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 Prélude

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Prélude



Nombre de messages: 23
Date d'inscription: 28/10/2009

MessageSujet: Prélude   Jeu 29 Oct 2009 - 17:36






Nom : ~

Prénom : Prélude

Surnom : ~

Âge : 3 ans

Titre : ~

Métier : Dame de compagnie. Chasseuse de vermines à mes heures perdues.

Lieu de Résidence : la Collégiale, officiellement.

Relations particulières : Compagne de Joachim De Villon, depuis quelques saisons.

Sentiments vis-à-vis de l’Inquisition : Amusement.

Sentiments vis-à-vis des Sorcières : Curiosité.

Objectif éventuel de développement : Autre que vivre paisiblement au gré de mes caprices ? Aucun.

Signe distinctif : Je suis irrésistible. Généralement, ceux qui me croisent meurent d’envie de me caresser.

Description physique : De taille moyenne, je suis pourtant très fine. Tout en agilité et en souplesse. Délicate, serait le terme approprié. Mais ça n’est pas parceque j’ai l’air de porter de magnifiques bottes que je rechigne à m’encrasser si besoin.
Rapide et furtive, malgré mes teintes plutôt claires, je n’ai pas trop de mal à me fondre dans l’obscurité. Pelage crème, visage presque noir et moustaches pâles. Mes extrémités sont brunes, très foncées. Pattes gantées, queue gainée, oreilles coiffées.
Et tout ceci uniquement dans le but de faire flamboyer le bleu ciel de mes yeux. Ça me donne un air gentil, paraît-il.

Description psychologique : Objectivement ?
Je suis intelligente, forcément. Les chats le sont tous. A part le gris qui est passé sous le sabot d’un percheron dans le village. Séquelle post-traumatique, vous comprenez.
Futée, capricieuse, obstinée et possessive. Je considère certaines choses comme dues : Une caresse, un morceau de viande, la place contre mon humain sous le drap, par exemple.
N’allez pas me prendre pour une docile petite bête pour autant. C’est vrai, j’aime mon confort, mais je suis indépendante. Par pur esprit de contradiction, je peux disparaitre pendant des jours. Sans en avoir l’air, je pense qu’il m’attend. Et j’aime cette sensation là. Quand après une séparation, il pose ses doigts sur mon échine dans un effleurement rassurant et sensuel, jusqu'à la pointe de ma queue… j’en frémis de délice.
Je suis devenue fidele. Par sa faute.
Charmeuse tout de même, j’offre volontiers des ronrons et des minauderies pour obtenir les faveurs d’une voisine bonne cuisinière, ou d’un artisan boucher. Je me damnerai pour des crustacés. Mais les poissonniers ne font pas légion dans la région…
Plus sérieusement, c’est vrai, j’ai une personnalité raffinée (si, si…), mais je suis surtout un témoin. Aux premières loges du théâtre des hommes, je me repais du spectacle qu’ils m’offrent chaque jour.

Autre(s) : Aussi étonnant que cela puisse paraitre, je suis une chatte.





Je pourrais parler de mes vies antérieures, puisqu’un chat en a sept ou neuf (en fonction des croyances des hommes). Mais ça n’est pas si excitant.
La seconde fut tres courte d’ailleurs. Quelques jours à peine. Je me demande si elle compte.

Celle-ci est ma troisième.
J’ai vu le jour dans une grange. Allez savoir pourquoi ma mère a préféré le foin au satin. L’avantage, c’est que nous nous confondions facilement dans le décor, mes frères et moi.
Les animaux ne font pas autant de sentiments que vous. A trois mois je savais me débrouiller plus ou moins seule, à six je quittais la paille et mes chasses aux rats, de force, mais pas mécontente pour autant. Je sentais bien, que je n’étais pas faite pour ce destin là.

