« C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière » (Edmond Rostand)
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 .:Mémoires de Glace:.

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Alicia
Meneuse du Lys Noir
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MessageSujet: .:Mémoires de Glace:.   Mar 6 Mai 2008 - 21:48



Lorsque j’étais petite, à Sarrebourg, j’aimais observer les gens à la sortie de la Messe, par curiosité, malice ou vice jugez en, mais je les regardais tous. Et pour chacun j’essayais d’imaginer le fil de vie, son parcours terrestre dont les deux points fixes et certains étaient leur naissance et le fait que cette fibre les ait conduit jusqu’ici. L’exercice était difficile, surtout en tenant compte de la marrée humaine, dont ma tête n’émergeait alors qu’à peine, et de mon innocence d’enfant. Mais la pratique fut bonne maîtresse et mon esprit développa de véritables aptitudes à imaginer en quelques secondes la vie d’un passant, le fil qui lui brodait aujourd’hui ce regard, cette démarche, cette expression sur le visage… Plus encore, je traçais en mon esprit la toile de tous les fils de toutes ces personnes ! Des fils qui par la force des choses se croisaient en se bousculant, se liaient en se mariant, s’effilaient en se déchirant. Je n’imaginais pas cependant quel trajet suivrait mon propre fil, qui déjà se tissait, prenant place sur la grande toile de la Vie. Ce fil aujourd’hui, je l’observe pour la première fois : il commence comme tous, luisant, immaculé, puis il se tortille, trace ses première boucles, ose ses premières vrilles, s’obscurcit dans l’encre diluée de la mélancolie, mais continue à former ses nœuds, à s’étendre avant de subitement chuter. Dès lors il avance dans un Inconnu menaçant. Il s’assombrit infiniment en courant vers des voies secrètes encore jamais bravées, un abysse avide que certains appellent le Destin, que je préfère nommer simplement Avenir. Ce fil que je décris et dont je suis tisseuse, est à présent, il est vrai, entièrement obscur. Car le Noir n’est pas une couleur, c’est une absence de Lumière

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J’ai toujours évolué dans un monde argenté, brillant de sourires et d’apparences et vide de sentiments. Voyez-vous, dans ce monde on ne peut que difficilement exprimer le fond de son âme, surtout lorsqu’on est une femme. Nous sommes enfermés dans un palais de glace, où seul notre cœur garde une lueur salvatrice pour espérer un peu de vrai bonheur. Pour moi cette lueur s’est éteinte avec mon espoir en une nuit. Mais mon âme elle, s’est embrasée à la Ségrégation des sorcières et flamboie toujours pour le Lys Noir. Un pugilat s’est désormais installé entre sorcières d’Olrun et sorcières du Lys Noir. Tandis qu’elles ont préféré la voie de la tradition, nous avons choisi celle de la découverte. Une voie qu’elles avaient toujours redoutée par peur de ce qu’elles ne connaissent pas, moi j’ai voulu aller à la rencontre de l’Inconnu, je me suis replongée dans des secrets millénaires farouchement scellés au plus sombre des croyances populaires. Armée de toute ma puissance, et de celle de mes premiers soutiens, nous avons brisé la serrure de givre et avons libéré et domptée une nouvelle magie plus profonde et plus obscure sans pour autant être plus néfaste à l’humanité que celle d’Olrun. Nous avons appris à ne plus craindre le Noir et à entrer en contact avec des esprits non élémentaires mais spirituels emplis de sagesse…

Ces facettes d’une Magie renaissante ont rapidement déclanché la méfiance et la jalousie de la tribu d’Olrun, comme peut en témoigner la courte entrevue avec la Vicomtesse Elizabeth d’Hasbauer au cours de laquelle les sous-entendus étaient grinçants et la tension, très représentative, palpable… La limite spirituelle des sorcières conservatrices, voilà leur plus grande épine, ce n’est pas le Lys Noir. Je me fichais bien de leurs insinuations acerbes, j’avais avec moi mes sœurs de clan qui m’accompagnaient toujours plus loin dans cette voie d’ombres qui ne nous faisait pas peur mais stimulait notre curiosité et notre puissance. La première à m’avoir suivie avait été ma chère Willémina, ma plus grande amie et un des plus grand soutiens que je possédais en ces temps qui s’annonçaient de plus en plus sombres tels qu’elle me l’avait prédit lors d’une de nos douces discussions sous une pluie martelant une terre endormie. Et elle ne s’était pas trompée ! Quelques temps après, Alodia m’annonça son départ imminent en ce que je croyais un ultime Requiem.

Infiniment troublée je ne fus pas au bout de mes peines : dès le départ d’Amelia, moi et Carlyn furent les proies de l’Eau ensorcelée. C’est alors que le Passé m’a renvoyé à l’une de mes pires Chimères : l’avènement d’Abigael… Heureusement arrêtée à temps par Carlyn, je n’y ai pas sombrée éternellement. C’est alors que commença ma quête de réponses… Cette quête me mena jusqu’à l’Auberge de la Croix Rousse, où j’eus un entretien sur le fil du rasoir avec Avatar, l’Inquisiteur hérétique qui tenta de me percer à jour jusqu’à la dernière seconde. Réponses obtenues, je suis retournée au Château où, fascinée par les propriétés de cette eau, je pris le soin d’en prélever un échantillon. J’ai par la suite élaboré divers plans afin de pouvoir pourvoir à ma soif de vérité, mais je n’eu nul besoin de les mettre à exécution, Louis Institoris, probablement fort des réponses partagées avec Avatar, trouva le puits le premier pour en sortir le Mal qui après avoir rongé les habitants de Forbach, fut la source d’une vague de haine sans fin contre les sorcières : ce qu’on aurait alors pris pour l’ultime acte de barbarie des Inquisiteurs n’en fut en vérité qu’un prologue.

La Messe de Cendres, comme nous l’appelons, réussit à déclancher les sentiments les plus destructeurs en mon cœur comme en celui de toutes les sorcières présentes. Les trois inquisiteurs pendus annoncèrent que nous sorcières, acceptions le défi et que nous ne nous laisserions pas faire, nous aussi avions des armes ! C’est donc dans cette atmosphère de Haine réciproque que la douceur ultime d’une voix perdue dans un monde étranger fit vibrer tout mon être : Alodia était revenue ! Et ce retour de l’une des plus grandes puissances du Lys Noir ne fut pas de trop lorsque, un front de combat ne venant jamais seul, les sorcières d’Olrun elles aussi signèrent pour une guerre ouverte en m’envoyant à moi-même, notre symbole profané. Je réunis alors en toute urgence mes sœurs profondément irritées à la vue de l’insulte portée au Lys, il était temps de réagir ! Et réponse il y eut... J'appris quelques jours plus tard qu'une de leurs trois Prêtresses : Elena, avait livré son dernier souffle à la flagrance absolue d'une des petites dames noires. Sans aller jusqu'à parler d'un plaisir sadique à l'écoute de cette nouvelle, je peux avouer que ma conscience était apaisée, cette décision ne venait pas seulement de moi, mais de toute ma tribu.

Or dans cette guerre sans pitié, j'appris que tout les affronts étaient permis : ma sœur, la Comtesse, d'une neutralité innocente, fut empoisonnée de la même façon qu'Elena, la tribu d'Olrun, j'en étais persuadée, frappait désormais bas, mais frappait fort ! Ainsi, je me suis réveillée ce matin là sans plus aucune famille, dernière porteuse de mon sang, je compris petit à petit tout ce que cela impliquait lors de l'enterrement où je vis également la tristesse du Comte. Nos regards se sont croisés par dessus le linceul ondulant, et s'est alors réveillé en moi, comme en lui d'après le témoignage de son regard, une ancienne lueur presque oubliée, une chaleur dévastatrice mais passionnante, un vieux démon plus présent que jamais... C'est donc pour méditer sur tout ces évènements si soudains et amoncelés que je pris refuge en mes appartements quelques instants avant de recevoir la visite inattendue du Vicomte. J'ai surpris durant cet entretien une facette d'Adrien que je n'avais encore jamais soupçonnée, un penchant pour la liberté, s'inscrivant merveilleusement dans les idéaux du Lys Noir, après avoir insinueusement éclairé cette nouvelle voie au Vicomte, je le sentis perturbé, je sentais une nouvelle ère naître, Adrien dans mes rangs le Lys y trouverait une nouvelle et grande puissance...

Aveuglément concentrée dans cette guerre contre la tribu d’Olrun et stimulée par cette immense ouverture qu’offrirait le ralliement du Vicomte à la cause du Lys Noir, j’en oubliais l’Inquisition. C’est précisément ce qu’il ne fallait jamais faire dans une ville comme Forbach, car elle ne cesse jamais de rôder et son silence n’est qu’un calme avant l’ouragan. Cette nuit-là l’ouragan fut si discret que tous se firent surprendre au plus haut point. En effet, une réunion avait été organisée, évidemment une décision en était sortie, une décision qui fut exécutée en quelques heures. Ce fut Louis Institoris et un de ses sbires qui vinrent perquisitionner mon appartement alors que j’y faisais ce redondant cauchemar mettant en scène ma gorge et la main crispée de ma défunte sœur. Louis Institoris se montra probablement plus courtois avec moi qu’avec quiconque d’autre durant cette nuitée, moi pas. J’étais surprise, autant dire en état de faiblesse, la décontenance se manifestant en colère face à Louis j’en oubliais presque l’inquisiteurs qui ouvrait les tiroirs de ma commode puis le coffre où était déposé le cadavre du corbeau mort, messager de la tribu d’Olrun. Ma réaction se fit quasiment immédiate : en quelques secondes Louis Institoris était à ma merci, sous le jouc de mon envoûtement. C’est ainsi que je parvins à en sortir sans dommages, M. Institoris ne se rappelant par la suite uniquement ce dont je voulais qu’il se rappela, son acolyte empoisonné mourut dans la nuit durant son sommeil. Mais cette intervention ne resterait pas impunie et je décidai de m’en aller me plaindre au Comte. J’oubliai alors la douceur de son regard, et plus encore la chaleur de cette voix que je sentais à chaque parole…

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Alicia
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MessageSujet: Re: .:Mémoires de Glace:.   Ven 3 Juil 2009 - 15:36

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« Accepteriez-vous de m’épouser » furent les mots du Comte. Vous savez, il existe une limite nette entre ce qui est, et ce que son imaginaire invente secrètement. Lorsque cette limite fut dépassée pour moi, à cet instant, je ne pus que m’évanouir tant le choc était fort, me reliant immédiatement au monde de mon imaginaire où je pus consulter cette vision que j’étais certaine d’entrevoir dans tous mes songes. Et en effet, c’était bien le rêve que j’avais pu réaliser une première fois, il y avait de cela des années, en ensorcelant le Comte. Bien sûr ce coup de folie fut rapidement compensé par toutes les valeurs que ma mère m’avait enseignées au cours de ma vie, et je ne tirai profit du charme qu’une nuit avant que les remords me poussent à le briser. Le tout est qu’en me réveillant la date du mariage était fixée et que j’étais fiancée. Ce furent les jours les plus formidables de ma vie, mon cœur se gonflait d’allégresse. Mon seul sourire affaibli fut lorsqu’une émissaire du Lys vint m’avertir qu’Adrien avait été promu Prêtre d’Olrun. Sa trahison ne resterait pas impunie, mais pour l’heure je devais choisir ma robe… Le Bal du mariage fut splendide, c’était comme le début de ma vie, une nouvelle vie où toute l’obscurité de mon engagement secret était compensée par la luminosité de cet amour et de cette fête. C’est également au cours de ce Bal que ma vie s’est arrêtée, la mort du Comte fut la mienne, une mort spirituelle presque… Ce fut si douloureux, et aujourd’hui encore… Les larmes ne cessèrent de couler sur mes joues durant des jours. Puis comme si cette voie était épuisée, les larmes ont continué de couler à l’intérieur.

Je décidai en premier lieu de venger mon cœur, me venger de la tribu d’Olrun, seul groupe à qui profiterait ce meurtre, et de façon la plus précise possible : je me promettais de faire couler le sang de chaque individu responsable de ce crime. Doucement je m'approcherai d’eux, dans leur dos, j’appliquerai rapidement ma main sur leur bouche pour retenir le moindre souffle, et j’enfoncerai une dague de plomb au plus profond de leur cœur. Leur sang se répandra sur le pavé et chaque être vivant à Forbach le verra et se dira « La Veuve s’est vengée ». Oh oui… Ils paieraient tous. En second lieu et le plus vite possible en fonction des étoiles je décidai de ramener l’âme du Comte, le temps d’une révélation… et d’un adieu. Malheureusement le cercle se brisa. Le cercle ne devait jamais, en aucun cas, se briser, mes sœurs le savaient, ça ne pouvait pas être dû au hasard… Il y avait une traîtresse. Elle aussi serait démasquée et détruite. C’est ainsi qu’une multitude d’esprits furent libérés au sein du comté. Mon état était tel que je n’eus de toute manière aucun remord. Mes sentiments se concentrèrent sur ma douleur.

