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 On ne badine pas avec une soeur d'Olrun

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MessageSujet: On ne badine pas avec une soeur d'Olrun   Jeu 4 Aoû 2011 - 17:42

La porte de la cordonnerie Roth se refermait en faisant grincer les gongs de la vieille porte. Un jour cette boutique allait s’effondrer sur elle-même. Elle avait été là presque en même-temps que l’église et depuis aucun des propriétaires n’avaient voulus investir dans des travaux depuis. L’ainée des Byche craignait qu’un matin les poutres fondatrices tombent sur leur tête. C’était du moins le thème qui avait constitué la majorité de la discussion entre les deux sœurs.

Chaque semaine l’une des plus jeunes venait déposer un panier de victuailles pour le jeune couple. C’était une façon de se rendre service et aussi de faire un petit tour en ville. Danielle avait été désignée pour cette fois. Elle était celle dés quatre qui aimait le moins cette corvée. Elle préférait nettement s’occuper de l’étable. Mais voilà la mère trouvait important que ses filles soient vues sur le pavé de temps en temps.

Le cloché sonnait les coups de midi. La jeune bergère se rendit compte que le temps était passé assez vite pour une fois. L’odeur du marché lui confirma que cette « passionnante » conversation lui avait donné faim. Puisque pour une fois Danie avait le droit d’être ici elle en profita pour écouter son estomac. Avec un peu de chance il y aurait Nico ou Paul aux étalages. Ils lui donnaient toujours un petit quelque chose à grignoter.

Il y avait encore pas mal de monde. La jeune fille zigzaguait entre les corps avec une certaine souplesse. Plusieurs voix la hélaient au passage pour lui dire le bonjour. Ce n’était pourtant pas elle qu’ils connaissaient tous… c’était son petit nom. Ils remarquaient tous un changement, un détail, sur elle. Danielle ne s’attachait plus les cheveux. Malgré la chaleur la paysanne s’obstinait depuis plusieurs jours. Ses longs cheveux clairs, la frange, lui donnaient plus que jamais un petit air de vagabonde.

Ce n’était pas une lubie quelconque. C’était son seul moyen de cacher l’affreuse marque qu’elle avait sur le front. Une tache hideuse qui ne voulait pas partir. Pourtant l’initiée avait suivie tous les conseils d’Inès. Rien à faire. Ce n’était pas le pire. Elle avait aussi des migraines qui venaient l’ennuyer dés que le soleil se montrait. Ce qui ne la rendait pas dès plus disposée. Apparemment elle n’était pas la seule à vivre ça. C’était assez inquiétant !

Sa main vive volait juste à temps pour rattraper une orange qu’une dame avait poussé de son bras. Elle la rendit au commerçant avec un sourire poli. Ce fût lorsqu’elle regarda de nouveau devant elle qu’elle vit David. Il était à quelques mètres à peine. Une occasion parfaite pour vérifier deux trois petites choses concernant ce Casanova. Danie le alpagua avec se mélange d’énergie et de malice. Elle était la moins dupe de tout ce troupeau de fille.


- David ! Bonjour ! Je peux te parler une minute ? Accord ou non la demoiselle se plantait face à lui en fixant ses yeux verts dans les siens. Cette détermination était bien connue de la sorcière, elle pouvait ceci dit étonner ce garçon, qu’elle évitait sans s’en cacher. David était une nouvelle célébrité. Tout le monde savait qu’il avait joué les héros pendant la perception d’Europe. - Bon pas ici. Les tes admiratrices vont me mordre sinon. Et les filles c’est pire que les chiens avec la rage. Viens !

Elle les extirpait de la masse sans hésitation. La foule ce n’était pas pire qu’une meute. Il suffisait de trouver les bons passages et le tour était joué. Ils débouchèrent sur une rue un peu plus calme. La jeune fille se dirigeait spontanément vers le coin le plus sombre ce qui n’était certainement pas un appel à la débauche mais une protection solaire. La joliette s’appuyait contre le mur avec un air un peu grave. Pourtant sa voix fut mi-heureuse mi-intriguée. - C’est sérieux ? Cissie et toi ? C’est du costaud ? Pourquoi tourner autour du pot humm ? La franchise s’était bien sa marque de fabrique.
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MessageSujet: Re: On ne badine pas avec une soeur d'Olrun   Jeu 4 Aoû 2011 - 19:41

