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 Qu'ils sont pauvres ces nobles !

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Oblivius
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MessageSujet: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Mer 10 Oct 2007 - 22:06

[> Nuit de Sens, comment t'as pu me faire faire un rp ici Adrien ? ^^]

Il sortait tout juste des berges de l'étang, ses bottes eurent été boueuses si le chemin qu'il avait emprunté ne traversait pas la foret, l'herbe mouillée de brouillard avait eut le dessus sur les salissures de ses chaussures. D'un pas très lent et dans la matinée naissante une masse imposante apparut au bas des solides escaliers qui menaient à l'entrée de ce château aux milles maux. Fut-il beau si les nobles n'avaient pas cherchés à en faire un château, pourquoi ont-ils besoin de tant de choses, la noblesse d'un homme ne se juge pas à ses possessions mais à ses convictions, et eux ils étaient moins nobles que les paysans si on les jugeait ainsi. Aucune conviction personnelle, ils suivent le vent jusqu'à ce qu'il tourne, ils suivent les courants jusqu'à ce qu'ils s'estompent. Ils sont prétentieux et n'ont pour égaux que les autres sangs bleus et les cochons... Quoiqu'on puisse encore mettre les porcs dans la classe au dessus, eux au moins ils servent à quelque chose : être mangés, alors qu'un noble c'est un tas de graisse qui ne sert de plus qu'à faire beau en société et à marcher sur les paysans...
Je disais donc, le voila maintenant devant les marches, une à une il les gravit, observant la façon dont elles sont faites autant que les décorations qui les ornent, pathétique de faire travailler des gens pour ça, des marches c'est des marches, non des chefs d'oeuvres, il feraient mieux de mettre cet argent dans le village plutôt que dans... Des marches... Enfin bon, la noblesse et sa pauvreté d'âme, il y aurait largement de quoi les fustiger deux bonnes heures d'affilées... Et pourtant il sortait d'une conversation très intéressant avec une noble... Mais c'était une sorcière, ça ne compte pas. Tout ça pour dire qu'il arriva à la porte, qui plus est sans aucune résistance, et il s'empressa de l'ouvrir, découvrant ainsi des murs habillés de tissus... Coller des tapis aux murs... Une idée digne des nobles... Un valet vint le déranger dans son observation pendant qu'autours d'eux fourmillaient servants et esclaves qui s'activaient soit à nettoyer soit à apporter quelques maies à leurs maîtres. Servit sur des plateaux d'argents sans avoir à se bouger le cu*, quand on voit les paysans qui doivent travailler toute une journée pour avoir ne serais qu'une bouchée de pain et quelques légumes... Bref, il y a un valet et Ava en plein milieu du hall.


"Puis-je vous aider manant ? Vous avez dut vous tomber de chemin, ici ce n'est pas l'auberge du village.
-Oh toute mes excuse, je ne suis ici que pour répondre à l'appel du pape qui a demander à tous les inquisiteurs de rejoindre cette cité.
-Le... Un... M. l'inquisiteur, toute mes excuse, je... Vous n'êtes pas en tenue d'église et je ne pensais pas que.
-Qu'un homme habillé comme un paysan puisse être un bourgeois d'inquisiteur ? Maintenant assez parler, je ne viens que voir les lieux au cas où j'ai quelques sorcières à chasser dans ce château.
-Vous... D'après vous il y aurait des filles de Satan au château ?
-Oh, vous savez, je ne suis qu'un inquisiteur, c'est pas comme si mon travail était de dénicher ces personnes et de les faire brûler...

A peine eut-il finit sa phrase que le valet était parti, sans même dire au revoir, en se retournant toutes les dix secondes pour s'assurer qu'une "grande méchante sorcière" ne s'apprête pas à le manger... Quels idiots, tant les nobles que leurs larbins, enfin, certains n'avaient pas le choix, ça leur fait une circonstance atténuante. Quel manque de courtoisie tout de même, partir ainsi sans même saluer celui qui s'était invité...
Autours de lui gravitait une faune bien étrange, des gens marchaient, plateau à la main, sans même faire attention à lui, première fois qu'on ne le voyait pas, d'habitude... Bah, d'habitude il se remarquait tout de même. Mais, au final, que faisait-il ici cet inquisiteur ? Pourquoi venir à l'endroit où se réunissent les plus pourris des habitants de ces contrés, pourquoi venir là où l'argent est le plus affiché ?... Juste pour voir la tète que ça avait, peut-être, qui peut savoir ?... Même lui ne sais pas alors ça promet...
Du haut de son mètre quatre-vingt il observait l'activité ici bas, c'était si étrange de voir tant de personnes au service de quelques familles... Tout ça parce qu'elles avaient l'argent, tout ça car elles avaient le pouvoir. L'église n'est pas la seul à être pourrie depuis les racines, les nobles ne valent pas mieux... Mais ils sont inoffensifs, parlez un peu fort et ils se font dessus.
Les portes derrière l'homme étaient toujours ouvertes, il se retourna sur ses talons et sorti du château, ça lui donnait envie de vomir tout ce lux affiché pour toujours plus impressionner, écoeurant... Et il resta en haut des marches, à prendre l'air, la matinée se levait un peu plus, le soleil apparaissait enfin, cet astre qu'on dit divin alors que la lune est bien plus belle.


(dsl je vois pas bien ce que mon perso fait au chateau -_-" ^^ donc j'ai pas d'inspi pour lui trouver une excuse)
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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Mar 16 Oct 2007 - 17:43

[ Pas de soucis, c’est très bien comme ça. ]

Après la promenade avec sa femme la veille, Adrien avait du reprendre son travail en allant, à contrecœur, dans son bureau et y constatant la petite liste laissée par son cousin et qui énumérait ce qu’il restait à faire… Des fois, il avait vraiment la sincère impression de se faire exploiter alors que le Comte se contentait de charmer donzelle et fillette, Adrien le soupçonnait même d’adultère et pas qu’un seul ! Enfin tout cela ne comptait pas et s’il voulait continuer à protéger les siens, il devait se contentait d’obéir. Après tout c’était aussi un peu de sa faute à lui si son travail était apprécié des autres. Lui et son obsession de faire tout de la meilleure des manières… Franchement… Il regrettait de ne pas pouvoir passer plus de temps avec ses enfants et sa femme mais il était légèrement contraint de travailler. Les tâches que lui demandait son cousin étaient si nombreuses qu’Adrien n’avait pas pu prendre le luxe de descendre dîner avec l’ensemble de la maisonnée et heureusement que l’un de ses amis et serviteur, Jeremy, lui avait apporté un plateau pour se restaurer, car sinon, Adrien avait songé qu’il n’aurait pas mangé de la soirée… Après l’avoir remercié et congédié pour la soirée, lui ordonnant de retrouver les siens, Adrien s’était replongé dans ses affaires…

Certaines d’entre-elles nécessitaient de rencontrer certains habitants du village et il les remit donc au lendemain matin, dès la première heure, car bien sur, d’autres tâches viendraient se rajouter dans la matinée… D’autres furent réglées dans les heures précédents le début de la journée suivante et c’est environ vers minuit qu’il se décida à quitter son bureau et à regagner son appartement. Traversant le château sans bruit, il rejoignit sa femme déjà endormie dans le lit conjugal, non sans avoir déposé un tendre bisou sur le front de ses enfants, puis essaya de trouver le sommeil. Quelques heures plus tard à peine, Alexandrine qui faisait des cauchemars avait réveillé la famille. Dans son habituelle galanterie, Adrien s’était levé avant Elisabeth et allait se diriger vers la chambre des enfants lorsqu’elle le retint par le bras et l’exhorta doucement à se reposer, qu’elle veillerait sur Alexandrine et qu’il avait besoin de repos. Ses débuts de protestations furent étouffés dans un doux baiser et il consentit à mettre de côté sa galanterie puis se recoucha, pour s’endormir tout de suite… En effet, les heures de sommeil manquées s’accumulaient …

