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 Médidation

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Carlyn Swann
Mort(e)
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Nombre de messages: 251
Date d'inscription: 12/06/2007

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Âge: 25 ans
Titre: Noble
MessageSujet: Médidation   Sam 1 Déc 2007 - 19:47

[Les sous-sols]

Alodia partie, cette étrange sensation au contact visuel de l’eau, le refoulement de douloureux souvenirs, le départ précipité d’Alicia des sous-sols, tout cela donnant une sensation de perdition à la pauvre Carlyn. Pourquoi ce genre de chose leur arrivait ? Qui y avait-il dans l’eau ? Est-ce un coup des sorcières d’Olrun ? Pourquoi en regardant l’eau, des souvenirs remontaient à la surface ? Et pourquoi revenaient-ils si réels ? Trop de questions encore sans réponse. Depuis ce moment, Carlyn avait évité tous les points d’eau pour ne pas à avoir à revivre ça. Car il n’y aurait personne pour la retenir. Elle avait bien vu comment Alicia avait réagit, elle s’était approchée de la fontaine et y était rentrée. C’était la voix de Carlyn qui l’avait rapellée. D’ailleurs, cette dernière se demandait bien ce que la Meneuse avait vu dans ses souvenirs. Mais en même temps, cela ne regardait pas Carlyn.

La Prêtresse avait ensuite ressentit le besoin de s’ahérer. Restée cloitrée entre quatre murs dans le château n’était peut-être pas une bonne idée. Elle s’était donc saisie d’une longue cape noire double d’un tissu mauve, et était sortie, Whisper sur son épaule. Au fil de ses interrogations, elle ne s’était pas rendu compte qu’elle s’était dirigée vers l’église, qui plus est vers le parc. C’est en en entrant dedans qu’elle s’en rendit finalement compte. Son regard se posa sur la statue de Jésus un instant, puis sur le vieux chêne qui était là depuis des siècles sûrement. Avançant lentement, elle finit par aller prendre place sur un banc de pierre. Le corbeau noir croassa et s’envola faire un petit tour du côté du chêne. Carlyn le regard faire, pensive.



[A Tristan D'Harcourt Wink ]

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Tristan d'Harcourt
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Nombre de messages: 8
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Date d'inscription: 24/11/2007

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Âge: 23 ans
Titre: Noble
MessageSujet: Re: Médidation   Lun 3 Déc 2007 - 21:06



L'église...vestige ancien et millénaire, demeure de Dieu et patrie infinie de la sagesse. A travers les âges l'édifice, vieux de plusieurs siècles, avait perduré...chargeant chacune de ses pierres, des ses hotels, de ses fondations de souvenirs indélébiles ou oubliés mais jamais...non jamais il n'avait perdu de sa magnificience. Certe la taille n'était pas prise en compte, des églises comme celle-ci, ils en existait des dizaines, des centaines même, et n'avaient rien à envier aux collégiales des bourgs importants. Mais une église, comme tout autres, ça a une âme. Et en de tel lieux, la poësie avait sa place. Et pourtant...ce n'était pas par poësie que Tristan d'Harcourt était venu, mais bien par nécessité d'honnorer, comme il le faisait chaques jours, son statut d'inquisiteur et d'homme d'église. Son visage d'ange était dépourvu de rides, mince et effilé, il représentait toute la pureté de la jeunesse...marquant la liaison entre le monde des adultes et de l'enfance. Ses paupières closes masquaient avec légèreté le regard d'azure que reflétait ses yeux de prusses plus bleu que les fjord ensablées des plages du nord. Sa chevelure blonde comme les blés, aussi lisse et émaciée que la plus effilée des lames avait la couleurs du soleil et cascadait sur ses épaules tel une pluie ruisselante d'or et d'argent. Sa parures de veloure blanche ciselé de dentelles ne portait nul trace d'imperfections. Son pantalon d'ébène s'arretait, tel une coupure net, au niveau des tibias...exibant une fine paire de soquettes d'un blanc nacré qui recouvrait entièrement ses jambes aux talons de fée. Ses chausses avaient été ciré au préalable et brillaient de propreté.