Le soleil semblait être revenu à Forbach. La ville était débarrassée de l’Agent du Diable, et la nouvelle des stigmates apparus sur le front d’une part de la population n’avait pas été rendue publique, car encore cantonnée à quelques cas isolés. David se sentait heureux et comblé; il était devenu célèbre depuis qu’il avait anéanti le Fléau de Forbach, et adulé par tout un tas de jeunes, hommes pour les Inquisiteurs, femmes pour ses admiratrices qui le suivaient désormais par paquets chaque fois qu’il quittait la Collégiale trop peu discrètement. Loin d’être lassé de ce manège, le don Juan qu’était le jeune Geisler passait désormais son temps à parader sur le pavé, faisant s’émoustiller ces dames en leur montrant son tout nouveau compagnon: Erythrós, l’épagneul breton qui avait maintenant une poignée de semaines et avait pris du poids et des centimètres. Le chiot, très vif et jamais fatigué, passait son temps à courir avec David et bondir entre une horde de femelles surexcitées. Le jeune homme ne pouvait qu’apprécier cette notoriété, et la pensée des baisers échangés avec Narcissa avait de quoi rendre jalouses toutes les cruches ici présentes, une perspective dont l’inquisiteur jubilait d’avance.

Il était en train de se balader dans les rues du marché alimentaire, foisonnantes d’odeurs pleines de promesses, lorsqu’il entendit une personne l’appeler et s’aperçut qu’il s’agissait de Danielle Byche, quelqu’un qu’il n’avait pas vu depuis assez longtemps. Et elle ne semblait pas avoir trop changé, arborant cet air sûr d’elle et malicieux qui lui donnait un charisme certain. L’adolescente était d’une joliesse quelconque, en dépit d’une très belle chevelure claire que, chose étonnante, elle avait décidé aujourd’hui de laisser libre –David l’avait toujours vue avec les cheveux tressés ou attachés d’une quelconque façon. Au contact de Danie, on oubliait vite son apparence quelque peu banale pour se focaliser sur sa personnalité: pétillante, déterminée, franche et agréable. C’était quelqu’un qui avait du répondant et une bonne capacité d’adaptation, des qualités que le jeune homme appréciaient à leur juste valeur.

Il rit d’ailleurs sur son commentaire sur les chiens enragés, et la suivit en lorgnant la réaction de ses admiratrices: elles lançaient des regards outrés et mécontents de voir l’objet de leur attention leur être ainsi retiré.
Danielle sembla se diriger vers le coin le plus sombre de la petite venelle dans laquelle ils avaient fait irruption. L’esprit résolument séducteur de David ne vit que le côté débauchant de la chose, et il pensa qu’elle l’attirait là pour l’avoir à elle toute seule et profiter d’une intimité romanesque. Après tout, leur début de relation s’était stoppée il y avait de cela bien des années… Encore des gamins inexpérimentés l’un et l’autre, ils n’avaient pas fait grand-chose, sinon découvrir les prémices d’une amourette adolescente avant de s’arrêter d’un commun accord.

"Pourquoi, tu es déçue? Jalouse? Il n’est pas trop tard, Danielle, je peux encore me laisser conquérir" glissa-t-il d’une voix suave en prenant spontanément la jeune demoiselle par la hanche et se penchant déjà pour l’embrasser.

Minute! Le jeune Geisler suspendit son geste. Comment était-elle au courant? Narcissa et David avaient mis un soin monstre à ne jamais faire étalage devant qui que ce soit de l’attirance qu’ils avaient l’un pour l’autre. Leur premier baiser avait échangé au cœur d’une nuit solitaire, et bien entendu tenu secret; les entrevues suivantes ne s’étaient jamais réalisées en tête à tête, au minimum un Arramon veillant au grain à proximité; quant à leur deuxième baiser, le jour de la mort de l’Agent du Diable, David avait pourtant fait attention à ce que personne ne les voit.

"Comment tu es au courant de ça?" grogna-t-il d’un air soudain très mécontent. Danielle les avaient-elle surpris? Quand? Puis il se souvint que Narcissa était son amie; peut-être les deux demoiselles en avaient-elles parlé… oui, c’était forcément ça.
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MessageSujet: Re: On ne badine pas avec une soeur d'Olrun   Ven 5 Aoû 2011 - 14:55

Danie avait soigneusement évité de regarder dans leurs dos. Elle connaissait bien les hordes féminines et n’avait aucune envie de subir leurs regards courroucés. Regard qui n’avait d’ailleurs pas lieu d’exister. Si l’hypothèse de la jeune fille était juste aucune de ces cruches n’avaient sa chance avec lui. Et puis pour sa part elle avait le cœur libre comme l’air. Même si elle était un peu triste que son père se remette si vite de ses blessures…

Ce ne fût qu’après quelques mètres que la jeune fille avait comprit, que ce jeune chien suivait son maître. Elle avait spontanément ralenti pour observer l’animal. Il était magnifique. Un vrai bébé plein de vie qui éveillait naturellement l’affection de Danielle. Son amour des bêtes n’était pas du chiqué. Il exister une véritable complicité instinctive entre eux et ça depuis très longtemps.
-Coucou toi. Tu es bien beau. Pas trop dure de sentir tout ces hormones ? Elle retenait à peine un petit rire en lui caressant le flan.