Puis, alors que l’aube ne serait pas levée avant une heure au moins, un serviteur toqua doucement à la porte, Elisabeth, s’était levée et avait ouvert à Jérémy, l’ami dévoué d’Adrien. Leur amitié ne concernait qu’eux, même si Elisabeth était au courant et ce dernier, en la saluant très poliment, demanda si elle voulait bien réveiller son mari comme il le lui avait demandé de le faire. Elle s’exécuta et Adrien se leva, fatigué, mais bien décidé à remplir ses tâches, comme toujours… Il en profita pour prendre des nouvelles d’Alexandrine avant d’aller embrasser ses enfants et sa femme puis de suivre Jérémy. Ce dernier, alors qu’ils se dirigeaient vers le bureau d’Adrien, lui rappela les quatre visites matinales programmées hier soir et Adrien acquiesça en bifurquant vers l’écurie et demandant à son serviteur de le suivre. Ils étaient allés au village et s’étaient occupés des affaires avec rapidité et efficacité. Sur le retour, Jérémy et Adrien bavardaient tranquillement, comme deux amis. En dehors du château, ils n’étaient rien d’autres que cela, et surtout pas l’un le maitre et l’autre le serviteur.
C’est alors, au moment où le soleil pointait ses premiers rayons sur la terre, qu’ils arrivèrent au château et virent une personne qui sortait du hall. Montant tranquillement, Adrien s’approcha, puis descendit de son cheval en tournant la tête de Jérémy.

« - Jérémy, peux-tu prendre les chevaux et les emmener à l’écurie ? Je te rejoins dans mon bureau, je n’en aurais surement pas pour longtemps. »

Le jeune homme acquiesça et passa à côté de l’homme pour prendre le chemin des écuries, tout en le saluant au passage. Adrien lui fit quelques pas en avant pour s’approcher de l’homme qu’il détailla légèrement et lui adressa un sourire franc ainsi qu’une main tendue.

« - Bonjour Monsieur, Je ne vous ai jamais vu par ici… Puis-je connaître le nom de celui que j’ai l’honneur de rencontrer ? »
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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Mar 16 Oct 2007 - 22:50

Soleil, soleil, petit soleil, tu nous montres tes rayons, uns à uns ils se dressent, ils nous emplissent d'allégresse, uns à uns ils apparaissent, ils nous dévoilent ta largesse... Une à une, les marches défilent, sous les pas du lépreux Ava, filant aussi vite que ses idées, persistant aussi longtemps que ses sentiments, commençait là une bien triste journée, et dire qu'elle avait pourtant été si bien annoncée, avoir rencontrer cette femme au hiboux était une bénédiction... Mais apparemment le temps des rencontres n'était pas encore révolu car voilà qu'à ses yeux descendait de son étalon un noble d'une carrure qu'on aurait dit sortie... Euh, qu'on aurait dit sortie tout droit des yeux de ceux qui croisaient Ava. Un homme à sa hauteur venait-il donc d'apparaître ?... Bien rare étaient ceux-ci, mais Ava et le noble n'étaient pas faits du même bois... Après, allez savoir lequel est le plus résistant, moi je ne m'y atèle pas... Du moins pas maintenant.
L'homme lui tendit la main, Ava réfléchit à peine une seconde avant de décider de ne pas utiliser là de règle de réciprocité, il garda ses mains dans les poches de son lourd manteau de cuir. Il se tourna cependant vers le noble qui semblait le dévisager, et d'une voix monocorde il décida de se présenter. Question de politesse... Politesse ? Après avoir refuser une poignée de main tendue ?... Ouai, c'est Ava quoi...


"Faites attention, je ne suis pas un noble, le simple fait de me regarder risquerait de vous abîmer les yeux... Je suis cependant encore moins esclave que je ne suis noble, alors ne me demandez pas non plus d'aller vous chercher du thé, ça se finirait mal... Pour vous, soyez en sure."

Etrange comme... Comme il est tout de suite moins serviable avec les hommes... On se demanderais presque pourquoi... Il mit quelques secondes à réaliser que le noble ne l'avait pas agressé... Et que par dessus tout il ne l'avait pas -encore- pris de haut, alors que coûterais l'échange de quelques mots ?

"Pour vous répondre je suis Avatar... Avatar De L'Inquisition, c'est tout ce que je peux révéler car c'est tout ce que je sais, ou du moins tout ce qu'il savait avant la rencontre avec Europe, vous ne m'avez jamais croiser car je n'avais jamais mit les pieds dans..."

Il tourna légèrement la tète et regarda le château... Vraiment trop à son goût, il ne pouvait appeler ça un château alors il décida d'employer un autre mot.

"... Dans le lieu de résidence de la noblesse de notre comté. Et sûrement ne m'y verrez-vous plus, je l'espère d'ailleurs, tant pour vous que pour moi."

Pour une fois il se contrôlait plutot bien, nan ? Il n'avait encore fait aucune référence à sa façon de voir les nobles, il n'avait parler ni de sorcières ni de religion, mais que pensait-il derrière tout ça ?... Il cachait ses opinions, il cachait ses soupçons... Ca ne durera pas longtemps.

"Quand à vous, à en juger par vos habits, votre façon de vous tenir, la blancheur de votre peau, la façon dont vous montez à cheval et les paroles que vous tenez à votre compagnon de voyage je parierais que votre nom est composé et que c'est dans un château que vous vivez, si ce n'est celui là s'en sera un autre mais dans tout les cas ce ne sont pas les heures de dure labeur qui vous caractérisent... Je ne prendrais tout de même avec ce pari pas beaucoup de risques, autant dire pas du tout..."

Ca le démangeait. De sortir sa façon de penser, de faire étalage de sa manière de parler. Pourquoi diable les mots ne viennent-ils que lorsqu'on ne les désire pas.
Ava s'était arrêté, sur les marches, il ne regardait même pas celui qui le fixait, il observait le soleil se lever, ses rayons scintiller : rien à dire, les étoiles valent milles fois ce spectacle mais il nous laisse tout de même sans voix. Cet astre lumineux se dressant fièrement, chaque secondes un peu plus, devant nos petits yeux ne pouvant même pas réellement nous permettre d'apprécier ce magnifique spectacle, nous forçant à plisser les paupières pour ne pas que l'on puisse voir cette splendide sphère lumineuse.
Il repris tout de même après quelques longues secondes de silence, plus posément et peut être moins offensant. Ses yeux se fixèrent d'un coup dans ceux de son interlocuteur, et ils ne les quittèrent plus, comme s'ils attendaient une réponse, une erreur de la part de l'homme, quelque chose qui viendrait confirmer ou infirmer les pensées d'Avatar sur celui qui lui faisait face... Pensées qui étaient d'ailleurs identiques à tous nouveaux inconnus que son chemin lui fait croiser...


"Puis-je tout de même connaitre votre nom, Monsieur de sang bleu ? Je croise beaucoup de noble en ce moment mais apparemment pas assez pour arriver à connaitre les gens sans jamais les avoir croiser."

(... hum -_-" sans commentaire ^^)
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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Mer 17 Oct 2007 - 11:47

[Tu es bien gentil de me haïr d’entrée, mais la prochaine fois essaye de modérer ton message, parce que c’est le genre de message auquel tu ne réponds qu’en ignorant et en passant ton chemin… Car c’est relativement dur de continuer une discussion après une telle entrée en matière…]


Adrien, qui s’attendait quand même à une réciprocité des politesses fut surpris de voir l’inconnu rester presque béat à son geste et surtout de ne pas lui rendre. Il aurait même faillit penser que cet inconnu ne l’avait pas entendu, voir compris, lorsque ce dernier se décida tout de même à parler. Histoire de ne pas rester tel un imbécile, Adrien, qui n’avait pas affiché sa surprise, retira sa main et écouta avec une pointe de sidération les paroles de l’homme en veste de cuir noir. Adrien ne comprenait pas pourquoi cet homme, qu’il ne connaissait pas, se braquait autant en amorçant une discussion de la sorte. Certes il n’était pas noble et alors ? Cela lui enlevait-il le droit d’être salué par ceux-ci ? Il s’agissait bêtement d’une salutation d’homme à homme et non de Noble à… à quoi au fait ? Inquisiteur… Et bien voila que des choses intéressantes… Adrien avait opté pour laisser l’homme déballer son sac, peut-être que cela lui ferait un peu de bien, parce qu’apparemment, il avait quelque chose contre « les sang-bleu ». Le Vicomte avait dénoté la présence de quelques piques à chaque tournures de phrase de l’Inquisiteur nommé Avatar, mais il n’affichait rien, il écoutait son interlocuteur avec attention, son regard posé sur cet homme, dont les manières, du moins avec lui, était à revoir.

