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 Prosopopée - (Précis)

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Meneuse
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MessageSujet: Prosopopée - (Précis)   Dim 26 Juin 2011 - 17:34




Je vous vois…

Et je vous vois venir ! Vous ne vous demandez pas si Alicia Maestriani s’est retournée dans sa tombe. Vous ne vous demandez même pas si elle s’est doutée une seule seconde de ce qu’était son mari. Si elle en aurait souffert. Eh bien, je vous donnerais la réponse quand même : j’en eus été folle de rage mais je n’en sus jamais rien jusqu’à ma mort. Jusqu’à ma mort, car là, on m’avoua tout. J’eus voulu retourner auprès des vivants, arrêter mon mari, mais mon tombeau était scellé.

Je n’ai pu que voir…

Mais vous n’en avez que faire ! Pauvres mortels… Non, vous la question qui vous intéresse, c’est : après chimères et démons, qu’est-ce qui a pu pousser un simple homme aux actes les plus sombres ? Ici-bas, le voile du secret est soufflé en même temps que celui de la vie, et je peux tout vous révéler à présent…

Notre histoire commence bien entendu il y a des années, alors que Lorenzo apprit que sa chère mère était une sorcière… Il découvrit dans son antre secret, des livres d’un genre particulier, particulièrement condamnables.

Lorenzo Maestriani a écrit:
Mais le plus marquant pour moi fut quand je tombais sur Ce livre. Petit et discret, il n'avait pas tout de suite attiré mon attention, mais le savoir qu'il contenait me fit prendre conscience de beaucoup de choses et surtout d'un fait essentiel.
[…]
Toute mon enfance se consuma avec le bâtiment dans les flammes de ce feu de haine. Tout sauf un livre. Un livre qui marquerait le début de ma chasse contre ceux qui sont comme ce que fut ma mère. Un livre pour les dénicher tous, et dans la lumière, les expier...


La lumière dont parlait mon époux n’était pas le feu sacré du purgatoire… Il s’agissait de cette même lumière qui le fit tomber des décennies plus tard. Mais comprenez bien avant tout… Lorenzo Maestriani dès son plus jeune âge n’avait qu’une ambition, celle-là même qui fit tout son charisme, son charme… et son machiavélisme ! Le Pouvoir… Encore et toujours. Or de ce que Lorenzo découvrit dans ce grimoire, Lorenzo y reconnut immédiatement une arme sans égale pour assoir une supériorité politique grandissante. Un rituel en particulier avait retenu son attention. Un rituel séculaire qui avait de tous temps inspiré les contes pour enfants…

Vous ne voyez pas ce dont il s’agit ? Laissez-moi vous rappeler quelques bribes de souvenir de ce cher Conti…

Lorenzo étudiant un dossier à propos de l’Oracle a écrit:
Il parcourut la pièce de long en large scrutant chaque mot, chaque lettre, chaque virgule, certain de pouvoir y trouver la solution, la faille qu'il lui ferait comprendre la clef de tout ceci, et finalement l'œuvre toute entière. Puis, son regard se posa machinalement sur son miroir. Il s'observa un instant, se regardant lui-même – chef d'œuvre d'une beauté sans autre nom que le sien – tenant ces bouts de papier risibles. Puis il ferma les yeux quelques secondes et la vérité lui apparu. Elle était là, émergeant des ténèbres.

Lorenzo face à l'Oracle a écrit:
La pauvre n’y verrait rien, juste son propre corps, sa chaise, un bout de la table, et le miroir qui lui faisait face. Lorenzo avait descendu ce dernier de ses appartements.
[…]
Un déchirement violent se fit entendre lorsqu'une forme noire s'échappa du corps du Vicomte. Informe et volatile elle semblait se débattre envers et contre tout alors qu'une autre forme plus petite et, elle, de couleur blanche, se contentait de suivre le mouvement. Les deux formes semblaient être retirée du corps par une force extérieur contre laquelle l'une d'entre-elles luttaient, mais visiblement il n'y avait aucun espoir. Quelques instants plus tard, les formes avaient disparues aspirées dans le néant, et après un balai d'un étrange combat, s'étaient volatilisées devant le miroir où Lorenzo se regardait à présent.

