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 Juliette & Daphné de Lissac [Apprentie]

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AuteurMessage
Juliette
Apprentie
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Nombre de messages: 143
Date d'inscription: 16/06/2007

Informations Personnage
Âge: 16 ans
Titre: Paysan
MessageSujet: Juliette & Daphné de Lissac [Apprentie]   Mar 19 Juin 2007 - 16:35


IDENTITÉ




Clan : Le Lys Noir souhaité (apprentie)

Nom : Néant

Prénom : Juliette

Surnom : Aucun

Âge : 18 ans

Métier : Noble chapardeuse (et non pas voleuse, qui est d’une indécence des plus vulgaire !)

Titre : Paysanne



PERSONNAGE




Description physique : Si le talent se mesurait à la taille, alors Juliette ne serait sans doute pas douée pour grand chose, du haut de son petit mètre cinquante-cinq... Heureusement pour elle son apparence juvénile, à tendance petite fille sage mais sauvageonne, comblerait amplement ce manque de talent si besoin en était. Juliette est, en dépit de sa condition d’orpheline pauvresse, habitée d’une certaine forme de noblesse qui transparaît étrangement dans son comportement de garçon manqué. Assurément, elle n’est pas vraiment féminine même si elle semble avoir tout ce qu’il faut pour cela. Si elle paraît faire un peu plus jeune qu’elle ne l’est en réalité, son corps a les proportions que l’on est en droit d’attendre à son âge véritable. Un curieux prototype de femme-enfant en fin de compte, aux longs cheveux roux cuivré et ostensiblement mal entretenu, dont les yeux, à la frontière entre le violet et le gris, laissent planer comme un dérangeant sentiment d’observation prédatrice. Sa peau est assez claire, tant par la pigmentation qui est la sienne, que par un manque chronique de soleil. Bien que possédant quelques maigres possessions vestimentaires qui tiennent amplement dans un petit panier, l’adolescente porte généralement la même vieille, crasseuse et usée robe, dont la blancheur éclatante s’est définitivement grisée avec le temps. Chroniquement peu soignée de sa personne, Juliette est souvent considérée comme un vilain et sale petit rat, toujours en train de rôder dans les coins les plus sombres...

Description psychologique : Certains diraient que Juliette est mauvaise... Qu’elle a le diable au corps... Après tout, nul ne sait d’où elle vient, et qui était ses parents. L’adolescente est absolument détestable dans le sens le plus large du terme, ne vivant que pour et par elle et elle seule. La liste de ses défauts est assez longue à vrai dire... Tendance fortement égoïste, fourbe et, parfois même, cruelle... Sans parler de son insatiable avidité à toujours en vouloir plus, qui l’a conduite à opter pour le noble art du chapardage. Après tout, perte de bourse n’est pas mortelle... En réalité, c’est avant toute chose une absence totale d’exemple digne de ce nom, qui a rendu l’adolescente ainsi. Preuve en est, les quelques qualités, savamment dissimulée, il est vrai, dont elle sait parfois faire preuve. Par exemple, ses victimes sont toujours des nobles ou des bourgeois à qui les quelques argents manquant ne feront jamais cruellement défaut. Parfois même elle vole des voleurs, mais c’est une chose qu’elle préfère toutefois éviter car c’est assez mal vu dans le milieu. Elle partage bien volontiers les résultats de ses larcins avec les gens qui lui sont sympathique, ou bien alors qu’elle apprécie, même si elle se défend vertement de tout attachement éventuel. C’est une solitaire qui ne compte que sur elle pour survivre dans un monde ingrat et sans espoir, autre que celui de réussir à franchir le jour présent. Sa ténacité est aussi grande que sa fidélité, qu’elle n’accorde qu’avec une précieuse parcimonie... Et encore, vous faudra-t-il lui prouver régulièrement que vous la méritez toujours... Rien n’est jamais acquis avec l’adolescente qui, finalement, ne demande qu’à trouver un point de repère viable dans sa vie qu’elle considère comme inutile. Elle ne vit pour personne, et personne ne vit pour elle... Cet état de fait la rend parfois dangereusement inconsciente, et la mort est une compagne qui l’a plus d’une fois courtisée, en dépit de son jeune âge.
Il y à toutefois un point positif... Si vous pouvez lui être utile en quoi que ce soit, Juliette sera adorablement douce à votre égard... Même si intérieurement, elle sera à la limite du haut-le-cœur... Mais rassurez-vous, c’est une véritable professionnelle qui aime le travail bien fait...

Histoire : Une histoire de vie est toujours très longue, et bien souvent les gens n’ont ni le temps, ni l’envie d’en connaître le moindre détail... Alors je vais tâcher de faire court, afin que vous n’ayez pas trop à vous attarder en ces lieux... Juliette a vécu dans une petite ville à quelques encablures de la capitale et, lorsqu’elle a atteint l’adolescence, elle a découvert la vérité sur son passé. La jeune fille s’est alors rendu dans la ville ou ses parents étaient supposés avoir vécus, nanti du seul et unique indice en sa possession, afin de retrouver la trace de ces derniers. Voilà donc ou Juliette en est, à ce jour... Vous pouvez maintenant reprendre votre chemin, ou bien, si vous le préférez, rester ici et écouter son histoire dans ses moindres détails...

1608... Forbach... La route de Annabelle de Souliac, jeune comtesse de 22 printemps, croise celle du marquis Jacques de Bourguain, son aîné de presque dix ans. Leur rencontre fut le témoin d’un coup de foudre digne d’un conte de fée et, des les premières secondes, chacun d’entres eux savaient qu’ils étaient fait l’un pour l’autre. Le noble gentilhomme fit la cour à sa jeune beauté durant plus d’une année, avant de finalement lui demander sa main... Une main, que bien évidement la jeune femme lui accorda avec le plus grand des plaisirs. Très tôt, Annabelle avoua à son bien-aimé ses habitudes mystiques. En effet, la jeune femme était une sorcière d’un niveau plus que respectable en dépit de son âge finalement peu avancé, et qui appartenait à ce qui était encore à l’époque l’unique rassemblement de sorcière de la ville, Olrun. En dépit de certaines réticences, ce dernier accepta ce fait bien qu’il jugeait tout cela des plus ridicule et tout juste bon à distraire les gens les plus désœuvrés. Mais il aimait intensément son épouse, et cet amour primait en définitif sur toute autre considération... Mais tout cela changea lorsqu’en 1610, la jeune épouse donna naissance à leur premier et unique enfant. Ce fut une petite fille adorable et souriante qu’ils prénommèrent Juliette, tout comme la sorcière qui avait guidé Annabelle sur la voie de la sorcellerie. C’était pour la jeune maman une manière de rendre hommage à celle qui lui avait tout appris, et là encore son époux ne s’y opposa pas. En revanche, cette naissance changea tout pour ce dernier. En effet, maintenant que sa femme était mère, il voulut absolument qu’elle cesse toutes ses activités de sorcières, et qu’elle rentre dans le rang de ce qui, selon lui, était la normalité, à savoir un rôle d’épouse et de mère de famille aristocratiquement digne de ce nom. Bien que fortement ébranlée par cette radicalisation de son époux, Annabelle refusa obstinément de céder à l’odieux chantage de son époux, qui en prit très fortement ombrage. Leur relation de couple se dégrada lentement mais sûrement et, moins de un an plus tard, devant le refus toujours aussi vigoureux de son épouse,, Jacques fut prit d’une peur subite. En effet, son épouse emmenait parfois Juliette lors de ses rencontres avec ses sœurs sorcières, et il craint alors, sans réel fondement, que celles-ci ne lui enlève sa fille. Cette crainte devint très rapidement obsession, et finalement il commit l’irréparable qui allait définitivement changer le cours du destin de Juliette.

Octobre 1611... Jacques de Bourguain enleva sa fille. Dans sa folie, il s’était finalement décidé à la soustraire à ce qu’il pensait être les griffes malveillantes de son épouse et de ses sœurs sorcières et, pour la protéger, il avait tout prévu... Une autre ville inconnue de tous, un transfert de capital afin de pouvoir subvenir convenablement à leurs besoins à tous les deux, un magnifique manoir isolé et en dehors de la ville... Bref, pour protéger sa fille unique de ce qu’il pensait être un véritable danger, à la limite du danger de mort, le père égaré qu’il était avait absolument tout prévu pour que son épouse et les sorcières ne puissent jamais le retrouver. Mais il est de notoriété publique que l’on peut tout prévoir, excepté l’imprévu... Lors que sa fuite, son carrosse fut attaqué par des brigands de grands chemins. Ces derniers massacrèrent tout le monde, aussi bien les cochers que les serviteurs que le père de la petite fille avait emmené, mais ce dernier, bien que mortellement blessé, pu toutefois s’enfuir à travers bois en emportant son bien le plus précieux avec lui... Sa fille unique. Les brigands le laissèrent s’enfuir, préférant s’emparer du butin convoité tout en sachant que ce dernier n’irait pas bien loin avant de rendre son dernier soupir. Quant à l’enfant, hé bien... Pourquoi s’en seraient-ils inquiétés.. ? C’était encore un bébé, et sans doute se ferait-il dévorer par les loups d’ici le soir même ou bien encore le lendemain matin. Mortellement blessé, le père de Juliette chuta finalement au sol dans un souffle court et haletant. Il le savait, tout au plus tiendrait-il encore une petite dizaine de minutes, peut-être moins. Il avait eu la force de s’éloigner suffisamment du lieu de l’attaque, et la nuit allait tomber d’ici peu. Il allait perdre tout espoir, avec son dernier souffle, lorsque quelqu’un fit irruption dans le sous-bois ou il s’était finalement réfugié. Las et à quelques secondes de la mort, il vit un homme, visiblement un bûcheron, et le supplia, par dépit plus que par réelle envie, de prendre soin de sa petite Juliette. Quelque peu désemparé, ce dernier accepta finalement et enfin Jacques de Bourguain pu s’éteindre l’esprit tranquille.
Avant de repartir, l’inconnu fouilla le malheureux défunt et sorti de ses poches un mouchoir en soie, brodé avec les initiales A.S, et une lettre prête à poster, à l’intention d’une certaine Jeanne de Bourguain, demeurant dans la ville de Forbach... Du moins le bûcheron aurait-il pu s’en rendre compte s’il avait su lire... Finalement, il empocha le courrier et le mouchoir brodé et, après s’être emparé des quelques argents que contenaient les poches du noble mort, il laissa là ce corps inerte et reparti dans son village qui se situé à quelques kilomètres de là.