Il eut un petit sourire léger, non moqueur, mais juste un sourire banal, lorsqu’Avatar, sans le fixer, avait « parié » qu’il possédait un nom composé, un château et qu’il ne se fatiguait pas à la tâche. Oh, lui ne se fatiguait pas ? C’était peut-être celui qui travaillait le plus ici… A son plus grand désarroi, car comme les autres, il aimerait bien profiter de sa famille… Quelques instants plus tard, l’Inquisiteur se décida finalement à lui demander son nom. Adrien, qui fixait alors lui aussi l’horizon, et qui ne s’offusquait pas d’une telle conduite, contrairement à nombreux des siens, répondit d’une manière simple :

« - Je m’appelle Adrien. Comme vous l’avez parié, mon nom est composé et ne dois donc pas vous intéresser. Mais si c’est tout de même le cas, alors je m’appelle Adrien d’Hasbauer. J’habite effectivement une demeure, qui n’a rien d’un énorme château, et qui ne se situe pas ici. Maintenant libre à vous de me croire ou pas, mais ce sont effectivement les heures de labeur qui me caractérisent. »

Et sur ces points Adrien ne mentait pas. Sa demeure où il vivait avec Elisabeth et ses enfants, avant de venir ici, était grande mais n’était rien comparée à ce château. Quant à son travail, lui mieux que quiconque savait qu’il ne dormait que quelques heures par nuit pour accomplir tout ce qu’il devait faire. Adrien n’en voulait pas à Avatar, après tout, nombreux étaient ceux qui n’aimaient pas les nobles et il ne s’en était jamais offusqué, mais quand il rencontrait quelqu’un qui n’était pas un noble, Adrien ne se voyait que comme un homme… Un simple homme en rencontrant un autre, mais ça, c’était à l’Inquisiteur de le voir. S’il ne le voulait pas, la discussion risquait de tourner vite court.

« - J’oubliais de vous préciser que mon compagnon n’a rien d’un serviteur, c’est avant tout pour moi un ami qui a accepté de me suivre ici pour m’aider, je ne le force en rien et il est libre de partir s’il le souhaite. Et quand à l’idée de vous demander du thé, je suis très bien capable de le chercher par moi-même. »


Ces quelques petits points réglés avec une voix calme et sans aucun ton de reproches, Adrien quitta le soleil pour reposer son regard sur l’Inquisiteur… Non, il ne l’avait jamais vu par ici avant…

« - Mais dites moi, j’ai souvent du aller au village pour rencontrer des gens et tenter de régler leurs problèmes, mais je ne vous y jamais vu, venez vous d’une autre région, Avatar ? »

Adrien avait renoncé à utiliser le terme d’Inquisiteur. Non pas qu’il le craignait, mais juste pour essayer de réduire la distance entre eux deux. Le Vicomte ne prenait jamais les gens de haut, sauf quelques morveux de nobles, surtout s’ils étaient des gens simples, et qu’il enviait par moment… Loin des tracas de la cour, pouvoir vivre paisiblement avec sa famille, ses enfants, sa femme… Oh oui, Elisabeth lui manquait…
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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Mer 17 Oct 2007 - 15:32

Etrange... Etrange... Un noble qui n'avait de noble que le sang et non les actions, c'est... Rare, très rare, surtout pour un homme. Les femmes sont tout de même plus douces avec ceux que la hiérarchie à placée sous elles, mais les hommes, généralement les tas de viande dont la tète, bien qu'énorme, ne contient qu'un esprit tout petit, n'accordent d'importance qu'à eux, et à celles qu'ils courtisent... Mais apparemment il y avait des exceptions... Ava avait été un peu... Brusque dans ses paroles, il plissa un peu les yeux en regardant l'homme et... Ota sa coiffe quelques secondes, le temps de s'excuser.

"Désoler, ce n'est pas sur vous que je dois m'énerver, mais voir tant de richesse ainsi étalée me donne envie de me rebeller, quand on pense que des hommes, des femmes et des enfants vivent dans des masures tenant à peine debout... C'est exaspérant que des gens qui sont sensés nous protégés ne fassent que s'enrichir sans jamais partager. Enfin, direz vous, je ne manque pas non plus d'argent mais je ne vis pas dans un château avec 10 esclaves par pièce. Encore si ces hommes et ces femmes habitant ici servaient à quelque chose, au moins en étant près du peuple, alors je ne verrais pas d'inconvénient au fait qu'ils vivent correctement, mais faites deux pas dans le village et tous les nobles que vous croiserez ne ferons que vous ignorer, au mieux, ou, le plus souvent, se moquer de votre précarité. Du moins c'est ce qu'ils font avec les autres, bizarrement dès que vous êtes plus grand et plus musclé qu'eux vous n'entendrez plus mot de leur part... Sauf après que vous leurs ayez tourner le dos, mais ce don doit être offert avec le titre."

Il s'arrêta ensuite un instant, il faut bien reprendre son souffle, remit son chapeau et observa les gens qui fourmillaient autours d'eux, esclaves, garçons d'écurie, autres nobles, gros bourgeois. Il y avait de tout, sauf des paysans, ça devait être la seule classe non représentée, chose normal : à cette heure ils doivent être entrain de travailler. Il regarda s'éloigner le fameux compagnon du sang bleu qui lui faisait face, il rejoignit les écuries... Pourquoi faisait-il ça ? Servir un noble alors qu'il n'y est pas forcé... Où était l'intérêt ? Personne ne le sert LUI, n'en vaut-il pas la peine ? Bien sure que si, il a tout autant le droit d'être servit que son "maître", ou plutôt il n'a tout autant pas le droit d'exploiter quelqu'un en l'ayant à son service, les hommes ne sont pas des chien... A quelques exceptions près, bien sure.

"Comme tout inquisiteur qui se respecte je n'ai pas de "chez moi", je suis d'ici et d'ailleurs à la fois sauf que ce ne serait pas mentir que de vous dire que je ne viens de nul part. Il y a de nombreux orphelins en ces temps noirs. Je suis ici pour répondre à l'appel de la sainte inquisition qui m'a fait mander dans ces lieux pris par le diable. On m'a demander de nettoyer votre belle cité des sorcières -et sorciers- qui s'y sont installé. Chose qui va d'ailleurs s'avérer compliquer d'après les informations que j'ai pu rassembler... L'église et la noblesse, des puissances différentes mais pourtant si proches, les uns se font de l'argent sur le dos des paysans, les autres sur le dos des croyant, et comme, bien souvent, les paysans n'ont plus que dieu vers qui se tourner alors ils sont les seuls à pâtir des diverses perversités que commettent ces deux entités. Ah, très chère clergé, désolé de vous diffamer."

Et bien, il n'a pas tenu longtemps... C'est presque pas étonnant, enfin bon peut-être le noble ne cherchera pas à comprendre : un inquisiteur hérétique : pourquoi pas...

"Tout ça me fait penser que je ne sais pas réellement la raison qui a forcer une telle réunion des recrues de l'inquisition. J'ai croiser un autre inquisiteur il y a quelques jours et c'est un bien sombre présage, je n'ai pas l'habitude de croiser mes compagnons de devoir, je travail d'ordinaire seul dans les cités... J'attend patiemment la réunion qui ne devrait tarder à se monter, du moins je l'espère car c'est la seule manière pour moi de voir avec qui je vais devoir cohabiter."

