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 Quand les fantômes dansent

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Mort(e)
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MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent    Jeu 12 Mar 2009 - 7:45

Dire que cette réponse avait satisfait la jeune femme serait un mensonge. En faisant ce commentaire, elle n'avais pas voulu tout savoir de lui, mais au moins quelques confidences. Quoiqu'il en soit, Joan ne pouvait lui en vouloir, elle savait bien ce qu'était la timidité. Elle ne savait que trop bien ce que c'était que de croire que son existence était totalement vide d'intérêts. Elle même n'avait pas beaucoup de choses à raconter sur sa vie. Elle n'avait pas de terrible secret, quelques blessures, certes, mais rien de compromettant. En fait, son histoire, elle avait été vécue par mille personnes. Ce n'était rien d'extraordinaire, mais à elle, cela lui avait crevé le coeur.

Toute son enfance, elle avait été déchirée entre sa mère et sa nourrice. C'était malheureux à dire, mais Catherine, la nourrice, avait davantage eut l'instant maternel que la mère de Joan, Margaret. Cette dernière en avait été verte de jalousie, et pour la jeune Joan, il était difficile de concevoir cette haine, car elle aimait sa mère et sa nourrice également. Cependant, cela n'avait jamais été suffisant pour Margaret, ce qu'elle voulait, c'était plus. Elle voulait toujours être plus que Catherine. Plus forte, plus importante, plus sévère, plus pieuse... En recherchant sans cesse l'attention de son unique fille, mais de la mauvaise façon, elle s'en était éloignée, et elle avait oublié l'essentiel : pour recevoir cet amour, il fallait aimer d'abord. Mais cette femme aigrie était aveuglée par la jalousie dans un esprit de possession et nom d'amour.

Ne pas être aimée de sa propre mère était plus difficile à vivre que cela n'y paraissait. Joan l'avait vu comme une honte. Elle avait eu honte d'aimer une femme comme sa mère. Élevée dans un esprit très pìeux, sa mère l'avait initiée rapidement au cathéchisme et à la conception des péchés. Voyant la complicité grandissante entre Joan et Catherine, Margaret mettait une attention démesurée sur le commandement :«Tu honoreras ton père et ta mère.» Profitant de la nature tranquille et timide de sa fille, elle élargissait la définition de ce commandement afin que Joan se mette à penser que sa complicité avec sa nourrice était mal. Cela avait été la principale arme de Margaret contre Joan et Catherine : la culpabilité. Mais à la fin, elle avait perdu. Oh non, Margaret n'était morte, bien que Joan aimait la présenter ainsi. Mais elle avait perdu quand même. Elle était loin maintenant, et si vraiment, elle était morte, Joan n'en saurait jamais rien.

Mais pour en revenir à l'histoire présente, Joan doutait bien que Nicholas n'avait rien à raconter. Elle le voyait bien à ses yeux, à son allure, qu'il était différent. Il n'était pas un représentant de la noblesse comme les autres, et une telle différence ne venait pas de nulle part. Oui, d'une part, il était un artiste, c'était une piste. Les artistes, qu'ils fussent pauvres ou riches, particulièrement riches, n'étaient jamais bien vus en société. C'était une affaire de saltimbanques puérile selon ce qu'en pensait la noblesse. Seulement bons à divertir. Ce n'était certes pas ce que pensait Joan, mais peut-être cela expliquait-il la nature unique de Nicholas.

Mais plutôt que de s'acharner, Joan respecta le silence de Nicholas sur sa vie. Après tout, ce n'était qu'une première. Si tout se passait comme dans ses rêves, ils deviendraient plus complices avec le temps. La confiance s'acquiert avec le temps. En souriant :


«Bien. Nicholas de Saintcroix. Vous aurez tout le temps de me parler de votre secret, puisque nous nous reverrons.»

Sur ce, Joan continua à déguster son repas.
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Oblivius
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MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent    Mer 25 Mar 2009 - 2:36

Ce n’est pas le désire de tout lui révélé qui lui manque, mais le risque est trop grand. Bien que sa pitoyable réponse a sans doute su décevoir les attentes de Joan, le violoncelliste ne pouvait pas lui en révélé bien plus, du moins rien de bien détaillé pour l’instant. Il aimerait faire d’elle sa confidente, la seule et unique personne hormis lui-même à connaître ses secrets, mais cela lui est impossible. En fait… non il pourrait tout simplement lui dire, cela semble actuellement très possible, mais est-il près à courir le risque ? Nicholas possède une certaine confiance en elle, cependant il sait très bien que les murs ont des oreilles. Il n’y a rien qui est confidentiel dans un endroit tel que celui-ci, il n’y a rien qui soit réellement intime ou privée et cela même si durant un instant, lorsqu’il croise le regard de Joan, Nicholas peut croire qu’il est seul avec elle. Avec elle, il lui semble être autant difficile de demeurer dans le monde réel que lorsqu’il joue de son violoncelle.

