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 Au-delà de la dalle, les âmes frémissent

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Conseiller de la Suprema
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MessageSujet: Au-delà de la dalle, les âmes frémissent   Jeu 14 Fév 2013 - 18:50

"Mais bougez-vous, tas de larves! On ne va pas y passer la nuit!"

Les propos acérés coulèrent sur la masse des Inquisiteurs comme de l’eau, sans qu’ils n’y offrent de prise. Avec elle, ils avaient l’habitude. Mère Marie-Théodosine débitait dix invectives à la minute et depuis son arrivée à Forbach, les troupes inquisitoriales avaient eu le temps de s’accoutumer à son omniprésence agressive et venimeuse.

Ils étaient une cinquantaine, investissant le Château de Frauenberg, armes à la main. Nul n’était prévenu de cette visite inopinée, mais cela ne posait aucun souci; il suffisait à l’envoyée du Vatican de montrer son blanc-seing, ou à défaut son affreux sourire carnassier, pour que tout notable local s’efface devant elle avec crainte en lui laissant le champ-libre. De plus, elle logeait ici. Un propriétaire ne demandait pas la permission de circuler dans sa propre demeure, n’est-ce pas?

Leur entrée par la porte principale fit grand bruit, mais la théâtralité faisait partie de la mise en scène. Marie-Théodosine ne prêta pas la moindre attention à la foule des nobles curieux. Elle se dirigea sans hésitation vers les cuisines –elle connaissait parfaitement son chemin. En cours de route, elle rappela une dernière fois à ses troupes ce qu’ils faisaient ici, en brandissant un bout de papier par-dessus son épaule:

"Le comte Noâz Loewenstein a trouvé ce plan soigneusement dissimulé dans la paperasse de la harpie maléfique qui lui servait de mère, et me l’a communiqué dès qu’il en a eu connaissance. Il indique comment se rendre aux sous-sols de Frauenberg –là où se dissimule le lieu de réunion des sorcières de l’ancienne tribu du Lys Noir!"


La Clarisse prit le temps de s’arrêter et de se retourner. Les Inquisiteurs, surpris du brusque ralentissement de rythme, faillirent lui rentrer dedans et faire choir toute la colonne.

"Cet indice était sous votre nez pendant plus de quinze ans, tas d’empotés! (Elle brandit un autre bout de papier, sur lequel était inscrit cette fois un poème, hélas bien connu de l’Inquisition).

La brise légère porte un parfum d’épices
M’enlevant un instant au triste désespoir
M’enlevant aux sanglots de mes sœurs dans le noir
Au-delà de la dalle les Âmes frémissent.


La Clef de Cendre, qu’aucun d’entre vous n’a réussi à déchiffrer! Allez donc vous noyer dans votre marasme d’incompétence… "


La brise légère porte un parfum d’épices… Au-delà de la dalle… Les indices étaient dissimulés, mais bien présents depuis le début; et en vérité l’Inquisition avait déjà l’intuition depuis longtemps que les sorcières se réunissaient dans une sorte de crypte ou une catacombe située en tréfonds. Mais l’impossibilité d’y accéder avait bloqué là la démarche. Aujourd’hui le schéma des sous-sols fourni par le comte Loewenstein venait les révéler au grand-jour: l’entrée du souterrain occulte partait des caves de Frauenberg, où l’on entreposait les denrées alimentaires, au fin-fond de ce local immense qu’étaient les cuisines. Lorsqu’ils y furent parvenus, les Inquisiteurs sécurisèrent la zone. Aucun civil ne serait bien sûr admis à participer. Suivant les indications du bout de papier, Mère Marie-Théodosine parvint finalement devant la tapisserie aux motifs champêtres qui ornait le pan de mur nu, caché dans un recoin minuscule, au terme d’un dédale de pièces réservées au personnel. Aussitôt qu’elle l’eut écartée et actionné le mécanisme, le pan de mur pivotant laissa échapper un courant d’air froid, en provenance d’un escalier en spirale obscur s’enfonçant dans les entrailles de la terre.