Ses yeux détaillaient la silhouette masculine. David avait toujours été un joli garçon. Juste assez mauvais garçon pour faire fondre toutes les petites romantiques de la campagne. C’était exactement ce qui avait éloignée la jeune sorcière de lui. Danielle était trop servile et trop humble, pour comprendre, ceux qui se construisaient à l’inverse. Mais elle gardait un souvenir presque tendre de leur petite tentative. Et elle savait au fond qu’il était un gentil garçon.

Cela dit certaines choses de changeraient jamais et le séducteur ferait toujours face à l’innocente. Danie n’avait pas songé une seconde que son initiative puisse être interprétée comme une tentative de séduction. Ils s’étaient mis d’accord tout les deux. Elle n’était pas assez à l’aise avec ses capacités de féminines pour envisager un jeu pareil et puis ce n’était pas dans sa nature !
- Mais … Non ce n’est pas ça … Sa main se posait sur celle du jeune homme pour l’éloigner gentiment. Elle hésitait entre le rire et la colère. Dire qu’il jouait les charmeurs alors qu’une fille superbe était dingue de lui. - David tu…

Ouf. La jeune fille s’éloignait sur le côté en regardant son air grognon. Bon c’était déjà un comportement plus logique ! Tout n’était peut être par perdu. Elle trouvait contenance en allant prés du chiot. Le tempérament fort de David l’avait toujours un peu impressionnée. Mais elle était ici pour Narcissa. Un peu de courage mademoiselle Byche. - Je l’ai compris en parlant avec elle. Il n’y a pas dix David inquisiteurs à Forbach. Danielle arborait un air bienveillant et curieux. C’était une vraie histoire de conte. Tout ce qu’elle voulait c’était s’assurer que sa sœur de tribu n’allait pas souffrir des tendances de ce garçon. - Elle t’aime vraiment beaucoup. Une lueur de tendresse venait faire briller son regard. Danielle était de ces personnes un peu fée et un peu ange qui cherchait le bonheur des autres en permanence. - Pourquoi tu joues encore comme ça ? Alors qu’elle est là pour toi ? Elle ne reprochait même pas. Danielle était incapable de faire des reproches. Elle essayait de comprendre. - C’est ce que je n’ai jamais compris.
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Sergent
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MessageSujet: Re: On ne badine pas avec une soeur d'Olrun   Ven 5 Aoû 2011 - 16:28

Erythrós les avait suivis dans la venelle en bondissant un peu partout en jappant joyeusement, batifolant dans les jupes de Danie qui l’observa avec tendresse. David avait toujours trouvé attendrissant l’amour de la jeune femme pour les animaux, et il n’y avait pas plus joli tableau que cette adolescente fraîche et simple dans un champ d’orge bruissant, entourée de moutons. Narcissa était sans cesse entourée de luxe, de nobles et de dorures, mais l’univers dans lequel avait grandi le jeune Geisler était bel et bien celui des roturiers de Forbach –son terrain, celui qu’il avait toujours connu et sur lequel il se sentait le plus à l’aise.

"C’est elle qui me l’a offert" souffla David en caressant le sommet du crâne d’Erythrós qui vint se frotter entre ses jambes. "Enfin, pas tout à fait, mais c'est par elle que je l'ai eu."

L’ingénuité de Danielle était toujours intacte, ses répliques timides et désarmées face à une tentative de séduction également. L’Inquisiteur eut l’impression qu’elle s’éloignait de lui très soulagée lorsqu’il interrompit son geste, et se demanda si il paraissait effrayant aux yeux de la demoiselle. Après tout, sa réputation ne jouait pas en sa faveur… Mais malgré ses réserves, la jeune bergère avait fait l’effort de venir le voir et persistait à mettre les choses au point.
David fut soulagé de savoir que personne ne les avait surpris en train de s’embrasser, Narcissa et lui; son interlocutrice avait donc été mise au courant par une simple discussion entre amies… Il s’avança vers Danielle, l’acculant contre le mur et l’observant du sommet de sa haute stature, dépassant la petite bergère de deux bonnes têtes:

"C’est un secret absolu, tu ne dois jamais en parler à qui que ce soit. Jamais. Compris?"