Les seules forces qui me permirent de rester en vie durant cette période était la haine et la colère. Non, il y en avait une troisième… la peur. Oui, je le savais, parmi les esprits libérés il y avait immanquablement celui de ma sœur, l’ancienne comtesse tuée en réponse de mes agissements, l’ancienne femme de celui avec qui j’avais passé une nuit il y a des années déjà, celle qui de la mort put observer comme sa sœur attirait toujours le malheur sur ceux qui l’approchaient, même le Comte, le seul être ayant compté pour elle… Ma sœur avait de quoi m’en vouloir, j’en étais consciente et si je n’étais pas frileuse de nature, il fallait avouer que chaque courant d’air me rendait fébrile… Ce fameux cauchemar allait se réaliser, de nouveau la limite entre réel et imaginaire allait être franchie et le choc serait le même que la première fois, en négatif. La question était : quand ..? Je faisais part de mes craintes à Alodia lorsqu’au détour d’un couloir du Château nous croisâmes Adrien et Elisabeth, vision d’horreur… L’entretien qui s’en suivit fut pour le moins brutal : Adrien m’emmena de force dans une salle la plus proche pour discuter à visages découverts, et il est inutile de dire que ses explications ou justifications de toutes sortes n’eurent aucun impact sur mon esprit figé et fatigué de tant d’hypocrisie. Il voulut jouer à découvert et ce soir-là il put entrevoir une bribe de la dangerosité de mon esprit endolori. Les vérités fusèrent, aucune n’attint son but.

Je ne sais pas si il existe véritablement un ordre cosmique, mais une chose est sûre, la nature tente parfois de rééquilibrer la balance. Ainsi, au milieu de cette étendue sombre une lueur étincela. Elle était en vérité présente depuis quelques temps déjà, mais lorsqu’on est trop malheureux il arrive que notre regard ne puisse voir que dans l’obscurité, ne prenant pas garde aux lumières qui se déplacent autour, ni à celles qui apparaissent discrètement. Il me fallut la sagesse d’une curieuse medium pour apprendre cette incroyable nouvelle. J’étais enceinte. Notre nuit de noce avait permis la création d’un futur héritier. Soudain, dans l’obscure alcôve se rallumèrent les flammes des bougies, des lustres, des torches, brulant les toiles d’araignées et les brins de poussière dans un spectacle de lueurs et d’étincelles dansantes. La lumière était revenue à l’intérieur ! Cette merveilleuse nouvelle ne sembla pas réjouir tout le monde lorsque je l’annonçai au dîner d’arrivée des exorcistes convoqués à Forbach pour éradiquer « les renforts du Mal ». De jeunes gens dont l’apparente expérience ne présageait rien de très bon pour la suite des évènements.

Il ne me fallut pourtant pas grand temps pour comprendre que ces individus étaient d’une intelligence à ne sous-estimer pour rien au monde. Je rencontrai l'un d'eux, frère Kerwan, dans les cuisines après une des maintes insomnies due à un cauchemar provoqué par le fantôme de ma sœur, malgré la régularité de ces apparitions je ne pouvais supporter les visions qu’elles m’imposaient. L’ecclésiastique posant les bonnes questions pour endormir ma méfiance et la fatigue n’aidant pas, préparant une tisane au saule je commençai à dévoiler mon histoire personnelle et je faillis dévoiler même quelques secrets… Il fallait se méfier de ces hommes et avoir l’assurance de leur bonne foi avant d’accepter qu’ils viennent fouiller notre douloureux passé même si c’était pour, certes, congédier nos démons. La vérification arriva un peu plus tard. Voilà quelques mois que les exorcistes faisaient leurs enquêtes à droite et à gauche. Mais pour l’heure aucun résultat sensible n’était à noter… Leur seul et plus beau coup d’éclat fut celui de la Saint-Jean où les fantômes des trois sorcières tuées lors de la Messe de Cendres un an plus tôt vinrent se venger en pleine messe nocturne. Tous furent pris de panique et nous quittâmes rapidement la bâtisse qui prenait feu tandis que les exorcistes semblaient parfaitement contrôler la situation.

Ces bousculements violents me firent perdre les eaux. Quelques heures plus tard j’accouchai de triplés dont un mourut à peine arrivé au monde. Tristes lois de la nature que le sourire de mon fils aîné me fit oublier au plus vite alors que je laissai Mina se charger du cadavre du nourrisson. Il avait les yeux de son père. Il était magnifique. Il fallait que je le présente au monde entier et que par son biais je puisse récupérer la régence du comté en tant que mère de l’héritier du Comte de Forbach. La première personne à qui je désirai en parler fut Adrien afin qu’il quitte ses fonctions au plus vite. Nonobstant, lors de notre entretien il me remit un courrier attestant du fait que le conseil du duché avait jugé préférable de ne pas me laisser l’administration du territoire. Encore une bataille que je perdais. Adrien y était pour quelque chose j’en suis plus que certaine ! Cet être est démoniaque… Mais je ne perdais pas la guerre ! Et dès que mon fils serait majeur, notre famille pourrait reprendre les rênes de ce comté à l’usurpateur en place.

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