L’envoyée du Vatican sourit. Les raids des Inquisiteurs, que ce soit à Frauenberg ou non, s’étaient souvent soldés par des échecs cuisants, pour ne pas dire des fiasco. Mais aujourd’hui, ce ne serait pas le cas.

Torche à la main, faisant abstraction des répliques étonnées et enthousiastes qui fusaient derrière elle, Marie-Théodosine s’engagea dans le colimaçon. Cassandra de Saint-Loup la suivait directement. En tant qu’Inquisiteur Général, elle aurait dû passer devant, bien sûr; mais il était maintenant bien connu que la Clarisse faisait ce qu’elle voulait quand elle le voulait. Un peu plus loin dans la colonne se trouvait David Geisler, précédé de Sigmund von Wädenswill –lequel s’était récemment illustré en échappant à une embuscade d’Europe Eléanora-Sun et en menant malgré cela sa mission à bien: amener l’épée du Gardien à l’évêque de Metz pour la faire bénir.

Comme l’on pouvait s’en douter, les sous-sols étaient gigantesques. Il semblait d’après le plan, que leur étendue équivalait à celle de la superficie du Château en surface… Autant dire un repère idéal pour les filles du Diable. Sans ce bout de papier, pensa Marie-Théodosine, ils erreraient probablement pendant des jours au sein du labyrinthe obscur.

"Hallucinant, non?" lança-t-elle à Cassandra, en exprimant la stupeur générale. "Et dire qu’un lieu si vaste se trouvait sous vos pieds sans que quiconque ne remarque rien pendant tout ce temps… Il faut dire que les sorcières ont bien choisi leur nid…"

Dans l’obscurité omniprésente, il était difficile à la Clarisse d’apercevoir le visage de la Comtesse de Saint-Loup, et l’expression que celle-ci arborait. Mais ce n’était pas difficile à deviner, en fait. Au-delà de cette révélation du quartier général du Lys-Noir, Cassandra avait l’esprit occupé par les récents évènements, et notamment ce conciliabule qui avait tourné au désastre. L’information de cette réunion sensée être confidentielle s’était répandue comme une trainée de poudre grâce à la langue pendue de Symphorienne de Lucrèce. Et devant les rumeurs accusant Cassandra du meurtre du Meneur du Lys Noir, Marie-Théodosine s’était vue forcée d’ouvrir une enquête interne.

Plus les Inquisiteurs progressaient, et plus ils devaient se rendre à l’évidence: les lieux étaient déserts. Les sorcières ne se trouvaient pas ici. L’envoyée de Rome fut sur le point de lancer un juron à voix haute, lorsqu’ils pénétrèrent dans une salle aux proportions édifiantes, aussi vaste qu’une église, et au moins aussi haute car la lueur de leurs nombreuses torches ne parvenait qu’à peine jusqu’au plafond en voûtes.
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MessageSujet: Re: Au-delà de la dalle, les âmes frémissent   Ven 15 Fév 2013 - 21:25

Les derniers jours avaient été des plus pénibles pour Cassandra. Non seulement elle avait dû donner le change au reste de l’Inquisition, mais en plus elle avait dû faire face à une culpabilité sans limites. Viviane avait beau lui dire qu’elle ne lui en voulait pas – et penser qu’elle ne l’entendait pas pleurer la nuit – Cassandra restait profondément accablée par ce qu’elle avait fait. Ses remords étaient tels qu’elle se demandait ce que le Seigneur pouvait bien encore lui trouver comme utilité sur Terre. Elle n’aspirait plus qu’à une seule chose : le repos éternel.