L’inquisiteur s’aperçut trop tard qu’il avait adopté un ton menaçant, et s’éloigna pour ne pas trop intimider la demoiselle. Il n’avait pas eu l’intention de lui faire peur, juste d’être ferme et précis… Car si jamais qui que ce soit venait à découvrir le pot aux roses, ce serait la fin de tout! Surtout si cette histoire remontait jusqu’aux oreilles de la mère de Narcissa.

"Jouer?" répéta-t-il sans comprendre. Ses pensées se focalisèrent sur ce que Danielle venait de lui dire. Narcissa l’aimait beaucoup… il s’en était déjà douté, car la petite rouquine ne s’était jamais soustraite à un de ses baisers et faisait preuve envers lui d’une infinie tendresse; pourtant, c’était rassurant de se l’entendre dire.
David eut un geste évasif de la main.

"Narcissa est moi, c’est une histoire compliquée. Tu comprendras quand tu seras plus grande" la taquina-t-il. C’était une moquerie amicale et non fondée, car Danielle allait sur ses 17 ans et elle était intelligente, parfaitement à même de comprendre une réaction comme celle-ci. Tandis qu’Erythrós réclamait un peu d’attention, se dressant sur ses pattes de derrière pour poser celles de devant sur les jambes de la demoiselle avec un regard plein d’espoir, David la fixa un instant, cherchant à déceler sur son visage les traces de ses véritables motivations.

"Moi non plus, je ne comprends pas. Tu m’as évité pendant des années. Pourquoi viens-tu me parler seulement maintenant? Je n’allais pas te mordre, tu sais."
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MessageSujet: Re: On ne badine pas avec une soeur d'Olrun   Ven 5 Aoû 2011 - 18:36

- C’est quoi son petit nom ? Elle imaginait très bien la jolie Narcissa faire son présent. Son affection pour l’adolescente n’en était que plus authentique. C’était une petite princesse dont elle avait envie de prendre soin. Et ce cadeau était, à ses yeux, une raison de plus de prendre cette histoire au sérieux.

Ils revenaient un peu en arrière, dans cette venelle, à l’abri des regards et si Danielle fuyait ce n’était pas uniquement par peur. C’était parce qu’elle grandissait et que son appréhension des relations hommes-femmes évoluait. Elle voyait ses amies, ses sœurs, découvrir l’amour. Cela lui donnait envie. Et son cœur, trop généreux, était aussi trop faible pour prendre le moindre risque inutile. Parce que c’était vrai, David lui avait plut, à elle aussi.

Mais voilà il fallait qu’il redevienne ce jeune rustre effrayant. Le ton employé fonctionnait d’autant plus que Danielle n’avait jamais fait acte de rébellion dans sa vie. C’était une jeune fille profondément douce, qui se serait pliée en quatre, pour les siens. Il le savait. Elle avait les yeux grands ouverts et les traits inquiêts.
- Je sais oui… Narcissa m’a dit… Je ne dirais rien crois-moi ! La jeune bergère aurait préféré mourir que de trahir la confiance qu’on mettait en elle. Elle était une sorcière loyale et une amie dévouée en tout et pour tout. Il ne le savait pas mais elle avait déjà plein de secrets à garder au fond de sa petite tête !

Danie restait à bonne distance au cas où. Elle le regardait avec attentons. Etait-il encore si désinvolte au sujet des relations humaines ? Il semblerait … La jeunette lançait un regard un peu dépité à l’épagneul. Cissi était tombée amoureuse d’un vrai Don Juan il n’y avait pas à dire. Son amie ouvrit la bouche pour protester face à la boutade de l’inquisiteur, mais en voyant son air, elle répondit naturellement au sourire.
- Je n’espères pas ! Moi je veux quelque chose de tout simple et de tout doux. Nah. Elle se soustrayait rapidement au regard du jeune homme pour répondre à la demande du chien avec amour.