Pour la seconde fois de sa très courte existence, le destin de Juliette venait donc de changer de nouveau... Après avoir été la fille unique d’un couple de la noblesse, La petite fille était devenue une enfant kidnappée par son propre père... Allait-elle maintenant devenir la fille d’un misérable bûcheron.. ? Rien n’était moins sur, car en y regardant de plus près ce brave bûcheron semblait quelque peu défaillant, intellectuellement parlant. En réalité, ce brave homme, qui se prénommait Antoine, était ce que l’on appelle un débile léger. Toutefois, il était suffisamment responsable pour travailler seul mais, plus important encore, suffisamment responsable pour confier l’enfant à l’une de ses cousines qui travaillait comme servante dans le château du seigneur local. Surprise, celle-ci se prit rapidement d’affection pour Juliette et décida, d’un commun accord avec elle-même, de s’en occuper. Il fallait savoir que cette brave femme avait récemment fait une fausse couche, et que quelque part, elle voyait la une sorte de signe divin du tout puissant, qui lui accordait une seconde chance d’être mère. Marie, c’était le nom de cette femme, jugea cela préférable au fait de confier l’enfant au curé de la paroisse... Avec elle au moins, la petite fille serait choyée... Son cousin lui confia aussi le mouchoir en soie, ainsi que son nom murmuré par son père mourant, mais omis de lui donner la lettre. Une lettre, qui finirait le lendemain dans la cheminée de la maisonnée du brave bûcheron. Mais Juliette semblait être apparemment frappée du sceau du malheur, car à peine quelques mois plus tard sa mère adoptive, qui prenait soin de la petite fille comme s’il s’était s’agit de son propre enfant, fut emportée par la maladie. Ainsi, en était-il de la courte vie de la fillette... N’avait-elle pas encore atteinte sa deuxième année de vie, que déjà celle-ci en avait fait une orpheline par trois fois. Avec un commencement dans l’existence placé sous une étoile des plus défavorable, il fallait sans doute que Juliette n’ait guère d’espoir pour la suite...

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MessageSujet: Re: Juliette & Daphné de Lissac [Apprentie]   Mar 19 Juin 2007 - 16:38

Même si Marie était décédée, la fillette resta au château ou elle vivait avec cette dernière. Bien entendu, cela ne fut pas gratuit et très rapidement, il fut décidé par le maître des lieux que Juliette deviendrait, une fois un peu plus âgée, servante. C’était là un destin des plus misérable pour une enfant née dans la noblesse, mais Juliette ignorait ce détail, et de plus elle aurait un gîte et un couvert tous les soirs de sa vie. Toutefois, si la fillette était assurée du minimum vital du point de vue matériel, il en alla autrement de celui de l’amour. En effet, Juliette grandit, non pas sans amour, car après tout elle était la seule petite fille parmi les enfants des serviteurs du château, mais plutôt avec un amour parcimonieux. Outre le fait que les serviteurs qui étaient parents avaient déjà fort à faire avec leurs propres enfants, l’histoire de la venue de Juliette était connue de tous... Une petite fille trouvée dans les bois, dans les bras de son père mourant... Les gens de la campagne profonde étaient bêtes... Superstitieux... Méfiant... Pour la plupart d’entre eux, tout ceci était très certainement lié à une mauvaise affaire... La fillette venue de nulle part en était sûrement la cause, cela ne faisait aucun doute... Et puis, il y avait aussi Marie... Elle qui était une jeune femme vigoureuse, jamais malade... Voilà qu’elle avait succombée à la rougeole, alors qu’elle était adulte, et cela juste quelque mois après qu’elle ait décidé de s’occuper de celle que l’on appelait déjà dans les messes les plus basses, l’enfant du malheur. Sans compter, que sa chevelure était rousse, un signe qui ne trompait pratiquement jamais... Nul n’osait dire ouvertement le mot de peur que Juliette n’attire le mal sur leur personne, mais ce dernier n’était jamais bien loin. Juliette était bien traitée, mais sans plus. Grandir dans une telle ambiance ne fut bien évidement pas sans conséquence sur la petite fille et son développement intellectuel. Très perspicace, elle compris très tôt le malaise que causait sa présence et sa personnalité s’adapta tout naturellement à l’image que l’on avait d’elle. Juliette devint alors une fillette mauvaise, cultivant ses pires côtés au détriment des meilleurs d’entres eux. Elle se fit ainsi rapidement détester de toutes et tous, que ce soit au château aussi bien qu’au village. Même son travail de servante, bien qu’elle n’ait en fin de compte jamais rien connu d’autre, l’ennuyait. Juliette ne comprenait pas, ou plus précisément, n’acceptait pas que les autres aient tout, alors qu’elle n’avait rien. Très souvent elle observait le seigneur local et sa famille, tout en se disant qu’elle valait tout autant que ces nobles arrogants qui la toisait de toute leur écœurante hauteur remplie d’un dédain certain. La noblesse... Elle considérait les pauvres gens comme de simples animaux, pourtant c’était bien elle qui s’empiffrait de mets plus délicieux les uns que les autres, et qui bâfrait pareillement à des gros porcs... Non, Juliette le savait... Un jour, elle aussi aurait une vie aussi aisée que la leur, et pour cela elle ferait tout ce qu’il serait en son pouvoir...

Malgré tout, une personne au village avait l’honneur de lui plaire. Il s’agissait de Agathe l’ancienne. Agathe, qui était très certainement la plus ancienne de tout le village et des environs, en était aussi la rebouteuse. En dépit de son âge plus qu’avancé, Elle continuait de soigner, guérir, faire des potions et autres élixirs, pour des usages aussi divers que variés et, pour certains, bien peu avouable... En résumé, Agathe était une personnalité incontournable et respectée de tous. C'est d’ailleurs l’attachement que la vieille femme lui portait, qui bien souvent évita de très gros ennuis à la fillette. Il fallait dire que les ennuis, Juliette semblait les collectionner avec un réel plaisir... Les gens avaient finalement raison, elle était mauvaise... Très mauvaise même, bien trop pour qu’il n’y ait, décidément, pas autre chose de plus... derrière...
Juliette passait la majorité de son temps libre, lorsqu’elle ne plongeait pas à bras le corps dans les ennuis qui lui arrivaient généralement jusqu’au cou, avec Agathe. Celle-ci était la seule à lui témoigner une véritable affection sans arrière-pensée, et cela était pour la fillette une chose tout aussi précieuse que l’or ou les bijoux. Sans être une mère, On pouvait dire que l’ancienne était comme une grand-mère pour Juliette. D’ailleurs, celle-ci prenait un réel plaisir à effectuer la majeure partie des travaux et corvées de la rebouteuse, afin de soulager cette dernière. Il était vrai que malgré sa robustesse et son ineffable joie de vivre, Agathe était devenue très fragile avec le grand âge. D’ailleurs, Juliette s’inquiétait très souvent de sa santé... Même si sa visite ne durait que quelques minutes, pas un jour ne se passait sans que la fillette vienne lui rendre une petite visite amicale Agathe appréciait d’ailleurs ces visites, furent-elles brèves, ainsi que les jolies petites fleurs des champs que Juliette ne manquait jamais de lui amener. Très tôt, Juliette se prit de passion pour l’art de la rebouteuse. Comme tout un chacun, elle trouvait des plus extraordinaire toutes ces choses que l’ancienne semblait être capable de faire, comme par magie. L’ancienne avait-elle en tête de faire de Juliette son successeur.. ? A vrai dire, l’idée ne fut jamais ouvertement exprimée mais, devant l’intérêt grandissant de la fillette et un talent certain pour la chose, la rebouteuse décida de lui enseigner l’art secret et mystérieux des plantes. Dans le même temps, elle apprit à Juliette quelque chose de très précieux pour une petite paysanne comme elle... Agathe lui fit le don extrêmement rare, de la lecture et de l’écriture... Une éducation, tout au moins un début d’éducation... Pour cela, Juliette en fut éternellement reconnaissante à celle qui fut sa grand-mère de cœur, et elle mit un point d’honneur à se montrer studieuse dans ses études concernant l’art des végétaux. Juliette progressa très vite, trop selon certains... Nombre de gens s’enquérir auprès de l’ancienne, afin de savoir exactement pourquoi elle avait choisi de délivrer ses secrets à l’enfant du malheur plutôt qu’à une autre plus... Normale... Pour toute réponse, la rebouteuse se contentait de sourire avant de se détourner de son interlocuteur et de reprendre son chemin... Toutefois, il est de notoriété publique que l’on ne se refait pas, et Juliette, au cours de ses studieuses études botanique, s’est tout particulièrement intéressée aux plantes pouvant provoquer le sommeil et la mort. Cette dernière n’étant pour elle qu’un prolongement du premier sujet, Juliette n’a aucune réelle envie de l’utiliser de manière concrète. Mais provoquer le sommeil par contre...
La fillette s’est aussi découverte un talent, nettement moins honorable il est vrai. Elle excelle dans l’art de la cambriole, même si elle préfère employer le terme de chapardage qui est, selon elle, bien plus noble que le simple fait de voler les gens. Ses larcins sont toujours discrets, afin que nul ne puisse faire le rapprochement entre ces derniers et sa présence... Une petite pièce par-ci... Une cuillère en argent par-là... Un peigne du même métal... Des petites choses qui, finalement, ne manque pas vraiment à leur propriétaire d’origine.

