort d’un des parents est soi-même… encore plus lorsqu’il s’agit de la mort d’un homme d’Église. Il ne s’agit pas exactement des premières choses que l’ont raconte à la première venue. Oh ce n’est pas parce qu’il perçoit Joan comme étant la première venue, une personne parmi tant d’autre, car vous le savez très bien que ce n’est pas du tout le cas. À ses yeux elle est particulière, unique et il ne serait vraiment dire pourquoi. Toute fois, comment percevrait-elle un homme qui est un meurtrier ? Imaginez vous s’il devait se confesser entièrement et dire qu’il est un sorcier.

Toute fois, ce qu’elle lui dit lui remit un léger sourire aux lèvres. Il est vrai qu’il aura la chance de lui parler un peu plus, de lui dévoiler quelques un de ses plus petits secrets, car ce soir n’est pas leur dernier soir. Avec le temps, les liens entre eux finirons par devenir de plus en plus fort… peut-être qu’il finira par lui faire suffisamment confiance pour lui dévoiler quelques secrets un peu mieux gardés. Il leva les yeux vers elle et goûta le bouillon une fois de plus. Ce simple moment lui faisait du bien… et ce n’est pas seulement à cause qu’il remplissait le vide dans son estomac par de la nourriture, mais parce qu’il passait un très bon moment avec une personne qu’il appréciait. Il pouvait se voir avec elle, chez lui, non pas au château, mais à un véritable chez lui, en compagnie de Joan devant un simple bol de bouillon comme ce soir. À cet image, il faillit rire, mais il c’est retenu et lui à tout simplement sourit.


-Je vais bien trouver une manière de vous revoir… j’adore vous avoir en ma compagnie… j’aime votre présence…

Il prit un peu de son bouillon et jeta son regard sur les gens qui était dans l’établissement. Après un instant à les observer Nicholas fini par regarder à nouveau la demoiselle qui était en fasse de lui.


-Vous savez… il est drôle de voir qu’ici les gens parlent de tout et de rien… alors que la plupart ne se connaissent même pas… ou plutôt ils ne se connaissent pas réellement…

Montrant du doigt un duo un peu plus loin qui discutait tout en versant un peu plus d’alcool dans leurs vers. Deux hommes qui discutent, se connaissent-ils vraiment ? À première vue il serait facile de croire que oui, mais à les écouter un peu, de les observer un peu plus pour voir qu’ils sont en réalités que de parfaits étrangers.

-Ce qui fait qu’une personne vous est étrangère n’a rien à voir avec le temps que vous la connaissez… mais à quel point vous connaissez son âme…

Il se mit à rire, se trouver un peu idiot d’avoir dit ça comme ça. Il faut dire qu’il a l’impression d’avoir connu Joan depuis toujours, c’est sans doute pourquoi il est ainsi avec elle. Nicholas possède cette impression depuis qu’ils sont dans l’atelier… et là à la regarder un peu plus… il a l’impression de l’avoir connu durant sa vie entière. Toute fois elle est toujours pour lui un bon nombre de mystère… l’un d’entre eux est à propos de ses cheveux… pourquoi les caches t-elle ? Elle n’a point besoin de couvrir sa tête alors qu’il fait si beau à l’intérieur.

-Joan… pourquoi cachez-vous vos cheveux?

(DÉSOLÉ DU DÉLAIS ET DE LA PITOYABILITÉ DE LA RÉPONSE)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-du-lys-noir-f49/nicholas-de-saintcroix-apprenti-t479.htm
Joan Witham
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 338
Date d'inscription: 08/06/2008

Informations Personnage
Âge: 19 ans
Titre: Paysan
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Jeu 26 Mar 2009 - 0:21

Nicholas avait bien accueillit la réponse de Joan. Il ne souhaitait pas en dire plus pour le moment, sans le dire, il l'avait fait ressentir, mais il avait avoué qu'il voudrait bien la voir à nouveau. Cela était pratiquement plus satisfaisant comme réponse qu'une grande confession. À tout se dire la première fois, que dit-on par la suite?! Et si le passé de Nicholas le faisait souffrir, pourquoi gâcher une aussi belle soirée? Chaque personne a droit à ses secrets. Après tout, ils ne venaient que de se rencontrer. C'était parfois si difficile de l'oublier tant la complicité qui les unissait était grande. La veille, ils ne se connaissaient pas, et même jamais, Joan n'aurait penser le rencontrer.