Elle se penchait, puis s’accroupissait, tout en veillant à ce que les pans de sa robe ne soient pas soulever par le vent. La question de David fit lentement lever ses yeux verts vers lui. Elle l’observait un instant, suivant les traits de son visage, comme pour y dénicher quelque chose.
- Je viens, parce que j’aime Narcissa, parce que je te connais un peu quand même, et parce que je ne veux pas que tu lui fasses mal au cœur. Voilà c’était dit. Elle venait défendre les intérêts d’une sœur de cœur. Elle avait bien le droit ! Avec ses mots simples dont elle aimait faire usages. Les jolis mots c’étaient pour les écrivains elle, elle était une bergère, c’était tout. Sur la dernière remarque Danielle se permit un sourire un peu gauche. Si elle l’avait évité c’était pour une raison très simple… - Parce que je crois que le grand David Geisler, n’a pas très envi d’avoir une sauvage dans les pattes. C’était en tous cas ce que lui avaient dit les garçons du village à l’époque. A l’époque comme maintenant Danie croyait tout ce qu’on lui disait. Alors elle n’avait pas insisté. Ce n’était pas plus compliqué.

Un petit peu moins confuse elle se redressait sur ses jambes vives. Tout en elle trahissait le désir de bien faire les choses. Elle n’avait jamais, au grand jamais, cherché à l’ennuyer. Elle voulait juste qu’il prenne conscience du pouvoir qu’il avait sur les gens. L’amour ce n’était pas qu’un jeu. Elle n'espérait plus être de son monde depuis longtemps. Byche n'était pas du genre à s'imposer aux autres... sauf quand il le fallait.

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Sergent
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MessageSujet: Re: On ne badine pas avec une soeur d'Olrun   Lun 8 Aoû 2011 - 18:05

David voyait bien qu’il mettait Danielle mal à l’aise. Pourtant, si il insistait et lui en demandait la raison, c’était justement qu’il n’avait jamais compris pourquoi. Certes le jeune homme pouvait parfois devenir intimidant et très grognon, mais jamais il n’aurait fait de mal à une fille et la demoiselle aurait dû le savoir. Enfin, ils ne se connaissaient peut-être pas si bien que ça, car ils avaient eu l’un et l’autre le temps de changer durant les années où ils ne s’étaient pas vus.

"Il s’appelle Erythrós" dit David en flattant le crâne recouvert d’épais poils très doux.

Il ne put s’empêcher de penser à Aphrodite, encore en convalescence, si différente de Danielle par son tempérament: l’une était fière et sans concessions, l’autre douce et soumise. L’adolescente lui assura d’une voix intimidée qu’elle ne trahirait pas le secret de sa relation avec Narcissa. David approuva d’un signe de tête.

"Parfait. Si jamais quelqu’un l’apprend un jour, je saurais d’où ça vient."

Et voilà, il recommençait à être menaçant sans même le faire exprès. Danielle n’était pas prête de lui faire confiance ni même de se détendre en sa présence… en même temps, l’Inquisiteur savait qu’elle ne les trahirait pas car c’était quelqu’un d’honnête et d’honneur. Si il avait dû choisir parmi une poignée de personnes dans Forbach à qui confier son secret, la demoiselle en aurait sans doute fait partie. De cela au moins, il en était pratiquement sûr.

La jeune fille se pencha pour donner un peu d’attention à Erythrós, dont l’enthousiasme fut décuplé. Le matin même, très excité le chiot avait couru à tort et à travers dans les rues du marché alimentaire, et en aboyant avait effrayé un cheval qui tirait une carriole, envoyant valser les marchandises contenues à terre. David avait dû se répandre en excuses et aider le commerçant courroucé à ramasser ses produits. Présentement, l’animal se contenta de patauger joyeusement dans la boue et d’ensuite remettre ses pattes bien sales sur les jupons de Danielle.

"Et pourquoi est-ce que je lui ferai mal au cœur?" grogna David, malgré le fait que la demoiselle ait pris des pincettes pour lui avouer la raison de sa venue. "Je ne vois pas du tout de quoi tu parles."

Il jeta un regard au bout de la venelle; à l’angle des bâtiments, sa horde de dindes excitées attendait son retour avec impatience en lançant à Danielle des regards mécontents. S’en fichant comme d’une guigne, l’Inquisiteur reporta son attention sur son interlocutrice, et les paroles qu’elle venait de prononcer. Une sauvage dans les pattes? Tentait-elle de lui dire qu’elle s’était crue indigne de lui? Pour la première fois depuis le début de leur discussion, David montra ce qui pouvait apparaître comme une trace de gêne, mais qu’il tenta bravement de dissimuler.

