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 Octave Edelgard

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MessageSujet: Octave Edelgard   Lun 1 Déc 2008 - 5:38






Nom :
Edelgard

Prénom :
Octave

Surnom :

Âge :
42 ans

Titre :
Duc

Métier :
Bon sang ne saurait travailler.

Lieu de Résidence :
Manoir Edelgard

Relations particulières :
Époux de Constance Edelgard, fervent mécène de l’Inquisition

Sentiments vis-à-vis de l’Inquisition :
Luthérien fervent, le duc apporte tout le soutien qu’il peut à l’Inquisition, et ce depuis des années. Il soutient les Inquisiteurs non par simple convenance, mais par véritable conviction.

Sentiments vis-à-vis des Sorcières :
Le visage du mal, du péché, des passions dangereuses et débridées…et donc de la tentation.

Objectif éventuel de développement :
Il est possible que son passé honteux revienne le hanter, que la tentation revienne le chatouiller, qu’il glisse encore plus dans le fanatisme, voire même que la relation avec son épouse lui apporte le bonheur et l’équilibre (soyons fous). Au point où il en est, Octave est prêt à pencher dans l’une ou l’autre direction, en fonction des évènements.

Signe distinctif :
Etant un homme sévère et sérieux au possible, Octave dispose d’une certaine réputation dans le beau monde. Son caractère taciturne et son manque de tolérance pour les frasques en font une sorte de terreur des salons. On continue cependant de l’inviter, en raison de son titre prestigieux, de son influence auprès de l’Inquisition, et parfois parce qu’on le connaît aussi comme un homme intelligent, cultivé et de bon goût. C’est juste que les mondanités semblent lui donner ulcère sur ulcère.

Description physique :
Le duc est bel homme, et il le reste, malgré tous les efforts qu’il semble faire pour se rendre désagréable. C’est du moins l’impression qu’on en retire en l’observant. De grande taille, il dispose d’une carrure bien proportionnée, qu’il entretient par une pratique régulière et réglée de l’équitation et de l’escrime, mais on peut souvent le voir voûté, ou terré dans un fauteuil devant son écritoire, de sorte qu’il est difficile d’apprécier ses valeurs athlétiques.

Ses gestes sont bien souvent décidés et brusques, et sa démarche n’admet aucun obstacle. Sa voix grave résonne de même, et lorsqu’il est contrarié, ses paroles prennent des accents de sermons ou de reproches. Il se dégage de beaucoup de ses attitudes une impression de force rude, qui jure avec le raffinement qu’on associe à la noblesse. Cependant, il peut faire preuve d’une délicatesse remarquable lorsqu’il manipule un objet précieux ou fragile, ou qu’il veut se montrer prévenant.

Son visage aux traits racés est encadré par une chevelure brune soignée, et il se dégage souvent un air altier de ses expressions. Malheureusement, lesdites expressions sont rarement engageantes : air résolument pensif voire sombre, moue de sévérité fermée, regard atrabilaire qui tend parfois vers l’hostile…ses humeurs ne mettent pas sa beauté en valeur, et les quelques sourires qu’il a semblent toujours forcés ou malaisés. Il n’y a guère que quand le duc prend un air songeur, et que ses pensées ne sont pas trop sérieuses, que son visage peut avoir l’air agréable. Ce n’est qu’alors qu’il se laisse aller à rêvasser, ou qu’il a l’occasion d’apprécier la beauté, que son air revêche cède la place.

Bien que riches et de bon goût, ses habits ne sont jamais extravagants, même s’il semble apprécier les habits qu’il offre à sa femme, qui eux n’ont pas grand chose de sobre.

Description psychologique :
On s’en sera douté, Octave est un homme sévère. Strict adhérent aux principes de la religion, il mène une vie dévote et réglée, et n’admet que peu d’infractions à ces règles. Certes, cela veut dire qu’il ne refusera jamais d’aider quelqu’un, qu’il traite avec justice chacun de ses serviteurs, et que sa charité en fait un saint auprès du petit peuple, mais aussi que le plaisir n’a pas bonne presse auprès de lui.

