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 Ciel errant [ PV au premier ]

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Oblivius
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MessageSujet: Ciel errant [ PV au premier ]   Lun 1 Aoû 2011 - 0:27

Spoiler:
 


Vert. L'herbe est verte. Albion. Eire. Tout est si loin. Je ne suis plus là. Ma vie défile devant mes yeux alors que je me noie dans ces pelouses bénies par la Déesse. Pourquoi? Pourquoi la fin? Tout ne fait que commencer. La lumière brûle mes yeux et pourtant je me sens pleine de vie , au milieu de cet océan d'émeraudes. La voûte céleste s'éloigne... Ou bien est-ce moi?

Et puis je deviens légère... Je caresse du bout des doigts les aigles. Comme des gardiens, ils demeurent à mon côté mais je ne peux les comprendre. Un abîme nous sépare, et le temps veut m'y engouffrer.

Et je chois...

Les minutes, inventions du mal, semblent ne plus vouloir s'écouler alors que.. Alors que je suis dans les herbes. Je n'ai pas bougé, pourtant j'ai voyagé une éternité.


Allongée dans l'herbe et vêtue de haillons, Alceste s'était encore éprise d'une de ces rêveries diurnes et lugubres qui hantent les âmes en peine et les privent de repos. Ses doigts agrippaient doucement l'herbe tandis qu'elle se relaxait. Le ciel ouvrait les bras à la vie en cette journée. L'herbe brillait de tous ses feux, comme pour dire à la jeune femme que la vie souriait et qu'elle devrait en faire autant.

Un sourire triste se dessina sur ses lèvres alors qu'elle se redressait pour s'adosser au pommier adjacent. Elle enserra ses genoux avec ses bras, le regard dans le vague.

Elle n'appartenait pas à ce beau monde où les rêves et la réalité se côtoient. Jeanne s'y trouvait, toujours en vie. Une perle quitta la prison de ses yeux pour venir s'écraser sur sa poitrine. Alba mit Lenn en cause de ce gâchis, mais ce n'était qu'un moyen pour elle ne pas s'accuser de la mort de son Aguerrie deux ans plus tôt.

Alors qu'elle profitait de l'ombre du pommier, un rai de lumière vint s'écraser sur sa joue, nouvelle attention de la Nature à son égard. Une caresse du soleil qui ne ralluma pas la flamme.

Puis son regard de petite fille se durcit. Le tribut que lui versait la vie ne lui suffisait pas à être heureuse. Il lui fallait plus. Il lui fallait quelqu'un pour la conforter au quotidien, comme une petite fille ayant peur du noir. Elle refusait d'admettre cette faiblesse de sa part.

Je le vis. Lui. Le Mal. Le Mâle. Mon Père. Mon Mari. Tout à la fois. Il lève sa main, cache le Soleil, et l'abat. La douleur traverse mon visage, et je ne peux réprimer un désir de représailles. Son visage, crispé, se transforme.

Une lumière... Un papillon.

Lenn. Je vois Lenn. C'est elle qui a frappé. Mais son visage n'exprime pas la colère. Elle a... Elle veut que je sorte de tout ça...


Un bruit tire Alceste de sa rêverie. Le bruits de pas sur l'herbe fraîche et humide des premières heures de la journée.
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MessageSujet: Re: Ciel errant [ PV au premier ]   Sam 20 Aoû 2011 - 14:04

Danielle avait toujours été une jeune fille matinale. Mais depuis que le soleil se faisait tyran elle fuyait le jour et vivait la nuit. Du moins elle s’y employait. D’autant plus que les taches à la ferme devenaient de plus en plus harassantes sous les rayons de l’été. Elle ne savait pas exactement ce qui se passait. Pourquoi elle souffrait de cette chaleur qui naguère lui offrait du plaisir. Ce phénomène commençait à peser sur sa vie.

Elle se levait, avant tous les autres, même avant Mathieu. Elle délaissait les moutons pour aller se gorger de la fraicheur nocturne. C’était déstabilisant de se sentir si bien à l’abri … de la lumière. Comme dans les anciennes légendes, pleines de monstres et de cris, Danie devenait une fille de la Lune. Elle n’aimait pas vraiment cela. Son mal-être augmentait un peu plus chaque jour. Malheureusement personne ne savait quoi faire. Les filles d’Olrun étaient perdues.

Les avantages tirés de tout cela n’étaient pas nombreux. Elle pouvait voir les étoiles se courber devant l’astre solaire. La faune de la nuit venait lui tenir compagnie parfois sur la colline. Le calme était propre à la méditation contemplative. Alors la petite sorcière réfléchissait beaucoup. Son imagination trouvait un nouveau vivier à exploiter dans les odeurs, les sons, les lueurs de ce monde qu’elle n’avait jamais approché avec autant de complicité.

Elle songeait à ses jours, à sa vie, à ce qu’elle avait et ce qu’elle n’avait pas. Elle découvrait ainsi l’étrange sentiment de la mélancolie. N’était-ce pas normal à son âge d’être un peu romantique ? Voir ses sœurs se marier, voir ses amies aimer Inès, Narcissa, la révélait à sa propre solitude. Quand son esprit allait trop loin, il lui montrait un jeune homme aux traits mouvant, dont le sourire capturait son cœur trop grand. Elle détestait cet état et chassait ses effets le plus vite possible.

Souvent elle voyait les paysans arriver sur les vignes ou sur les vergers pour commencer la journée de travail. Elle allait les aider à préparer le matériel et passait quelques instants avec eux. Leurs présences, comme un baume, apaisaient ses pensées un rien moribondes. Elle prenait un peu de raisin en guise de petit déjeuner, et allait le manger prés des arbres fruitiers avant de retourner à la ferme. Exactement comme ce matin quand elle devina une silhouette sous l’un des paumiers.

La posture de celle-ci trahissait une tristesse qui la toucha immédiatement. Comme par enchantement son chagrin s’effaçait face à son empathie. Les humains étaient comme les animaux quand ils étaient malheureux. Ils se repliaient sur eux-mêmes et se fermaient au monde qui les entourait. C’était une fille l’Initiée le devinait à la longueur des cheveux et à la silhouette. Cependant les détails lui échappaient. Ses yeux avaient du mal à se concentrer sur un point précis. Peut être une conséquence de son nouveau rythme de vie.

Ses pas étaient calmes dans l’herbe qui se réchauffait lentement. Danielle n’avait rien de très effrayant. Sa robe de travail était presque aussi mal en point que celle de la jeune femme. Elle avait quitté ses sandales, qui se balançaient au bout de sa main, depuis plusieurs mètres. Pas grand-chose d’autre excepté la besace, dans laquelle sommeillaient de l’eau et un peu de pain. Pinceau était resté à la ferme avec les autres. Elle était seule et saluait d’un sourire simple et sincère.
– Pardon mais je ne supporte pas de voir quelqu’un triste. Ça vous dérange si je m’assois un peu avec vous ? Elle joignait déjà le geste à la parole et se libérait de ce qui l’encombrait en croisant les jambes sous sa jupe.

Maintenant proche la bergère voyait les traits du visage. Elle l’observait avec cette douceur instinctive. Ses yeux verts brillaient d’une patience pleine d’attention. Elle avait apprit à écouter les silences et à entendre les soupires.
–Qu’est-ce qui vous fait pleurer ? La question était simple, un peu naïve, mais totalement sincère. Elles n’étaient même pas obligées de parler au fond. Mais Danie se faisait disponible au cas où.
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MessageSujet: Re: Ciel errant [ PV au premier ]   Dim 15 Avr 2012 - 17:58

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Ciel errant [ PV au premier ]

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