"Mais non, ne dis pas ça." A dire vrai, les sauvages ne le dérangeaient pas, au contraire. Danielle était une roturière; elle était issue du même monde que lui. Beaucoup plus familier et rassurant que celui des nobles dont faisait partie Narcissa, et dans lequel il se sentait si mal à l’aise… heureusement, la petite rouquine savait fort bien s’adapter à tous les univers, comme elle l’avait déjà prouvé. David laissa un petit sourire engageant étirer ses lèvres. "Quant à qui j’aime voir traîner dans mes pattes, c’est à moi d’en décider, non?"
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MessageSujet: Re: On ne badine pas avec une soeur d'Olrun   Mar 9 Aoû 2011 - 3:00

David n’était probablement pas aussi bourrin qu’un autre garçon de son âge. Disons que ses compagnons lui avaient déjà (malheureusement) donné un aperçu de l’idiotie masculine. Les remarques graveleuses, les gestes déplacés, les regards provoquant, étaient quotidiens. C’était ce qui allait de paire avec la puberté … La réputation faisait aussi beaucoup dans un petit village. Sans le vouloir Danie avait suivi les « aventures » de l’Inquisiteur. Il avait tout pour plaire.

Avec elle il était plutôt sur la défensive. Absolument pa s de quoi faciliter leur relation. La jeune fille, se sentait quelque peu blessée, qu’il lui lance des menaces à peine voilées. Narcissa ne lui avait-elle pas dit que toutes les deux elles avaient sympathisées ? Les deux filles d’Olrun se voyaient régulièrement. Elles s’appréciaient sincèrement. La belle noble était un peu comme une autre Jeanne pour l’Initiée. Tout ceux qui les avaient vus ensembles pouvaient en témoigner.
–Oui … Une pression imprévue pour ces menues épaules. Elle relativisait en se disant que Cissie, elle au moins lui faisait vraiment confiance. Minée par cette suspicion Danielle avait un petit air triste. –Tu ne me fais pas confiance … j’ai fais quelque chose de mal ? Elle avait beau chercher dans leur passé commun elle ne trouvait pas où elle avait fauté.

Erythrós était enthousiaste lui et cela permettait d’adoucir un peu l’atmosphère. Même si cela signifiait ruiner l’une des rares robes de la bergère. La boue laissait ses traces sur le tissu et pourtant la demoiselle n’avait pas le cœur à la gronder. Elle se contenait de le repousser avec fermeté avant de secouer le jupon. Elle se moquait bien de la convenance, elle n’était pas vraiment pudique, chez elle on se lavait dans la coure au petit matin.
–Fripon. Grâce à toi je vais me faire crier dessus. Sa main vive nettoyait sans attendre pour limiter les dégâts. Avec un peu d’eau peut être qu’elle s’en sortirait. Il y avait un puit sur le chemin de la ferme.

-Je sais que tu ne le ferais pas exprès. Je parle de ta tendance à séduire ton monde. Quand on est amoureux, normalement, on ne fait plus ça. Tu ne crois pas ? Cissie serait blessée et c’est normal. Ce que je veux dire David… c’est prend soin d’elle. … Ou je te casse le genou ! Cette promesse était appuyée par un air furibond. Danielle était une fille brave. Elle n’avait pas froid aux yeux quand il s’agissait d’honneur et de respect. Elle n’aurait donc aucun regret à donner une bonne leçon à ce jeune homme. Que ce soit clair. – Pigé ?

Les murmures des filles provoquaient une petite raideur chez l’adolescente. Elle n’aimait pas tellement être espionnée. Il était peut être temps de se quitter. Danie sentait la gêne les gagner tout les deux. Ils n’étaient jamais très doués dans ces cas là. Elle chassait le sujet d’un mouvement évasif similaire au sien un peu plus tôt. C’était à son tour d’éluder. Ce n’était pas pour parler du passé qu’ils étaient là. –Oui oui. Et puis avec tout ça, on se croisera un peu plus. Si ça te dis. Elle ne s’imposerait certainement pas. Son sourire s’adressait ensuite au chien. Lui aussi il aurait plaisir à le voir. Ses doigts prodiguaient une caresse dans le creux de sa gorge. Son regard de nouveau malicieux observait rapidement la sortie. –Ma sœur, Cécile se marie dimanche, j’ai invité Narcissa à venir… donc si tu peux passer. Elle n’y avait pas pensé en arrivant. Mais en fin de compte c’était le meilleur moyen pour les deux tourtereaux d’être un peu tranquilles ! C’était déjà ça de pris.