Enfin, peut-être serait-elle capable de comprendre pourquoi il souhaite demeurer silencieux à propos de son passé… ou peut-être si elle ne comprend pas, qu’elle saura se montrer suffisamment aimante de lui pour ne pas lui en vouloir. Il est généralement difficile de dire que le responsable de la mort d’un des parents est soi-même… encore plus lorsqu’il s’agit de la mort d’un homme d’Église. Il ne s’agit pas exactement des premières choses que l’ont raconte à la première venue. Oh ce n’est pas parce qu’il perçoit Joan comme étant la première venue, une personne parmi tant d’autre, car vous le savez très bien que ce n’est pas du tout le cas. À ses yeux elle est particulière, unique et il ne serait vraiment dire pourquoi. Toute fois, comment percevrait-elle un homme qui est un meurtrier ? Imaginez vous s’il devait se confesser entièrement et dire qu’il est un sorcier.

Toute fois, ce qu’elle lui dit lui remit un léger sourire aux lèvres. Il est vrai qu’il aura la chance de lui parler un peu plus, de lui dévoiler quelques un de ses plus petits secrets, car ce soir n’est pas leur dernier soir. Avec le temps, les liens entre eux finirons par devenir de plus en plus fort… peut-être qu’il finira par lui faire suffisamment confiance pour lui dévoiler quelques secrets un peu mieux gardés. Il leva les yeux vers elle et goûta le bouillon une fois de plus. Ce simple moment lui faisait du bien… et ce n’est pas seulement à cause qu’il remplissait le vide dans son estomac par de la nourriture, mais parce qu’il passait un très bon moment avec une personne qu’il appréciait. Il pouvait se voir avec elle, chez lui, non pas au château, mais à un véritable chez lui, en compagnie de Joan devant un simple bol de bouillon comme ce soir. À cet image, il faillit rire, mais il c’est retenu et lui à tout simplement sourit.


-Je vais bien trouver une manière de vous revoir… j’adore vous avoir en ma compagnie… j’aime votre présence…

Il prit un peu de son bouillon et jeta son regard sur les gens qui était dans l’établissement. Après un instant à les observer Nicholas fini par regarder à nouveau la demoiselle qui était en fasse de lui.


-Vous savez… il est drôle de voir qu’ici les gens parlent de tout et de rien… alors que la plupart ne se connaissent même pas… ou plutôt ils ne se connaissent pas réellement…

Montrant du doigt un duo un peu plus loin qui discutait tout en versant un peu plus d’alcool dans leurs vers. Deux hommes qui discutent, se connaissent-ils vraiment ? À première vue il serait facile de croire que oui, mais à les écouter un peu, de les observer un peu plus pour voir qu’ils sont en réalités que de parfaits étrangers.

-Ce qui fait qu’une personne vous est étrangère n’a rien à voir avec le temps que vous la connaissez… mais à quel point vous connaissez son âme…

Il se mit à rire, se trouver un peu idiot d’avoir dit ça comme ça. Il faut dire qu’il a l’impression d’avoir connu Joan depuis toujours, c’est sans doute pourquoi il est ainsi avec elle. Nicholas possède cette impression depuis qu’ils sont dans l’atelier… et là à la regarder un peu plus… il a l’impression de l’avoir connu durant sa vie entière. Toute fois elle est toujours pour lui un bon nombre de mystère… l’un d’entre eux est à propos de ses cheveux… pourquoi les caches t-elle ? Elle n’a point besoin de couvrir sa tête alors qu’il fait si beau à l’intérieur.

-Joan… pourquoi cachez-vous vos cheveux?

(DÉSOLÉ DU DÉLAIS ET DE LA PITOYABILITÉ DE LA RÉPONSE)
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MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent    Jeu 26 Mar 2009 - 2:21

Nicholas avait bien accueillit la réponse de Joan. Il ne souhaitait pas en dire plus pour le moment, sans le dire, il l'avait fait ressentir, mais il avait avoué qu'il voudrait bien la voir à nouveau. Cela était pratiquement plus satisfaisant comme réponse qu'une grande confession. À tout se dire la première fois, que dit-on par la suite?! Et si le passé de Nicholas le faisait souffrir, pourquoi gâcher une aussi belle soirée? Chaque personne a droit à ses secrets. Après tout, ils ne venaient que de se rencontrer. C'était parfois si difficile de l'oublier tant la complicité qui les unissait était grande. La veille, ils ne se connaissaient pas, et même jamais, Joan n'aurait penser le rencontrer.

