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 Oh Loup ! ... Aidez-nous. [Owen]

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Baron(ne)
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MessageSujet: Oh Loup ! ... Aidez-nous. [Owen]   Mar 22 Jan 2013 - 21:48

*22 janvier 1647*


La rumeur disait que monsieur Mansholther éprit d’une forbachoise ne reprit jamais route vers Paris. Ainsi, était-il un retraité fort discret et fort aimable, que l’on saluait avec le plus grand respect. Il était si bien intégré que les plus jeunes ne se souvenaient plus très bien s’il avait été un jour un étranger.
Personne n’aurait pu prévoir que madame Zimmerman, naguère, si fâchée par le comportement de l’homme de loi, irait mander son aide. C’était pourtant bien sa silhouette qui, abritée son de l’hermine, s’avançait vers les cultures environnantes du village. Une épaisse couche de neige mettait les paysans à l’amande depuis prés de deux mois. Le soleil hivernal se reflétait sur la surface blanche au point de brouiller la vue des rares marcheurs. Les sentiers étaient plus difficiles d’accès. La vie semblait comme arrêtée de ce côté ci. Le spectacle était magnifique. Bien sûr, il n’égalait pas les immenses étendues de Russie, mais il procurait à Louisa un sentiment de bienêtre à peu prés similaire. Elle prenait donc son temps pour parcourir la distance qui la séparait de la maison d’Inès Gallois.


Arrivée devant la petite maison de l’herboriste la Baronne s’arrêtait un instant pour admirer le paysage une dernière fois. L’air était glacé. Il s’infiltrait dans le moindre espace pour venir voler la chaleur, cependant il n’arrivait pas à l’emporter. Une petite buée s’élevait des lèvres roses de la couturière. Droite, les mains gantées cachées dans des poches, le cou protégé, la tête couverte, elle faisait songer à une trappeuse, s’il l’on n’excluait la richesse des tissus et la finesse des motifs.
Le pas furtif d’un renard attirait l’oreille sur la droite. La tache rousse filait plus vite qu’un éclair parmi la glace pour rejoindre son terrier. Les bêtes étaient encore un mystère pour les hommes en bien des points. Peut-être était-ce en eux que se trouvait l’une des solutions à leur problème ? Ou bien Lou tentait encore d’ouvrir une piste pour garder l’espoir. Or depuis l’échec de la réunion celui-ci s’amenuisait à chaque aube nouvelle.


Sans doute était-ce pour cela qu’elle s’était décidée à agir. Owen était un homme de droit et de devoir. Lou ne doutait pas qu’il accepterait de l’aider si elle parvenait à lui démontrer toute la malveillance de la Lucrèce.
Alors, suivant un élan, le poing ferme de la dame, alla frapper la porte en bois, par trois coups secs successif. Les doigts se détendaient pour aller reposer sur le bas ventre dans une position d’attente. Le souci avait depuis longtemps marqué le visage de la noble. Elle n’en gardait pas moins une expression digne. Ni les Maulne ni les Zimmerman n’étaient de la race des défaitistes. S’il y avait la moindre chance de s’en sortir… ils la trouveraient.


Lou avança d’un pas en voyant la porte s’entrouvrir. Elle souriait partagée entre la politesse et une sorte de respect.


« Bonjour Owen.
J’espère que je ne vous dérange pas ?
Vous devez vous demander ce qui m’amène jusqu’ici … j’aurai besoin de votre aide Owen.
Auriez-vous un peu de temps à m’accorder ?
S’il vous plait … c’est important. »

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Enquêteur Royal
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MessageSujet: Re: Oh Loup ! ... Aidez-nous. [Owen]   Jeu 24 Jan 2013 - 11:24

Le vieux Loup n’avait jamais quitté la ville de Forbach, en effet. Son enquête et toutes les pérégrinations qu’il avait pu vivre durant son épopée dans cette bourgade emplie de superstitions et de mystères l’avaient fait rencontrer Inès Gallois, une jeune femme charmante de laquelle il s’était finalement épris. Démissionnant auprès de la Reine, il avait gardé une existence paisible à l’écart de la ville, dans la demeure de l’herboriste, continuant néanmoins une correspondance assidue avec la capitale du Royaume, qu’il s’agisse de simples lettres à son ami médecin ou quelques missives qui lui demandaient consultation dans des affaires en cours. S’occupant des tâches qu’un homme aimait à s’occuper dans la demeure, il avait aidé à réparer quelques menues choses dans la maison qu’il partageait désormais avec une femme. Quand son ami l’avait appris, il avait d’abord conclu à une farce de son camarade mais comprit bien vite qu’il était très sérieux. Ce dernier était d’ailleurs déjà passé, une fois, pour faire connaissance de « l’heureuse élue ». Bien entendu, ils étaient restés silencieux sur le fait qu’Inès était une sorcière car il était évident que l’ancien enquêteur l’avait vite compris même si elle n’avait jamais cherché à le lui cacher. Si son esprit cartésien n’aurait jamais accepté cette idée à l’époque, les choses qu’il avait pu voir et côtoyer durant son enquête avaient suffisamment remis en doute quelques fondements de sa pensée. Qui plus est, avec quelques explications de la part de son amante, certaines choses qui paraissaient inexplicables autrement que par la « magie » prenaient finalement raison sous le coup d’une logique ésotérique qui, elle-même, faisait grand sens, même si certaines choses pouvaient demeurer obscures. Mais peut-être principalement parce qu’il n’était pas sorcier lui-même. Quoiqu’il en fut, il ne fallut pas longtemps au Loup solitaire pour apprendre à vivre autrement.

