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 L'As de Coeur

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Oblivius
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MessageSujet: L'As de Coeur   Mar 25 Oct 2011 - 4:03

[Public averti]

Petits n'yeux innocents, change de page, ce n'est pas pour les petits Razz


Je te hais, sale chien

Ils s'hurlaient dessus depuis plus d'une heure maintenant. Ivalia s'ancra un peu plus dans son fauteuil, fermant les yeux, tentant de ne pas s'évanouir. La nouvelle venait de tomber, la famille s'indignait d'une ultime provocation d'Arya : elle était devenue une femme. En cette soirée elle venait de briser le peu de confiance que ses parents avaient encore en elle. Sa virginité, offerte à un simple peintre des rues, un amour de jeunesse sans lendemain. Personne ne la prendrait comme épouse parmi la classe noble sans s'assurer qu'elle ne soit vierge.

La réaction du père ne tarda pas quand il surprit le couple discret s'amouracher dans une partie de la forêt, s'offrant l'un à l'autre en toute impunité. Fou de rage, il avait frappé le jeune homme à la tempe de sa cane, provoquant son inconscience. C'est ce qu'elle comprit du dialogue de sourd qui plongeait le domaine entier dans un maelström d'éclats de voix et de fracas d'objets qui explosaient sur le sol.

Même les gardes n'osaient intervenir pour séparer les deux belligérants. Nul ne voulait avoir à faire au baron hors de lui, ni à la jeune Arya qui malgré son âge et son physique, sous l'effet de la frénésie et la rage était connue pour ses crises violentes.

La voix grave et puissante du père se mêlait à la voix aiguë hystérique de sa fille dans un tumulte qui arracha des larmes silencieuses à la mère d'Arya, la pauvre Ivalia, dont le sort venait de lui infliger une fausse-couche il n'y avait que quelques lunes, ce qui l'avait plongée dans une profonde dépression.

Elle ne pouvait pas intervenir. Ivalia se trouvait faible, inutile.

Puis un cri strident de sa fille manqua de l'achever. Une plainte traversa le couloir tandis que la mère sous le choc d'un tel conflit vît son mari traîner sans ménagement sa fille unique par les cheveux avec force. Telle une animale.

Passant succinctement devant sa femme, il lui ordonna d'un regard de ne pas s'en mêler.

Mèèèèèèèèèèèèère ! Aide moi ! hurla sa fille qui l'appela à l'aide en gesticulant vers elle.

Et elle ne pût soutenir le regard du fruit de sa chair qui allait subir le courroux d'un père blessé dans son orgueil. La porte de la chambre qui se ferma brusquement installa un silence pesant de quelques secondes.

Avant un cri d'horreur et le claquement d'une ceinture.

Sa mère comme dans une solidarité lâche mêla son cri à celui de sa fille. Et la symphonie de la ceinture finît de plonger la mère d'Arya dans l'inconscience. La correction dura une dizaine de minutes, d'un rythme effréné. Le père se laissait aller à sa colère, Arya finît par subir en silence, le bruit de ses pleurs ne changeant rien à la brutalité de son géniteur.

Puis le silence...lourd.

Voilà, sale traînée, ce que je vais te faire subir à chaque jour de ta chienne de vie pour avoir osé me faire ça à moi ! A ta mère, à toute la famille ! asséna son père dans un dernier coup.

A nouveau, nul bruit. Mais l'air s'électrifia alors que la jeune fille fît élever sa voix, une simple phrase qui sonnait comme une révolution et l'expression de toute sa haine canalisée contre ce père devenu violent.

Je te hais, sale chien...

Puis doucement, s'insinua la réponse du père, où l'on pouvait déceler une rage sourde.

Toi...et en plus...tu souris.

Et un cri de douleur atroce perça à nouveau le silence de la pièce tandis que le bruit métallique du fermoir de la ceinture venait de heurter de plein fouet le visage d'Arya qui s'écroula au sol, le visage entre ses mains.

Puis le bourreau sortit de la chambre, ignorant sa femme écroulée sur le canapé. Sa femme, qui venait de rendre l'âme. Cette scène de violence intense avait eu raison de sa santé fragile. Elle gisa ainsi pendant des heures le temps que son père ne la découvre en rentrant d'une ballade nerveuse en forêt.

Il hurla à la mort, cette fois de tristesse et non de rage, serrant son épouse dans ses bras.

La porte de la chambre d'Arya s'entrouvrit par un courant d'air, offrant la vision de cette scène à la vue de l'adolescente au visage ensanglanté qui regardait fixement son sang couler de son front et de son nez. Des larmes continuaient de diluer son sang sur le sol. Elle venait de tout perdre. Et surtout la dernière personne qu'elle aimait, sa mère. La voilà seule...

Et lentement, elle redressa son visage défiguré vers son père agenouillé, et afficha un sourire. Un sourire mauvais, que le Diable lui même aurait pu revêtir. Et le regard de la haine incarnée...le regard d'une assassin...

Par Dieu je le jure, je te tuerais... laissa t'elle échapper dans un murmure.
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