Il était inutile de tout dévoiler ce soir comme si il n'y en aurait jamais d'autre. Pour expliquer la complicité précoce qu'il voyait en eux deux, Nicholas attira l'attention de Joan sur deux hommes qui buvaient et conversaient ensemble un peu plus loin. Au départ, la jeune femme se demanda pourquoi il parlait d'eux. Il fit valoir le fait que les gens qui se trouvaient dans cette auberge et qui tenaient conversation ensemble, ne se connaissaient pas nécessairement. Ils parlaient tout simplement. Selon lui, le fait de connaître réellement une personne n'était pas une question de temps, mais d'âme. Des âmes qui se reconnaissaient pouvaient être extêmement complice. Il parlait de leurs âmes à elle et lui. Joan trouva très beau ce qu'il avait dit et elle était d'accord. Pour ne pas l'interrompre, elle lui fit savoir par un sourire et un léger signe de tête.

Peut-être cela avait-il été un préambule à la question qui suivit.

Pourquoi se cachait-elle les cheveux?

Pourquoi, comme tant d'autres filles, Joan camoufflait-elle sa chevelure sous un sempiternel bonnet? Pourquoi cette question? Beaucoup de femmes le faisaient. Peut-être Joan y tenait plus que certaines, mais il est vrai que sa façon de le faire peu importe le temps qu'il faisait dehors, lui donnait parfois l'air d'une bonniche, obligée de se soumettre à un code vestimentaire strictes toujours imposé par la maîtresse, ayant surtout peur que le maître ne se laisser tenter à des bassesses avec les domestiques. La pudeur était une des raisons qui poussait Joan à agir de la sorte. Sa mère avait été très dévote et stricte. Elle-même s'était couvert les cheveux tout sa vie, et elle n'en avait pas exigé moins de sa fille. Surtout après avoir constaté la couleur de ses cheveux. Dans un mariage arrangé, son père lui avait donné M. Witham en mari. Un homme travaillant d'origine irlandaise. Ses cheveux n'étaient pas comme ceux de Joan. Il les portait bruns avec une pointe de roux visible qu'au soleil. Margaret avait appris à aimer cet homme, contre toute attente. Très pieuse, elle avait été quasi horrifiée de constater la tête rougeâtre de son bébé à peine né. Connaissant les origines de son époux, elle lui en avait mis la faute. Évidemment, comment cela aurait-il pu en être autrement? Margaret et ses cheveux bruns foncés n'auraient pas pu transmettre cette couleur. Mais pourquoi cela était-il donc si épouvantable? En dévote qu'elle était, tout ce qu'un homme d'église lui disait était parole divine, ainsi, lors d'un sermon, l'abbé avait vaguement fait mention des signes du malin... déclarant que les porteurs d'une couleur de cheveux plus éclatante que les autres (ainsi faisait-il référance au roux, sans le dire clairement), étaient plus susceptibles de succomber aux tentations. Margaret avait donc poussé Joan cacher ses cheveux jusqu'à en lui donner honte.

Mais allait-elle le dire? Ou peut-être ne dirait-elle que c'était pas pudeur... Après tout, elle savait que cette manie était un peu ridicule. D'autres filles rousses se baladaient les cheveux au vent sans se faire traiter de sorcière pour autant. Ce fait étant véridique dans le cas de Joan, elle craignait davantage qu'on fasse le rapprochement, aussi ridicule qu'il pouvait être. C'était psychologique.


«Peut-être l'avez-vous remarqué. Je suis rousse.»

Cette déclaration pourrait sembler un peu niaise toute seule, mais Joan poursuivit :
«Ma mère, dévote, trouvait cette couleur... mauvaise. Elle ne l'aimait pas, elle a voulu que je porte un bonnet, et c'est devenu habitude.»

Cette explication sembla convenir à Joan, elle était véridique, mais brève, inutile de raconter l'histoire au complet. Malgré tout, elle ne pu s'empêcher d'ajouter :

«Je sais... vous pensez que c'est stupide...»
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MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent    Mer 1 Avr 2009 - 1:09

Peut-être avait-il était indiscret en lui demandant cela, il est clair qu’une femme qui se respecte a généralement les cheveux attachés craignant de passer pour une courtisane ou bien comme étant une fille facile aux yeux de la populace. Il est donc fort probable que les raisons qui poussent Joan à couvrir ses cheveux ainsi est celles qui poussent un bon nombre à le faire en tout temps, hormis la température. De plus, il est vrai qu’avec un travaille comme la sien, il est préfère que les cheveux soit attachés afin de pas obstruer la vue et risquer de se piquer… enfin son travaille, son ancien travaille, car bientôt elle sera au service d’une famille plus fortuné. Peut importe, la question était déjà lancé, les paroles avaient déjà voyagé de ses lèvres jusqu’aux oreilles de la demoiselle et il était déjà trop tard pour le moindre retour en arrière. Tout ce qu’il espérait c’est que sa question n’était pas trop indiscrète, voir qu’elle perçoit cette question comme étant un sujet vulgaire alors que lui voit le tout comme étant une question comme une autre.