Chatte de gouttière ou de ferme ? Avec un pelage aussi magnifique que le mien ? Non… impossible. Trop belle pour grouiller de puces dans la fange. Et j’avais raison.
Je devins la peluche d’une jeune fille de bonne famille, en mal de passion. Sage, la demoiselle, m’habillait de rubans, ce que je trouvais peu pratique mais ravissant, me nourrissait un peu trop, et je m’engraissais gentiment. La jouvencelle en fleur finit par se faire cueillir, et en négligea son chat. Les femmes sont instables. On me chassa. Qu’a cela ne tienne. Avant de quitter les lieux j’avais saccagé quelques toilettes avec délectation, et uriné sur ce qui ne pouvait être détruit.
Rancunière moi ? Absolument pas. J’étais bien heureuse de refaire de l’exercice et reprendre une vie d’artiste.
Oui, artiste, tout à fait. Mes talents pour le chant n’ont d’égal que ceux que j’ai naturellement pour la comédie. L’art dramatique, je dirais même. Jouer les mortes ou les pauvres éperdues, je fais cela a ravir. Par espièglerie, car je n’en profite pas pour voler. De toute façon, je n’en ai pas besoin, puisqu’il me suffit d’exiger.

C’est ainsi, d’ailleurs, que j’ai rencontré mon humain. En exigeant.
J’avais retrouvé une silhouette svelte et dynamique, forgée à la vie de la rue. Le tout, sans une tache de boue sur mon pelage soigneusement lustré.
Mes congénères m’agaçaient périodiquement, me trouvant trop précieuse d’après leurs standards. Aussi, souvent, je restais solitaire.
Ce jour là, ma chasse était mauvaise. Les pigeons bien gras qui paradaient au clocher me glissaient entre les griffes. Pas suffisamment concentrée. Le remue-ménage en bas attirait sans cesse mon attention. Affamée mais curieuse, je m’assis et observais longtemps le va et vient des hommes et leurs affairements. Il y a des moments ainsi, de pure contemplation qui appellent à la méditation. Comme humer l’air du soir, immobile sur le perron…

Des fourmillements dans les pattes, je finis par me mouvoir et arpenter les rebords de fenêtres. Quelques unes étaient ouvertes, vomissant leur air putride et sordide de petites gens.
Devant une vitre close, je miaula. Provocation. Et un homme me répondit. Le mien.
Je l’ai adopté. Apres qu’il m’ait nourrie, comprise.
Je le laissais me saisir, refusais d’exprimer du plaisir sous ses flatteries, mais comme il ne s’en offusquait pas, je suis restée. Intriguée par ce bipède qui ne voyait pas d’objection à ce que je me blottisse dans son lit, dès la première nuit.

Vous dire que je l’ai aimé aussitôt, serait mentir. J’ai appris à estimer à leur juste valeur les multiples facettes de sa personnalité. A venir sur ses genoux lorsqu’il est tendre, à le mordre lorsqu’il est taquin, à le désirer quand il est cruel, à l’adorer si il se fait suave…

Une relation sans contrainte qui nous arrange tout deux. Lui engagé dans sa cause et sa foi, apprécie ma suffisance qui me pousse, la plupart du temps, à pourfendre moi-même ma pitance. Il n’a pas a se soucier de moi, et peut se focaliser sur ses affaires.
Nous nous retrouvons donc pour le plaisir. Et nos querelles ne sont jamais longues.
Il est inquisiteur, et cela me plait. Vous n’avez pas idée du divertissement qu’est pour moi l’Eglise et ses rouages. Sans parler de ce que mes oreilles captent, à droite et à gauche, et des petits secrets qu’il me susurre.
Un régal que d’être spectatrice.




Comment avez-vous entendu parler de The Witch Slay ? Par le joueur de Joachim, qui cherchait un nouveau lieu d'expression et d'imagination.

Qu'est ce qui vous à le plus plu sur ce forum ? L'ambiance de l'histoire.

Disponibilité : Je passerais tous les jours. Ecrirais de temps en temps. Mais je suis constante.
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