Ayant le péché en horreur, il désapprouve les excès et voit d’un œil sévère toute forme de transgression ; il ne se fait d’ailleurs pas prier pour exprimer ce désaccord à haute voix, et n’hésite pas à user de l’autorité que lui donne son titre pour défendre ses idéaux. Et bien qu’il respecte le rang des autres, ses reproches cinglants peuvent aussi bien frapper les nobles que les roturiers : la seule différence est que les premiers n’auront à craindre que ses mots. Et encore…

Car le duc est aussi un homme impulsif. Bien évidemment, sa sévérité s’appliquant aussi et surtout à lui-même, il est d’un naturel contenu. Mais il ne fait pas bon venir le titiller pour voir comment il réagira, car sa réaction peut être brusque et violente, jusqu’à en être dangereuse. C’est lorsqu’on le pousse à bout qu’Octave se révèle comme un être violent, un homme qui n’admet que peu d’offenses et dont les sautes d’humeur sont mémorables. Les insultes faites à ses principes ou à sa fierté, lorsqu’elles sont franches, ne sont jamais laissées impunies, et il lui est arrivé plusieurs fois d’élever la voix, de lever la main ou même de tirer le fer pour un geste déplacé ou une remarque blessante.

Comme on le voit, Octave est un homme de passions, qu’il s’efforce de réprimer ; et parmi ces passions, une des plus grandes est l’admiration de la beauté. Derrière son visage sévère, le duc cache une tendance venue de sa jeunesse, et qui le fait apprécier la beauté sous toutes ses formes : pour l’art, le vin, les objets précieux et les femmes, il a toujours exercé un œil de connaisseur, qui s’accompagne forcément d’une tentation. Et c’est bien là ce qui lui déplaît. Il abhorre aujourd’hui la jeunesse hédoniste qu’il a menée, mais il ne peut se débarrasser du désir de profiter de toutes ces choses, de sa capacité à voir la beauté en chacune d’elle. Malgré les années et les sermons, son coeur a gardé ses raisons, même si sa raison s’efforce désespérément de les ignorer. Il reste aujourd’hui encore un homme cultivé avec des goûts d’esthète, qu’en lui-même il désapprouve et tente de cacher, espérant vainement qu’ils finiront par disparaître sous toute sa sévérité.

Autre(s) :
Il est encore quelques tentations auxquelles il se permet de céder, de temps en temps. Que ce soit en matière de peinture, de musique ou d’architecture, Octave aime s’entourer d’art. Il sait également apprécier la bonne chère et le vin. Cependant, une bonne partie de son attirance pour le luxe est décalée sur son épouse, qu’il gâte sans retenue.


Dernière édition par Octave Edelgard le Lun 1 Déc 2008 - 5:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Octave Edelgard   Lun 1 Déc 2008 - 5:39



Fils unique du duc Caspar Edelgard et de la duchesse Magdalena, Octave a bénéficié, dès sa naissance, de l’influence de deux figures parentales fortes, ce qui a fini par le desservir. Caspar était un homme strict, qui lors de la Réforme avait choisi le parti protestant, et qui avait dû défendre cette nouvelle allégeance bec et ongles ; sévère, strict, entièrement occupé à la préservation de son domaine, de ses ressources et à la survie de sa lignée, il ne prenait guère de temps pour s’occuper de sa femme. Magdalena, de son côté, n’entendait pas n’être qu’une source de descendants pour la famille Edelgard, et ne manquait pas de profiter des absences de son mari pour embellir sa vie d’épouse. Etant fille unique et sa mère étant morte en couche, son propre père avait pris soin de lui procurer une éducation complète, et elle en avait retiré un caractère indépendant, un esprit aigu et une détermination farouche à profiter des plaisirs de la vie.

La perspective de donner naissance ne lui sembla évidemment pas mirobolante au premier abord, mais elle dut bien se résoudre à avoir cet enfant, sur qui Caspar fondait des espoirs taciturnes. La tendresse maternelle fit son office, et elle se résolut à transmettre à son fils son indépendance et son appétit pour la vie. Le duc, de son côté, fit tout pour rendre Octave digne de lui succéder, faisant sacrifice sur dépense pour lui offrir la meilleure éducation possible. Tout en grandissant, le jeune héritier se voyait donc pris en tenaille entre un père qui ne cessait de lui rappeler le poids de ses futures responsabilités, et une mère qui ne cessait de lui présenter l’alternative. Son enfance fut donc accablée par un dilemme qui aurait dû être réservé pour un âge plus avancé, et bien qu’il goûtât à toutes les expériences qu’il pût, il ne se trouva pas capable de désobéir au duc