Il ignore tout des traditions et des croyances de Joan, mais si elle lui répond, peut-être va-t-il en apprendre un peu plus sur cette dernière. C’est généralement avec des petites questions toute simples qu’une personne peut apprendre les plus grandes choses sur les autres… cependant il faut savoir y trouver l’information. Par ses gestes et par ses mots, Nicholas pourrait peut-être déterminé si cette dernière ne porte qu’un masque et qu’en réalité la fréquenté peut mettre sa propre vie et celle de ses sœurs en péril. Enfin, parce qu’il a pu ressentir venant d’elle jusqu’à présent ce n’est point le cas, il s’agit là d’une femme bien et en ses yeux le violoncelliste n’a pu y décerner la moindre malice, donc les chances qu’elles soient de l’inquisitions sont très faibles – à vrai dire il a quasi écarté cette possibilité. Même s’il ne la connaît que très peu, il s’agit là d’une question d’instinct…

Alors maintenant il écoute attentivement, accrocher à ses mots comme elle fut accrochée à sa musique. Elle lui demanda s’il avait remarqué qu’elle était rousse… évidemment qu’il l’avait remarqué, même s’il ne peut voir sa crinière enflammé, le reste de ses traits l’affiche clairement… mais en quoi la couleur de sa chevelure à tel quoi que ce soit à voir avec ça ? En a-t-elle honte ? Certes parfois dans notre société les rousses peuvent être perçu comme étant des prostitués, des créatures de Satan ou des sorcière… mais bon le côté sorcière ne dérange pas vraiment Nicholas. Pour être une prostitué, elle ne possède aucunement l’attitude d’une femme facile, d’une femme qui coucherait avec un homme pour de l’argent… et pour la créature de Satan… c’est totalement ridicule selon lui. Enfin l’explication se poursuivit après la déclaration. Sa mère, une dévote rien de surprenant alors… simplement cette explication faisait en sorte qu’il comprenait tout à présent. Enfin il n’y avait sans doute pas tous les détails, mais lui non plus lorsque le moment fut qu’il devait parler de lui-même, il n’a pas tout dit. Toute fois, il fut satisfait par l’explication et en apprit beaucoup sur Joan.

Elle avait reçu une éducation religieuse du côté de sa mère, pour ce qui est de son père, si sa mémoire est bonne, Nicholas n’a jamais perçu monsieur Witham comme étant un homme d’église, mais il était jeune à cette époque… et les souvenirs sont vagues. Donc il ne peut vraiment se fier à ce qu’il se souvient de lui. Ce qui fini par faire réagir Nicholas n’est pas l’explication en tant que tel, mais ce qu’elle y ajouta.

«Je sais... vous pensez que c'est stupide...»

En quoi est-ce stupide ? Pourquoi croit-elle qu’il pense que c’est stupide ? Ce fut là son éducation, donc il est normal qu’elle soit demeurer marqué par cela. Qu’on ai aimé cela ou non, notre passé nous forge pour aujourd’hui et demain. Le violoncelliste fit glisser sa main sur la table, attrapant doucement celle de la jeune femme. Ses sombres prunelles étaient toujours posés sur elle et il était toujours dans un profond silence depuis sa question, mais ce silence le quitta dès qu’il fini par murmurer un peu.

-Joan… cela n’a rien de stupide… oui j’ai remarqué que vous êtes rousse et je suis conscient des histoires et préjugés qui y sont rattaché…

Il fit une pause… le temps de prendre son souffle peut-être, voir le temps de songer à ce qu’il allait dire par la suite.

-Cela a fait parti de votre éducation… je peux comprendre cela… c’est votre passé et je sais très bien à quel point aujourd’hui et demain le passé peut nous influencer… ne dite donc pas que c’est stupide Joan… cependant je dois avouer que je suis certain que vous êtes plus jolie sans votre bonnet… tout est bien plus beau à l’état le plus pure et naturel

Il lui sourit. N’allez pas croire qu’il essayait de la séduire, c’est tout simplement qu’il s’agit de sa façon de penser, car pour lui la beauté n’est pas quelque chose que l’ont créer avec des artifices ni même une chose que l’ont devrait essayé de cacher… mais n’ayant pas reçu la plus religieuse des éducations de sa mère et de sa tante il ne pense pas comme un homme d’église. L’homme dont le nom commence par A a bien essayé, mais il n’y a rien eu à y faire. Il est un artiste, son âme c’est libéré via son art même si l’Église pourrait le voir comme un bon a rien, un être corrompu qui cherche à corrompre les autres à travers la musique expressive de son violoncelle au lieu de chanter des chants religieux…
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MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent    Ven 3 Avr 2009 - 20:26