Ses yeux se re-fixèrent sur l'homme qui lui faisait face, bien étrange que de croiser en ces lieux un noble plus humain que la moyenne, celui-ci sortirais presque les autres de la boue car même après les attaques répétés de l'inquisiteur il n'avait même pas résolu de hausser la voix pour le faire enfermer...

"En tout cas enchanté, M. d'Hasbaeur, profitez-en, c'est rare que je dise ça à quelqu'un de votre rang, mais vous paraissez être plus humain que moi."

Quand on sais que l'inquisiteur à détruit des familles sur des simples suppositions, qu'il a mit au bûcher des paysans innocents et qu'il a décapité plus d'un jeune enfant alors on se dit que peu d'hommes doivent persistés en dessous de son seuil d'humanité... Mais les bourgeois et l'église le dépassent largement, comme quoi on trouvais toujours plus fort que sois.
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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Mer 17 Oct 2007 - 19:11

Et bien visiblement le Vicomte avait vu juste sur le caractère de l’Inquisiteur qui était en face de lui, en effet ce dernier avait une petite dent contre les Nobles, après tout qui pouvait lui en vouloir, car même lui avait une dent contre certains des siens… Il n’appréciait pas ces morveux qui se prenaient pour des demi-dieux seulement parce que leur famille était d’une « noblesse sans équivoque ». Adrien avait d’ailleurs un mauvais souvenir d’une rencontre avec l’un d’entre eux qui se plaignait d’un de ses serviteurs. Il estimait que pour manquement à l’obéissance ce dernier devait être tué, Adrien s’était offusqué de cette réaction et sans dire un mot au concerné avait fait arrêté le serviteur pour ensuite le relâcher et lui accorder un nouveau travail. Pourquoi ? Simplement parce que cet homme qui s’appliquait à en servir d’autre était père de famille, tout comme lui et que notamment il devait travailler dur pour nourrir les siens. Ce serviteur, c’était Jérémy, voila pourquoi ce dernier acceptait de le servir, puisqu’Adrien ne le traitait jamais en chien, contrairement à ce que faisait la plupart des nobles…

Ecoutant l’Inquisiteur parler, Adrien ne bronchait pas et se contentait d’écouter, après tout la moindre des politesses était d’écouter puis de parler à son tour. On ne pouvait demander la parole quand on ne savait pas l’accorder aux autres… Il était assez intéressant de voir que cet Avatar semblait avoir les mêmes points de vue qu’Adrien sur une bonne partie de la noblesse. Qui plus est, il fut légèrement surpris de voir un Inquisiteur lui-même parler de manière osée sur le Clergé. Rien n’était bien sûr faux, du moins à ce qu’Adrien en savait. La Noblesse et le Clergé semblait s’être entendue sur le fait d’extorquer aux pauvres les maigres bas-de-laine qu’ils leurs restaient… Pour Adrien s’était même presque du vol, autant pour l’un que pour l’autre, et taxer le Clergé de vol était relativement mal venu… Surtout en ce temps. Il n’eut donc qu’un sourire comme réaction à son léger aveu hérétique et laissa l’Inquisiteur poursuivre.

Finalement, Avatar termina en consentant à le saluer mais en précisant qu’il devait en profiter. Adrien eut un léger sourire et prit enfin la parole. Sa voix n’avait pas changée et était toujours aussi amicale.

« - Le plaisir est pour moi Avatar. Et je dois vous faire remarquer que vous avez le verbe facile. Mais tout ce que vous avez dit est vrai, du moins en ce qui concerne les nobles, car je n’ai pas vent des affaires qui occupent le Clergé. »

Marquant une petite pause, il jeta un regard dans les environs et continua :

« - Je suis d’accord avec vous, la majeure partie d’entre nous ne pense qu’à se remplir la pense et obtenir plus de pouvoir qu’ils n’en n’ont déjà. Pour cela, ils s’acharnent sur des serviteurs dévoués et sur les gens du peuple pour se donner l’illusion d’être puissants… Pour ma part, je n’ai qu’un « serviteur », mais il s’agit plus d’un ami. Je lui ai permis de garder un emploi pour nourrir sa famille, mais ce n’était pas de la pitié. Ce n’était que justice. Cet homme fait un travail exemplaire et il m’aide beaucoup, je suis très proche de lui et de sa famille. Je connais ses enfants, sa femme, il m’arrive même de les saluer quand je passe au village. Tous les hommes doivent avoir l’opportunité de nourrir les siens, mais je n’empêche pas Jérémy de me quitter pour un autre travail qu’il préfèrera, je ne suis en rien son maitre, disons que simplement, je suis son patron et il est mon employé, comme un serveur est employé d’un aubergiste… »

Il s’arrêta de parler alors qu’un autre « noble » passait à côté d’eux, à cheval. Adrien ne le salua pas, après tout il n’était obligé de rien, et une fois qu’il fut assez loin, il reprit :

« - Cet homme là par contre, était l’ancien « propriétaire » de Jérémy… Il se plaignait de lui et voulait le faire enfermer… C’est une personne que je ne supporte pas, mais je fais avec. La cour de se château est un nid de vipères où l’on doit apprendre à ne pas se faire mordre. Pour ma part, ce n’est pas difficile, je travaille comme un acharné à résoudre les multiples problèmes qui se posent et à aider les villageois. Mais je sais que la pièce qui se joue entre ces murs est une comédie dont le moindre faux pas est fatal… »

Il posa son regard sur l’horizon…

« - Mais qu’importe, évitons de parler de choses qui nous fâchent tous deux. La journée s'anonce belle, c'est l'essentiel. Après tout le charme de la vie est dans la surprise qu'elle nous fait chaque jour non ?»
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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Jeu 18 Oct 2007 - 22:51

"Cet homme ou un autre, c'est du pareil au même, placez "de" devant un nom et vous obtenez une gentille petite coquille vide, belle de l'extérieur mais banale et inintéressante à l'intérieur... L'argent corrompt, l'argent détruit mais sans argent il n'y à pas de vie... Voila qui est bien contradictoire... Malheureusement..."

Comment quelqu'un pouvait-il laisser des gens crever de faim alors qu'il a de quoi les nourrie ? C'est simple : il suffit qu'il soit noble. La justice de nos jours, quel magnifique mot... Mais voilà, ce n'est que ça : un mot, rien de plus, rien de moins... Ou si, peut-être une vague idée, mais qui irait la respecter ?... Même pas Avatar, sinon il ne tuerais pas tous ces innocents...

"... Enfin bon, peut-être y a-t-il des exceptions... Vous semblez être sur la bonne voie par exemple. Mais suivre le bon chemin est loin d'être évident malheureusement, voilà pourquoi tant de gens s'en écartent... Mais vous avez raison, parlons d'autres choses. La journée pour moi s'était déjà bien amorcée alors que le jour n'était même pas levé, j'ai rencontré une de vos... Comment dire... Collègue ? Une jeune femme charmant qui, au détour d'un grand chêne, avait décider de s'arrêter penser, j'ai du la déranger mais ça nous a emmener à d'intéressantes discutions, j'ai appris que les autres nous connaissent parfois mieux que l'on ne se connait soi-même. C'est à croire que les seuls nobles s'aventurant dehors sont des femmes, ça faisait déjà deux que je croisais dans la foret... Mais comme homme vous êtes le premier... Surtout le premier qui daigne me parler... Me parler en face pour être plus précis. C'est amusant d'entendre les gens gazer dans son dos, mais ça en devient vite lassant, surtout quand c'est pour toujours répéter les mêmes infamies. Et ces mêmes nobles viennent se confesser pour avoir commis de gros pécher. Elle est belle la noblesse, tu vois ça, seigneur, les choses que tu as créer commencent vraiment à dérailler, si tu es là alors décide toi, détruit la cette machine à créer les monstres que nous sommes... Rend la terre à la terre et libère le monde de nos déchets, de nos carcasses, ça lui fera pas de mal à mon avis..."