Il était inutile de tout dévoiler ce soir comme si il n'y en aurait jamais d'autre. Pour expliquer la complicité précoce qu'il voyait en eux deux, Nicholas attira l'attention de Joan sur deux hommes qui buvaient et conversaient ensemble un peu plus loin. Au départ, la jeune femme se demanda pourquoi il parlait d'eux. Il fit valoir le fait que les gens qui se trouvaient dans cette auberge et qui tenaient conversation ensemble, ne se connaissaient pas nécessairement. Ils parlaient tout simplement. Selon lui, le fait de connaître réellement une personne n'était pas une question de temps, mais d'âme. Des âmes qui se reconnaissaient pouvaient être extêmement complice. Il parlait de leurs âmes à elle et lui. Joan trouva très beau ce qu'il avait dit et elle était d'accord. Pour ne pas l'interrompre, elle lui fit savoir par un sourire et un léger signe de tête.

Peut-être cela avait-il été un préambule à la question qui suivit.

Pourquoi se cachait-elle les cheveux?

Pourquoi, comme tant d'autres filles, Joan camoufflait-elle sa chevelure sous un sempiternel bonnet? Pourquoi cette question? Beaucoup de femmes le faisaient. Peut-être Joan y tenait plus que certaines, mais il est vrai que sa façon de le faire peu importe le temps qu'il faisait dehors, lui donnait parfois l'air d'une bonniche, obligée de se soumettre à un code vestimentaire strictes toujours imposé par la maîtresse, ayant surtout peur que le maître ne se laisser tenter à des bassesses avec les domestiques. La pudeur était une des raisons qui poussait Joan à agir de la sorte. Sa mère avait été très dévote et stricte. Elle-même s'était couvert les cheveux tout sa vie, et elle n'en avait pas exigé moins de sa fille. Surtout après avoir constaté la couleur de ses cheveux. Dans un mariage arrangé, son père lui avait donné M. Witham en mari. Un homme travaillant d'origine irlandaise. Ses cheveux n'étaient pas comme ceux de Joan. Il les portait bruns avec une pointe de roux visible qu'au soleil. Margaret avait appris à aimer cet homme, contre toute attente. Très pieuse, elle avait été quasi horrifiée de constater la tête rougeâtre de son bébé à peine né. Connaissant les origines de son époux, elle lui en avait mis la faute. Évidemment, comment cela aurait-il pu en être autrement? Margaret et ses cheveux bruns foncés n'auraient pas pu transmettre cette couleur. Mais pourquoi cela était-il donc si épouvantable? En dévote qu'elle était, tout ce qu'un homme d'église lui disait était parole divine, ainsi, lors d'un sermon, l'abbé avait vaguement fait mention des signes du malin... déclarant que les porteurs d'une couleur de cheveux plus éclatante que les autres (ainsi faisait-il référance au roux, sans le dire clairement), étaient plus susceptibles de succomber aux tentations. Margaret avait donc poussé Joan cacher ses cheveux jusqu'à en lui donner honte.

Mais allait-elle le dire? Ou peut-être ne dirait-elle que c'était pas pudeur... Après tout, elle savait que cette manie était un peu ridicule. D'autres filles rousses se baladaient les cheveux au vent sans se faire traiter de sorcière pour autant. Ce fait étant véridique dans le cas de Joan, elle craignait davantage qu'on fasse le rapprochement, aussi ridicule qu'il pouvait être. C'était psychologique.


«Peut-être l'avez-vous remarqué. Je suis rousse.»

Cette déclaration pourrait sembler un peu niaise toute seule, mais Joan poursuivit :
«Ma mère, dévote, trouvait cette couleur... mauvaise. Elle ne l'aimait pas, elle a voulu que je porte un bonnet, et c'est devenu habitude.»

Cette explication sembla convenir à Joan, elle était véridique, mais brève, inutile de raconter l'histoire au complet. Malgré tout, elle ne pu s'empêcher d'ajouter :

«Je sais... vous pensez que c'est stupide...»

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-d-olrun-f48/joan-witham-t390.htm
Nicholas De Saintcroix
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 122
Date d'inscription: 29/09/2008

Informations Personnage
Âge: 20 ans
Titre: Noble
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Mar 31 Mar 2009 - 23:09

Peut-être avait-il était indiscret en lui demandant cela, il est clair qu’une femme qui se respecte a généralement les cheveux attachés craignant de passer pour une courtisane ou bien comme étant une fille facile aux yeux de la populace. Il est donc fort probable que les raisons qui poussent Joan à couvrir ses cheveux ainsi est celles qui poussent un bon nombre à le faire en tout temps, hormis la température. De plus, il est vrai qu’avec un travaille comme la sien, il est préfère que les cheveux soit attachés afin de pas obstruer la vue et risquer de se piquer… enfin son travaille, son ancien travaille, car bientôt elle sera au service d’une famille plus fortuné. Peut importe, la question était déjà lancé, les paroles avaient déjà voyagé de ses lèvres jusqu’aux oreilles de la demoiselle et il était déjà trop tard pour le moindre retour en arrière. Tout ce qu’il espérait c’est que sa question n’était pas trop indiscrète, voir qu’elle perçoit cette question comme étant un sujet vulgaire alors que lui voit le tout comme étant une question comme une autre.