Oui, il avait compris, c'était son éducation. Mais Joan eu peur que Nicholas ne la prenne pour une petite dévote elle-même. Alors que c'était totalement faux. Oui, sur la façade, elle devait faire semblant qu'elle conservait l'éducation que sa mère lui avait donnée, mais il y avait longtemps qu'elle ne croyait plus aux fadaises de l'Église. Mais personne n'irait crier au monde que tout ce que racontaient les hommes d'Église était faux et mysogine. C'était un coup à se faire accuser d'hérésie ou encore de sorcellerie. Il était difficile de déterminer lequel de ces deux «crimes» était pire aux yeux de tous. Joan pensa qu'il s'agissait du deuxième. L'hérésie était le doute concernant la doctrine de la religion catholique, mais la sorcellerie, dans l'imaginaire collectif, commençait avec la copulation avec le démon. Alors là, l'âme était perdue à jamais.

Nicholas semblait tellement être un libre penseur, un artiste, qui n'en avait que faire de ce que pouvaient penser les autres. Joan ignorait d'où cela pouvait lui venir. Il était charmant certes, mais ils venaient de lieux tout a fait différent tous les deux. Qu'est-ce que Joan aurait aimé elle-aussi développer un art. La musique, le dessin peut-être... Bon, certains diront que la broderie était un art en soi, mais c'était beaucoup moins prestigieux. En fait, cela ramenait au métier de couturière et les seules couturières qui arrivaient à être bien reconnues étaient issues de la noblesse. Pour Joan, il s'agissait d'un moyen de subsistance. Jamais les dames de la haute n'étaient entrées dans son petit étal, elles préféraient se faire servir par des personnes de leur rang. Si seulement, M. Witham, son père, n'était pas décédé aussi prématurément, Joan aurait pu offrir des services plus personnalisés aux bourgeoises.

Pour la première fois depuis qu'ils étaient arrivés à l'auberge, Joan se senti inférieure. Elle se senti sans aucun intérêt. Pourquoi ils étaient là tous les deux. Elle avait été attirée par lui évidemment. Il était séduisant, il était très gentil, il semblait vouloir être avec elle. Elle lui avait même dit qu'elle souhaitait le revoir. C'était vrai dans un sens, mais dans l'autre, elle craignait de ne pas être à la hauteur. Et où tout cela les conduirait?! Ils étaient là tous les deux, comme des amis... Il fallait arrêter de se raconter des histoires. Ils imaginaient la même chose... ils envisageaient un avenir. Mais est-ce que cela était vraiment possible? Une paysanne et un noble. Elle, était sans famille, mais lui... Peut-être en avait-il une. Comment percevrait-ils qu'il fréquente une paysanne, anciennement une pauvre couturière, et bientôt une gouvernante. Cette position était mieux pour elle, mais elle demeurerait une domestique aux yeux de tous les nobles. Son nom de comportait pas de «de», et il n'en comporterait jamais d'ailleurs.

Et maintenant, il exprimait le désir, entre les lignes, de voir ses cheveux. Elle ne voulait pas le décevoir, mais elle n'enlèverait pas son bonnet ce soir.


«C'est un bel essai Nicholas, mais cette habitude ne disparaîtra pas de si tôt. Vous savez, je ne suis pas ma mère. Je ne veux pas que vous pensiez que je suis cette dévote que je vous ai décrite. Je serais plutôt le contraire...»

Par cette intervention, Joan tentait de dire, de façon déguisée qui elle était vraiment. Était-ce là une façon de prouver qu'elle n'était pas aussi insipide qu'elle ne le paraissait? Peut-être.
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MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent    Mar 7 Avr 2009 - 21:25

Elle venait sans doute de mal comprendre ce qu’il eut chercher à lui dire verbalement, certes voir sa crinière de feu l’intéresse, mais ce n’est nullement la raison qui l’a poussé à dire les quelques mots qu’il a prononcé il y a de cela un bref instant. Il écouta attentivement chaque mot provenant des lèvres de Joan comme si chacun d’entre eux lui étaient précieux. Ce qui l’a fait un peu plus sourire fut lorsqu’elle lui dit qu’elle n’était pas comme sa mère, qu’elle n’est pas une dévote… qu’elle est plutôt le contraire. Jamais Nicholas en a douté, il l’eut sentit dès le début, car une dévote n’aurait jamais agit ainsi avec lui, elle n’avait pas non plus l’attitude d’une traînée. À vrai dire, il ne sait nullement qui elle est, ou qu’est-ce qu’elle est en réalité, mais cela l’importe vraiment très peu, car à ses yeux elle est tout simplement Joan. Que souhaitait-elle affirmer en disant qu’elle est plutôt le contraire d’une dévote ? Cette phrase hors de contexte pourrait être perçu de nombreuses façons, mais bon ceci fit réfléchir Nicholas durant un instant. Et si elle en était une ? Une quoi vous direz. Une sorcière bien évidement. Si Joan était une sorcière, est-ce là une façon discrète de lui avouer cette face cachée de sa personne ? À vrai dire, cela ne le surprendrait aucunement, toute fois il sait très bien que la relation entre eux sera difficile si c’est le cas… car il est fort probable qu’elle appartienne à la tribu d’Olrun.