Juliette a treize ans, lorsqu’elle est frappé de plein fouet par ses premiers émois amoureux. Elle est alors une pré adolescente dure et méprisable, qui à réussi le plus que douteux exploit de se mettre à dos la quasi-totalitéé des gens constituant son environnement familier. C’est une solitaire qui, malgré tout, reste étonnement adorable avec Agathe l’ancienne. Mais là encore, l’orpheline se démarque des autres jeunes filles car l’objet de son désir n’est ni le vieux seigneur légèrement pervers qui, depuis un an ou deux ne cesse de la regarder avec des yeux avides de convoitises inavouées, ni même l’un de ses deux fils alors âgés de dix-huit et vingt et un ans. Non... En réalité, Le désir ardent de la jeune fille est attisé par Daphné, la petite princesse du château, que ses parents protègent amoureusement du monde extérieur. Il faut dire que la brune beauté, alors âgée de seize ans, était terriblement séduisante... Fine, admirablement proportionnée, des lèvres tentatrices et des yeux sombres aussi caressant que l’aile d’un ange... Daphné avait déjà tout d’une véritable femme adulte, et sans doute aurait-elle déjà été promise à un nobliau imberbe, s’il n’y avait eu un léger défaut dans ce tableau des plus idyllique... En effet, l’aristocratique adolescente était considérée comme une simple d’esprit, mais en réalité elle était tout simplement atteinte d’un autisme léger. Juliette s’était très tôt attachée à Daphné qui, contrairement aux autres personnes de son entourage, avait une réelle affection pour celle-ci. Bien que ses parents lui apportaient tout le confort et le bien-être nécessaire, Daphné ne recevait pas de réel amour de leur part, Elle était comme une sorte de meuble que l’on posait dans un coin afin de décorer une pièce, et jamais elle ne sortait du château. Avec l’arrivée de Juliette, la jeune autiste s’était découverte une raison de vivre. Ce fut elle qui s’en occupa, avec une étonnante réussite il fallait bien l’avouer, alors qu’elle était encore toutes deux des enfants. Sans doute ne s’en rendait-elle pas compte, mais Daphné considérait alors Juliette comme une petite sœur tombée du ciel. De son côté, l’orpheline appréciait cette fille étrange, mais très gentille, qui ne la jugeait pas quoi qu’elle fasse ou dise... Mais tous cela était désormais bien loin, et les deux petites filles avaient bien grandit maintenant. Et comme dit un peu plus haut, la perfection innocente de Daphné avait attisée le désir interdit qui sommeillait en Juliette depuis plusieurs mois maintenant. Alors, Juliette osa... Bravant les interdits jusqu’aux limites les plus extrêmes, elle usa de son talent de persuasion ainsi que, d’une manière guère honorable, de l’état de faiblesse intellectuelle de l’adolescente, afin de convaincre cette dernière de la laisser partager son lit... Et son corps... En réalité, ce ne fut pas trop difficile. Daphné aimait vraiment beaucoup Juliette, et elle voulait toujours lui faire plaisir tout comme la jeune fille lui faisait elle-même plaisir... Finalement, une véritable relation intime, secrète mais durable, s’installa entre les deux amies. Pour Juliette c’était un amour véritable, comme on peut se l’imaginer du haut de ses treize ans... Pour la jolie Daphné, hé bien c’était... Juliette, tout simplement...
Quoi que l’on en pense, et même si l’orpheline avait honteusement profité de la situation au tout début, il s’avéra que Daphné développa, si ce n’était un amour conscient, tout au moins un désir équivalent à celui de sa douce amante qui prenait si bien soin d’elle. Elle fut d’ailleurs de plus en plus demandeuse de ces contacts charnels, furent-ils de simples baisers fougueux au détour des sombres couloirs de pierres, au grand plaisir de Juliette qui, pour la toute première fois de sa misérable existence, avait enfin trouvé un début de bonheur. Mais une fois de plus, le malheur vint frapper à la porte de Juliette un an plus tard. A bout de force, Agathe l’ancienne, celle qui fut pour la jeune fille comme une véritable grand-mère et un professeur digne de ce nom, s’éteignit dans la tranquillité de son âge vénérable. Juliette en fut cruellement meurtrie... Et pour la première fois depuis bien des années maintenant, ses yeux laissèrent des flots de larmes s’écouler en une cascade des plus torrentielle. La jeune fille se révéla inconsolable, et le seul réconfort qu’elle trouvait était celui que lui procurait le bras aimant de la jolie Daphné qui, en dépit de ses absences intellectuelles, comprenait partiellement le chagrin de sa bien-aimée. L’adolescente autiste était d’un naturel apaisant, et cela se révéla des plus appréciable pour soulager quelque peu la peine immense qui taraudait Juliette qui, une fois de plus, se retrouvait partiellement innocente. Ce décès rapprocha encore un peu plus les deux jeunes filles, qui finalement s’étaient bien trouvé dans ce monde ou toutes deux étaient rejetée.

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MessageSujet: Re: Juliette & Daphné de Lissac [Apprentie]   Mar 19 Juin 2007 - 16:39

Au cours de l’année qui suivit ce décès, Juliette voulu, en dépit de son jeune âge, honorer la mémoire de l’ancienne et reprendre son rôle de rebouteuse au sein de la communauté. Malheureusement, sa bonne volonté se heurta au violent refus des habitants du village, qui refusait de voir l’enfant du malheur venu de nulle part, s’arroger un rôle que tous considéraient comme sacré. Ce fut pour Juliette un affront de plus, mais surtout l’affront de trop... La goutte d’eau qui fit dangereusement déborder le vase de sa colère et de son rejet de ces gens misérables, auxquels elle se refusa alors définitivement à appartenir. Les mois qui suivirent lui furent alors pénibles au plus haut point. La moindre petite chose l’agaçait, et des conflits de plus en plus nombreux éclatèrent entre la jeune adolescente et les autres serviteurs du château qui, eux non plus, ne la supportait plus vraiment. Juliette alla même jusqu’à défier ouvertement le maître des lieux qui, sans l’attachement que sa fille unique portait étrangement à la vilaine petite effrontée, aurait sévèrement puni cette dernière avant de la jeter à la rue. Mais heureusement, Daphné était la, encore et toujours, prenant grand soin de sa Juliette comme elle le faisait depuis son enfance finalement pas si lointaine... Mais pour la jeune adolescente, cette vie misérable était devenue bien trop insupportable et elle se jura intérieurement que jamais plus elle ne servirait qui que ce soit comme une vulgaire servante. Au cours des nuits passé dans les bras tendre de la jolie Daphné, Juliette songea... Elle songea tant et si bien, qu’une évidence lui apparut alors... Elle devait partir, aller trouver mieux ailleurs que dans ce coin perdu et oublié de tous... Elle eut alors une idée folle, incertaine et pratiquement sans espoir de réussite, mais c’était la seule possibilité qui lui restait pour quitter ce village misérable et les assauts, heureusement avortés, de plus en plus fréquents du père de sa Daphné. Elle savait avoir dans ses maigres possessions, un mouchoir en soie brodé d’initiales. Juliette se rappelait qu’un jour elle avait discuté avec le cousin de Marie qui l’avait probablement sauvé des griffes des loups affamés, et que ce dernier lui avait raconté comment il l’avait découverte. Il lui avait aussi parlé de la lettre, mais malheureusement il ne se souvenait plus que du nom de la ville qui y était inscrite... Forbach...
Pour Juliette, le mouchoir en soie brodé était à lui tout seul un aveu des plus évident que sa place n’était pas parmi le bas peuple, et elle entendit bien récupérer ce qui lui appartenait... Ou tout au moins, en partie. A quinze ans, sa décision fut prise... Nanti de ses deux importants, mais en même temps très fragiles indices, elle partirait pour Forbach afin de retrouver ce qu’elle considérait être sa véritable famille. Toutefois, Juliette avait un léger problème... Daphné... La jolie Daphné, qui lui avait si facilement ravi son cœur terriblement vide... Pour l’adolescente, il était impensable de partir en laissant sa bien-aimée derrière elle, la simple idée en elle-même n’était même pas une option envisageable. Alors, un soir que les parents de cette dernière étaient partis rendre visite à un seigneur voisin, Juliette lui expliqua la situation. Comme prévu, il fut difficile de convaincre Daphné de quitter le château, tant ses parents l’avaient obligé à y demeurer durant toute sa courte vie. Elle avait peur, peur de cet inconnu qu’elle ne connaissait pas, et qui lui paraissait des plus terrifiant. Mais en même temps, cette peur se teintait d’une réelle envie de ne plus se voir ainsi cloîtrer entre les quatre murs du lugubre château familial, et de découvrir de nouvelle chose... Et ce fut justement sur ce point précis, que Juliette s’échina à convaincre sa belle de partir avec elle. En des termes choisis, et en dépit de son faible niveau sémantique, la jeune fille fit comprendre à Daphné qu’en venant avec elle, celle-ci pourrait lui faire découvrir des tas de belles choses nouvelles... Et que même s’il y avait des risques, elle serait la pour l’en protéger, toujours... Lorsque l’adolescente autiste exprima l’idée qu’elle viendrait à manquer à ses parents, Juliette lui rétorqua, avec un soupçon de colère légitime dans la voix, que si vraiment ses parents l’aimaient, il ne l’aurait jamais enfermé comme ils l’avaient fait jusqu’ici. Pour ce dernier point, Juliette en voulait mortellement aux parents de sa jolie Daphné. Tenir enfermée la jeune fille, c’était, selon Juliette, comme empêcher le soleil de rayonner haut dans le ciel, comme vouloir masquer la beauté d’un paysage en bâtissant un mur devant celui-ci... C’était on ne pouvait plus intolérable... Finalement, Daphné fut convaincu... Et puis encore une fois, cela faisait tellement plaisir à Juliette qu’elle vienne avec elle... Daphné avait toujours été incapable de dire non à sa douce amie...