Etrange comme, en parlant à l'homme, il finissait par dériver et interpeller... Le vent ? Il avait parlé en regardant le ciel, et il ne croit pas en dieu ? Il en parle beaucoup pourtant... Non ?
Quelques calèches s'approchaient, l'une s'arrêta pile devant les grandes marches, le cocher descendit et du aller ouvrir à deux femmes, sans doute trop bêtes pour ouvrir elles-mêmes ce grand bout de bois taillé que les gens civilisés nomment "porte", c'est sure qu'il nous faut être habituer pour parvenir seul à pousser tout cet attirail... En tout cas elles descendirent et ne se mirent à rire qu'une fois qu'elle furent à une distance raisonnable du grand chapeauté, c'était ça les gens importants, des gamins avec des titres de noblesse et de l'argent plein les poches, et ils se croient puissants ? La puissance c'est pouvoir décider, choisir si on préfère être enchaîner ou se libérer, Ava pour ça était puissant, n'avoir pas d'attache et aucune croyance c'est un gage de liberté. D'une voix basse, inaudible sauf par lui, certains mots lui échappèrent


"La vie est-elle cependant toujours charmante ? Quand elle fait brûler des innocents, quand elle fait crever des jeunes enfants et qu'elle permet de vivre aux "bons vivants" ? Nobles, bourgeois, paysans, pourquoi certains doivent mourir pour les autres ?... Et pourquoi n'est-ce pas réciproque ? La vie était peut-être belle, avant, quand la société n'avait rien de corrompue... Si tant est qu'une telle vie est un jour exister..."

Le monde n'est pas encore fait pour de tels propos, peut-etre un jour... Peut-etre. Et il s'étonne qu'on dise de lui qu'il vérait le mal dans les yeux d'un nouveau-né ? Oh non, il le revendique car sans ça à quoi servirait-il ? Si ses jugements étaient obscurcis par ses sentiments comment pourrait-il etre clair ? Si une belle femme, un enfant, ne méritait pas pour lui le mème traitement alors seuls les hommes, entre 15 et 30 ans seraient pour lui des suspects, un bien maigre choix qu'il aurait là, c'est plus simple de choisir dans le peuple tout entier ceux qui méritent de bruler.


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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Jeu 1 Nov 2007 - 18:33

[ Les somptueux jardins --> Réflexions matinales ]

Elisabeth était sortie de la bibliothèque, après sa discussion, forte intéressante avec un représentant de l'inquisition. Elle avait pourtant écourté la conversation lorqu'elle avait vu Jeremy et son mari rentré au chateau. La Vicomtesse s'était alors poliment éclipsée pour aller voir si elle pouvait passer quelques moments avec son époux. Elle descendit les grand escalier du hall et vit son mari en pleine conversation avec un inconnu. Elle resta un temps en retrait n'osant les déranger. Puis au bout d'un court instant elle avait décidé de finalement se mêler de la conversation, pourtant elle ne pouvait pas arriver ainsi et les interrompre. Elle s'absenta un cour instant, juste le temps de retourner dans leurs appartements où elle trouva Alexandrine. Elle dit à celle-ci qu'elles allaient aller voir son père la petite fut ravie.

Lorsqu'elle revint avec sa fille espérant qu'Adrien aurait terminé, elle fut déçue de constater qu'il était toujours au prise avec l'inconnu. Bien que la discussion semble assez calme, il semblait y avoir une espèce de tension entre les deux hommes. Connaissant son mari, elle se dit que c'était sûrement lui qui calmait le jeu, tout en se demandant ce qui pouvait énerver l'homme en face de lui. Alexandrine essayait de se libérer de l'étreinte de sa main pour aller sauter dans les bras de son père et ce malgré qu'Elisabeth lui ait expliqué qu'il ne fallait pas le déranger ! La petite bien qu'encore jeune était maligne et parvint finalement à échapper à la vigilance de sa mère.
" Alexandrine ! "

Son appel n'eut pour effet que d'attirer l'attention de son mari sur elles. Il tourna la tête juste à temps pour voir la petite fille arriver sur lui. Il la prit et la souleva de terre, Alexandrine fut ravie d'ainsi s'envoler dans les airs et fit retentir son rire cristallin qui fit peur à quelques oiseaux dans la cour du château. Elisabeth arriva peu de temps après et adressa une regard de reproche à sa fille qui était toujours dans les bras protecteur de son père. Elle se tourna vers l'inconnu avec un sourire quelque peu gêné sur le visage.
" Je suis vraiment désolée que vous ayez été interrompu, cette petite fille n'en fait qu'a sa tête. Je me présente, je suis Elisabeth d'Hasbauer et voici Alexandrine. " Elle ne sentit pas la nécessité de préciser le nom de la demoiselle, tellement il était évident que c'était leur fille à tous les deux.

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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Sam 10 Nov 2007 - 20:22

L’Inquisiteur qui se tenait devant lui tenait des propos bien étranges pour quelqu’un de sa trempe et il était fort à parier que si Adrien n’avait pas été ce qu’il était, cet homme serait déjà trainé, fers aux pieds, pour les propos qu’il tenait envers les nobles. Il n’y avait pas de mal à être contre la société actuelle, du moins tant que vous ne le criiez pas sur tous les toits. Mais Adrien n’était pas du genre à faire enfermer quelqu’un pour des propos qui n’étaient, à près tout, pas si loin de la réalité… Beaucoup de nobles se sentaient bien au-dessus des autres et des lois… De là à dire que ces gens là étaient des coquilles vides, il n’y avait qu’un pas qu’Adrien n’aurait pas franchi aussi vite que l’Inquisiteur le faisait… La dernière phrase de l’homme en face de lui le surprit… Pourtant, il le laissa continuer, jugeant bon de laisser l’Inquisiteur vider son sac, jusqu’à ce qu’il puisse revenir à tout ce qu’il avait dit. Il écouta alors paisiblement, ce que lui raconter cet homme si particulier… Adrien fut amusé de voir qu’Avatar finissait par dériver lentement vers une rencontre qu’il avait ce matin et déplorant qu’il n’y avait surement que les femmes nobles qui étaient ouvertes d’esprit. Le Vicomte encaissa la critique comme toujours, estimant que ce n’était pas fondamentalement faux et que l’inquisiteur c’était plutôt bien rattrapé par la suite. Il l’écouta ensuite s’adresser au Seigneur et s’interrompre alors que des calèches approchaient. Il sembla absorbé par la descente de deux femmes, puis, alors qu’elles s’éloignaient en riant sous cape, il sembla marmonner quelques mots et se perdre dans ses pensées, Adrien jugea bon de reprendre la conversation en main…

« - Si je puis me permettre, au-delà de nos conditions respectives, je tiens à vous mettre en garde, non pas contre moi, mais contre certains de ceux que vous n’appréciez pas le comportement. Il s’agit d’un conseil rien de plus, mais je ne suis pas connu ici pour ma sévérité, d’autres vous aurez déjà fait enfermé pour ce que vous venez de dire… C’est un regrettable je le reconnais mais il y a des choses qui sont bonnes à être dites et d’autres seulement destinées à la pensée de chacun. »

Une petite pause, le Vicomte reprend. Sa voix est toujours calme, posée :

« - Maintenant, je dois avouer que je suis surpris de voir que vous pensez que la vie ne peut exister sans argent… Je veux dire, venant d’une de ces personnes que vous affectionnez si peu, je pourrai comprendre ce point de vue, mais dois-je vous rappeler que la vie est bien plus ancienne que l’argent ? Alors, comment la vie aurait-elle pu naître sans argent s’il en était la condition sinequanone ? Quant à certaines de mes consœurs, je ne doute pas de leur ouverture d’esprit et de la sagesse dont elles font preuves… Je vous remercie aussi de ne pas me voir comme une coquille vide, et j’espère pouvoir rester en dehors de cette définition le plus tard possible on … »

