Masque Mystérieux "Justicier"

Nombre de messages: 2 Date d'inscription: 28/11/2007
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 | Sujet: La naissance du Masque... Lun 12 Jan 2009 - 16:54 | |
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La nuit est éteinte...subtile crépuscule naissant au milieu d'une clarté révolue...ombre évolutive sur le sol insalubre d'une colline grisailleuse, vous demeuriez seul...seul au milieu de la fraicheur nocturne...la glace tinté d'une soirée d'hiver restait fixée sur l'ébène de vos bottes, vous renvoyant l'écho de vos pas à travers les ruelles désertes d'un monde souillé par une hypocrisie croissante lové dans les veines de l'Église...cette justice déclinante aux accents de corruption. À cette heure-ci la ville semblait...anormalement calme, et étrangement triste sous les rayons transcendants d'une lune d'albâtre ourlée d'un sourire délicieusement magnétique...Sous la nacre figée de votre masque de porcelaine, vous la fixiez de vos prunelles invisibles, vous sentiez le vent s'engouffrer sous les plis de votre cape ténébreuse pour remonter avec toute la douceur d'une main amoureuse le long de vos courbes androgynes d'immortel. Masque...l'incarnation proprement irréelle que vous étiez se tenait devant les pierres froides d'un édifice mitigé entre les influences fondamentalement paradoxales qu'elles renvoyaient. Peur, force, tyrannie et oppression...était-ce là de simple mots tracés avec désinvolture sur les lignes translucides de l'infinie, où les accents proprement véritables d'une réalité dominée par les désires monstrueux d'une race désespérément humaine...?
...une réalité justifiée par la volonté de Dieu, le créateur, cette entité omniprésente qu'il fallait satisfaire et protéger par tout les moyens...
...au prix de toutes les souffrances du monde infligées à l'égare de la différence. De ceux qui n'agissaient pas en accord avec son indiscutable volonté.
Et ces gens-là étaient perdu...ils étaient perdus parce que l'autorité inquisitoriale les méprisait...les haïssait, et décidait à leur place du sort qui devrait leur être réservé. Semant la haine, les larmes et la souffrance...masquant de telles atrocités derrière le visage du bien et de la pureté depuis des temps immémoriaux...peut être depuis la création de la race humaine qui sait. Mais ce que l'Église ignorait par-dessus tout, c'était qu'à force de tortures, de mensonges et d'injustices, elle avait finit par en engeandrer un monstre. Car c'était à travers les cris des suppliciés, des opprimés, des martyrs et du désespoir que Masque était venu au monde... Était-t-il humain...? Était-t-il un fantôme, une incarnation du nouveaux Fléau qui allait s'étendre sur le monde du Christianisme...où tout simplement un héros crépusculaire, torturé par les hurlement de douleur que poussait le petit peuple...?
...néant...la vérité restait cachée derrière les traits figés de son visage mortuaire...
Silhouette féline sous les murmures de la nuit, il se déplaçait comme si les ombres l'enveloppaient toujours, escaladant la pierre avec la grâce d'un chat, se hissant à pas de velours sur les tuiles silencieuses de l'édifice pour s'introduire dans un claquement de cape froissées à travers les ouvertures découpées en ogive du clocher silencieux...
...et comme une pluie d'encre renversée, il se laissa couler le long des cordes effilochées, actionnant volontairement la clanche coulissante qui, dans un clignement évanescent fit tinter la cloche centrale...provoquant les effluves musicales d'un édifice qui n'était pas sensé sonner avant les vingt-et-une minutes l'espaçant des douze coups de minuit...l'effet attendu avait été calculé avec une précision minutieuse par notre bel avatar de Noctulius, ce dieu romain du royaume des ombres que tous avaient finit par oublier après l'arrivée des croyances polythéistes...la silhouette traversa la sacristie comme un ouragan, longeant les murs barbouillés d'enluminures avant l'apparition des archanges divins profondément dévoués en la Sainte Inquisition...ceux qu'il n'était pas encore supposé trouver sur son chemin...
...un détail notoire, pour l'instant, car cette problématique épineuse ne tarderait pas à arriver...
Ressentant les clameurs exacerbées par les vastes alcôves de l'édifice s'échapper des dortoirs et des appartements privés pour parvenir jusqu'à lui, Masque évita les couloirs trop vastes, préférant compter sur les minces corridors échancrés destinés au personnel absent dès la tomber de la nuit...son but final résidait dans les boyaux poussiéreux des cachots, surveillés avec négligence à cette heure aussi tardive... Non...même si, éternellement sur le qui-vive, sa méfiance restait aussi exacerbée que le tranchant effilé d'une lame de rapière, sa progression tranquille ne risquerait pas d'être entachée...
Masque : "..."
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Enfermé dans le mutisme vous ne ressentiez plus la peur...vous ne craigniez plus la mort ni les menaces empoisonnées d'une errance immatériel à travers les flammes de l'enfer qui toujours, avaient précédé le jugement dernier du monde ecclésiastique...ce mensonge vivant que les puissants avaient exploité avec une joie malingre afin d'en éprouver le besoin impérieux de s'asseoir sur tout ce qu'il y avait de plus faible qu'eux dans un monde déjà rongé par les maux corrosifs de la maladie, la pauvreté, la misère et la famine...des adjectifs vivant que la royauté seigneuriale et le clergé avaient su utiliser à bon escient pour en tirer profit. Se servant de la faiblesse des pauvres pour leur inculquer des croyances erronées, mettant tout cela sur le compte du diable à qui il avait fallut donner un visage...et quoi de plus simpliste...quoi de plus naturel pour l'Église que d'avoir choisit comme bouc émissaires ces petites ethnies dispersées en autarcie à travers la France et dont les seuls crimes condamnable avaient résidé dans leur divergence d'opinion et leur distinction par rapport aux autres...
...car s'il y a bien une chose que l'Homme ne tolérait pas, et ce par-dessus tout...c'était la différence.
...cinq siècles auparavant ce fut les Sarasins, ces...démons à la peau noirs qui, forcément, ne pouvaient pas être considérés comme des êtres humains, et qu'il avait fallut chasser de la Terre Sainte...trois cents ans plus tard il y eut l'apparition des Protestants...et désormais...la Sorcellerie... ...les images se bousculent à travers vous, lorsque vos pas finissent par vous mener dans les profondeurs des souterrains...cet endroit tabou où croupissaient les hérétiques que l'on destinait à la purification ultime...
...pas ce soir.
_________________ Apocalyptica - Hope (Instrumental Version) "La nuit est une douceur enjôleuse...un plaisir sucré aux senteurs de crépuscule...la nuit est mon amour, ma mère, ma chère et tendre alliée...car à travers elle, je peux agir en toute impunité."
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