Quelques jours plus tard, Juliette mit son plan, longuement préparé, à exécution. Pour commencer, elle concocta des potions de sommeil qu’elle versa dans les repas destinés, aussi bien aux aristocrates, qu’aux domestiques. Ensuite, une fois que tout ce beau monde fut profondément plongé dans les bras de Morphée, l’adolescente perfide s’empara de tout l’or présent dans le château, ainsi que de quelques bijoux appartenant à la mère de Daphné. Pour les vendre en cas de besoin, bien entendu, mais aussi et surtout pour pouvoir utiliser, là aussi le cas échéant, la classe et l’élégance naturelle de la jolie Daphné si le besoin s’en faisait sentir. C’est donc avec un beau petit pécule que les deux adolescentes quittèrent les lieux le soir même, Juliette portant ses maigres possessions dans un vulgaire baluchon, tandis que Daphné avait emporté un bon gros sac rempli de robes en tous genres. Ce n’était certes pas l’idéal pour fuir, mais après tout... Elle avait finalement accepté de venir, et puis en fin de compte leur tandem passerait aux yeux des gens comme étant celui d’une noble jeune fille et de sa servante. Du moins, jusqu’à ce qu’ils arrivent à Forbach...

Un peu moins d’une année s’est écoulé depuis leur départ.. Juliette a maintenant seize ans, et Daphné dix-neuf. Même si elles demeurent amantes dans le secret de leur chambre louée, aux yeux de tous en ville elles sont sœurs... Certes, elles ont l’image de deux sœurs bien différentes... Une belle jeune femme visiblement distinguée, et une gamine mal fagoté... Pourtant, grâce à Juliette qui a convaincu sa belle de ne pas porter ses jolies tenues afin d’opter pour des robes plus dans le ton de leur couverture, le mensonge est efficace. Après tout, qui n’a jamais vu de famille ou les différences était on ne peut plus détonante.. ? Juliette et Daphné faisaient partie d’une telle famille, voilà tout. Dans une ville comme Forbach, Juliette avait matière à chaparder bien des bourses pesantes. Sa petite taille et son habitude à se fondre dans les coins aidant grandement à l’exercice de son art, la jeune fille parvenait ainsi à subvenir à ses besoins et à ceux de sa jolie Daphné, pour qui elle faisait toujours en sorte de ne manquer de rien. Dans sa simplicité intellectuelle, cette dernière s’acclimata assez bien à ce mode de vie qui était totalement différent de celui qu’elle avait connu durant toute sa vie. Juliette avait longtemps craint que sa Daphné ne puisse supporter une vie aussi loin de celle qui était la sienne autrefois,, mais maintenant elle était on ne peux plus rassurer. Et puis comme dit précédemment, Juliette ne ménageait pas ses efforts pour rendre la vie de sa belle le plus confortable possible.
Concernant la recherche de sa famille naturelle, la jeune voleuse du se rendre rapidement à l’évidence... Avec un simple mouchoir brodé d’initiales comme indice, la recherche se révélait des plus ardu. Sans parler du fait que ces initiales correspondaient au moins à trois ou quatre femmes en ville, pour la plupart bien trop jeune pour être sa mère... Mais peut-être était-elle tout de même de leur famille.. ? Malheureusement, toutes les fois ou Juliette avait tenté un contact avec ces dernières, elle s’était vue repoussé comme une malpropre et une moins que rien. Ce qui bien évidemment, le mettait en colère et les esprits s’échauffant... Bref... Au final, la jeune fille n’avait, en fin de compte, pas avancé d’un pouce dans la recherche de ses origines. Ha... Elle était encore bien loin cette vie généreuse, que Juliette pensait fermement être la sienne... Mais elle savait pourtant qu’un jour elle arriverait à ses fins, et ainsi elle pourrait offrir à sa jolie Daphné la vie qu’elle méritait... Ou plus précisément, la vie qu’elles méritaient... Toutes les deux..

Mais dans l’attente de ce moment béni des dieux, Juliette se devait de chaparder encore et encore. Afin de les faire vivres toutes les deux. Car bien évidement, il était absolument hors de question que Daphné travaille... Juliette mettait un point d’honneur à ce que cela n’arrive pas, même si pour cela elle se devait parfois de faire des choses qui ne lui plaisait pas vraiment. Par exemple, quelques fois elle usait de sa science, certes limitée mais bien suffisante, des plantes, afin de droguer discrètement des marchands à qui elle chapardait parfois bien plus que leur simple bourse remplie d’or. Daphné désirait une chose qu’elles n’avaient pas les moyens de s’offrir.. ? Juliette faisait ce qu’il était nécessaire pour que celle-ci soit satisfaite... Un désir particulier.. ? Là encore, Juliette agissait en conséquence... Certaines âmes terriblement suspicieuses verraient, dans cette attitude prompte à satisfaire les désirs de la jolie Daphné une sorte de culpabilité de la part de Juliette, d’avoir ainsi profité de la faiblesse de la jeune fille, afin d’en faire son amante. Mais de cela, il n’en était absolument rien. Juliette aimait très sincèrement sa belle, et elle ne cherchait finalement qu’à la rendre heureuse... Comme tous les amoureux du monde entier... Même si, dans leur cas, c’était un amour que la morale réprouvait au plus haut point...

Autre : Heu... Orpheline.. ? Ha oui... A une très forte prédilection (inavouée, cela va de soi ^^) pour les filles... Et accessoirement, a quelques connaissances (bien ciblée il est vrai, notamment dans le domaine de l’endormissement et de l’empoisonnement, même si elle n’utilise quasiment jamais ce dernier) en herboristerie. D’ailleurs, elle se promène toujours avec un petit sac d’herbes à la ceinture, pour le cas ou...

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MessageSujet: Re: Juliette & Daphné de Lissac [Apprentie]   Mar 19 Juin 2007 - 17:28

Juliette a écrit:
Une histoire de vie est toujours très longue, Alors je vais tâcher de faire court


Trop génial xD T'es trop forte Juliette xD
(Désolééée post de flood >.< mais j'ai pas pu m'en empêcher mdr...si tout le monde était comme Juliette, il n'y aurait aucun forum laissé à l'abandon sur la toile...stun compliment hein)
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MessageSujet: Re: Juliette & Daphné de Lissac [Apprentie]   Mar 19 Juin 2007 - 19:20

... Dit-elle, en voulant me faire croire qu'elle a lu l'intégralité de ma fiche, alors qu'elle s'est tout simplement contenté de la version courte... Razz Razz Razz

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MessageSujet: Re: Juliette & Daphné de Lissac [Apprentie]   Mar 19 Juin 2007 - 19:41

Non non bien sûr je n'ai pas lu ça en entier xD Je parlais de la longueur lol
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MessageSujet: Re: Juliette & Daphné de Lissac [Apprentie]   Mar 19 Juin 2007 - 20:36

Ouais bah moi en tant qu'administrateur j'avais pas le choix -.-"

Nan je plaisante Juliette, c'est une histoire trop originale touchante vraiment j'adore mais profondément ! Une lesbienne amoureuse d'une autiste, je pense qu'il n'y a pas deux personnes pour trouver ça, seule la vie elle même pourrait créer ce genre de situation, tu rivalises avec la vie Juliette Wink Toujours cette compréhension et du contexte historique et de l'univers lui même. Bon simplement dit, j'aime Very Happy

Seul se pose l'ennui de Daphné, en effet elle te demanderait un double jeu chaque fois qu'elle t'accompagne, selon moi, des changements de couleur lors de ton RP suufiraient, vu ton niveau (et nous l'avons déjà bien vu sur les Élus) si tu maintiens bien tes efforts, car je pense que ça t'en demanderait, jouer deux personnes extrêmement différentes intellectuellement, je pense que c'est faisable.

SEULEMENT comme tu le sais déjà ^^ On ne prend aucune décision l'un sans l'autre Razz Et Louis ne répondant pas (c'est une attaque personnelle en effet...) Il nous faudra donc attendre sa Majesté -_-'

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MessageSujet: Re: Juliette & Daphné de Lissac [Apprentie]   Mar 19 Juin 2007 - 21:17

J'ai ENFIN compris. Laughing

Je suis d'accord, entièrement.

Fiche Validée !
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MessageSujet: Re: Juliette & Daphné de Lissac [Apprentie]   Mar 19 Juin 2007 - 21:37

Ouais !!! Ouais !!! *Saute au coup de sa jolie Daphné et lui fait une doux baiser fougueux...* I love you I love you I love you

Merci... ^^

Dire que je ne pensais pas être acceptée des la première fois, ce serait vous mentir... Toutefois, comme à chaque fois avec mes idées pas vraiment comme les autres, un doute raisonnable persiste toujours... Razz

J'aime beaucoup cette idée de deux égarées de la vie, qui finalement se trouvent... C'est beau, dans sa simplicité (et surtout, vu le contexte et l'époque...)