Il ignore tout des traditions et des croyances de Joan, mais si elle lui répond, peut-être va-t-il en apprendre un peu plus sur cette dernière. C’est généralement avec des petites questions toute simples qu’une personne peut apprendre les plus grandes choses sur les autres… cependant il faut savoir y trouver l’information. Par ses gestes et par ses mots, Nicholas pourrait peut-être déterminé si cette dernière ne porte qu’un masque et qu’en réalité la fréquenté peut mettre sa propre vie et celle de ses sœurs en péril. Enfin, parce qu’il a pu ressentir venant d’elle jusqu’à présent ce n’est point le cas, il s’agit là d’une femme bien et en ses yeux le violoncelliste n’a pu y décerner la moindre malice, donc les chances qu’elles soient de l’inquisitions sont très faibles – à vrai dire il a quasi écarté cette possibilité. Même s’il ne la connaît que très peu, il s’agit là d’une question d’instinct…

Alors maintenant il écoute attentivement, accrocher à ses mots comme elle fut accrochée à sa musique. Elle lui demanda s’il avait remarqué qu’elle était rousse… évidemment qu’il l’avait remarqué, même s’il ne peut voir sa crinière enflammé, le reste de ses traits l’affiche clairement… mais en quoi la couleur de sa chevelure à tel quoi que ce soit à voir avec ça ? En a-t-elle honte ? Certes parfois dans notre société les rousses peuvent être perçu comme étant des prostitués, des créatures de Satan ou des sorcière… mais bon le côté sorcière ne dérange pas vraiment Nicholas. Pour être une prostitué, elle ne possède aucunement l’attitude d’une femme facile, d’une femme qui coucherait avec un homme pour de l’argent… et pour la créature de Satan… c’est totalement ridicule selon lui. Enfin l’explication se poursuivit après la déclaration. Sa mère, une dévote rien de surprenant alors… simplement cette explication faisait en sorte qu’il comprenait tout à présent. Enfin il n’y avait sans doute pas tous les détails, mais lui non plus lorsque le moment fut qu’il devait parler de lui-même, il n’a pas tout dit. Toute fois, il fut satisfait par l’explication et en apprit beaucoup sur Joan.

Elle avait reçu une éducation religieuse du côté de sa mère, pour ce qui est de son père, si sa mémoire est bonne, Nicholas n’a jamais perçu monsieur Witham comme étant un homme d’église, mais il était jeune à cette époque… et les souvenirs sont vagues. Donc il ne peut vraiment se fier à ce qu’il se souvient de lui. Ce qui fini par faire réagir Nicholas n’est pas l’explication en tant que tel, mais ce qu’elle y ajouta.

«Je sais... vous pensez que c'est stupide...»

En quoi est-ce stupide ? Pourquoi croit-elle qu’il pense que c’est stupide ? Ce fut là son éducation, donc il est normal qu’elle soit demeurer marqué par cela. Qu’on ai aimé cela ou non, notre passé nous forge pour aujourd’hui et demain. Le violoncelliste fit glisser sa main sur la table, attrapant doucement celle de la jeune femme. Ses sombres prunelles étaient toujours posés sur elle et il était toujours dans un profond silence depuis sa question, mais ce silence le quitta dès qu’il fini par murmurer un peu.

-Joan… cela n’a rien de stupide… oui j’ai remarqué que vous êtes rousse et je suis conscient des histoires et préjugés qui y sont rattaché…

Il fit une pause… le temps de prendre son souffle peut-être, voir le temps de songer à ce qu’il allait dire par la suite.