Ca y est ? Vous y voyez plus clair, je le sens… Lorenzo Maestriani découvrit dans le grimoire de sa mère un rituel d’une extrême puissance et d’une noirceur sans égale. Il découvrit comment s’ouvrir une fenêtre sur l’avenir, en invoquant Anaël, ange déchu. Pour ce faire, il lui fallait une interface mystique ralliant la prison de l’ange et le monde terrestre : un miroir. Lorenzo s’était donc fabriqué un miroir magique tel qu’évoqué dans les contes de fées. Mais ce que les contes ne disent pas, c’est qu’à tout avantage sollicité, un sacrifice est demandé…

L’ange déchu n’acceptait de révéler des morceaux de l’avenir à Lorenzo qu’à la condition qu’il lui sacrifie les plus belles âmes qu’il puisse trouver. Car les anges ne sont faits que d’âme or Anaël dans sa chute perdit toute sa lumière. Afin de retrouver le chemin de la Terre – passage nécessaire avant de pouvoir retourner au Ciel – il lui fallait racheter son âme. Pour ce faire, Anaël devait se nourrir d’âmes humaines jusqu’à une réplétion suffisante pour pouvoir quitter ses limbes ténébreuses. De plus, Anaël étant entité de l’air, Lorenzo devait sacrifier les corps à la terre, à l’eau et au feu pour pouvoir l’invoquer à nouveau. Ainsi, le marché était conclu et l’ange avait autant besoin de Lorenzo que Lorenzo avait besoin de l’ange…

Ainsi aussi, le Conti sut bien vite dans quelle ville il faisait bon vivre pour trouver de puissantes sorcières aux grandes âmes. Il sut que l’Oracle n’était autre qu’un suppôt démoniaque, qu’il ne fallait jamais qu’elle ait accès à ses iris au risque de lire son passé au combien terrible… Durant la poursuite de l’Oracle il savait quand faire sauter son cheval, au dessus de la marre camouflée, avant que l’Oracle ne lance des flammes... Lorenzo Maestriani savait tout à l’avance… L’ange lui désignait également quelles victimes lui apporter, d’où la chance extraordinaire que Lorenzo avait toujours pour trouver des sorcières.

Cependant… Anaël, du fond des ténèbres, ne supportait plus le silence et le froid. Il lui fallait sortir, rallier la Terre, au plus vite. L’ange, dès le commencement… tricha. Il mit Lorenzo sur de mauvaises pistes afin de précipiter sa chute tout en s’assurant d’avoir suffisamment d’âmes pour traverser le miroir enchanté. Premièrement, Anaël amena le Conti à Forbach – dès cet instant, son destin était fait. Récemment, il lui indiqua Laura de Montfort comme prochaine victime, sachant parfaitement que pour une fois, une véritable enquête serait ouverte. Ce fut encore une fois Anaël qui proposa à Lorenzo de s’offrir les services de l’Agent du Diable en lui précisant qui il était, quelle fut sa triste histoire, et comment le convaincre de se mettre à leur service.

L’ange orchestra tout. Tout jusqu’à cet instant où Lorenzo amena Owen devant le miroir, certain qu’Anaël le tuerait en un éclair en aspirant son âme. Ce que le Conti ne pouvait savoir, c’est que sa propre âme, de par ce rituel extrême qui le mettait en relation avec l’ange, était probablement la plus puissante de Forbach. Restant tapie dans l’ombre miroitante, Anaël dévora l’âme de Lorenzo, assouvissant, enfin, une soif de mille ans, en un éclair. Mais le rituel n’était pas tout à fait accompli pour que l’ange soit libéré. Il fallait encore que le corps de Lorenzo soit sacrifié au feu…

Mais l’ange comptait bien sur la toute puissance du Seigneur, de son Église et... de son Inquisition.

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