Et pourtant, elle continuait chaque matin de se réveiller, de manger des aliments réduits à l’état de pâte – les dents alignées au côté gauche de sa mâchoire s’étaient brisées, ne l’empêchant fort heureusement pas de parler, mais bien de continuer à s’alimenter comme avant – et de souffrir des multiples fractures que sa lutte avec le sorcier avait occasionnée. Chaque jour, elle se rendait à la Collégiale pour faire avancer les affaires de l’Inquisition dans son sens et non dans celui de Marie-Théodosine – la peste l’emporte ! Grâce à cette petite garce de Symphorienne de Lucrèce, dont la Veuve avait maintenant bien retenu le nom et l’avait rangé parmi ses ennemis à détruire, l’Inquisition au grand complet l’attendait au lendemain du drame chez la Baronne Zimmerman. Cassandra n’avait pas reculé. Comme si de rien n’était, elle était arrivée, avait salué ceux qu’elle avait l’habitude de saluer, et s’était dirigée vers son bureau. Marie-Théodosine l’avait arrêtée en chemin, bien sûr, pour lui demander ce qui lui était arrivé. Avec un sourire froid, Cassandra avait répliqué qu’elle avait fait une chute très douloureuse dans les escaliers de son hôtel. Devant l’incrédulité de la Clarisse et d’autres Inquisiteurs, David Geisler de Fontigny, qui s’était glissé dans son ombre après qu’elle l’ait salué, avait ajouté d’un ton qui défiait toute contradiction qu’à moins d’avoir quelque chose à dire, chaque Inquisiteur était prié de retourner à son travail. La Veuve s’était sentie confortée par le soutien du fils de son amie. Elle s’était laissée escorter par son gendre jusqu’à son bureau et y avait tenu avec lui une brève réunion.

Mais bien sûr, Marie-Théodosine n’était pas restée inactive. Non contente de faire ouvrir une enquête interne, elle avait pris en main l’action suivante de l’Inquisition. Cassandra savait qu’elle rageait de ne pas avoir été prévenue de l’entrevue entre les différentes factions – parce qu’il ne faisait aucun doute que son ancienne consœur avait parfaitement compris ce qui s’était passé – et que son mépris s’était sans doute transformé en haine. La Veuve n’en avait plus rien à faire. Marie-Théodosine voulait se ranger parmi ses ennemis ? Grand bien lui fasse. Cassandra l’écraserait. Elle était chez elle, c’était la Clarisse qui était sur un sol inconnu et faisait la faute de se comporter comme si elle était en terrain conquis.

Aussi n’avait-elle pas fait à la Clarisse le plaisir de la contredire et de se voir rappelée à l’ordre par le blanc-seing. Avec une indifférence glaciale, la Veuve avait laissé tout le travail à Marie-Théodosine et s’était bien gardée de lever le petit doigt. Lorsque la mission prit chair et qu’il fallut faire une descente au Château de Frauenberg, Cassandra décida de faire fi de ses douleurs pour accompagner l’action. Laisser la Clarisse seule aux commandes de ses troupes ne lui plaisait pas. Elle se garda de laisser échapper le moindre commentaire, alors même qu’elle avait envie d’étrangler Marie-Théodosine pour avoir percé le secret de la Clef des Cendres et pour être incapable de la fermer.