De toute évidence cette jeune beauté masculine au charme minérale était de noble ligné. Dans son manteau de finesse le garçon respirait la pureté et...quelque chose dans son visage avait de quoi marquer les esprits. Etait-ce cette absence de charisme fort bien remplacer par le masque de l'innocence où se mêlait toute la pureté juvénile de la modestie...? Etait-ce cette absence de fierté hautaine et arrogante subjugée par toute la grâce sensuelle accouplée à cette tranquilité d'esprit et de coeur rare de nos jours chez ces êtres mysterieux, coupés du reste du monde, qu'étaient les nobles...et qui aujourd'hui ne suscitaient rien d'autres que la jalousie où la haine...? Oui...peut être bien. mais il y avait quelque chose d'autres, un chose confirmé lorsque notre bel ange de lumière ouvrit les yeux avec volupté. Son regard...aussi percant qu'acéré...aussi profond que pationné...ne reflétait pas le fanatiqme de l'inquisition, ni même cet aspect conservateur des traditions hautement définit par l'église. Que nenie...ce regard d'enfant brillait de simplicité et de chaleur...

Ce qui auparavant était peut être passé pour glaciale, perdait toute sa froidure...douché par la force irrésistible de son regard, aussi doux que bienveillant.


*Cet homme n'avait pas sa place au sein de l'Inquisition.*

Aurait pu songer le premier venu dans cette église...
Car son regard, ses attitudes, ses manières...tout dans ce qui faisait de lui Tristan d'Harcourt était totalement dénudé de cette autorité froide et terrifiante propice à la réputation que s'était tristement taillé la Sainte Inquisition.

Cela n'était vrai qu'à moitier...oui, Tristan n'avait jamais consideré l'église comme une priorité, oui il avait parfois trouvé beaucoup de mots à redire sur le totalitarisme actuel et poussiereux de la monarchie et des pleins pouvoirs qui, jamais, n'avaient été octroyé au clergé. Mais par pure devoir, et surtout grâce à l'éducation stricte et lourde de traditions qu'il avait suivit, Tristan avait su cacher à merveille tout ce qui, en lui, pouvait s'apparenter à de l'hérétisme et de la trahison directe envers Dieu pour ne laisser ressortir que ce qu'il y avait, d'après les dire de son père, de meilleur pour un être aussi divin, et célèste que lui.

Le chant s'estompa...lentement l'édifice se vida. Mais le jeune homme resta à sa place. Car les nobles se devaient de ne sortir qu'en dernier afin que tous se rendent compte de leur illustre présence en ces lieux saint et bénis par la puissance de Dieu. Si Tristan trouvait le procédé un peu trop versé dans la prétention, il n'en fit rien savoir. Combien de fois avait-il jadis courru dans les allées bondées des chapelles et des sacristies pour se mêler à la populace durant sa plus tendre enfance tandis que Siegfried et son père le rapellaient à l'ordre avant de le châtier durement...? Il n'en n'avait pas conscience. Mais aujourd'hui il avait mûri et donc, avait bien été forcé de changer. Car nul ne pouvait, dans la vie souhaiter faire ce dont il avait envie.

Hors, c'est donc lorsque le halls de l'église fut totalement vide qu'il se décida enfin à décroiser les doigts autours de son chapelet de perles blanches soigneusement noué à un crucifix en bois vernis. Vide...? Pas totalement, car Tristan pu distinguer, ou, tout du moins entrapercevoir, rien qu'un instant, la silhouette fantômatique d'une femme aux courbes sensuelles sous son épais manteau de nuit, disparaître derrière l'arche sud de l'édifice. D'une curiosité presque enfantine, il la suivit du regard avant de reporter son attention sur l'hotel. Lorsque le prêtre fut à ses côtés, le jeune adulte mit genou à terre, au centre de la salle, et exécuta avec une grâce solenelle le signe de croix tant attendu. Silencieux, Tristan enfila sa longue gabardine d'un bleu aussi profond que les prunelles de ses yeux, fit trois pas en arrière avant de tourner le dos à l'image sacré du méssie cloué sur sa croix. D'une démarche à la fois tranquille et légère, il quitta le hall pour se diriger vers les jardins afin de faire, comme à son habitude, sa promenade nocturne dans les vastes allées fleuries et parfumées de l'hortus conclusus appartenant à la sainte église. Oh...certe, il disposait lui aussi d'un jardin en retrait derrière la haute maison de nâcre que possédait sa famille, et dont il logeait désormais avec son frère aîné loin du château familliale en Normandie (il le faut bien, ladite maison se trouve à un kilomètre de l'église, ici-même, en Lorraine). Bien qu'il s'agissait d'un hortus delicarium, il était lui aussi fort agréable, et plaisait beaucoup à Ursula, sa ravissante employé, car nulle rose n'était aussi belle qu'au Cantique d'Harcourt (le nom donné au jardin de la villa si je puis dire)...mais, les tulipes et les lys des allées de Zetting étaient, très certainement les plus belles de la province, et Tristan aimait à les admirer en toute intimité...une intimité qui fut d'ailleur troublé par la présence de Carlyn que notre bel adulte croisa au détours d'un bosquet...