« Alexandrine ! »

Adrien détourna la tête en direction du cri qu’il avait entendu. Il avait bien sur reconnu la voix de sa femme et il l’aperçut un peu plus loin. Baissant le regard, il eut le temps d’apercevoir sa petite fille qui courait vers lui. Il écarta donc les bras et l’accueillit en la soulevant du sol. Faire rire ses enfants était quelque chose qu’il aimait par-dessus tout. Il la fit tourner légèrement lorsque sa femme les rejoint et s’excusa tout en se présentant à l’Inquisiteur. Adrien vit le regard qu’Elisabeth jeta à Alexandrine et profita qu’elle le regarde pour lui faire comprendre que ce n’était pas grave, et peut-être même, qu’elle était intervenue à temps. Gardant sa fille dans ses bras, il répondit, amusé :

« - Ce n’est rien Elisabeth. Nous ne discutions de rien d’importants, une échange de position, une agréable discussion. Et puis je n’ai pas beaucoup l’occasion de voir mes enfants, du moins lorsqu’ils sont réveillés… »
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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Dim 11 Nov 2007 - 14:18

"La vie, aujourd'hui, est indissociable de l'argent. Visitez les masures des paysans, vous en aurez la preuve."

Après ces mots il se stoppa net, une femme venait d'arriver et de se présenter à lui tandis qu'une petite fille enlaçait son père. Ava ôta son chapeau et baissa légèrement la tète en direction de la noble qui rejoignait son mari avant de se rééquiper de sa coiffe.

"Enchanté madame, mademoiselle... On croise plus de monde aux abords d'un château qu'aux alentours d'un étang mort..."

Il semblait distrait, perturbé par tant de monde autours, ou bien était-ce par la vue d'une famille... Il en croisait peu... Et le peu qu'il croisait finissaient toujours au bûcher... Ce serait dommage de mettre au feu un si jolie petite fille. C'est peut-être pour ça qu'à la vue de ces trois personnes il a cessé un instant de les croire coupable de sorcellerie... Rassurez-vous, cette pause n’a pas durée longtemps... Mais assez pour qu'il se dise que si ils étaient sorciers il ferait peut-être encore une exception, comme il l'avait fait avec les autres personnes dont il a pu récolter des aveux plus ou moins flagrants... Le Ava se reprit tout de même assez vite.

"Il est plus facile de parler ainsi aux pauvres gens qui ne voient pas encore leurs noms ornés d'un "de" et qui ne verrons sûrement jamais la couleur de l'argent. Si vous saviez ce que ces gens pensent des nobles, ils sont parfois pires que moi... Tout comme je suis pire hérétique que bien des sorcières... Votre famille est charmante en tout cas M. D'Hasbauer, mais de tels démonstrations de votre amour ne sont-elles pas anti-protocolaires ou je ne sais quel autre mot qu'ils seraient allés inventés afin de vous empêcher de montrer même que vous vous connaissez ?"

Il ne savait que faire, ne voulant pas parler comme il l'avait fait auparavant devant la fillette, ne sachant pas comment la jeune femme réagirait s'il continuait dans sa lancée... Ne sachant même pas s'il ne prenait pas un risque de se faire enfermer... Quoique ce dernier risque lui fût bien égal, il était enfermé dans ce monde corrompu alors qu'on le mette ou non entre quatre murs au pain et à l'eau ne rendrait pas sa vie bien pire... Cependant il ne pouvait se le permettre, il ne voulait pas que les sorcières se développent trop avec un inquisiteur hors d'état dans cette citée infesté...

"Connaîtriez-vous, par hasard, celui qui dois nous diriger ? Je cherches, depuis que je suis arriver, à le rencontrer mais personne ne semble en connaitre long sur les uses et les coutumes de l'inquisition. On a déjà à peine su me dire que l'endroit principal était la collégiale alors pour ce qui est du dirigeant je ne posais même pas la question. Mais peut-être que vous êtes plus instruit, à ce sujet, que ceux à qui j'ai précédemment demander."
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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Ven 16 Nov 2007 - 15:36

Elisabeth adressa un second regard de reproche, à son mari cette fois ! Elle avait très bien vu qu'il avait fait comprendre à la fillette que ce n'était pas grave, ce qui dans l'absolu était vrai si ce n'était qu'une conversation de courtoisie. Mais il n'empêchait qu'Alexandrine n'avait pas à interrompre son père de la sorte ! Bref, tout cela se réglerait tout à l'heure, en privée.

L'homme la salua d'un signe de tête, s'étant découvert au préalable, salut qu'elle lui rendit en faisant un légère révérence. A ses propos, elle répondit gentillement.
" C'est une peu normale, non ? Nous sommes plus nombreux à vivre ici qu'au bord de l'étang. " Le calme et la douceur qui se dégageaient de sa voix était quelque chose de très apaisant. Bien sur Elisabeth savait aussi qu'il croisait plus de monde ici parce que les pêcheur devaient eux être partis travailler, ce qui n'était pas le cas pour la plus part des personnes du château.

Puis la discussion reprit, Elisabeth n'était pas là lorsqu'elle avait commencé, elle jeta un regard perplexe à Adrien, elle ne comprenait pas trop où voulait en venir l'inconnu. Les pauvre gens ? L'argent ? Avait-elle mal compris, où elle avait dit que les pauvres détestaient les nobles ? Voilà qui était bien général comme pensée, il était certe des gens qui n'aimaient ceux qui avait mieux réussit qu'eux, mais de là à faire de ces cas des généralités, c'était quelque peu radical.
Affichant un sourire qui reflétait un peu son amusement, elle répondit à l'homme.
" Je pense monsieur que vous tirez des conclusions hâtives et juger avant de connaître est dangereux, même pour les pauvres gens. " Ce n'était en rien une menace et d'ailleurs ça n'en avait pas le ton, tout au plus juste une remarque. Puis elle fit une pause, laissant à son mari le temps d'ajouter quelque chose s'il le souhaitait.

Quand il aborda le fait qu'Alexandrine avait sauté dans les bras de son père, et que celui-ci l'avait prise dans ses bras. Elisabeth fut quelque peu surprise, décidément, cet homme était étrange, et surtout il n'était absolument pas comme celui qu'elle venait de rencontrer dans les jardins. Enfin, elle imaginait que tant d'hommes venus d'horizons différents, c'était sans doute une force pour l'Inquisition.
" Et bien, non, il n'y a rien de mal à une telle démonstration d'affection. " De la part d'Adrien cela était vrai, mais de la part de la fillette, c'était autre chose, elle aurait dû rester avec sa mère, sagement, jusqu'à ce que celle-ci lui permette d'aller retrouver son père. Mais bon, l'enfant était encore petite, elle avait bien le temps d'apprendre tout l'étiquette de la bonne conduite.

Et il y avait autre chose, mais elle se garderait bien d'en parler, c'était le fait qu'Adrien fut Vicomte. Du coup il pouvait se permettre beaucoup de chose, il avait plus de liberté de comportement que d'autres qui devait "plaire" au Comte pour toucher une rente ou rester au château.

L'inconnu continua sur des choses plus raisonnables. Pourtant ses propos surprirent la Vicomtesse, une fois de plus ; naturellement celle-ci n'en laissa rien paraître. Pourtant elle ne pouvait s'empêcher de pensée que cela devait être bien mal organisé s'il ne savait pas où trouver son supérieur. Bien sur à aucun moment elle laissa transparaître sa surprise, c'était une dame du monde, il ne fallait jamais laisser entrevoir ses véritables sentiments aux autres, c'était la première chose qu'on lui avait apprise !
" Et bien, je dois vous dire que les gens ont un peu peur de vous, toutes sortes de rumeurs vous ont précédées. Quand à celui qui dirige l'Inquisition en ces terres, Louis Institoris - c'est bien ça ? - et bien, il réside, en effet, au château, mais nous ne pouvons vous dire où il se trouve exactement à cet instant. " Son ton était poli et ses paroles étaient claires, on voyait qu'Elisabeth avait une très bonne éducation. elle regarda son mari, après tout elle avait peut-être parlé un peu vite, peut-être que lui savait où trouver le chef de leurs ennemis. Enfin, cela l'aurait tout de même surprise.

Elle replaça une mèche qui s'était échappée de sa natte derrière son oreille. Les pâles rayons du soleil venaient l'éclairer donnant à sa peau, blanche, des reflets quelque peu ambrés. Puisque les beaux jours semblaient revenus, elle avait choisit une robe légère de couleur pourpre qui volait doucement au grès d'une petite brise, elle ne portait comme parure, qu'un discret collier et, naturellement, sa bague de fiançailles et son alliance.

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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Lun 26 Nov 2007 - 19:57

Sa fille dans ses bras, Adrien d’Hasbauer avait maintenant tout d’un homme heureux. Oublié le travail qui l’attendait sur son bureau, oublié ce « stress » quasi-quotidien de savoir comment servir de médiateur entre le peuple et les nobles peu scrupuleux qui peuplaient ce château en tant qu’invités ou plutôt, parfois, comme simples pique-assiette. Enfin… Oubliés pas vraiment, juste relégués au second plan, loin derrière sa femme et sa fille. Il était certain que la démonstration de tendresse à l’égard d’Alexandrine ne passait pas forcément inaperçue mais Adrien s’en fichait. Après tout il y avait peu de nobles dans ce château qui possédait une famille aussi unie que celle des d’Hasbauer et ce, même malgré un mariage arrangé…

Bien sûr, le regard de reproche d’Elisabeth qui lui était destiné ne lui échappa pas et c’est avec un regard doux et amusé qu’Adrien lui répondit, achevant ainsi la discussion et s’accordant avec sa femme sur le fait qu’ils en discuteraient plus tard, lorsque la discussion avec l’Inquisiteur serait terminée. Il savait qu’Alexandrine avait eu tort d’échapper à la surveillance de sa mère et avait donc, par là, désobéie mais Adrien devait avouer qu’elle l’avait libéré d’une discussion qui aurait pu devenir aussi empoisonnée que les crocs d’un cobra ou toute autre espèce venimeuse mortelle…

Avatar s’étonna ensuite de croiser plus de monde ici qu’autour de l’étang, ce qui, bien sûr était tout à fait normal et Adrien s’étonnait de cette remarque faite par l’Inquisiteur… Sa femme répondit pour lui. Effectivement, la logique était derrière cela et Adrien ne rajouta rien, préférant sourire à Alexandrine qui jouait avec l’une des extrémités de son col. L’Inquisiteur continua ensuite sa réflexion sur les gens du peuple… Adrien savait qu’il avait un peu raison mais il était un peu trop facile de généraliser comme le faisait cet homme… Il fut surpris aussi que ce dernier pouvait penser que les démonstrations de gentillesse avec sa fille fussent anti-protocolaire… A vrai dire, il commençait sérieusement à se demander de quel bois était fait cet Inquisiteur qui semblait vraiment… « spécial »…

Encore une fois ce fut Elisabeth qui répondit pour lui. Non pas qu’il se cachait derrière sa femme lorsqu’elle était là, mais simplement parce qu’il savait qu’elle n’avait rien à voir avec la majorité de pimbêches qui composaient les compagnes des nobles et savait raisonner au moins, sinon mieux que lui. Elle savait également peser ses mots et aligner plusieurs phrases lourdes de sens et non pleines de frivolités était quelque chose qu’elle savait faire, contrairement aux autres… Détournant son regard pour le poser sur elle alors qu’elle discutait avec l’inconnu, il admirait le savant mélange d’intelligence, d’esprit et de beauté qu’était sa femme… Il avait de la chance de l’avoir… Elle savait veiller sur lui et ses enfants, elle avait cet esprit que peu de femmes dans ce château pouvaient se vanter d’avoir… Non vraiment, elle était parfaite…

L’inquisiteur le tira de ses pensées en demandant s’ils savaient où se trouvait son supérieur… A dire vrai, Adrien ne savait pas trop non plus où se trouvait le Chef de l’Inquisition et vu la réponse de sa femme, elle n’en savait rien non plus. Si le Comte avait été là, il aurait surement pu répondre puisque c’était ce dernier qui s’était occupé d’installer Louis Institoris au château…


« - Non, je ne peux également vous dire où se trouve votre Supérieur… Je dois vous avouer que je ne l’ai pas encore rencontré, et je crois que si je ne suis pas au courant, il n’y ait que le comte qui puisse vous renseigner… Si l’information vous est nécessaire je pourrais toujours me débrouiller pour vous la fournir… Dois-je procéder ? »

Adrien n’avait pas de compte à rendre à l’Inquisiteur et ce n’était pas par déférence qu’il faisait cela mais simplement parce qu’après tout, rien ne l’empêchait de lui rendre service… Il profita de l'instant pour déposer sa fille au sol et la prendre par la main. Attendant la réponse d'Avatar...
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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Lun 26 Nov 2007 - 20:56

Serais-ce une âme qui transparaît en haut de la montagne d'inhumanité qualifiant l'inquisiteur ? Il écoutait la femme qui lui parlait tout en semblant... Désorienté. Son regard n'était pas stable, vacillant entre la petite fille, le noble et sa femme... Il... Serais-ce possible qu'à cet instant précis il ne soit plus sure de lui ? Qu'il aille même jusqu'à douter de la perspicacité de ses soupçons envers l'homme ?...
Heureusement les mots du vicomte tirèrent l'inquisiteur de sa torpeur. Il recula sa tète comme dans un sursaut et repris bien vite son expression habituelle... Comme si l'humain cédait encore à la bête.


"Ils ont raison d'avoir peur, à mon avis... L'église... L'inquisition..."

Il était encore hésitant... Peu certain de ses mots, de la façon dont il devait les prononcer, des pièges qu'il pourrait essayer de semer... Il n'en fit rien, se stoppant là et fixant au loin le soleil levant.

"... Enfin, vous n'êtes pas concernés par nos agissements. L'église et la noblesse sont bien distinctes... Parfois..."

C'était compliqué, de ne pas aller trop loin. Une enfant était là et quelque chose empêchait l'inquisiteur d'accuser ouvertement ses parents... Etrangement il semblait presque humain en ce moment. Depuis l'hésitation constante dans sa voie jusqu'au regard pensif qu'il cachait dans la lumière de l'astre divin. C'était dur de se reprendre, surtout à la vue d'une famille si unie... La noblesse n'était-elle alors pas faite exclusivement de monstres vaniteux et avares... Ou bien cette famille faisait-elle, seule, exception à la règle...
L'homme inspira profondément et repris lentement.


"Je vous remercie de votre proposition, mais je n'aime pas avoir des comptes à rendre. Et, de toute façon, je préfèrerais pour vous que jamais nous ne nous revoyions, il n'est pas bon de voir plusieurs fois un membre de l'inquisition... Surtout pas si c'est moi. Je ne voudrais pas attenter à la joie régnant dans votre famille, M. d'Hasbauer."

C'était dit... Comme une menace... Ava le senti et retourna rapidement le regard vers l'homme qui lui faisait face.

"Excusez-moi, je ne vous menace pas. J'ai choisis le mauvais ton pour prononcer cette vérité. En tout cas je me débrouillerais seul pour trouver le grand inquisiteur apparemment nommé Louis Institoris... Et, si j'attends assez longtemps, c'est peut-être lui qui me trouvera."

Il ne retira pas son regard d'Adrien, peut-être l'enviait-il, au fond, mais ça même Ava ne le savait pas. Il détourna au final son regard pour tirer une sorte de référence bien particulière et étrangement haute.