Vous connaissez tous les relations qui existent entre eux et le Lys. Personnellement, Nicholas en a rien à faire qu’elle soit avec eux, car dans son cœur elle demeure la même femme qu’il a rencontrée plus tôt dans la journée, Joan la couturière. Non pas Joan la couturière, simplement Joan, Joan Witham. Toute fois que fera t-il si c’est réellement le cas ? Sera-t-il capable de poursuivre cette relation qui existe entre eux ? Le carte de l’honnêteté et du franc jeu, que va-t-il en faire, va-t-il lui avouer lui aussi être un sorcier ? Il ignore le point de vu qu’elle possède à propos du Lys, car pour elle, il n’est que Nicholas, le noble violoncelliste. De toute façon, c’est ce qu’il est pour la plupart des gens... en plus d’être une disgrâce chez les nobles à vouloir être un artiste alors que pour la plupart l’aristocraties ne devraient pas désirer être un artiste, car ils sont généralement des gens du peuples engagés pour le simple plaisir. Souvent les musiciens sont une façon d’impressionner les gens, plus un noble embauche d’excellent musicien, plus il semble gagner du respect de ses confrères. Ainsi ils se voient comme étant des êtres distingués, mais en réalité ils ne connaissent rien à la musique ! Ils ne connaissent rien à l’art et ne font dire que ce qui est beau et moche selon leur appréciation personnelle sans aucune profondeur. Ils vont dénigrer les génies artistiques et audacieux en disant qu’ils ne sont rien de plus que des fous.

Bref, pour en revenir à elle, si c’était le cas, si elle était une sorcière, pourquoi lui dire à lui ? Possède t-elle une intuition en ce qui le concerne… ou peut-être sait-elle déjà qui il est ? Enfin songer à tout cela ne ferait que le rendre paranoïaque… c’est mieux pour lui s’il parvient à éviter ce genre de réflexion.


-Je suis fort conscient de cela Joan… vous n’êtes pas votre mère comme je ne suis point mon père… mais pourtant nous possédons des caractéristiques bien à eux… cependant à mes yeux vous êtes tout simplement Joan Witham de Forbach… et cela en soi est suffisamment magnifique et grand pour faire de vous une personne unique et exceptionnelle…

Il finit son bol de bouillons par la suite et déposa sa cuillère dans le contenant vide et puis il quitta Joan du regard pour aller le déposer sur le monde autour de lui durant un instant avant de porter à nouveau son attention sur la femme avec qui il a partagé son repas.


-Je dois vous l’avouer Joan… vous me fascinez… vous m’inspirez…

En disant cela, il rougit un peu, cependant il espérant que l’ambiance tamisé de l’endroit pourra agir comme une couverture afin de cacher ses airs un peu timide. Jamais il n’avait dit à une femme qu’elle l’inspirait avant, qu’elle lui était une sorte de muse, alors pourquoi lui avoir dit à elle ? Cela il n’en sait rien, sans doute craignait-il intérieurement que malgré sa volonté il risque de ne plus être capable de la revoir ? Peut-être un peu cela qui lui fais peur… car si elle est d’Olrun… cela risque d’être dangereux pour eux de se fréquenter… mais cela vaut le coup. Il l’aime bien… peut-être un amour romantique et non seulement amicale, car il doit avouer ne jamais avoir été aussi bien en la présence d’une femme, voir en la présence de qui que ce soit.
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MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent    Lun 13 Avr 2009 - 3:32

Faut-il croire au coup de foudre? Est-ce que ce coup du destin mérite qu'on s'y attarde ou bien n'est-ce qu'une invention, à la limite, une légende. Les personnes qui avaient passé dans sa vie avaient enseigné beaucoup de choses à Joan. Son père lui avait enseigné l'amour parental, sa mère lui avait enseigné que les liens de sang ne sont pas ce qui engendre l'attachement, Catherine lui avait enseigné une nouvelle manière de vivre... Mais personne ne lui avait jamais parlé d'amour. Les parents de Joan avaient du apprendre à s'aimer et le seul amour que Catherine n'ai jamais connu avait été trop douloureux pour qu'elle n'accepte d'en parler. Joan avait appris à concocter des potions avec les plantes, les bases de la sorcellerie, la communion avec la nature, elle avait appris à se débrouiller seule dans la vie, mais jamais, elle n'avait appris à aimer d'un amour bien au-delà de la simple amitié. Alors comment pouvait-elle le reconnaître? Comment pouvait-elle savoir s'il était trop tôt pour affirmer l'amour. Alors, oui, bien sûr, elle se demanda si c'était ça un coup de foudre.