Danielle avait son petit sourire complice. Cette discussion avait finalement produit plus que prévu. Jamais elle ne l’aurait cru. Elle se sentait un peu plus confiante. Ils évoluaient à leur rythme. Ses poumons se gonflaient de l’air d’été avec optimisme. Sa joie se lisait sur son visage. Celle-ci avait même un effet positif sur son mal de crâne.
–Bon je ne vais pas te retarder plus longtemps. Elle eu le reflexe d’approcher pour renouer avec la bise de l’amitié mais s’arrêtait à mi-chemin. Danie ne jouait jamais avec le feu. Elle se reprit donc et lui tandis une main franche avec son dynamisme habituel.
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MessageSujet: Re: On ne badine pas avec une soeur d'Olrun   Mer 10 Aoû 2011 - 20:05

Danielle n’eut pas l’air de vraiment apprécier les menaces latentes de David, et surtout le fait que le jeune homme semble si méfiant à son égard. Mais il fut surpris de l’entendre exprimer ces interrogations à voix haute, car il l’aurait cru trop timide pour cela. Et la mimique attristée sur le joli visage de la demoiselle suffit amplement à le faire culpabiliser; il fit un geste vague de la main, comme pour se dédouaner, et expliqua en s’assurant derechef que personne ne pouvait les entendre:

"Tu n’as rien fait de mal… ce n’est pas qu’une question de confiance. (Sa voix n’était qu’un murmure). Mais il faut que tu saisisses bien les enjeux: personne ne doit savoir. Si cela remontait aux oreilles de quelqu’un… Narcissa et moi serions séparés à vie. Tu comprends? Il n’y aurait plus d’espoir pour nous deux."

Cela, c’était une véritable crainte. Qui expliquait en outre pourquoi les deux jeunes gens prenaient tant de précautions pour ne pas être vus ni entendus par qui que ce soit… D’ailleurs, Danielle elle-même l’avait avoué: Narcissa ne lui avait parlé de David qu’à mots couverts. Même les personnes ne confiance n’étaient pas fiables à cent pour cent, car elles pouvaient dévoiler un secret par inadvertance ou sous une éventuelle menace… le mieux était que tout le monde demeure dans l’ignorance, pour la sécurité de tous.

Les paroles de la demoiselle le laissèrent pantois et il ne put empêcher un rire franc de franchir ses lèvres. Hé bien! Danielle pouvait être sacrément vindicative par moments.

"Me casser un genou? Arrête, j’ai très peur" se moqua-t-il en glissant un regard malicieux sur les jupons de la jeune fille, se l’imaginant en position d’affrontement et déterminée à lui briser les rotules.

"Je ne séduis pas mon monde! Tu n’as pas de souci à te faire. Je n’ai pas l’intention de faire du mal à Narcissa… pour moi, il n’y a qu’elle." Si Danielle avait trouvé le courage de venir lui parler aujourd’hui, c’était donc pour s’assurer qu’il ne ferait pas de bêtises avec la rouquine et ne lui briserait pas le cœur… l’amitié qui liait les deux adolescentes devait être vraiment forte. Mais d’ailleurs… d’où se connaissaient-elles? David savait qu’elles étaient amies sans s’être jamais s’interroger sur leur première rencontre. Elles n’avaient pas du tout la même position sociale. Y avait-il quelque chose qu’il ignorait? L’inquisiteur fut sur le point de poser la question à son interlocutrice, mais pressée de partir par les regards appuyés des admiratrices de David, la jeune fille lui proposa à ce moment là de se revoir un peu plus souvent et l’invita au mariage de sa sœur.

"Oui, je serai là. Merci." Malgré tout, il aimait bien Danielle, et était heureux de savoir qu’elle n’était pas fâchée. Et puis ce serait l’occasion de revoir Narcissa. Le jeune homme désigna Erythrós d’un signe de tête: "Lui aussi, il sera là… je crois qu’il t’aime bien." Emmener le chiot à la cérémonie, certes, mais à condition qu’il ne fasse pas comme aujourd’hui, c’est-à-dire mettre consciencieusement ses pattes pleines de boue sur la robe de la mariée.

Le sourire sur le visage de Danielle était sans ambiguïté: son nouveau statut de gardienne du secret n’était pas pour lui déplaire. David fut embarrassé, car il n’aimait pas dépendre de quelqu’un et encore moins que les gens détiennent sur lui un moyen de pression; pourtant il sentait que son secret était tombé entre de bonnes mains, l’adolescente étant une personne honorable. Elle s’approcha de lui, sembla hésiter à lui faire la bise mais se retint finalement. L’inquisiteur n’eut pas ce genre de retenue. Il saisit la main qu’elle lui tendait et donna à Danielle une brève accolade purement amicale, espérant ne pas la gêner.