Pour le changement de couleur sur les interventions de Daphné, c'est une excellente idée... Mais bien trop simple, je n'avais aucune chance de la trouver par moi-même... lol!

Pour ce qui est de les joués, bien que très différente, il me faudra effectivement trouver mes marques, alors pardonnez un léger flottement dans les premiers échanges... Mais si l'un d'entre vous est sur Syberia, alors vous devez savoir que j'ai un peu de pratique en la matière... Wink

Voilà... Il va y avoir comme un petit parfum de romance chez les sorcières dirait-on... Razz

Romance et secrets, les deux mamelles d'une bonne intrigue... ^^

*Se demande maintenant ou poster pour commencer...* Rolling Eyes

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MessageSujet: Daphné de Lissac, ou la merveille parmi les merveilles... ^^   Sam 23 Juin 2007 - 21:01


IDENTITÉ


Clan : Celui de sa rousse beauté ^^

Nom : De Lissac

Prénom : Daphné

Surnom : Néant

Âge : 21 ans

Métier : Quelle sotte idée ! (dixit Juliette)

Titre : Noble (marquise)

PERSONNAGE


Description physique : Grande, belle et majestueuse... Ces trois adjectifs se suffisent à eux-mêmes, pour donner une juste représentation de la jolie Daphné. Mais comme un plaisir n’est jamais trop grand, détaillons un peu plus précisément cette jeune beauté... Assurément, Daphné est une grande fille... Que ce soit du haut de ses dix-neuf printemps qui font d’elle une adulte à part entière, ou bien encore du haut de son mètre soixante-quinze. Une taille peu courante pour une femme de son époque, qui la singularise d’autant plus. Bien que toute en finesse et loin d’être en chair, la jeune femme est ce que l’on pourrait appeler bien portante. Elle possède l’œil brillant, typique de la personne bien nourrie, ce que ne démentent pas ses joues légèrement arrondies Si un adjectif devait résumer l’aspect corporel de la jeune marquise de Lissac, ce serait plantureuse... Et pour quiconque d’un tant soit peu attentionné lui jetant un regard, il est évident que la misère ne l’a pas trop affecté jusqu’ici. Sa peau est, dixit son amante, semblable à l’aspect velouté et soyeux d’une pêche. Sa longue et ténébreuse chevelure, à l’ondulation subtile, semble être aussi légère qu’un fétu de paille, lorsqu’une brise audacieuse vient s’engouffrer en son sein. Bien que d’un naturel joyeux, ses yeux d’un noir profond, surlignés de sourcils joliment dessinés, trahissent parfois une touchante mélancolie qui ne laisse jamais Juliette insensible...
La noblesse de sa condition originelle transparaît allègrement au travers de ses traits aristocratiques, ce qui fait de Daphné une bien curieuse paysanne, et ce ne sont pas ses robes, de matières elles aussi légèrement plus noble que la moyenne en dépit de leur aspect des plus commun, qui vont amoindrir cet état de fait.

Description psychologique : Silencieuse... Voilà ce qui caractérise le plus justement la jeune noble de Province. Sa condition d’autiste, fut-elle légère, tend à lui faire préférer l’isolement en soi, plutôt que de rechercher le contact avec autrui. Elle n’a finalement d’intérêt profond que pour sa petite beauté rousse, qui a su, avec une délicatesse naïve, l’ouvrir peu à peu au monde extérieur. Daphné paraît généralement être comme absente, et bien souvent vous aurez le sentiment qu’elle ne vous écoute pas... Détrompez-vous... Sa capacité à être attentive est incroyablement grande, tout comme sa capacité d’apprentissage qui ferait rougir d’une honte écarlate le plus doué des comédiens. Même si de temps en temps des sautes d’humeur, assez violentes dans les mots et, parfois dans les gestes viennent troubler la béate tranquillité qui est la sienne, la jeune femme est fondamentalement une âme gentille et quasiment innocente. Elle ne connaît ni la duplicité, ni le jeu des sous-entendus, et prendra pour argent comptant tout ce qu’on lui dira. Ceci dit, Daphné est autiste mais en aucun cas idiote... Alors n’espérez pas lui faire prendre des vessies pour des lanternes...
Pareillement à nombre d’autiste léger, Daphné à une forte tendance à voir le monde qui l’entoure d’une manière assez différente de la notre. Sa méthode de réflexion et de raisonnement la rendent plus que fortement accessible aux notions abstraites, et elle en a développé un intérêt des plus prononcé pour des concepts très pointus qui feraient fuir au pas de course les plus courageux d’entres nous.

Histoire : Longtemps, Daphné à été considéré comme une simple d’esprit. Même s’il est évident que le syndrome d’Asperger était encore inconnu au dix-septième siècle, il faut reconnaître que la jeune fille à été totalement abandonnée à son sort par ses propres parents, la faisant ainsi végéter dans un état proche de l’absence intellectuelle. Heureusement, la venue inattendue d’une petite orpheline allait radicalement changer sa vie. Mais comme on le dit dans bien des récits, cela est une autre histoire... Et cette histoire, trouvera sa place ici le moment venu... Mais comme il est de bon ton de commencer par le commencement, revenons donc à la genèse de ce qui deviendra, par la suite, la vie de la jeune marquise de Lissac...

Damoiselle de Lissac, de son doux et caressant prénom Daphné, a vu le jour le trente et un octobre en l’an de grâce 1607 du calendrier Grégorien. Une date qui, à cette époque, n’avait aucune signification particulière en France, mais qui, a la nôtre, serait très certainement interprétée comme un signe... Son prénom lui a été donné par sa mère, grande passionnée de mythologie en tous genres. Le mythe de la nymphe Daphné, la fille du roi Pénée qui fut poursuivit par l’amour d’Apollon, avait toujours eut les faveurs de cette dernière depuis sa plus tendre enfance, et il ne pouvait en être autrement, selon elle, du fait que sa première fille porte ce nom. Une première fille, qui, malheureusement pour madame la marquise, se verrait aussi être son dernier enfant. Daphné est par conséquent la cadette d’une famille de trois enfants. Elle a deux frères aînés qui se nomment Philippe et André, et qui ont respectivement vingt et un et vingt-quatre ans. Etant l’unique fille de la famille de Lissac et son ultime membre, Daphné aurait du, par conséquent, être choyée et gâtée plus que de raison par ses parents, comme dans la majorité des familles existante. Pourtant, cela ne fut pas... Tout au moins, pas entièrement... Dés son plus jeune âge, Daphné se montra différente des autres enfants. Non pas qu’elle ne se montra pas aussi gaie, aussi enjouée, aussi vivante que n’importe quel bambin digne de ce nom, mais elle n’était ainsi que lorsqu’elle se retrouvait seule. Des que ses parents, ses frères, ou toute autre personne commençait à s’amuser avec elle, alors la fillette semblait se refermer sur elle-même, refusant visiblement de participer à l’amusement des grandes personnes qui s’intéressaient à sa personne.. Cette attitude, des plus surprenante pour une enfant, eu comme résultat, au bout de quelques mois, de voir peu à peu tout le monde se désintéresser de l’adorable petite poupée qu’était pourtant la jolie Daphné. L’incompréhension des adultes avait eu raison de leur patience, et même ses propres parents n’échappèrent pas à cette règle en dépit du fait que sa mère persista bien plus longtemps que nul autre. Malheureusement, celle-ci finit par abandonner à son tour, et en définitif plus personne ne s’amusa avec la pauvre petite fille incomprise. Ainsi donc, se passèrent finalement les premières années de vie de Daphné, inconsciente qu’elle était du rejet, à la limite écœurante de l’ostracisme, dont elle était l’objet de tous. Bien entendu, la fillette n’était pas pour autant malheureuse... Du moins, pas dans le sens matérielle du terme car ses parents ne la privèrent pas pour autant de toutes ces belles et nombreuses choses dont une enfant de la noblesse pouvait rêver. Daphné avait tout, et même plus. Sans doute était-ce là une manière hypocrite de se racheter une bonne conscience envolée depuis bien longtemps maintenant, et de faire oublier le plus important à la fillette... L’absence totale d’intérêt et d’amour auxquels pourtant, elle aspirait ardemment du haut de son jeune âge ou la compréhension se teintait encore d’une logique tellement simpliste que l’on finissait par tout accepter sans vraiment y réfléchir...