Joan savait lire. Elle avait donc lu des histoires dans lesquelles deux personnes se voient pour la première fois et aussitôt sont épris l'un de l'autre. Une légende qui avait envenimé ses idées de romance impossible était celle de Tristan et Iseut : l'amour inconditionnel, même séparés par la distance. Mais Tristan et Iseut avaient bu un filtre d'amour pour en arriver là. Pour une sorcière, c'était bien étonnant à lire, d'autant qu'un amour issu de la manipulation des sentiments ne pouvait que mal finir. Et c'était ce qui arrivait à Tristan et Iseut à la fin. La seule idée fausse que l'un était mort suffisait à tuer l'autre... C'était le retour des choses de la sorcellerie. Un charme jeté sur l'union de deux personne ne se romp pas à la mort de l'un... la mort entraîne alors les deux êtres. Les charmes d'amour étaient en fait des poisons pour mourir à petit feu. Mais là, Joan n'avait lancé aucun sort. Alors que se produisait-il? Pourquoi avait-elle l'impression d'être liée à un homme à qui elle n'avait jamais parlé avant aujourd'hui.

Un jour dans l'échoppe de son père, elle se souvenait à présent, elle aussi, de ce jeune garçon. Les mêmes cheveux, les mêmes yeux. Elle avait souvent souhaité lui parler, mais son tempérament timide l'en avait empêchée. Peut-être était-ce cela. Ils auraient dû se rencontrer à cette époque là, mais le destin avait ses limites si on ne lui donnait pas de coup de main. Maintenant il se reprenait.

Oui, bien sûr que le coup de foudre existait. Toute sorcière qui se respectait le savait. Si on croyait aux lignes du destins et aux âmes, alors, on pouvait en déduire que le coup de foudre existait. Joan en était convaincue maintenant. Sinon, comment expliquer qu'elle se sentait si liée à un étranger dans la réalité, qui ne l'était pas du tout dans son coeur. Il était celui qu'elle aurait dû rencontrer il y a de cela des années. Il avait cette façon de faire qui faisait ressentir à Joan qu'elle était unique. Cela était un peu embarrassant, pas habituée à ce genre d'attention. Maintenant, elle était fascinante... Pour cet aveu, elle eut cette réponse pour le moins étonnante :


«Je crois que je sais pourquoi. Si vous voulez le savoir, je vous le dirai.»

Joan n'avait pas sorti ces paroles sur un coup de tête, elle y avait pensé. La réflection se faisait dans sa tête depuis le début de ce repas. Ils se connaissaient depuis peu, mais Joan sentait qu'elle n'avait pas à avoir peur de Nicholas. Probable que ses soeurs d'Olrun l'auraient prise pour une écervelée sans conscience, une fille qui cherche les ennuis, mais, elle, qui n'avait personne avec qui partager son secret depuis la mort de Catherine, avait cet aveu qui lui brûlait les lèvres. Peut-être avait-elle tort de faire ce qu'elle s'apprêtait à faire, mais elle avait décidé de jouer au jeu du destin. Un mot. Un seul mot et elle serait soit heureuse, soit condamnée. Si cela avait été de son époque, Joan aurait avoué d'elle même qu'elle jouait à la roulette russe. Elle n'avait qu'une seule balle et ce serait sa vie ou sa mort. C'était à Nicholas de décider.
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MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent    Ven 17 Avr 2009 - 0:23

Vis-à-vis sa muse, le musicien c’est confessé. D’une façon indirecte il lui a dit qu’elle lui plaisait, car une personne qui ne lui plait aucunement ne peut être logiquement sa muse, non ? Du moins, par la façon dont elle l’inspire, à travers les mélodies qui vibres autant dans son cœur que dans son esprit, il est claire qu’elle ne lui inspire point la haine, mais bel et bien l’amour. Certes il n’a point réellement dit quel sorte d’inspiration qu’elle lui procure, mais lorsqu’on le regarde, lorsqu’on plonge son regard dans le sien… tout devient plus clair. Elle l’a entendue jouer, caresser les cordes de son instrument et s’exprimer à travers les quatre cordes ayant fait vibrer dans l’air son cœur. Est-ce donc cela l’amour ? Est-ce donc cela la romance ? Certes certains écrits parlent d’amour, mais ne dit-on pas aussi que le monde ne possède trop peu de mots afin d’exprimer ce qu’est l’amour avec un grand A. Il y a des histoires de coup de foudres, d’amour magique, ne serait-ce pas un peu ironique qu’un sorcier puisse voir l’amour comme étant quelque chose de magique ? Nicholas sait concocter de nombreux sortilèges pouvant influencer les gens… mais il ne connaît point le secret de l’amour en bouteille… sans doute s’agit-il là d’une magie plus pure… d’une magie qu’aucun mortel ne peut maîtriser ou réellement comprendre.