"Je m'en voudrais de vous prendre plus de temps. Vous occuper de votre fille est une tache bien plus importante que de me renseigner. Je vous remercie de m'avoir ainsi accueillit. Si vous voyez le grand inquisiteur, dites-lui, s'il vous plaît, que ses subordonnés attendent de le rencontrer. "

Il resta devant eux, attendant une dernière réponse avant de se retourner et d'aller, à l'auberge, se reposer... Ca faisait bien longtemps qu'il n'avait pas récupéré.
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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Mer 28 Nov 2007 - 22:36

Elisabeth écouta l'Inquisiteur avec attention, elle trouvait que ses propos s'étaient calmés et il y avait dans ses paroles, un peu plus de diplomatie. Ainsi, les Inquisiteurs ne devaient-ils pas être organisés à l'heure actuelle. C'était sans doute pour cela que les arrestations n'étaient pas encore légions et que la psychose n'était pas encore trop prononcée.

Elisabeth pensa après coup qu'elle aurait pu laisser son mari répondre, après tout, c'était lui l'autorité, mais elle n'avait pas pris la parole pour se mettre en avant. Cela s'était fait naturellement, et elle savait qu'Adrien ne lui en tiendrait pas rigueur. Elle regarda sa fille occupée à joué avec le col de la chemise de son père pendant que son mari répondait à son tour qu'il ne savait pas où se trouvait le chef de l'Inquisition. Si elle avait pu elle lui aurait adressé un regard de reproche lorsqu'il se proposa d'aider l'Inquisiteur à trouver celui qu'il cherchait. Adrien n'avait-il pas déjà assez de travail comme ça en ces temps difficiles ? Il avait autre chose à faire que d'aider leurs ennemis à s'organiser ! Mais aucune de toutes ses pensées ne transparut, parce qu'Elisabeth était noble, parce qu'Elisabeth faisait ça depuis qu'elle était née, aussi savait-elle très bien cacher ses véritables sentiments.

Elle faillit objecter lorsqu'on menaça sa famille. Mais l'Inquisiteur reprit bien vite, ceci n'était pas une menace ? Pourtant ça en avait tout l'air, non ? Mais, il avait raison, Elisabeth ne comptait pas le croiser de nouveaux avant un certains laps de temps, le plus long possible !

Elle le salua d'une légère révérence alors qu'il les quittait. Elle sourit, cette fois, c'était sincère, et c'était tout simplement, qu'elle aimait l'idée de passer un peu de temps en famille, seule avec son mari et sa fille. Même si cela n'était que pour l'accompagner à son bureau, et que le trajet était plutôt court, elle profiterait de ce temps au maximum.

Mais le destin vint contrarier ses projets. Une de ses servantes vint lui dire qu'on la demandait aux cuisines. Lorsqu'elle demanda pourquoi, la jeune servante lui répondit qu'Agathe la faisait mander et que quelqu'un était arrivé pour la voir.

Elisabeth n'attendait personne, elle jeta un regard intrigué à son mari, haussant les épaules pour répondre au regard interrogateur, mais sans aucune once de soupçon, qui se posait sur elle.
" Très bien, j'arrive. " dit-elle résignée à la servante. Puis elle se tourna vers son mari avec un sourire un peu gêné.
" Est-ce que tu peux raccompagner Alexandrine au près de la nourrice ? " Elisabeth avait posé sa question, en espérant bien qu'Adrien pourrait se libérer pour cela. Les cuisines n'étaient des lieux pour les enfants, c'est bien trop dangereux pour leur fille !
" Par contre tu devras peut être l'attendre un peu - la nourrice- il me semble qu'elle sera parti chercher Léonce à son cours d'armes. "

Son mari accepta, ce qui ne fut pas vraiment une surprise pour elle, un refus aurait été étonnant ! Mais là, rien d'anormal.

Avant de partir, elle s'approcha de son mari, très près de lui, posant une main la veste qui recouvrait sa chemise et se hissant quelque peu sur la pointe de pied pour lui murmurer à l'oreille :
" N'est-ce pas anti-protocolaire tout cela, monsieur d'Hasbauer ? "
Après que ses lèvres eurent frôlées la joue de son mari, elle lui adressa un sourire espiègle avant de prendre enfin la direction des cuisines.


[ Suite : les cuisines, Rencontre et chamboulements ]

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MessageSujet: Re: Qu'ils sont pauvres ces nobles !    Mar 4 Déc 2007 - 19:30

La discussion avec l’Inquisiteur semblait avoir prit un autre tournant depuis que sa fille et sa femme étaient intervenues. En fait, ce dernier semblait s’être calmé dans ses propos. Avait-il peur de blesser sa fille ? Sa femme ? Cet homme était décidément bien bizarre… Enfin, Adrien appréciait que cet homme ne se mette pas à parler comme avant devant sa fille… La petite ne faisait surement pas trop attention à la discussion, mais il y avait des choses qui pouvaient marquer une enfant sans qu’on puisse le remarquer…

La question du Grand Inquisiteur arriva ainsi sur la table et Adrien eut le regret d’annoncer à son interlocuteur qu’il ne savait pas où le trouver mais que, par contre, il se proposait pour essayer de trouver cette information et la lui livrer. Il savait que venant d’un sorcier, cette attitude avait du surprendre sa femme, même si elle ne le montrait pas, il se pouvait même qu’elle soit furieuse, mais ne pas proposer son aide n’aurait pas été dans les habitudes d’Adrien et il se devait d’être fidèle avec lui-même quelque soit la personne en face, y compris un ennemi… Puis ce n’était pas quelque chose de fondamentalement difficile à obtenir, à vrai dire, quelques minutes aurait suffit au Vicomte pour détenir cette information et la ramener à l’Inquisiteur…

Pourtant, aussi aimable qu’il fut, la réponse de ce dernier eut le mauvais goût de surprendre Adrien… Surpris certes, mais pas jusqu’à le pousser à afficher sa surprise. Cette réponse lui parut tout comme une menace… Sa femme aussi du le sentir comme telle, mais l’inquisiteur se reprit. Précisant que cela n’avait rien d’une menace… Adrien était sceptique mais il ne dit rien et fixait l’homme lui aussi. Aucune animosité réelle, deux regards qui se soutiennent, l’un ne voulant pas fléchir avant l’autre.


« - Comme vous le souhaitez, je n’oublierai pas de le lui dire si je le croise, comptez sur moi. »

Finalement, l’inquisiteur prit congé, et laissa Adrien seul avec sa femme et sa fille. Ravi lui aussi de pouvoir passer un moment avec elle, aussi court soit-il, il était déçu de voir qu’ils n’avaient jamais de répit alors que la servante venait de demander après sa femme. Elle paraissait également déçue et c’était avec résignation qu’elle avait annoncé qu’elle arrivait. Elisabeth lui demanda alors s’il pouvait ramener Alexandrine chez eux et bien sur, il accepta. Adrien ne se voyait pas refuser de passer un peu de temps avec sa fille. Elle lui parla de la nourrice et du fait qu’il devrait peut-être un peu attendre.

« - Ne t’en fais pas Lou, j’attendrais, ce n’est pas un problème. Dépêche toi de filer, c’est peut-être important. »

Elle s’approcha alors, très près, une proximité qu’il appréciait tout particulièrement lorsqu’ils étaient seuls, loin des regards indiscrets, mais qu’il appréciait aussi en ce moment. Elle le taquina d’un murmure malicieux et ses lèvres frôlèrent sa joue. Elle lui jeta un dernier regard espiègle avant de partir.

Adrien regarda alors sa fille.


« - Maman est occupée, je vais te ramener dans la chambre, on va voir Léonce. »

La jeune fille semblait d’accord et Adrien la déposa sur le sol et lui tendit sa main qu’elle serra doucement de la sienne, si petite… Un sourire aux lèvres, Adrien prit alors le chemin de leurs appartements…
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Qu'ils sont pauvres ces nobles !

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