Lorsque Daphné approcha au plus près de sa quatrième année et que la solitude fut tristement devenue sa seule amie tandis qu’elle s’amusait avec ses poupées et autres jouets de son âge, une chose nouvelle vint bouleverser son petit quotidien morne et sans relief... Une arrivée aussi inattendue que surprenante, qui sans qu’elle puisse s’en douter un seul instant, allait être la meilleure chose qui ne lui arriverait sans doute jamais. Il s’agissait d’une petite fille d’à peine un an. Elle avait été amenée au château par une des servantes prénommée Marie, que Daphné aimait beaucoup. Marie était, à l’égard de Daphné, différente des autres... La ou les domestiques évitaient l’étrange petite fille sur qui bien des rumeurs circulaient concernant son attitude étrange, Marie, elle, ne rechignait pas à s’en occuper, bien au contraire. Il fallait dire que depuis que la jeune femme avait fait une fausse couche, sans doute du au décès accidentel de son tout aussi jeune époux moins d’une année auparavant, elle avait reporté tout son amour et sa tendresse sur la petite fille que ses parents laissaient ostensiblement de côté. Cette nouvelle venue intrigua donc fortement Daphné qui, jusqu’ici, était la seule et unique petite fille du château. En effet, par un étrange coup du hasard, tous les enfants hormis la fillette, que ce soit ceux des maîtres des lieux ou bien des domestiques, étaient des mâles. Autant dire que cela n’avait pas vraiment aidé la fillette à se lier, si tant est qu’elle en ait eu une réelle envie. Mais avec la venue de cette petit chose nommée Juliette, tout cela changea. Daphné, tout d’abord timide, commença peu à peu à passer de plus en plus de temps auprès de Marie et la petite Juliette lorsqu’elle en avait l’occasion. Ses parents ne voyaient pas vraiment d’un bon œil que celle-ci passe autant de temps avec la servante, même s’il était évident que ce qui l’attirait avant tout chose, c’était de s’occuper du nourrisson. D’ailleurs, il était bien amusant de voir cette petite fille de quatre ans jouer la maman pareillement à Marie, même si cette dernière lui refusait systématiquement l’autorisation de le porter. Bien que de bonne volonté, Daphné était certes loin d’avoir la force et la dextérité nécessaire pour assurer une sécurité totale à la petite Juliette, même si la fillette était certaine du contraire du haut de son jeune âge. Elle le faisait d’ailleurs bien comprendre à sa mère adoptive, qui souriait alors devant une telle détermination si peu habituelle chez la petite fille. Il fallait toutefois reconnaître que la présence de Daphné semblait avoir un certain effet apaisant sur Juliette. Des que la petite aristocrate accourrait auprès d’elle, Juliette cessait ses pleurs et ses cris. Un curieux effet, qui les lièrent toutes deux aux yeux des adultes, même si pour certain c’était là une bien étrange chose... La petite marquise simple d’esprit et l’orpheline au passé obscur à la chevelure si... Parlante !


Dernière édition par le Lun 25 Juin 2007 - 20:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Daphné de Lissac, ou la merveille parmi les merveilles... ^^   Lun 25 Juin 2007 - 20:20

Quelques mois plus tard, arriva un malheur qui conforta les sombres sentiments que la plupart des serviteurs du château avaient à l’encontre de Juliette... Marie qui avait ce que l’on pourrait appeler une santé en fer forgé, tomba inexplicablement malade. Elle fut frappé de la rougeole alors que plus personne n’avait eu cette maladie dans le village depuis plusieurs années. Sa santé se dégrada très rapidement, et finalement elle succomba à la maladie en l’espace de seulement quelques jours. Lourdes, furent les suspicions envers la petite Juliette qui pourtant respirait l’innocence au moindre regard que l’on osait lui porter... D’ailleurs, la mère de Daphné interdit formellement à sa fille de continuer à s’occuper de cette... Créature, comme la marquise avait prit l’habitude de nommer la petite rouquine à l’air si angélique. Malgré les apparences, cette dernière ne détestait nullement Juliette mais si le nourrisson sans passé avait pu disparaître de sa demeure dans la minute, elle n’en aurait pas été fâchée. Mais son époux était tellement faible des qu’il s’agissait d’enfants... En dépit de son avis contraire, il avait accepté que Marie garde la petite fille auprès d’elle. Pourtant, elle le lui avait bien dit... Une orpheline venue de nulle part, marqué de la couleur du malin, cela apporterait le malheur sur leur domaine. Angeline de Lissac n’avait pu convaincre son époux, mais elle comptait bien éloigner sa petite Daphné de cette enfant, avant qu’il ne lui arrive à son tour un bien triste malheur. Malheureusement, la malchanceuse marquise, qui finalement n’avait jamais réellement prit la peine de connaître la nature profonde de Daphné, apprit bien rapidement que celle-ci avait très fortement hérité du caractère bien trempé de son père. Du haut de ses cinq ans, elle houspilla sa mère comme jamais encore elle ne l’avait fait avec quiconque, jurant et proférant, avec des mots de son âge, que jamais elle ne se séparerait de Juliette. Mais devant le refus de céder de sa mère, Daphné usa du plus perfide des avantages que procure l’enfance... Elle alla s’effondrer en larmes, chose rare chez la fillette qui paraissait en temps normal tellement détachée de toutes émotions, dans les bras de son père, qui ne pouvait naturellement pas rester insensible à ce déploiement de tristesse chez sa fille unique. Après qu’elle lui a expliqué avec ses mots simples les méchantes paroles de sa mère qui voulait la séparer de ‘’sa’’ Juliette, Daphné supplia son père, les yeux rougis par les flots lacrymaux si douloureux pour les parents, de l’en empêcher. En dépit de son désintéressement certain envers sa fille qu’il pensait, comme tout le monde, simple d’esprit, ce dernier ne pouvait pas ne pas faire ce qu’il fallait pour que Daphné soit heureuse... Il lui assura donc, d’une manière étrangement tendre de sa part, qu’elle pourrait toujours voir la petite fille et s’en occuper. Ces quelques paroles eurent pour effet de calmer presque instantanément les pleurs de la petite fille, qui serra alors très fort son père dans un geste aussi surprenant que rare en lui exprimant un timide merci plus murmuré qu’autre chose. Puis, elle quitta la pièce, non sans avoir jeter un semblant de regard mauvais à sa mère, à qui elle tira vertement la langue dans une attitude enfantine des plus insolente. Décidément, Daphné n’était pas quelqu’un qui se laissait marcher sur les pieds, en dépit de sa réputation de simplette... Même pas par sa propre mère, qui fut finalement bien trop interloquée pour réagir à ce manque de respect flagrant à son égard. Une fois la fillette partie, la discussion se poursuivit entre son père et sa mère. Les reproches fusèrent, de part et d’autre... La marquise somma son époux de se débarrasser de Juliette qui, selon elle n’apporterait que le malheur en ces lieux, mais ce dernier s’y refusa ouvertement. Le marquis, bien que doté de très nombreux défauts, n’était en aucun cas sensible à la superstition. Pour lui, Juliette n’était rien d’autre qu’une petite fille qui n’avait pas eu de chance depuis sa naissance, et il se refusait bien à la considérer comme une envoyée du malin ou toutes autres créatures mauvaises... « Stupides superstitions de vieilles folles... » se contenta-t-il de conclure d’un ton légèrement mauvais. En fin de compte, et voyant qu’elle ne finirait pas par avoir le dernier mot, Angeline de Lissac se retira avec sa colère ancrée profondément en elle, mais elle mit toutefois son époux en garde contre les futurs malheurs dont il serait responsable de par sa malheureuse décision. La discussion en resta là, et Juliette put demeurer au château sous la responsabilité des autres serviteurs... Et bien évidement, de celle, moindre il est certain, de la petite Daphné qui avait fait ce jour-là, la rare preuve de ce qu’elle était en réalité.

En réalité, il serait présomptueux de s’imaginer que la réaction du marquis fut seulement dictée par le seul bonheur de Daphné. Bien entendu, ce fut certainement là le moteur essentiel à celle-ci, mais qui pourrait dire si, finalement, il n’avait pas tout simplement préféré éviter un conflit durable.. ? Non pas que ce dernier fut plus intelligent que son épouse, loin s’en faut... Mais sans doute, aurait-il pu faire preuve d’une certaine forme de stratégie... L’usure, plutôt que l’affrontement direct. Qui pouvait assurer, sans l’ombre d’un doute, qu’il ne comptait pas sur le temps lui-même, afin que Daphné ne se lasse par elle-même de ce rôle de petite maman.. ? Peut-être, que le marquis de Lissac s’imaginait que sa fille voyait Juliette comme une sorte de poupée vivante, un jouet certes plus intéressant que les autres, mais dont elle finirait par se laisser... Tout était possible après tout...
Quoi qu’il en soit, Daphné, contrairement à ce qui aurait pu être la machiavélique pensée de son géniteur, ne se lassa nullement de la petite Juliette... Bien au contraire. Il sembla que plus les mois, et à contrario les années qui en découlèrent passèrent, et plus la fillette éprouvait un attachement sincère et durable à l’encontre de celle qui devint alors comme une véritable petite sœur sur laquelle Daphné pouvait enfin exercer tout cet amour qu’elle avait visiblement enfoui profondément en elle. Inversement, Juliette aimait beaucoup Daphné qui était gentille avec elle et qui jamais ne la regardait avec ce regard si lourd de signification que lui offraient les autres gens. Mais tout à son évolution des plus méprisante, la cadette trouvait parfois, pour ne pas dire souvent, que Daphné était des plus étouffante. Un constat que d’ailleurs la petite rouquine ne se gênait pas pour lui dire en face, en dépit de ses quelques difficultés à savoir correctement parler. Mais des qu’elle s’éloignait un peu trop longtemps de la fillette qui lui faisait office à la fois de grande sœur et de maman, Juliette, revenait d’elle-même vers cette dernière qui en était alors extrêmement heureuse. Lorsque Daphné atteignit sa dixième année, Juliette était déjà devenue la sale et méprisante petite peste que tous le monde détestait. Un comportement mauvais qui résultait assurément de celui que ce monde en question avait envers la rouquine rebelle, et qui ne trompait nullement Daphné qui, avec justesse ou bien naïveté selon certains, voyait en Juliette une petite fille très douce et adorable comme un cœur... Son petit cœur en sucre, comme elle se plaisait à la nommer, aussi bien par pure tendresse que pour la taquiner... Daphné aimait tellement lorsque Juliette faisait sa petite moue boudeuse... Elle ne pouvait alors s’empêcher de la câliner tout fort contre elle. Peut-être, est-ce la que débuta ce qui allait être par la suite, quelques années plus tard...