Entre le père et la mère, le destin décida pour lui lorsque Magdalena mourut de la syphilis, alors que son enfant approchait de sa majorité. Peut-être par rancoeur, elle n’avait donné naissance à aucun autre enfant, ce qui ne fit qu’ajouter à la fureur de Caspar, qui voyait sa femme révélée comme infidèle et mourante. Après la mort de sa mère, Octave finit enfin par agir de son propre chef, et suivit la voie qu’elle lui avait indiquée. Malgré les responsabilités que son père lui rappelait à toutes occasions, le jeune homme ne se faisait guère de souci pour l’avenir ; une fois son deuil fait, il se lança dans un mode de vie hédoniste, appréciant tous les plaisirs passant à sa portée. Mais par couardise face à l’autorité revêche de Caspar, Octave n’osa jamais descendre dans la véritable dépravation, et la première moitié de sa vingtaine ne fut remplie que de paresse, de mauvaise compagnie, de beuveries et de l’occasionnel déflorage d’une des servantes. Plutôt que de s’inquiéter des domaines que couvriraient ses devoirs en tant que duc, le jeune héritier s’adonna au mécénat et aux contemplations artistiques. Dans son discernement, Caspar vit qu’il ne s’agissait guère que des frasques timorées de la jeunesse se passant, et ne fit que sermonner son fils, sans jamais vraiment sévir. Et pendant un temps, Octave trouva la vie à son goût, bien au chaud dans le confort de ses extravagances, et convaincu que son père garderait le duché et les responsabilités pendant encore bien longtemps. Il n’aurait jamais cru que le duc pourrait faiblir et encore moins mourir, tant était forte l’impression que Caspar faisait sur le jeune homme.

Mais vint alors l’étape suivante dans la vie de tout fils de bonne famille : le mariage. Tout comme sa mère avait dû se résigner à la maternité, Octave se résigna aux fiançailles avec une lassitude affectée. Il ne manqua pas de se plaindre et de protester, mais Caspar savait bien qu’il se plierait à sa volonté, et Octave le savait aussi, même s’il ne voulait pas encore le reconnaître. Vraies ou fausses, ses protestations cessèrent lorsqu’il rencontra sa future et apprit à la connaître. Agnès était une beauté germanique aux cheveux blonds, aux yeux bleus et au visage d’ange, semblant être la pureté sculptée dans le marbre et l’or. Devant cette splendeur, Octave ne songea plus tant à rechigner ; son intérêt piqué, il s’attacha aux pas de la jeune fille, qui était plus vieille qu’elle de quelques années : déployant ce qu’il voyait comme des trésors de courtoisie et de charme, le jeune homme oublia bien vite qu’elle était déjà à lui par fiançailles, et en voulant ravir son coeur, il se montra bien plus capable et affirmé qu’il ne l’avait jamais été. Au cours de leurs discussions, il ne tarda pas à découvrir pourquoi elle aussi avait été si tardive à être fiancée : tout comme lui, Agnès se targuait d’être un esprit indépendant et une hédoniste chevronnée, mais contrairement à lui, elle avait la chance d’avoir un père qui lui passait tous ses caprices, et contrairement à lui, elle avait eu l’intelligence de dissimuler toutes ses frasques, pour préserver sa réputation de jeune fille pure, laissant toujours planer l’hypothèse d’une vie au couvent. Dans les mois qui suivirent les fiançailles, ils se découvrirent point commun sur point commun, et tandis qu’ils partageaient leur passion de l’art et des plaisirs de la vie, Octave tomba éperdument amoureux d’elle, voyant en cette femme l’accomplissement de la vie qu’il avait menée ces dernières années.

C’est alors que le duc se mit enfin à faiblir sous le joug de l’âge et de la maladie. Caspar se faisait vieux, et comme s’il prenait le mariage de son fils comme un signe de la relève arrivant, la mort lente le confina au lit quelques jours avant les noces. C’est depuis ce lit qu’il rappela encore une fois à Octave les devoirs qui lui incomberaient en tant que duc, et au chevet de son père, le jeune homme sentit sur ses épaules s’accumuler le chagrin du deuil s’annonçant et le poids des responsabilités qui seraient bientôt les siennes. Comment aurait-il pu occuper la même position que cet homme qui lui avait semblé si formidable pendant sa jeunesse ? Comme il était faible et petit à présent ! Comme cette faiblesse lui serrait le coeur ! Et combien était proche l’heure où cette jeunesse devrait s’éteindre ! Accablé qu’il était par tous ces bouleversements, Octave ne remarqua pas qu’Agnès ne manifestait pas tant de chagrin pour Caspar…