-Cela a fait parti de votre éducation… je peux comprendre cela… c’est votre passé et je sais très bien à quel point aujourd’hui et demain le passé peut nous influencer… ne dite donc pas que c’est stupide Joan… cependant je dois avouer que je suis certain que vous êtes plus jolie sans votre bonnet… tout est bien plus beau à l’état le plus pure et naturel

Il lui sourit. N’allez pas croire qu’il essayait de la séduire, c’est tout simplement qu’il s’agit de sa façon de penser, car pour lui la beauté n’est pas quelque chose que l’ont créer avec des artifices ni même une chose que l’ont devrait essayé de cacher… mais n’ayant pas reçu la plus religieuse des éducations de sa mère et de sa tante il ne pense pas comme un homme d’église. L’homme dont le nom commence par A a bien essayé, mais il n’y a rien eu à y faire. Il est un artiste, son âme c’est libéré via son art même si l’Église pourrait le voir comme un bon a rien, un être corrompu qui cherche à corrompre les autres à travers la musique expressive de son violoncelle au lieu de chanter des chants religieux…

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-du-lys-noir-f49/nicholas-de-saintcroix-apprenti-t479.htm
Joan Witham
Apprentie
Apprentie


Nombre de messages: 338
Date d'inscription: 08/06/2008

Informations Personnage
Âge: 19 ans
Titre: Paysan
MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham)   Ven 3 Avr 2009 - 18:26

Oui, il avait compris, c'était son éducation. Mais Joan eu peur que Nicholas ne la prenne pour une petite dévote elle-même. Alors que c'était totalement faux. Oui, sur la façade, elle devait faire semblant qu'elle conservait l'éducation que sa mère lui avait donnée, mais il y avait longtemps qu'elle ne croyait plus aux fadaises de l'Église. Mais personne n'irait crier au monde que tout ce que racontaient les hommes d'Église était faux et mysogine. C'était un coup à se faire accuser d'hérésie ou encore de sorcellerie. Il était difficile de déterminer lequel de ces deux «crimes» était pire aux yeux de tous. Joan pensa qu'il s'agissait du deuxième. L'hérésie était le doute concernant la doctrine de la religion catholique, mais la sorcellerie, dans l'imaginaire collectif, commençait avec la copulation avec le démon. Alors là, l'âme était perdue à jamais.

Nicholas semblait tellement être un libre penseur, un artiste, qui n'en avait que faire de ce que pouvaient penser les autres. Joan ignorait d'où cela pouvait lui venir. Il était charmant certes, mais ils venaient de lieux tout a fait différent tous les deux. Qu'est-ce que Joan aurait aimé elle-aussi développer un art. La musique, le dessin peut-être... Bon, certains diront que la broderie était un art en soi, mais c'était beaucoup moins prestigieux. En fait, cela ramenait au métier de couturière et les seules couturières qui arrivaient à être bien reconnues étaient issues de la noblesse. Pour Joan, il s'agissait d'un moyen de subsistance. Jamais les dames de la haute n'étaient entrées dans son petit étal, elles préféraient se faire servir par des personnes de leur rang. Si seulement, M. Witham, son père, n'était pas décédé aussi prématurément, Joan aurait pu offrir des services plus personnalisés aux bourgeoises.

Pour la première fois depuis qu'ils étaient arrivés à l'auberge, Joan se senti inférieure. Elle se senti sans aucun intérêt. Pourquoi ils étaient là tous les deux. Elle avait été attirée par lui évidemment. Il était séduisant, il était très gentil, il semblait vouloir être avec elle. Elle lui avait même dit qu'elle souhaitait le revoir. C'était vrai dans un sens, mais dans l'autre, elle craignait de ne pas être à la hauteur. Et où tout cela les conduirait?! Ils étaient là tous les deux, comme des amis... Il fallait arrêter de se raconter des histoires. Ils imaginaient la même chose... ils envisageaient un avenir. Mais est-ce que cela était vraiment possible? Une paysanne et un noble. Elle, était sans famille, mais lui... Peut-être en avait-il une. Comment percevrait-ils qu'il fréquente une paysanne, anciennement une pauvre couturière, et bientôt une gouvernante. Cette position était mieux pour elle, mais elle demeurerait une domestique aux yeux de tous les nobles. Son nom de comportait pas de «de», et il n'en comporterait jamais d'ailleurs.

Et maintenant, il exprimait le désir, entre les lignes, de voir ses cheveux. Elle ne voulait pas le décevoir, mais elle n'enlèverait pas son bonnet ce soir.


«C'est un bel essai Nicholas, mais cette habitude ne disparaîtra pas de si tôt. Vous savez, je ne suis pas ma mère. Je ne veux pas que vous pensiez que je suis cette dévote que je vous ai décrite. Je serais plutôt le contraire...»

Par cette intervention, Joan tentait de dire, de façon déguisée qui elle était vraiment. Était-ce là une façon de prouver qu'elle n'était pas aussi insipide qu'elle ne le paraissait? Peut-être.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://witchslay.forumactif.com/sorcieres-d-olrun-f48/joan-witham-t390.htm
 

Quand les fantômes dansent (Joan Witham)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Witch Slay :: Sur les Pavés - Ville :: La Place du Marché :: La Grande Rue-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet