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| | | Quand les fantômes dansent (Joan Witham) | |
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Nicholas De Saintcroix Apprentie


Nombre de messages: 122 Date d'inscription: 29/09/2008
Informations Personnage Âge: 20 ans Titre: Noble
 | Sujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham) Mar 7 Avr 2009 - 19:25 | |
| Elle venait sans doute de mal comprendre ce qu’il eut chercher à lui dire verbalement, certes voir sa crinière de feu l’intéresse, mais ce n’est nullement la raison qui l’a poussé à dire les quelques mots qu’il a prononcé il y a de cela un bref instant. Il écouta attentivement chaque mot provenant des lèvres de Joan comme si chacun d’entre eux lui étaient précieux. Ce qui l’a fait un peu plus sourire fut lorsqu’elle lui dit qu’elle n’était pas comme sa mère, qu’elle n’est pas une dévote… qu’elle est plutôt le contraire. Jamais Nicholas en a douté, il l’eut sentit dès le début, car une dévote n’aurait jamais agit ainsi avec lui, elle n’avait pas non plus l’attitude d’une traînée. À vrai dire, il ne sait nullement qui elle est, ou qu’est-ce qu’elle est en réalité, mais cela l’importe vraiment très peu, car à ses yeux elle est tout simplement Joan. Que souhaitait-elle affirmer en disant qu’elle est plutôt le contraire d’une dévote ? Cette phrase hors de contexte pourrait être perçu de nombreuses façons, mais bon ceci fit réfléchir Nicholas durant un instant. Et si elle en était une ? Une quoi vous direz. Une sorcière bien évidement. Si Joan était une sorcière, est-ce là une façon discrète de lui avouer cette face cachée de sa personne ? À vrai dire, cela ne le surprendrait aucunement, toute fois il sait très bien que la relation entre eux sera difficile si c’est le cas… car il est fort probable qu’elle appartienne à la tribu d’Olrun.
Vous connaissez tous les relations qui existent entre eux et le Lys. Personnellement, Nicholas en a rien à faire qu’elle soit avec eux, car dans son cœur elle demeure la même femme qu’il a rencontrée plus tôt dans la journée, Joan la couturière. Non pas Joan la couturière, simplement Joan, Joan Witham. Toute fois que fera t-il si c’est réellement le cas ? Sera-t-il capable de poursuivre cette relation qui existe entre eux ? Le carte de l’honnêteté et du franc jeu, que va-t-il en faire, va-t-il lui avouer lui aussi être un sorcier ? Il ignore le point de vu qu’elle possède à propos du Lys, car pour elle, il n’est que Nicholas, le noble violoncelliste. De toute façon, c’est ce qu’il est pour la plupart des gens... en plus d’être une disgrâce chez les nobles à vouloir être un artiste alors que pour la plupart l’aristocraties ne devraient pas désirer être un artiste, car ils sont généralement des gens du peuples engagés pour le simple plaisir. Souvent les musiciens sont une façon d’impressionner les gens, plus un noble embauche d’excellent musicien, plus il semble gagner du respect de ses confrères. Ainsi ils se voient comme étant des êtres distingués, mais en réalité ils ne connaissent rien à la musique ! Ils ne connaissent rien à l’art et ne font dire que ce qui est beau et moche selon leur appréciation personnelle sans aucune profondeur. Ils vont dénigrer les génies artistiques et audacieux en disant qu’ils ne sont rien de plus que des fous.
Bref, pour en revenir à elle, si c’était le cas, si elle était une sorcière, pourquoi lui dire à lui ? Possède t-elle une intuition en ce qui le concerne… ou peut-être sait-elle déjà qui il est ? Enfin songer à tout cela ne ferait que le rendre paranoïaque… c’est mieux pour lui s’il parvient à éviter ce genre de réflexion. -Je suis fort conscient de cela Joan… vous n’êtes pas votre mère comme je ne suis point mon père… mais pourtant nous possédons des caractéristiques bien à eux… cependant à mes yeux vous êtes tout simplement Joan Witham de Forbach… et cela en soi est suffisamment magnifique et grand pour faire de vous une personne unique et exceptionnelle… Il finit son bol de bouillons par la suite et déposa sa cuillère dans le contenant vide et puis il quitta Joan du regard pour aller le déposer sur le monde autour de lui durant un instant avant de porter à nouveau son attention sur la femme avec qui il a partagé son repas. -Je dois vous l’avouer Joan… vous me fascinez… vous m’inspirez… En disant cela, il rougit un peu, cependant il espérant que l’ambiance tamisé de l’endroit pourra agir comme une couverture afin de cacher ses airs un peu timide. Jamais il n’avait dit à une femme qu’elle l’inspirait avant, qu’elle lui était une sorte de muse, alors pourquoi lui avoir dit à elle ? Cela il n’en sait rien, sans doute craignait-il intérieurement que malgré sa volonté il risque de ne plus être capable de la revoir ? Peut-être un peu cela qui lui fais peur… car si elle est d’Olrun… cela risque d’être dangereux pour eux de se fréquenter… mais cela vaut le coup. Il l’aime bien… peut-être un amour romantique et non seulement amicale, car il doit avouer ne jamais avoir été aussi bien en la présence d’une femme, voir en la présence de qui que ce soit. |
|  | | Joan Witham Apprentie


Nombre de messages: 338 Date d'inscription: 08/06/2008
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 | Sujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham) Lun 13 Avr 2009 - 1:32 | |
| Faut-il croire au coup de foudre? Est-ce que ce coup du destin mérite qu'on s'y attarde ou bien n'est-ce qu'une invention, à la limite, une légende. Les personnes qui avaient passé dans sa vie avaient enseigné beaucoup de choses à Joan. Son père lui avait enseigné l'amour parental, sa mère lui avait enseigné que les liens de sang ne sont pas ce qui engendre l'attachement, Catherine lui avait enseigné une nouvelle manière de vivre... Mais personne ne lui avait jamais parlé d'amour. Les parents de Joan avaient du apprendre à s'aimer et le seul amour que Catherine n'ai jamais connu avait été trop douloureux pour qu'elle n'accepte d'en parler. Joan avait appris à concocter des potions avec les plantes, les bases de la sorcellerie, la communion avec la nature, elle avait appris à se débrouiller seule dans la vie, mais jamais, elle n'avait appris à aimer d'un amour bien au-delà de la simple amitié. Alors comment pouvait-elle le reconnaître? Comment pouvait-elle savoir s'il était trop tôt pour affirmer l'amour. Alors, oui, bien sûr, elle se demanda si c'était ça un coup de foudre.
Joan savait lire. Elle avait donc lu des histoires dans lesquelles deux personnes se voient pour la première fois et aussitôt sont épris l'un de l'autre. Une légende qui avait envenimé ses idées de romance impossible était celle de Tristan et Iseut : l'amour inconditionnel, même séparés par la distance. Mais Tristan et Iseut avaient bu un filtre d'amour pour en arriver là. Pour une sorcière, c'était bien étonnant à lire, d'autant qu'un amour issu de la manipulation des sentiments ne pouvait que mal finir. Et c'était ce qui arrivait à Tristan et Iseut à la fin. La seule idée fausse que l'un était mort suffisait à tuer l'autre... C'était le retour des choses de la sorcellerie. Un charme jeté sur l'union de deux personne ne se romp pas à la mort de l'un... la mort entraîne alors les deux êtres. Les charmes d'amour étaient en fait des poisons pour mourir à petit feu. Mais là, Joan n'avait lancé aucun sort. Alors que se produisait-il? Pourquoi avait-elle l'impression d'être liée à un homme à qui elle n'avait jamais parlé avant aujourd'hui.
Un jour dans l'échoppe de son père, elle se souvenait à présent, elle aussi, de ce jeune garçon. Les mêmes cheveux, les mêmes yeux. Elle avait souvent souhaité lui parler, mais son tempérament timide l'en avait empêchée. Peut-être était-ce cela. Ils auraient dû se rencontrer à cette époque là, mais le destin avait ses limites si on ne lui donnait pas de coup de main. Maintenant il se reprenait.
Oui, bien sûr que le coup de foudre existait. Toute sorcière qui se respectait le savait. Si on croyait aux lignes du destins et aux âmes, alors, on pouvait en déduire que le coup de foudre existait. Joan en était convaincue maintenant. Sinon, comment expliquer qu'elle se sentait si liée à un étranger dans la réalité, qui ne l'était pas du tout dans son coeur. Il était celui qu'elle aurait dû rencontrer il y a de cela des années. Il avait cette façon de faire qui faisait ressentir à Joan qu'elle était unique. Cela était un peu embarrassant, pas habituée à ce genre d'attention. Maintenant, elle était fascinante... Pour cet aveu, elle eut cette réponse pour le moins étonnante :«Je crois que je sais pourquoi. Si vous voulez le savoir, je vous le dirai.»Joan n'avait pas sorti ces paroles sur un coup de tête, elle y avait pensé. La réflection se faisait dans sa tête depuis le début de ce repas. Ils se connaissaient depuis peu, mais Joan sentait qu'elle n'avait pas à avoir peur de Nicholas. Probable que ses soeurs d'Olrun l'auraient prise pour une écervelée sans conscience, une fille qui cherche les ennuis, mais, elle, qui n'avait personne avec qui partager son secret depuis la mort de Catherine, avait cet aveu qui lui brûlait les lèvres. Peut-être avait-elle tort de faire ce qu'elle s'apprêtait à faire, mais elle avait décidé de jouer au jeu du destin. Un mot. Un seul mot et elle serait soit heureuse, soit condamnée. Si cela avait été de son époque, Joan aurait avoué d'elle même qu'elle jouait à la roulette russe. Elle n'avait qu'une seule balle et ce serait sa vie ou sa mort. C'était à Nicholas de décider. |
|  | | Nicholas De Saintcroix Apprentie


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 | Sujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham) Jeu 16 Avr 2009 - 22:23 | |
| Vis-à-vis sa muse, le musicien c’est confessé. D’une façon indirecte il lui a dit qu’elle lui plaisait, car une personne qui ne lui plait aucunement ne peut être logiquement sa muse, non ? Du moins, par la façon dont elle l’inspire, à travers les mélodies qui vibres autant dans son cœur que dans son esprit, il est claire qu’elle ne lui inspire point la haine, mais bel et bien l’amour. Certes il n’a point réellement dit quel sorte d’inspiration qu’elle lui procure, mais lorsqu’on le regarde, lorsqu’on plonge son regard dans le sien… tout devient plus clair. Elle l’a entendue jouer, caresser les cordes de son instrument et s’exprimer à travers les quatre cordes ayant fait vibrer dans l’air son cœur. Est-ce donc cela l’amour ? Est-ce donc cela la romance ? Certes certains écrits parlent d’amour, mais ne dit-on pas aussi que le monde ne possède trop peu de mots afin d’exprimer ce qu’est l’amour avec un grand A. Il y a des histoires de coup de foudres, d’amour magique, ne serait-ce pas un peu ironique qu’un sorcier puisse voir l’amour comme étant quelque chose de magique ? Nicholas sait concocter de nombreux sortilèges pouvant influencer les gens… mais il ne connaît point le secret de l’amour en bouteille… sans doute s’agit-il là d’une magie plus pure… d’une magie qu’aucun mortel ne peut maîtriser ou réellement comprendre.
Le destin n’a sans doute point mis la dame aux cheveux de feu sur sa route pour rien. Cette dame au visage familier, la fille de monsieur Witham qu’il a régulièrement vu lors de ses jours anciens. Jamais il ne lui a adressé la parole avant aujourd’hui, à vrai dire il n’eut jamais de réel contacte entre eux si ce n’est qu’un instant où leur regard se sont brièvement entrecroisé alors que les adultes faisaient affaires. Aujourd’hui ils sont grands, Nicholas n’était qu’un jeune garçon à l’époque et aujourd’hui il a fleurit en un homme et ce fut le même cas pour Joan, une jeune fleure qui est devenu aujourd’hui une magnifique femme malgré sa vie qui dû être plutôt vigoureuse. Alors lorsqu’elle lui dit : «Je crois que je sais pourquoi. Si vous voulez le savoir, je vous le dirai.», notre protagoniste ne pu s’empêcher de se demander si elle avait des souvenirs de lui, de la première fois qu’ils se sont vu. À cela, il lui sourit, intrigué par ce qu’elle avait à lui raconter. Sans se confier une fois de plus, il lui avoua dans un murmure qu’elle seule pouvait sans doute entendre.
-Racontez moi, racontez moi pourquoi Joan… Il était intrigué, un curieux de nature. Nicholas souhaitait connaître cette demoiselle et en écoutant ses songes, le musicien apprenait à la découvrir. Elle est un livre dont il connaît que les premières pages, des pages qui ont su le captiver à un point tel qu’il souhaite lire la suite, mais pour cela il doit attendre que les mots soient révélés devant ses yeux. Jamais il ne fut aussi fasciné par qui que ce soit et c’est sans doute aussi la toute première fois qu’il cherche dans sa mémoire des souvenirs de son passé. Il cherche à la revoir comme elle était il y a de cela environ dix ans. Toute fois, bien qu’il était plus ou moins dans sa rêverie, son attention était tout de même entièrement sur Joan, il attendait avec impatience les mots qui sortiraient de ses douces lèvres. Enfin douces lèvres… il n’a point goûter à ses baisés… que par ce qu’il voit, il s’imagine la sensation… de toute façon il ne peut qu’imaginer, puisqu’il n’a jamais embrassé qui que ce soit auparavant… enfin ça mère et sa tante sur la joue… mais sinon jamais. Les femmes sont pour lui toujours un grand mystère… de toute façon il est bien conscient qu’il est impossible dans une vie d’homme de connaître une femme tout entière. Elles sont des êtres de mystères… ce qui le fascine d’autant plus… Qui est-elle réellement, que ressent-elle pour lui ? Il ignore tout ou presque… alors que certains ont tendance à craindre l’inconnu, Nicholas cherche à l’embrasser, à le découvrir.
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|  | | Joan Witham Apprentie


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 | Sujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham) Sam 18 Avr 2009 - 4:33 | |
| Nicholas avait appuyé sur la détente. La toile était en train de se tisser et il était trop tard pour reculer. Elle l'avait dit de façon si assurée, comme une promesse, qu'il aurait été malhonnête de ne pas continuer. Malgré tout, il serait faux de dire que Joan ne regretta pas un peu ce qu'elle avait dit. Mais Nicholas avait semblé si intrigué de ce qu'elle avait à raconter... Il se passait en ce moment une guerre silencieuse dans la tête et la coeur de Joan. Si le bruit qui faisait résonner son cerveau avait pu être entendu par tous les gens se trouvant dans cette auberge, ils en seraient devenus sourds. Pourquoi avait-elle voulu avouer? Elle se le demandait encore. Parce qu'une idée traversait à présent son esprit, une idée qui ne l'avait pas effleurée au moment où elle avait prononcé les mots fatidiques. Si elle continuait son aveu, elle trahirait ses soeurs. Oui bien sûr, tout dépendant de l'issu de l'aveu, la trahison serait plus ou moins grave. Si Nicholas était simplement un jeune noble tout ce qu'il y a de plus normal, alors le secret des sorcières serait divulgué et alors Joan mettrait en danger sa vie et peut-être même celle de ses soeurs. Cette perspective fit pâlir la jeune femme. Mais si au contraire Nicholas était un sorcier d'Olrun ou du Lys Noir (ce clan avait plus de chance d'être celui de Nicholas si par chance il était un sorcier), alors le geste n'était plus aussi grave. La plupart des sorciers d'Olrun et du Lys se connaissaient sans se fréquenter nécessairement. Qui ne savait pas que la veuve comtesse Alicia était la meneuse du Lys Noir?! Ce n'était pas un crime que de dévoiler son identité à un autre sorcier peu importe son appartenance. Cette perspective était plus rassurante. Joan choisit donc de suivre son premier instinct, mais elle ne pouvait pas le dire ainsi, alors que tout le monde pouvait entendre. C'était dangereux. Mais quel serait le meilleur moyen de le dire? L'écrire, bien sûr. Joan avait de quoi écrire dans son panier. Probable que Nicholas se demanda ce qu'elle fabriquait à sortir un bout de papier, un minuscule flacon d'encre presque vide et une vieille plume qui ne ressemblait plus qu'à une petite baguette un peu tordue. Pour tenter de lui faire comprendre que cela ne prendrait qu'un moment, Joan jeta un bref coup d'oeil à Nicholas. Elle grifonna ensuite quelque chose qui ne prit que quelques secondes. Un mot. Un seul mot figurait sur le bout de papier. Aussitôt écrit, le papier fut retourné sur la table de sorte que personne ne puisse voir ce qui était écrit. Joan le glissa ainsi sur la table vers Nicholas, qui devait comprendre qu'il devait être discret. Sorcière Voilà, c'était fait. Nicholas de Saintcroix savait tout. |
|  | | Nicholas De Saintcroix Apprentie


Nombre de messages: 122 Date d'inscription: 29/09/2008
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 | Sujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham) Mer 22 Avr 2009 - 23:43 | |
| Il s’agissait d’une soirée remplie de confiance en effet, le genre de confidences qui sont généralement très rares chez les gens qui font une première rencontre… ou plutôt une première véritable rencontre. Il y existe une différence entre rencontré rapidement une personne dans la rue, croiser le regard avec celle-ci et puis poursuivre sa route et s’assoire avec elle, discuter et partager. Alors qu’il venait de simplement lui avouer qu’elle était telle une muse, là voilà qu’elle s’apprêtait à lui faire une déclaration encore plus grande qu’il l’aurait imaginé. Selon lui, elle lui aurait sans doute parlé de leurs jeunesses, du temps où son paternel était en vie et qu’il allait à son magasin avec sa tante… car c’est la seule chose logique qui lui soit venu à l’esprit. Toute fois, si c’était uniquement cela alors pourquoi l’écrire sur un bout de parchemin ? Il n’y a aucun grand secret dans tout ça, rien qu’une oreille attentive à leur discours pourraient utiliser pour leur faire du tord. S’agissait-il d’autre chose ? De quelque chose de plus ténébreux ? Sans doute, sinon pourquoi autant de prudence dans cette confession ?
Le voilà qu’il doit faire la lecture de ce qu’elle a écrit, heureusement qu’il est suffisamment éduquer pour savoir lire. Son regard toujours posé sur Joan, il prit le bout de papier sans le regarder immédiatement, puis éventuellement ses prunelles se sont tranquillement diriger vers cette confession. D’abord incertain d’avoir bien lu, il jeta un second coup d’œil à Joan très rapidement puis il regarda une fois de plus la petite note. Un seul mot, mais toute une confession y était. Si elle avait parlé de lui, elle aurait écrit sorcier… et non sorcière, cela signifiait donc qu’elle en était une, elle aussi. Enfin cela ne l’étonna pas vraiment. Sa plus grande surprise dans tout cela c’est qu’elle eut l’audace de lui confier cela dès le premier soir. Sans doute se doutait-elle, elle aussi, de l’identité de notre protagoniste. Ce serait là la logique, car elle n’aurait jamais confié cela à quelqu’un qu’elle croit être un simple homme, courant ainsi le risque qu’il la dénonce à l’Église. Joan ne semble aucunement être le genre de femme à souhaiter être la prochaine sur le bûcher.
Nicholas déchira alors ensuite la note en petit morceau dans rien ajouter. Il demeura en silence tout en plongeant son ténébreux regard dans celui de la demoiselle. Lui souriant un peu, mieux vaut prendre la parole bientôt avant qu’elle craint avoir fait une bêtise en se confiant à lui. De toute évidence, elle n’est point du Lys… mais cela ne l’importe aucunement. Qu’elle soit une sorcière du Lys, d’Olrun, qu’elle soit qu’une simple femme, elle est tout simplement Joan. Alors afin de la rassurer, un peu, il ouvrit les lèvres pour faire sortir les premiers sons :
-Et bien… Joan… je dois vous avouer que ce n’est point à quoi je m’attendais… toute fois il ne s’agit pas non plus d’une grande surprise… Il fit une pause, très courte, très naturel. Le genre de pause qui passe très bien dans un monologue.
-Vous êtes audacieuse… je dois avouer aimer cet aspect de vous… Nicholas regarda un peu au loin par la suite, cherchant à voir un peu à l’extérieur à travers une petite fenêtre. Il commençait à faire de plus en plus sombre, bientôt les rues de Forbach ne seraient plus exactement ce qui a de plus sécuritaire pour qui que ce soit. Peut-être proposé de raccompagner Joan serait la chose la plus noble à faire ? De toute façon, même s’il faisait encore jour, il lui aurait sans doute proposé cela. Retournant son regard vers elle, il continua son discours dans un tout autre champ d’idée. -Je crois qu’il serait mieux pour nous de quitter bientôt… je vais vous raccompagner jusqu’à votre demeure… Le musicien lui souriait doucement et franchement. Elle lui plaisait de plus en plus et ce soir n’était pas leur dernier soir. À l’heure qu’il est, ses sœurs doivent sans doute se demander pourquoi il n’est pas de retour… pourquoi elles n’entendent toujours pas son violoncelle chanter à travers les murs du château. Il ne lui avait pas confier qu’il était du Lys, mais elle le savait sans doute déjà sans même qu’il ait besoin de lui dire en paroles ou en écrits. Sa réaction était suffisante pour tout dire… toute fois ses sœurs du Lys et les sœurs de Joan pourraient sans doute mal voir qu’ils se fréquentent… enfin l’avenir leur dira ce qu’il en sera. |
|  | | Joan Witham Apprentie


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 | Sujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham) Jeu 23 Avr 2009 - 1:10 | |
| «Nicholas!» Il serait faux de dire que la réponse de Nicholas suffisait à Joan. La confidence qu'elle venait de lui faire en était une témoignant d'une grande confiance en lui, pourtant, il ne l'avait pas confirmé. Il s'était exprimé comme s'il l'avait toujours su. Il n'avait pas dit ce que Joan attendait. Elle avait voulu l'entendre dire lui-aussi, c'est pour cette raison qu'elle s'était commise en confession. Parce qu'elle ressentait un lien entre eux qui était plus que le simple souvenir de lui dans une vieille boutique. Bien que les pouvoirs des sorciers et sorcières étaient plutôt des apprentissages que des dons, des liens invisibles se créaient entre ceux qui utilisaient l'énergie de la nature à leurs activités. Même pour des apprentis, même pour des gens qui ne se connaissaient. Ainsi Joan se demanda si son instinct l'avait trompée. Nicholas avait semblé être si pressé de la reconduire après cela, mais c'était faux que Joan allait se contenter que de cela. Était-ce bien pire d'avouer à une première rencontre qu'elle était sorcière ou lui d'avouer qu'elle était sa muse. Elle avait voulu mettre le fait accompli devant lui, qu'il sache ce à quoi il devait s'attendre. Et bien sûr, elle avait senti la sorcellerie en lui, du moins, le croyait-elle. Mais elle tout de même besoin d'être rassurée. Ses réponses ne suffisaient pas.
Alors qu'il se proposait de la ramener chez elle. Joan, elle, ne bougea pas. Elle n'avait pas senti de mépris en lui. Il lui avait dit que son audace lui plaisait. Si seulement il pouvait savoir que ce n'était pas de l'audace du tout. Elle n'avait pas fait cette confidence en espérant lui plaire. C'était un besoin, le besoin de dire et de savoir. L'existence de Joan était très tourmentée. Tourmentée par la solitude, par les questions, par cette figure de mère qui l'avait reniée. Elle avait tant besoin d'être aimée pour ce qu'elle était, ce que sa mère n'avait jamais pu faire elle-même. Ce qui avait poussé Joan à la confidence ce soir là n'était pas qu'une seule chose. Malgré l'affection qu'elle avait pour Nicholas en ce jour, elle n'était plus capable de se contenter que de demis réponses. C'est pour cela qu'elle interpella son interlocuteur.Les mots étaient dans sa gorge et avaient un peu de mal à en sortir. Elle voulait que ce qui sortirait soit clair et précis, sans fioritures. Il était rare que Joan exigeait quelque chose, mais cette fois, c'était différent, elle avait confié un secret et elle ne serait jamais capable de dormir tranquille sans avoir la certitude qu'elle avait fait la bonne chose. «Je vous ai confié quelque chose de très important et, pardonnez ce que je vais dire, j'ai besoin de savoir à propos de vous...»Les mots étaient sortis comme ils étaient venus. Sans trop en dévoiler dans cet endroit publique, mais il semblait que ce ne ne pouvait être plus clair pour une personne qui connaissait tous les enjeux de la conversation. Ainsi, le choix était encore la merci de Nicholas. |
|  | | Nicholas De Saintcroix Apprentie


Nombre de messages: 122 Date d'inscription: 29/09/2008
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 | Sujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham) Mer 29 Avr 2009 - 5:43 | |
| Par le simple ton de sa voix il savait déjà qu’il venait sans doute de l’offenser un peu en ne lui révélant point ses secrets à lui. Sans doute n’aurait-il pas dû assumer qu’elle l’avait devinée… peut-être est-elle le genre d’être avec qui il faut communiquer par les mots. C’est généralement le cas pour la plupart des gens de se monde. La parole est généralement la façon de communiquer des gens… mais il doit se l’avouer, Nicholas n’est point exactement du genre très doué à cela. De plus, sa réaction pouvait être sans doute suspecte… elle pourrait croire qu’il est un être dangereux pour elle, qu’il le prend mal peut-être, qui sait ce qui peut bien trotter dans l’esprit de Joan en ce moment. Le musicien n’a aucunement voulu contrarier celle-ci, mais que pouvait-il lui dire ? Que lui aussi est un sorcier ? Qu’il est parmi les êtres que l’Église recherche tant ! Ce n’est pourtant que la vérité, alors pourquoi lui est-ce si difficile de l’avouer ? Il est du genre à parler avec sa musique, à s’exprimer à travers celle-ci, Nicholas fait cela depuis des années. Ce fut sa façon d’évacuer ses sentiments sans utiliser les mots, à vrai dire ce fut sa façon d’éviter d’utiliser les mots afin de s’exprimer.
Certains hommes sont incapables d’être honnêtes, d’autres incapables de mentir, certains hommes sont doué pour la poésie et les douces paroles… et lui il est doué pour communiquer à travers son art, la musique. La parole n’est pas son art. Oh certes il est suffisamment doué à ce jeu pour discourir de divers sujets, mais jamais de lui, cela il en est absolument incapable. On aurait pu croire qu’avec Joan cela aurait pu être différent, qu’il aurait été capable de se vider le cœur en utilisant ses mots, surtout après qu’elle est eut fait une telle confession ! Pourtant il s’agit d’une chose tout simple, il n’a même pas besoin d’être très précis pour qu’elle puisse comprendre. Un simple «Moi aussi, je suis comme vous » aurait sans doute suffit, mais voilà qu’il lui dit qu’elle est audacieuse et qu’il aime cet aspect d’elle. Oui c’est vrai, il adore l’audace qu’elle a eut de lui avouer la première… mais lui il n’est qu’un poltron.
Peut-être ne s’en rend t-elle pas compte, mais tout cela à fini par attirer l’attention sur eux. Enfin durant un instant, car après que les gens se sont rendu compte que les choses n’allaient sans doute pas devenir plus chaude qu’elle le sont en ce moment, ils retournèrent rapidement à leurs propres discours. Le musicien demeura en silence, le sourire de son visage avait complètement disparu. Son regard ne croisait plus le sien… par honte d’être ainsi, par honte d’être incapable de s’exprimer et de dire qui il est par la parole. Aucun chat n’est venu lui voler sa langue, il devrait être capable de parler à son tour, de se confesser à elle comme elle l’eut fait avec lui. Il est tout simplement naturel qu’elle soit en colère. -Joan… Finit-il par murmurer. Allait-il enfin lui avouer qui il est en réalité ? Bien que son silence semble vouloir demeurer éternel, peut-être est-ce là le prélude à une confession. Elle a besoin de savoir à propos de lui et lui il a besoin de lui dire. Nicholas a besoin d’elle et simplement garder le silence sur ce fait peut éventuellement faire en sorte que ce soir leurs routes vont se séparer de façon définitive. Il finit tout de même par la regarder dans les yeux avant d’ouvrir les lèvres… -Vous et moi… Joan… somme comme frère et sœur… je suis comme vous… vous êtes comme moi… Voilà… certes cela ne fut pas aussi direct que de dire « Je suis un sorcier », mais lorsqu’il y a des oreilles attentives qui sont capable de vous écouter murmurer vos moindres confessions… mieux vaut être prudent. À présent elle savait, si elle avait su lire entre les lignes, elle savait pour lui. Qui il est, ce qu’il est. Avec ses mots il n’est plus Nicholas le simple aristocrate musicien… il est Nicholas le sorcier. Il s’est confié à elle comme elle s’est confiée à lui, toute fois ce dernier ignore si ce qu’elle lui a dit est vrai. Il n’y a pas énormément de façon de savoir si ce qu’ils racontent est vrai… ils doivent tout simplement se faire confiance. -Joan… Alors qu’on croyait qu’il n’avait plus rien à dire, voilà qu’il prononce encore son nom. Peut-être est-ce parce que ce prénom lui est si doux à l’oreille, ou bien est-ce parce qu’il a véritablement quelque chose d’autre à dire ? -Je ne possède pas le dons des mots… alors pardonnez moi si par moments je ne sais m’exprimer de cette façon… Voilà qu’il cherche à ce faire pardonner en plus de se confesser une fois de plus. Nicholas vient sans doute de confesser de façon plus honnête qu’il ne l’a jamais fais dans ses jours plus jeunes où avec l’homme dont le nom ne doit être prononcé l’apportait dans la maison de son Dieu. Dans le presbytère, Nicholas devait confesser tout ses péchés, ses vices… il devait parler à un homme qui prétendait représenter son Dieu unique, l’être tout puissant qui voit tout. Si ce Dieu est si puissant et qu’il est omni présent… alors pourquoi aller se confesser à cet homme d’Église si celui qu’il représente le sait sans doute déjà. Sans doute sa difficulté à se confesser vient de là… qui sait, la vie nous forge et chaque événement est les coups de marteaux alors que la vie est la flamme qui rend le fer que nous somme rouge.
Peut-être que dans son cœur Joan trouvera le moyen de lui pardonner maintenant qu’elle sait à propos de lui. Toute fois, il ne change point d’idée sur ce qu’il désirait faire un peu plus tôt, soit quitter. Sans rien dire, il se leva tout simplement et attrapa son violoncelle d’une main. Il ne parlait plus à présent, mais croisait son regard avec celui ce la jeune femme à la crinière de feu. Que va-t-il advenir d’elle ? Si quelque chose lui arrive, pourra-t-il utiliser son autorité en tant qu’aristocrate de cette société mensongère pour l’aider ? À présent qu’il connaît son secret, un nombre infini de craintes vient lui ronger l’esprit. Il n’a plus peur pour lui, mais pour elle.
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|  | | Joan Witham Apprentie


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 | Sujet: Re: Quand les fantômes dansent (Joan Witham) Jeu 30 Avr 2009 - 5:59 | |
| La réponse voulait tout dire. Oui. C'était oui. Il ne l'avait pas dit franchement, mais les mots qu'il avait employés voulaient vraiment dire «Je suis un sorcier». Mais ainsi, si ce qu'il avait dit était vrai, et Joan en était convaincue, cela signifiait probablement qu'il était un frère du Lys Noir. Elle ne l'avait jamais vu lors des réunions du clan d'Olrun, elle l'aurait probablement remarqué si cela avait été le cas. Nicholas de Saintcroix était donc un sorcier du Lys Noir. Joan avait voulu savoir. Maintenant, elle savait. Pourtant elle s'en doutait bien, mais d'être maintenant assurée que Nicholas était bien sorcier lui faisait un effet bizarre. D'un côté, elle n'avait plus à craindre qu'il ne la dénonce, mais d'un autre, il était du clan rival, et cela compliquait un peu les choses. Mais tous les deux faisaient comme s'ils ne se rendaient compte de rien. C'était pourtant clair.
Malgré le soulagement de Joan à être certaine de l'identité de Nicholas, elle ne put s'empêcher de constater qu'elle semblait avoir jeté un froid sur la conversation. Il semblait avoir été troublé par l'insistance de la rouquine, et elle le regrettait un peu. Cette soirée était si parfaite, et elle avait tout gâché à cause de ses préoccupations. C'était évident qu'il était mal à l'aise : ils discutaient de sorcellerie, ni plus ni moins, dans un endroit publique. Joan n'avait pas tout à fait réalisé. Tout ce temps, elle s'était sentie complètement seule en compagnie de Nicholas, qu'elle en avait oublié les autres clients de l'auberge... Elle qui souhaitait, la plupart du temps, passer inaperçue, il lui arrivait d'attirer l'attention sans s'en rendre compte.
De plus, elle avait culpabilisé son hôte sans le vouloir. Il s'excusait de ne pas bien savoir s'exprimer en paroles, mais ce qu'elle lui avait demandé n'était pas facile. Il ne pouvait répondre juste comme ça «Je suis un sorcier!» devant tout un tas de gens. Même dire que c'est une plaisanterie par la suite ne peut convaincre personne que ce n'est pas le cas. Joan était si peu sûre d'elle même qu'elle en oubliait parfois le reste du monde. C'était un peu égoïste en fait. Nicholas avait perdu son beau sourire, et l'aveu avait tant semblé lui faire mal. Mais Joan avait tant insisté pour le savoir. Il avait parlé si lentement et avait dit son prénom deux fois. Cela ne lui avait pas plu de le dire, elle le savait. Mais maintenant c'était chose faite, on ne pouvait plus reculer, seulement essayer de faire mieux à l'avenir.«Non, ne vous excusez pas. Je vous ai posé une question et vous avez répondu. Vous auriez pu ne pas le faire.»C'était la vérité. Joan était réellement reconnaissante de cette réponse, elle qui avait pris un risque... inutile selon certains. Mais cette jeune femme marquée par l'abondon était encore extrêmement sensible et cela transparaissait dans ses agissements. «Et je vous en suis reconnaissante, pour de vrai.»Mais Nicholas avait raison : il était temps de partir. Il se faisait tard et il serait plutôt mal perçu de voir une jeune femme d'allure modeste en compagnie d'un noble. Cette fois, ce ne serait pas les accusations de sorcellerie qui fuseraient, mais celles de prostitution. Et il n'en fallait pas plus aux mauvaises langues.
Ainsi, pour acquiescer à ce que Nicholas avait dit avant que Joan ne lui pose la question, cette dernière se leva de sa chaise, prête à sortir de l'établissement. Il la raccompagnerait chez elle comme un gentilhomme. Bien sûr, tout s'arrêterait là; Joan a été plusieurs fois abandonnée, mais elle a appris ce qu'une jeune fille se devait de faire et de ne pas faire. Seulement, une fois là, elle espérait que Nicholas répondrait par la positive à sa proposition de se revoir si le coeur lui en disait ou de lui écrire, si leur chemin ne pouvait se croiser trop souvent. «Vous avez raison, il se fait tard. Je vous remerci pour le repas, ce fut très apprécié.»[HRP : je propose de terminer le rp ici ou après ta réponse. C'était un plaisir de jouer avec vous Nicholas de Saintcroix] |
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