Le faste et les réjouissances du jour des noces se trouva atténué par la maladie du duc, et il en fut de même pour l’enthousiasme du marié et sa passion pour la mariée, qui elle était toute à sa prude joie. Une fois encore, Octave ne se voyait pas aller contre la volonté paternelle, et sa soumission se trouvait lentement changée en dévotion devant la faiblesse de Caspar. Il ne soupçonnait pas un instant que la nuit allait le confronter à un vrai choix, autrement plus douloureux. Car en effet, alors que les mariés s’apprêtaient à convoler en justes noces, le jeune homme se trouva pris par le chagrin et l’angoisse, et incapable de remplir son devoir conjugal. Face à cette nouvelle preuve de la faiblesse de caractère de son mari, Agnès fit plus que s’offusquer, et la discussion qui suivit tourna court. Et tandis que son épouse l’exhortait à s’affranchir de l’influence de son père et à oublier ses leçons de morale, Octave découvrit peu à peu l’étendue de l’hédonisme et de la dépravation que cachait ce visage d’ange. Le futur duc avait passé ses jeunes années à nourrir ses appétits sensuels, mais ce qui dans son cas était une passagère tentative de révolte, Agnès l’avait élevé en art de vivre dont elle avait exploré jusqu’aux profondeurs les plus inavouables, que la morale ne saurait voir décrites ici.

Stupéfait et effrayé par ces révélations, le jeune marié se retrouvait face à ses contradictions. D’un côté, il y avait la voie que sa mère lui avait désignée, et que représentait désormais sa femme : la liberté, le plaisir, l’impunité et toutes les tentations qui les accompagnaient ; et de l’autre, il y a avait l’autorité de son père, qui allait bientôt devenir un souvenir tout aussi puissant : les obligations inéluctables et le devoir envers son titre, son domaine, ses gens et sa lignée. Sous le poids de ce dilemme, qui venait s’ajouter à la maladie de son père, Octave et son peu de caractère menaçaient de s’écrouler. Pressé par sa propre angoisse, il se crut contraint à prendre une décision. Mais ce ne fut que lorsqu’Agnès évoqua le décès proche de Caspar que la panique du jeune homme mit le feu aux poudres. Entendre sa propre épouse se réjouir presque ouvertement de la mort de son père et de l’héritage dont ils allaient bénéficier finit par amener Octave au bord du gouffre. Agnès avait mal calculé la réaction de son époux, mais ce ne fut que lorsqu’il était déjà trop tard, et que ses doigts enserrèrent sa gorge qu’elle se rendit compte de son erreur.

Il est étrange de voir comme un homme peut changer en si peu de temps, lorsque la réalité l’y oblige. Ecrasé sous tant de questions, l’enfant influençable qu’était Octave avait fini par franchir le pas, dans un accès de folie meurtrie et meurtrière. Mais devant le corps de son aimée, qu’il venait d’étrangler de ses propres mains, l’homme assassin qu’il était devenu réagit avec un calme et une maîtrise exemplaire. Seul et en toute discrétion, il se débarrassa du corps dans la nuit. Le lendemain, il laissa son trouble s’exprimer et fit croire à la maisonnée que son épouse s’était enfuie alors qu’il dormait encore, et qu’il n’avait pu la rattraper. Devant ce scandale, qui parut improbable à bien des convives, le père d’Agnès ne put garder plus longtemps le secret des frasques de sa fille. L’ex-future duchesse Edelgard fut donc révélée comme une dépravée derrière le masque de la pureté, et le scandale qui s’en suivit épargna Octave et sa lignée, qui semblaient être les victimes de l’intrigante. Parmi toutes ces sensations, le jeune homme resta étonnamment digne et contenu, et délaissa les convives pour s’en aller au chevet de son père. Caspar ne put supporter l’échec du mariage et trépassa dans les jours qui suivirent. Après un temps, le brouhaha de cet hymen avorté finit par mourir, et le jeune duc se consacra à ses responsabilités avec un abandonnement farouche.

Sa vie ne fut dès lors consacrée qu’à ses responsabilités, et il devint un homme froid et sévère. D’abord avec l’administration de ses terres, puis avec la religion, et enfin avec l’Inquisition, le duc semblait chercher à plonger de plus en plus profond dans l’aridité du devoir. Avec le temps, il devint un saint aux yeux de la région, mais lui-même se voyait bien plus en Enfer. Il avait gardé son secret, mais celui-ci le rongeait désormais au quotidien. Depuis cette terrible nuit de noces, Octave n’a cessé de vouloir enterrer sa culpabilité et ses tentations, toujours présentes, sous une montagne d’abnégation et d’acrimonie dévote. Il bouda les salons, méprisa le grand monde et hanta sans relâche les nefs et coursives des églises, sans jamais s’autoriser quoi que ce soit ressemblant à une vie raffinée…jusqu’à ce qu’arrive Constance.