Cassandra se laissa impressionner par le quartier général des sorciers du Lys Noir. Ainsi, la Maestriani avait manigancé ses plans depuis ce magnifique endroit ? Pensive, elle contempla un instant les voûtes croisées de la salle, songeant que le Malin savait ravir les yeux pour mieux les emprisonner… Laissant Marie-Théodosine à ses vitupérations, la Veuve se glissa lentement le long des murs, seule petite lumière séparée des autres, à la recherche de quelque chose, sans savoir exactement quoi. Elle sentait que le lieu était toujours sacralisé, du moins aux yeux de ces hérétiques du Lys Noir. Il devrait forcément y avoir un élément significatif pour l’Inquisition. Elle n’était plus avec le groupe formé par les autres Inquisiteurs, mais elle n’avait pas peur. Refusant de toucher les murs à la recherche d’un éventuel passage, elle se contenta de chercher du regard une matière différente, ou une division quelconque. Ce fut ainsi qu’elle trouva la porte, qu’elle tenta d’ouvrir sans y parvenir. D’un claquement de doigt, elle appela d’autres Inquisiteurs et les fit défoncer la porte en question, à renfort de béliers. C’était pour les jeunes, ce genre de tâche. Une fois l’entrée forcée, elle pénétra une petite pièce dans laquelle régnait une atmosphère étouffante. Mal à l’aise, Cassandra reprit son éternel vieux réflexe : elle continua à avancer en tenant sa torche, l’Ave Maria à la bouche. Et finalement, elle les vit, dépassant à peine de l’armoire dans laquelle ils étaient rangés. Elle les aurait reconnus entre mille, tout simplement parce qu’elle avait jadis possédé un grimoire de cet acabit. Parce qu’elle avait vu celui de Viviane, parce qu’un de ses rares souvenirs ayant percé le voile d’amnésie était précisément celui d’elle, jeune fille, en train d’y écrire. La Veuve serra le poing de son bras valide, et prit les deux grimoires. Leur poids, le soin apporté à leur reliure, leur épaisseur… tout concordait à lui faire croire qu’elle avait mis la main sur un des trésors du Lys Noir. Réfrénant l’envie d’allumer un feu et de tout brûler sans attendre, la Veuve recula de quelques pas. Les autres Inquisiteurs semblaient comme hypnotisés, et Cassandra eut peur pour leur vie. Elle leur ordonna sans attendre de reculer et de prier Saint Georges, celui qui donnait courage et force aux suppliants. C’est alors qu’elle entendit la voix de Sigmund l’appeler. La Veuve réagit aussitôt et sortit de la pièce, le cherchant des yeux. Qu’avait-il trouvé ? Que lui voulait-il ?
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MessageSujet: Re: Au-delà de la dalle, les âmes frémissent   Mar 19 Fév 2013 - 2:09

Tapie dans son nouveau terrier depuis plusieurs heures, accompagnée d'autres membre du Pacte d'Ailrun, Alix priait. Tout du moins, elle en avait la parfaite attitude. Non pas qu'elle n'en ait pas eu l'intention au départ, mais rapidement, elle se fit la réflexion qu'il était grand temps qu'elle change de bottes. Les gens comme Francis, qui vivaient de rien, s'en seraient certainement indigné, mais cette paire-ci commençait à s'user, et l'inconfort avait détourné le fil de ses pensées. De toute façon, il aurait suffit d'un rien, une mouche qui passe, une pierre qui se déchausse... car Alix n'aimait pas prier. Lorsque c'était sans raison, juste pour entretenir la flamme, c'était comme frapper à la porte d'un inconnu pour lui dire que l'on passait devant sa fenêtre. Et lorsqu'il s'agissait d'un rituel complexe, la concentration nécessaire était telle qu'elle ne tenait pas. De toute façon, ces bottes n'étaient pas assez chaudes pour la saison. De la fourrure ! Voilà qui pourrait être agréable ! Ah, il faudrait qu'elle en trouve, de ces bottes là, pour passer le reste de l'hiver les pieds au chaud.

Depuis le piège tendu au Comte, les questions morales que se posait la jeune femme s'estompaient au fur et à mesure que les jours passaient. Elle en venait à se dire que la mort d'Antoine avait certainement déclenché ce plan. Un genre de revanche, peut-être ?