"Aller, file d’ici avant de te faire couper la tête" dit-il d’un air espiègle en désignant son troupeau d’admiratrice guettant son retour. "Ne t’inquiète pas, je te couvre."
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MessageSujet: Re: On ne badine pas avec une soeur d'Olrun   Ven 12 Aoû 2011 - 22:45

Ô oui bien sûre que la demoiselle saisissait les enjeux de cette affaire. Elle en avait conscience beaucoup plus que ce que le jeune inquisiteur était prêt à supposer. Mais comment le lui faire comprendre sans trahir un autre secret ? Car ce n’était pas uniquement une question de classe sociale qui pouvait séparer les deux amoureux. Il y avait plus dangereux encore. Il y avait la Tribu. - Oui je sais tout ça. Je serais muette comme une tombe. Et puis à qui veux tu que je le raconte ? Qui avait vraiment envie de connaître les amours de Sant-Loup et Geisler ? Ceci dit Danie avait un air grave. Elle trouvait cela injuste qu’ils soient tous les deux condamnés à se cacher.

Elle fut contente que son petit trait d’humour ait détendu l’atmosphère. La bergère avait une sainte horreur des conflits. Elle supportait encore moins bien les cris. Le monde avait déjà tant de raison d’être en colère que les hommes feraient mieux d’être diplomates. Son air « menaçant » ne s’effrita pas même devant la mine moqueuse de son interlocuteur.
- Tu ne devrais pas sous-estimer la force d’une fille qui passe sa journée à arpenter les montagnes. Je suis sûre que j’ai autant de muscle que toi ! Les garçons étaient toujours trop prétentieux dans ce domaine. Danielle n’était pas bien grosse. Sa silhouette était saillante, en pleine fin de métamorphose, et l’énergie qu’elle dégageait était loin d’être feinte. Il était averti !

Les paroles du gars semblaient suffire. Il ne mentait pas. De quoi faire vibrer l’esprit romanesque de la paysanne. Elle était si heureuse pour sa jeune sœur. Peut être un peu envieuse aussi de voir quelqu’un connaître tout ça. La jeune fille se demandait si elle n’avait jamais été amoureuse dans sa vie ? David avait fait battre son cœur très vite à une époque. Etait-ce cela ? Ou y avait-il quelque chose ? Un ingrédient qui lui était encore inconnu… Ce n’était de toute façon pas le moment d’y réfléchir.

D’un commun sourire ils se promettaient une nouvelle rencontre. C’était une bonne chose que les choses s’éclaircissent entre eux. D’autant plus qu’ils étaient tous les deux des proches de Cissi à présent.
-En voilà une bonne nouvelle. Tu verras ce sera bien. Rien de bien compliqué mais il y aura de la musique ! Les Byche étaient des gens simples. Ils se contentaient de peu de chose. Ce qu’ils avaient ils le partageaient avec joie. Danie était heureuse à la simple perspective que tout le monde soit réuni. Les yeux, aux reflets forêts, pétillaient en se baissant vers le chiot avec tendresse. - Pinceau sera heureux de te rencontrer !

La brève étreinte ne la dérangea nullement. C’était bien plus facile de s’exprimer par des gestes que des mots. C’était une sorte de politesse qui l’avait freinée. Danielle n’était pas très douée pour voir les limites. Elle ne voulait surtout pas faire d’impaire. Elle tenait vraiment à Narcissa. Mais puisque David était à l’aise il n’y avait pas de raison d’être gênés. La demoiselle embrassa vivement sa joue avec un sourire bienveillant.
- Je ne dis rien à Cissi, comme ça tu lui feras la surprise !!Un rapide hochement de tête signa leur stratégie. Elle disait au revoir avec la même bonhomie qu'autrefois. Sa main alla une dernière fois caresser le chiot. Et ni une ni deux ses pas filaient vers l’autre bout de la ruelle.

La chaleur la prit de court. Une bouffée chaude qui éveilla immédiatement le mal lattant de son crâne. Sa main s’appuyait un peu sur le mur le temps qu’elle retrouve son équilibre. Elle aurait du anticiper ! Une bonne inspiration et Danie continuait son chemin. Ses yeux verts étudiaient la masse qui la guettait. Par un prodigieux effort de comédie un sourire de factice lui servi de bouclier. La faim revenait au grand gallot. Elle devait boire aussi avant de s’évanouir.
- Voilà je pars, je parts! En jouant un peu des coudes la bergère se fit un passage. Elle s’arrêtait quelques mètres plus loin à l’ombre encore une fois. Sa main se portait automatiquement à son front. La marque était brûlante. Elle devait rentrée au plus vite !
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On ne badine pas avec une soeur d'Olrun

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