Elle lui fut présentée alors qu’il avait vingt-neuf ans, et que ce qui restait de sa jeunesse emplissait encore sa dévotion de fougue. Son père, le vicomte de Vadenay, était un ami proche de Caspar, et il se désolait de voir le fils de son camarade mener une vie de moine, sans femme et sans descendance. Et puisqu’il se désolait également de ne pas avoir avoir d’héritier, il lui vint une brillante idée pour régler les deux problèmes. Constance était de seize ans la cadette d’Octave, ce qui ne fit que donner plus de poids à sa réticence ; ayant toujours à l’esprit ses devoirs, il retint l’envie qu’il avait de refuser brutalement, et attendit de rencontrer la jeune fille. Celle-ci lui sembla d’une beauté banale et sans personnalité, tandis que son œil d’artiste refaisait surface ; il ne voulut pas s’intéresser à elle, et s’apprêtait à objecter poliment aux projets du vicomte, lorsqu’on lui annonça le souhait de Constance : la jeune fille souhaitait se consacrer au Seigneur. Approuvant en son for intérieur, Octave accepta gracieusement et retourna aux pierres froides de son domaine, tandis que Constance allait au couvent.

Cinq ans plus tard, toutefois, elle revenait de son sacerdoce, et le vicomte revenait à la charge. Vadenay n’avait, semble-t-il, rien évoqué de la réticence du duc à sa fille, et espérait toujours autant que ses projets se concrétisent. Il fit mille et une façons pour convaincre Octave, évoquant son bien-être personnel, la beauté de Constance, sa descendance et enfin sa réputation. Avec les années, la passion du duc s’était atténuée, et il dut bien s’avouer qu’il avait envie de penser à autre chose qu’à la prière et aux bûchers. S’intéressant à la jeune fille, il en apprit plus sur son caractère, et découvrit les caprices dont elle s’était faite une réputation ; curieusement, alors que ce tempérament aurait dû attirer sa désapprobation, il fit naître en lui une tendresse nostalgique. Il vit en sa fiancée un reflet de lui-même étant jeune, au temps où il pouvait encore vivre selon son bon plaisir, où l’innocence enfantine était encore de mise. Et le jour des noces, il ne résista plus à la tentation et lui offrit une parure entière de rubis.

Dès lors, il retrouva peu à peu un semblant d’équilibre dans sa vie. La majeure partie de son temps reste consacrée à ses devoirs, surtout depuis que l’Inquisition a redoublé d’activité à Forbach ; mais lorsqu’il revient chez lui, il dépose les yeux sur sa femme au tempérament d’enfant gâtée, cède à l’un de ses caprices, et il oublie l’espace d’un instant la fumée des bûchers et le souvenir de ses doigts sur la gorge d’Agnès. Et au fil des années, il finit par tomber de nouveau amoureux : Constance lui devenue indispensable, et il tient à tout prix à préserver son innocence. C’est elle qui apaise la faim insatiable de beauté et de plaisir qui l’habite toujours, et qui lui fait, sans le savoir, un abri contre le froid de son passé. Mais il y a bien d’autres choses qu’elle ne sait pas : Octave a beau faire le mari facilement manipulé avec elle, il n’en reste pas moins un homme amer avec du sang sur les mains, dont la religion et le fanatisme n’ont pas amélioré le caractère, et dont la culpabilité ne sera sans doute jamais guérie.



Comment avez-vous entendu parler de The Witch Slay ? Par Constance.

Qu'est ce qui vous à le plus plu sur ce forum ? Le fait qu’on me demande de faire un méchant.

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MessageSujet: Re: Octave Edelgard   Lun 1 Déc 2008 - 19:31

Super, j'adore ! Elle est toute bonne selon moi, reste à avoir l'aval de la première concernée Wink

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MessageSujet: Re: Octave Edelgard   Mar 2 Déc 2008 - 0:56

Si c'est moi la Première Concernée je dirais : dommage qu'il soit marié ce mec, je l'aurai bien épousé What a Face

Vendu l'Octave comme toujours, prodigieux ^.^
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MessageSujet: Re: Octave Edelgard   Mar 2 Déc 2008 - 1:06

Fiche Validée !


Je vous laisse vous mettre d'accord pour vos RP etc... Bienvenue à toi Octave What a Face

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