Cela faisait longtemps que l’on ne murmurait plus dans son dos, qu’on le regardait avec le sourire sans même se souvenir qu’un jour il n’avait été qu’un étranger fouineur. Le comportement des habitants de Forbach ne l’avait pas gêné à cette époque, parce qu’il avait toujours eu l’habitude de ce genre d’accueil. Occupant ses journées entre le bricolage et quelques promenades, il n’était pas rare de le croiser au marché, tandis qu’il s’occupait de récupérer les quelques affaires dont le couple aurait besoin pour les jours à venir. Avec la « pension » qu’il avait obtenu de la famille royale, il n’était vraiment pas miséreux. Avant l’hiver, le simple homme qu’il était devenu avait renforcé le toit de la chaumière et avait construit un petit abri pour le jardin de la sorcière afin qu’elle puisse faire pousser quelques plantes coriaces qui résistait au froid dont elle avait besoin pour ses potions en tout genre. Curieux, il n’hésitait pas, lorsqu’il avait le temps, de regarder comment elle s’y prenait, l’art des décoctions n’ayant absolument rien de magique. Possédant une petite connaissance sur le sujet, il avait jugé bon de pouvoir l’approfondir, ne serait-ce, éventuellement, que pour l’assister si un jour le besoin s’en faisait sentir. Avec tout cela, la vie se déroulait « tranquillement ». Bien entendu, il n’était pas étranger à tout ce qui se déroulait à Forbach, et même s’il essayait de garder beaucoup de recul vis-à-vis de toutes ces choses qui ne le concernait pas vraiment, il veillait toutefois à s’assurer qu’Inès ne prenait pas de risques inconsidérés. Son existence entière gravitait autour d’elle, il aurait été fort difficile pour Owen de dire avec certitude qu’il aurait su quoi faire si elle devait lui être enlevée. L’Agent du Diable était déjà du passé pour eux mais il aurait été certainement difficile et éprouvant de vivre un événement similaire…

En ce mois de Janvier, la neige recouvrait d’un lourd manteau une bonne partie de la ville et de ses environs. La maisonnée elle-même semblait parfois un peu souffrir – à en croire le bois – de l’épaisse couche blanche qui la surplombait. Assis dans un fauteuil, près du feu, solitaire, le vieux Loup lisait quelques vieilles lettres qu’il avait ressorties de son bureau quand il entendit frapper à la porte. Délaissant ses papiers, il se demandait qui pouvait être à la porte. Sans chercher à deviner davantage – ces énigmes là n’étaient pas celles qu’il préférait – il se dirigea vers l’entrée et ouvrit la grande porte de bois. La Baronne Zimmerman… En voilà une surprise ! Perdue dans son hermine, il aurait pu être difficile de la reconnaître mais l’enquêteur avait toujours eu une très bonne mémoire visuelle. Le ton de la femme l’alerta pourtant et fit disparaître le léger sourire de courtoisie qu’il avait affiché. « Entrez Madame la Baronne, je vous en prie. » Il s’écarta de l’entrée pour la laisser passer et lui proposa gentiment de la débarrasser de ses chaudes affaires qui ne pourrait que la gêner à l’intérieur où l’atmosphère était bien plus tempérée. « Je vous en prie, faites comme chez vous, mettez vous à l’aise près de la cheminée. Vous désirez peut-être un peu de thé ? » Avec le temps et la présence d’Inès à ses côtés, le vieux loup s’était fait un peu plus social, mais peut-être parce qu’à l’heure actuelle, il n’était pas l’enquêteur que la Baronne avait pu connaître mais seulement un homme comme les autres. Son ton était resté cordial, bien que sérieux, apparemment, il avait compris la « gravité » de la situation ou du moins celle que lui accordait son invitée.
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