Le nouveau terrier dans lequel la tribu d'Olrun avait dû s'adapter pour l'hiver n'était pas le reflet de ce qu'avait été ce clan. Certes, il y faisait chaud, et la sécurité y était certainement meilleure que dans la clairière, mais voilà qu'à présent le Pacte formé, il fallait se planquer sous terre, comme les animaux traqués qu'ils étaient. Mais la jeune femme reconnaissait l'audace du Lys pour avoir établi son campement sous les pieds de leurs prédateurs.
Si la chasse avait toujours d'énormes secrets pour elle, elle savait qu'il existait plusieurs façons de faire sortir la proie de son terrier. Une des plus simples consistait à enfumer ledit terrier, et à attendre patiemment l'arme à la main. Au contraire, on évitait plutôt de mettre la main à même le terrier pour attraper l'animal directement, car l'effet de surprise provoquait souvent de l'agressivité.

Car un effet de surprise, il y en avait un. Lorsque l'on se tapit dans l'ombre de son terrier, de sa maison, on ne s'attend que très rarement à une intrusion ; il n'y a donc aucune raison pour rester aux aguets. Et Alix, d'ordinaire si vive, si alerte, ne manquait pas à cette règle. Occupée à penser à de nouvelles bottes, il lui était impossible de s'imaginer que les Inquisiteurs avaient finalement réussi à mettre la main dans leur terrier. Comme les autres, elle n'en fut alertée que tard. Les bruits de pas n'étaient pas les mêmes. Les sorciers restaient lestes puisque non-armés, mais les Inquisiteurs, eux, étaient lourds du poids de leurs armes et de leurs préjugés. Alix se sentit bousculée, et rouvrit les yeux pour s’apercevoir que tout le monde s'enfuyait.

Soudainement éveillée, la brune tendit l'oreille, et se rendit compte que quelque chose n'allait pas. La grande salle voûtée était lugubre, malgré les torches qui l'éclairaient tant bien que mal, et d'intenses ombres grandissaient sur l'un des murs. Le battement des pas était bien trop régulier, bien trop lourd. Mais la curiosité tourmentait Alix alors qu'elle se dirigeait vers la sortie qui menait vers la forêt. Il n'y aurait qu'une succession de couloirs à suivre pour sortir, et ce danger serait écarté. Immanquablement, Alix s'attarda. Les secondes s'allongeaient, les claquement s'intensifiaient, les ombres devenaient gigantesques, et son cœur battait la chamade. Tapi dans l'ombre de son abri, l'animal était fasciné par le prédateur qui avait décidé de le prendre en chasse. Elle savait qu'elle allait se faire débusquer. Un lapin dans son terrier.

Et finalement, une torche, puis une silhouette. Une silhouette qu'elle pouvait reconnaître entre mille tant elle l'avait vue et admirée. L'homme qui était entré dans la salle était son oncle, Sigmund von Wädenswill. Ni une ni deux, Alix s'engouffra avec panique dans le couloir qui la mènerait vers la sortie. Il fallait espérer que les ombres de la grande salle l'auraient protégée du regard de son oncle.

N'importe qui, ça aurait pu être n'importe qui ! Mais non, ça avait été lui ! Sigmund savait, Alix s'en doutait, qu'elle était une sorcière, et que c'était Eleonor qui lui avait enseigné cet art. Car soit c'était cela, soit Sigmund, à cause de la fatigue du voyage retour à Forbach, avait prononcé des phrases sans sens. Dans les deux cas, Alix préférait fuir. Elle ne savait pas ce qu'il en pensait, s'il savait, et dans l'autre éventualité, elle ne voulait pas finir de la main de son oncle. Mourir de celle d'une autre ne lui poserait aucun problème moral lorsqu'elle reviendrait le hanter par vengeance. Mais revenir hanter Sigmund ? Hors de question.

Et bien qu'elle savait n'avoir que rarement réussi à semer le vieillard qui lui servait d'oncle -on comprenait rapidement pourquoi elle ne se vantait pas de ce genre d'exploits, elle courrait comme si sa vie en dépendait, puisque après tout, elle en dépendait. Et tant pis si les Inquisiteurs attendaient leurs proies à la sortie, comme tout bon chasseur après avoir enfumé un terrier.
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