Daphné était donc, selon l’avis populaire, une simple d’esprit... Un être cruellement trahi par la nature, qui en avait fait une enfant pas comme les autres. Le genre de parenté, dont on se passerait plus que volontiers lorsque l’on est de la noblesse. Lorsqu’il fut certain que Daphné ne deviendrait pas une jeune fille comme toutes les autres, ses frères commencèrent à l’ignorer. Autant l’emmenaient-il parfois avec eux lorsqu’ils se rendait au village, autant cessèrent-il de le faire lorsqu’elle atteignit l’âge de sept ans. Ils avaient un rang à tenir après tout, celui des de Lissac... La honte d’avoir une tare dans son arbre généalogique était déjà des plus honteux, alors il était inutile de l’étaler aux yeux de tous. De même pour ses parents qui, même s’ils ne l’avouaient pas aussi ouvertement que leurs rejetons mâles, n’étaient pas loin de penser de semblable manière. Alors, pareillement à une princesse de conte de fée, Daphné se retrouva insidieusement reléguée entre les murs du château familial. Mais pas question pour la fillette d’espérer la venue d’un quelconque prince charmant libérateur, car qui voudrait d’une simple d’esprit comme épouse.. ? Alors peu à peu, lentement mais sûrement, Daphné commença à s’étioler telle un tournesol en manque de ses vitaux rayons solaires. Se désintéressant de tout et de tous, elle sombra alors dans une sorte d’apathie morbide, ou seule la notion de lecture lui procurait encore un quelconque plaisir. Même si tout le château lui était accessible, sa chambre devint son lieu de prédilection par excellence. Y passant la majorité de son temps, sa famille, ainsi que les serviteurs, la trouvèrent de plus en plus étrange. Dans sa solitude non désirée, Daphné n’avait plus d’intérêt que pour une seule personne... Sa petite Juliette qui, en fin de compte, se révélait n’être plus aussi petite que cela. Mais Daphné était comme une véritable maman vis-à-vis de la fillette, et il est de notoriété publique que les parents ne voient jamais leurs enfants devenir grand. Pour rester dans la métaphore, Juliette était le rayon de soleil qui permettait à Daphné de survivre et de ne pas sombrer irrémédiablement dans un abysse sans retour. Un rôle crucial dont la fillette n’avait certes pas conscience, car pour elle il était inconcevable de tourner le dos à sa gentille Daphné... Même si parfois elle redevenait trop étouffante. Mais Juliette aimait Daphné, tout autant que Daphné l’aimait. Elles avaient un lien indéfectible, qui bien évidemment ne plaisait pas à tout le monde. Bien des fois, Juliette avait enjointe Daphné de venir avec elle au village, ou bien encore de venir s’amuser avec elle près de l’étang ou bien encore dans la forêt. Mais persuadée de sa différence gênante, idée bien évidemment appuyée par sa chère famille pour qui Juliette n’avait que mépris et rage, la prisonnière volontaire s’était résignée à ne plus quitter le château. Tout au plus, s’autorisait-elle des sorties dans le parc du château, ou elle passait le plus clair de son temps à se promener toute seule telle une âme en peine. Partageant son temps libre entre Agathe l’ancienne et Daphné, Juliette faisait de son mieux pour soutenir la jeune fille qui lui faisait une terrible peine. Elle l’ignorait, mais sa seule présence auprès de Daphné donnait à celle-ci la force de supporter cette vie vide de sens. Ses précieux livres et Juliette, voilà ce qui constituait virtuellement son existence dorée mais finalement si terne. Parfois, lorsque l’envie lui en prenait, Daphné s’allongeait sur l’herbe et... Elle s’endormait, tout simplement. Non pas qu’elle eut réellement besoin d’un quelconque sommeil supplémentaire, mais lorsqu’elle faisait cela elle avait enfin le sentiment d’être libérée de ce monde cruel et tellement injuste à son encontre. Un sentiment unique et savoureux, dont elle aimait bien souvent abuser...

Un jour, une chose inattendue vint bouleverser la morne et ennuyeuse vie de Daphné. Elle venait d’avoir seize ans passés de quelques mois, lorsque Juliette lui fit part d’un bien grand secret... La préadolescente était amoureuse... C’était là un précieux trésor selon Daphné, qui de l’amour ne connaissait que ce qu’en disait ses chers livres. Lorsque celle-ci demanda ravie à la jeune fille quel était le nom du bienheureux élu qui avait su capturer le cœur de la sa petite Juliette, cette dernière se tut tout d’abord... Elle baissa doucement les yeux vers ses mains s’entrelaçant dans une gêne certaine... Puis, lentement et sous l’impulsion verbale de Daphné qui l’empressa de parler, Juliette releva ses yeux troublant de par leur couleur diffuse vers cette dernière. Son regard plongea alors en profondeur dans les ténébreux iris de la jeune aristocrate qui lui souriait dans l’attente de sa réponse, et puis... Juliette rougit. Ses joues clairsemées se teintèrent d’un voile écarlate qui la rendit adorablement attendrissante aux yeux de l’adolescente curieuse, et puis... Dans un élan généreux et vide de toute réflexion, Juliette écrasa tendrement ses lèvres sur la bouche appétissante de Daphné qui, totalement surprise par cet assaut fougueusement doux, ne tenta même pas de résister une seule seconde. Ce baiser, inattendu et soudain, longuement soutenu par la petite rouquine fit frissonner Daphné qui ne sut trop comment réagir. La langue de Juliette afflua et reflua plusieurs fois d’affilée au sein du palais de l’adolescente désarmée, repoussant à chaque retour les limites inconscientes que la bouche de Daphné lui opposait. Sans trop savoir pour quelle raison, celle-ci décida de ne rien faire pour empêcher Juliette de continuer. Bien au contraire... Peu à peu, elle se surprit même à commencer à apprécier ce contact humide mais terriblement savoureux dans sa caressante douceur, qui l’envahissait aussi sûrement que cette chaleur naissante qu’elle sentait inexorablement monter en elle. Lorsque finalement Juliette détacha à regret ses lèvres amoureuses de celles de la jeune ingénue afin de reprendre un souffle devenu terriblement court, Daphné soupira lascivement. Une multitude de sentiments, aussi fort que contradictoires l’envahirent alors, lui faisant délicieusement perdre la tête dans un tourbillon de plaisir interdit. Elle inspira longuement à son tour, le regard perdu dans le vide... Quelle émotion pour Daphné, elle qui n’avait encore jamais connu une telle chose... A peine avait-elle repris un semblant de souffle, qu’elle sentit les bras de sa douce Juliette lui enlacer délicatement sa taille fine, avant de se presser tout contre son corps ardemment désiré et de déposer amoureusement sa tête contre la généreuse et palpitante poitrine brûlante de celle qui était la dépositaire de cet amour désormais avoué. Toujours quelque peu désemparé, Daphné se laissa finalement aller à déposer à son tour ses bras autour des épaules de la pré adolescente et, dans un sourire des plus attendrit, lui caressa affectueusement sa rousse chevelure... Finalement, Daphné se sentait plutôt bien...


Dernière édition par le Lun 25 Juin 2007 - 20:33, édité 2 fois
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Juliette
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MessageSujet: Daphné de Lissac, ou la merveille parmi les merveilles... ^^   Lun 25 Juin 2007 - 20:23

Ouvertement avoué, après bien des mois et des mois, sans doute d’incertitude tortueuse de la part de Juliette et finalement bien accueilli par la principale intéressée, l’amour de la petite rouquine se fit plus ardent au fil des jours... Plus dévorant, plus... Affamés... Juliette, du haut de ses treize ans, voulait tout de Daphné... Ses baisers, ses caresses, ses mots terriblement doux quel que soit leur contenu... Et puis aussi, objet de convoitise de toutes les fibres de son corps de femme naissant... Son corps si parfait, à la peau savoureusement soyeuse. Daphné sentait si bon, c’était même cela qui avait tout abord attiré l’attention de Juliette... Cette bonne odeur de la noblesse, qui seyait si bien à sa jolie Daphné. Combien de fois n’avait-elle déposé sa joue contre cette peau de pêche, sans jamais oser le moindre geste tendre... Le moindre baiser révélateur... Mais tout cela était fini, et Juliette avait bien l’intention que Daphné soit sienne dans son entière personne. Environ deux semaines après cet aveu d’amour, leur relation avait pris un réel essor. Juliette ne ratait pas une occasion de démontrer sa tendresse à Daphné, et celle-ci, bien que très hésitante au début, s’enhardit rapidement sous l’impulsion de sa beauté rousse. Très souvent, lorsque Juliette travaillait dans le château, Daphné venait la surprendre et, l’enveloppant de ses bras rassurants, elle l’emmenait dans un coin sombre avant de lui déposer des baisers tendres et des caresses sur le corps définitivement soumis de la petite rouquine. Daphné pouvait bien lui faire tout ce qu’elle voulait, Juliette l'accepterait... Elle l'aimait si fort, si intensément... Ces étreintes interdites s’éternisèrent bien souvent, et parfois le secret de leur relation fut près d’être découvert par autrui. Mais par chance, ou bien alors parce que personne ne voulait se risquer à contrarier les deux étranges filles du château, il n’en fut jamais rien. Puis, vint le soir ou leur relation atteignit la plénitude de leur amour respectif. Juliette venait d’apporter à sa belle amante son habituel verre de lait de chèvre qu’elle buvait chaque soir avant de s’endormir, mais cette fois-ci, au lieu de repartir, la petite rouquine se montra vigoureuse et se précipita sur le corps de sa belle afin de la couvrir de baisers fougueux, auxquels cette dernière répondit plus que bien volontiers. Leur étreinte se fit tout d’abord joueuse, puis rapidement elle se mua en quelque chose de plus sauvage, de plus instinctif... Toute raison perdue, Juliette pressa Daphné vers l’arrière, avant de finalement s’écrouler avec elle sur son grand lit moelleux. Faisant rempart de son corps avide de ce contact corporel si longtemps rêvé, Juliette empêcha Daphné de se relever et, très rapidement, elle brisa la résistance, faible il était vrai, de l’adolescente aristocrate. Celle-ci s’abandonna finalement avec bonne grâce au désir de Juliette, l’enjoignant même verbalement de continuer encore et encore, et de venir en elle au plus vite. Daphné était bien incapable de dire à ce moment la ce qu’elle ressentait précisément ; Mais elle savait que c’était là quelque chose que sa Juliette voulait ardemment, et l’adolescente tenait absolument à lui faire plaisir. Mais n’allez pas imaginer que Daphné n’aimait pas réellement Juliette, ce serait une erreur de votre part... Simplement, l’adolescente était bien innocente de toutes ces choses, recluse qu’elle avait été depuis presque dix longues années au cœur de ces murs de pierres qui l’avaient vu naître. Juliette était littéralement son seul lien avec le monde extérieur. Tout ce qu’elle en connaissait depuis ces dernières années, c’était sa beauté rousse qui le lui avait appris. Mais l’amour... L’amour, chose aussi lointaine que les étoiles dans le firmament pour Daphné, qui pensait sincèrement ne jamais avoir le bonheur de connaître ce dernier, comme toutes les femmes. Mais une fois de plus, sa petite Juliette était venue à sa rescousse... Elle lui faisait découvrir cette merveilleuse chose qu’elle pensait ne jamais devoir être la sienne et, en y songeant sérieusement, Daphné se dit en fin de compte qu’elle n’aurait pu rêver meilleure initiatrice au chose de l’amour, que son petit cœur sucré qui était tellement précieux.

Cette nuit d’amour dans la couche de Daphné fut intense... Pour toutes les deux ce fut la première fois, mais dieu... Quelle première fois ! Elles passèrent une bonne partie de la nuit à se mouvoir en un ballet saphique des plus irréfléchies, mais pourtant si merveilleux dans l’hésitation et la maladresse réciproque qui furent les leurs. Elle s’initièrent... Non... En fait, il serait plus juste de dire qu’elles s’apprivoisèrent mutuellement lors de cette nuit de découverte vis-à-vis de leurs corps respectifs, que l’une comme l’autre apprécièrent avec une délectation des plus inavouable en dehors de leur tendre alcôve ou leurs sentiments amoureux pouvaient s’exprimer le plus librement du monde. Cette nuit aux mille délices fut donc la première fois pour les deux amantes définitivement liées l’une à l’autre, mais certes pas la dernière... Par la suite, elles se retrouvèrent environ deux ou trois fois par semaine dans la chambre de l’adolescente Aristocrate, jouissant à chaque fois d’un plaisir grandissant et sans cesse renouvelé. Leur désir de l’une de l’autre croît avec les mois, et très rapidement elles en furent pleinement convaincues : Jamais, les deux jeunes filles ne se quitteraient. Mais même les nuits finirent par ne plus leur suffire, et elles prirent alors la très dangereuse habitude de faire l’amour durant la journée, au risque de se faire découvrir par inadvertance. Mais fort heureusement pour elles, cela n’arriva jamais...
Leur amour pleinement assumé par l’une comme par l’autre, elles durent faire preuve de ruses et d’astuces afin de conserver ce précieux secret, tel un trésor que nul ne se devait de découvrir. Le mensonge et la duplicité était malheureusement une chose bien étrangère à Daphné, mais heureusement elle savait pouvoir compter sur sa merveilleuse beauté rousse. Elle savait que Juliette était capable de faire tout ce qu'il fallait pour que leur bonheur soit définitivement protégé du monde extérieur, et celle-ci ne la déçut d’ailleurs pas une seule minute. Juliette était prête à tout pour l’amour de sa vie, et la jeune fille ne ménagea pas ses efforts durant les deux années qui suivirent le commencement de cette relation interdite et quasiment incestueuse lorsque l’on y songeait bien... Mais peu leur importait à toutes les deux finalement... Elles s’aimaient plus que tout, et c’était bien là la chose qui importait le plus en fin de compte. Au bout de ces deux années de passion sans cesse renouvelée, Le petit monde de Daphné changea de nouveau à l’unisson de celui de sa belle Juliette. En effet, cette dernière fut cruellement blessée par la mort de celle que l’on appelait l’ancienne au village, et qui était la rebouteuse ou bien encore la guérisseuse, selon les gens. Daphné fut fortement attristée de voir son bel amour aussi abattu. Elle qui avait toujours vu Juliette forte et battante... Daphné la consola du mieux qu’elle le put et, même, l’encouragea-t-elle à poursuivre sa généreuse idée de poursuivre le travail de l’ancienne. Cette décision ravie d’ailleurs la jeune fille... Elle le savait, elle l’avait toujours su... Juliette était une fille généreuse et pleine de gentillesse, même si les gens étaient assez sot pour ne pas s’en apercevoir. Malheureusement, la bêtise et l’ignorance avaient encore de beaux jours devant eux, car les villageois repoussèrent brutalement la généreuse proposition de sa belle... Un rejet supplémentaire, mais plus que tout un rejet de trop... Un rejet plus insultant, encore que tous ceux qu’ils lui avaient déjà opposé. Sa belle Juliette décida alors de partir, de quitter définitivement cet endroit qui la rejetait avec force et vigueur... Sa belle Juliette allait partir définitivement... Et Daphné se vit offrir l’occasion de partir avec elle. Toutefois, elle hésita. En effet, vivre sans sa beauté rousse lui était insupportable, mais pour Daphné qui n’avait plus quitté le château depuis ses sept ans, vivre dans le monde extérieur c’était comme se retrouver perdue... Et puis finalement, ses parents prenaient bien soin d’elle, ce ne serait pas bien de sa part de les laisser tout seul... A ces quelques paroles, la petite rouquine se mit en colère. Ô, non pas contre sa jolie Daphné, car comment pourrait-elle se mettre en colère contre une aussi parfaite beauté.. ? Non, sa colère était dirigée contre l’aveuglement dont cette dernière faisait preuve. De manière adroite et voire même astucieuse, elle ouvrit finalement les yeux de Daphné sur ses parents et leur égoïsme, et puis finalement... La jeune femme accepta de s’envoler vers l’inconnu, en compagnie de sa belle. De toute manière, que pourrait-il lui arriver tant que sa douce Juliette serait à ses côtés.. ?

Cela aussi Daphné le savait... Juliette prendrait soin d’elle, tout autant qu’elle-même prendrait amoureusement soin de l’adolescente... Son précieux amour, unique et éternel...

C’était il y avait de cela un peu plus d’un an maintenant... Une année qui ne fut pour Daphné qu’émerveillement et découvertes en tous genres. En l’espace de moins de quatre cent jours, la jeune femme découvrit toute une réalité que les gens mettaient généralement une vie à appréhender. Heureusement, sa douce Juliette était auprès d’elle. Elle était là, toujours prête à la soutenir et à l’aider à s’acclimater à un monde qui lui était totalement inconnu... Le monde de la pauvreté et de la simplicité. Mais, étrangement, ce fut un monde ou Daphné s’adapta avec aisance. Loin de l’étiquette complexe de la noblesse et de ses préjugés, la jeune femme était finalement acceptée pour ce qu’elle était et non par pour ce qu’elle paraissait être. Et puis, sa douce et câline rouquine faisait tant d’efforts pour lui rendre la vie facile. Même si Daphné avait du renoncer à porter ses élégantes et riches toilettes brodées d’or et d’argent qu’elle avait emporté lors de leur fuite, sa belle Juliette s’arrangeait toujours pour que ses simples robes de paysanne soit de qualité bien supérieure à ce que l’on pouvait trouver généralement. De plus, et bien que Daphné veuille sincèrement l’aider à subvenir à leurs besoins, son amante refusait absolument qu’elle travaille... « Ma princesse doit vivre comme une reine... » lui disait-elle alors en guise de réponse... Juliette était si désarmante lorsqu’elle lui parlait ainsi... Son visage mutin faisait fondre le cœur aimant de Daphné, qui ne pouvait alors que renoncer devant le sourire lumineusement innocent que la petite rouquine lui offrait. Après tout, la jeune femme aussi ne pouvait rien refuser à sa douce... Alors pour soulager son amante qui ne rechignait pas à la tâche afin de les faire toutes deux vivres, Daphné décida alors de s’occuper avec passion de leur petite maison qui, bien qu’humble, abrite généreusement leur amour interdit. Elle s’employa à en faire un adorable petit nid d’amour, préparant même de bien délicieux petits plats pour son bel amour. C’était la une vie simple, bien loin de celle qui aurait du être la sienne... Et parfois, tout n’était certes pas aussi rose que l’aurait souhaité Juliette pour sa jolie Daphné... Mais finalement... Tant que Daphné et sa merveilleuse beauté rousse seraient ensemble, rien ne serait insurmontable. Cela aussi, Daphné le savait... Au plus profond de son être, la jeune femme savait que Juliette et elle finirait leur vie ensemble. Une vie humble et parcimonieuse, mais... Une vie parfaite, puisqu’elles seront éternellement ensemble...

Autre(s) : Daphné est une autiste légère, atteinte plus précisément du syndrome d’Asperger, qui se caractérisent par une incapacité totale à décoder le langage non-verbal et à comprendre les émotions des gens qui les entourent. Ce qui, toutefois, ne l’empêche nullement d’avoir une vie normale. Cependant, l’isolement dont ses parents l’ont gratifié a rendu Daphné un peu plus ‘’simple’’ qu’elle n’aurait du l’être en temps normal... Mais heureusement, sa relation avec Juliette lui a permis de récupérer quelque peu ses moyens, même si elle ne sera jamais totalement comme elle aurait pu être...

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Juliette & Daphné de Lissac [Apprentie]

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