Surpris, le jeune noble arrondi légèrement ses yeux de prusse avant de faire glisser une main devant ses lèvres rosées.


Tristan : "Mille excuses, belle inconnue. Troubler votre intime contemplation en de telles lieux n'était nullement dans mes intentions."

S'empressa t'il donc de prononcer d'une voix certe mal à l'aise de par la surprise, mais très agréable à l'oreille laissant également deviner une capacité notoire à manipuler les mots sans vulgarité ni exaction.

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Evanescence - Eternal



"Le mensonge n'est pas haïssable en lui-même, mais parce qu'on finit par y croire..."


Dernière édition par Tristan d'Harcourt le Lun 30 Juin 2008 - 6:49, édité 3 fois
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Carlyn Swann
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MessageSujet: Re: Médidation   Mar 11 Déc 2007 - 20:30

En venant dans le parc, elle n’avait pas fait attention aux âmes qui parcouraient l’église et le parc. Elle avait regardé devant elle sur le sol, son esprit en proie aux fantômes du passé. Ce qui s’était passé avec la fontaine du château, elle se demandait encore ce que c’était. Pourquoi avait-elle revécu la découverte du sang sans vie et ensanglanté de sa mère qui avait été égorgée comme on le lui avait raconté ? Une forte odeur de sang lui revint, Carlyn plaqua sa main contre sa bouche pour ne pas vomir. Ce n’était rien, ce n’était que passager, il fallait qu’elle se reprenne. La Prêtresse redressa son buste, fermant les yeux et inspirant profondément. L’odeur factice de sang se dissipa, laissant la fraîcheur de l’air emplir ses poumons, leur infligeant une petite douleur.

Le vent soufflait, faisant voleter quelques mèches ébène aux reflets bleus corbeau de la chevelure de la jeune femme. Carlyn frissonna, remontant le bord de sa cape sur ses épaules. Le froid était mordant, mais elle n’avait pas envie de rentrer, pas encore. Elle goûtait au calme du parc de l’église Zetting, se remémorant son accession au rang de Prêtresse du Lys Noir, elle avait hérité de ce titre de sa mère, en accord avec les personnes haut placées dans le clan du Lys Noir. Elle n’y avait pas tellement tenu au départ, mais elle savait que c’était ce que sa mère aurait voulut. Oui, peut-être que penser cela est cliché, mais elle ne pouvait s’empêcher de le penser. Désormais, elle n’avait plus de famille. Sa grand-mère et sa mère étant décédée, son père l’ayant chassée lorsqu’elle était bébé avec sa mère, elle se sentait seule. Certes il y avait encore son beau-père, mais elle ne voulait pas l’ennuyer dans son manoir, c’est pour cela qu’elle restait auprès d’Alicia et des autres prêtresses.

Un croassement suivit d’un battement d’aile, Whisper avait alerté sa maîtresse de la présence d’un individu dans le parc, non loin d’elle. Carlyn se leva et fit volte-face, son regard bleu se posant sur l’homme qui avait fait son apparition. L’interrogation pouvait se lire dans les prunelles bleues méthylène de la jeune femme. On aurait pu tout aussi bien y lire une once de sauvagerie et de méfiance, mais rien de cela en fait. Ce n’était que maintenant que la méfiance s’installait dans ses iris, détaillant alors l’inconnu. D’après sa tenue vestimentaire, il devait être un noble. Un sorcier ? Peut-être, mais pas du Lys Noir en tout cas. Peut-être d’Olrun alors ? Ou alors était-il un de ces Inquisiteurs qui leur faisait la chasse, à elles les sorcières ? Cela n’était pas impossible après tout. Mais savait-il ce qu’elle était ? Rien n’était moins sûr. Silencieuse, elle regardait l’inconnu, l’écoutant alors s’excuser pour l’avoir importunée en quelque sorte.


"Il n’y a pas de mal…" lâcha t-elle d’une voix douce.

"Vous ne me dérangez en rien" assura t-elle, un très léger sourire sur ses lèvres.

Non, pour le moment elle ne le dérangeait pas, elle avait été simplement surprise par son arrivée qu’elle n’avait pas entendu. Qui plus est, elle ressassait bien des choses douloureuses, et l’arrivée du jeune homme avait fait s’envoler ses cauchemars éveillés.


[Pardon du retard ^^"]

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