Le destin n’a sans doute point mis la dame aux cheveux de feu sur sa route pour rien. Cette dame au visage familier, la fille de monsieur Witham qu’il a régulièrement vu lors de ses jours anciens. Jamais il ne lui a adressé la parole avant aujourd’hui, à vrai dire il n’eut jamais de réel contacte entre eux si ce n’est qu’un instant où leur regard se sont brièvement entrecroisé alors que les adultes faisaient affaires. Aujourd’hui ils sont grands, Nicholas n’était qu’un jeune garçon à l’époque et aujourd’hui il a fleurit en un homme et ce fut le même cas pour Joan, une jeune fleure qui est devenu aujourd’hui une magnifique femme malgré sa vie qui dû être plutôt vigoureuse. Alors lorsqu’elle lui dit : «Je crois que je sais pourquoi. Si vous voulez le savoir, je vous le dirai.», notre protagoniste ne pu s’empêcher de se demander si elle avait des souvenirs de lui, de la première fois qu’ils se sont vu. À cela, il lui sourit, intrigué par ce qu’elle avait à lui raconter. Sans se confier une fois de plus, il lui avoua dans un murmure qu’elle seule pouvait sans doute entendre.

-Racontez moi, racontez moi pourquoi Joan…

Il était intrigué, un curieux de nature. Nicholas souhaitait connaître cette demoiselle et en écoutant ses songes, le musicien apprenait à la découvrir. Elle est un livre dont il connaît que les premières pages, des pages qui ont su le captiver à un point tel qu’il souhaite lire la suite, mais pour cela il doit attendre que les mots soient révélés devant ses yeux. Jamais il ne fut aussi fasciné par qui que ce soit et c’est sans doute aussi la toute première fois qu’il cherche dans sa mémoire des souvenirs de son passé. Il cherche à la revoir comme elle était il y a de cela environ dix ans. Toute fois, bien qu’il était plus ou moins dans sa rêverie, son attention était tout de même entièrement sur Joan, il attendait avec impatience les mots qui sortiraient de ses douces lèvres. Enfin douces lèvres… il n’a point goûter à ses baisés… que par ce qu’il voit, il s’imagine la sensation… de toute façon il ne peut qu’imaginer, puisqu’il n’a jamais embrassé qui que ce soit auparavant… enfin ça mère et sa tante sur la joue… mais sinon jamais. Les femmes sont pour lui toujours un grand mystère… de toute façon il est bien conscient qu’il est impossible dans une vie d’homme de connaître une femme tout entière. Elles sont des êtres de mystères… ce qui le fascine d’autant plus… Qui est-elle réellement, que ressent-elle pour lui ? Il ignore tout ou presque… alors que certains ont tendance à craindre l’inconnu, Nicholas cherche à l’embrasser, à le découvrir.
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MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent    Sam 18 Avr 2009 - 6:33

Nicholas avait appuyé sur la détente. La toile était en train de se tisser et il était trop tard pour reculer. Elle l'avait dit de façon si assurée, comme une promesse, qu'il aurait été malhonnête de ne pas continuer. Malgré tout, il serait faux de dire que Joan ne regretta pas un peu ce qu'elle avait dit. Mais Nicholas avait semblé si intrigué de ce qu'elle avait à raconter... Il se passait en ce moment une guerre silencieuse dans la tête et la coeur de Joan. Si le bruit qui faisait résonner son cerveau avait pu être entendu par tous les gens se trouvant dans cette auberge, ils en seraient devenus sourds.

Pourquoi avait-elle voulu avouer? Elle se le demandait encore. Parce qu'une idée traversait à présent son esprit, une idée qui ne l'avait pas effleurée au moment où elle avait prononcé les mots fatidiques. Si elle continuait son aveu, elle trahirait ses soeurs. Oui bien sûr, tout dépendant de l'issu de l'aveu, la trahison serait plus ou moins grave. Si Nicholas était simplement un jeune noble tout ce qu'il y a de plus normal, alors le secret des sorcières serait divulgué et alors Joan mettrait en danger sa vie et peut-être même celle de ses soeurs. Cette perspective fit pâlir la jeune femme. Mais si au contraire Nicholas était un sorcier d'Olrun ou du Lys Noir (ce clan avait plus de chance d'être celui de Nicholas si par chance il était un sorcier), alors le geste n'était plus aussi grave. La plupart des sorciers d'Olrun et du Lys se connaissaient sans se fréquenter nécessairement. Qui ne savait pas que la veuve comtesse Alicia était la meneuse du Lys Noir?! Ce n'était pas un crime que de dévoiler son identité à un autre sorcier peu importe son appartenance.

Cette perspective était plus rassurante. Joan choisit donc de suivre son premier instinct, mais elle ne pouvait pas le dire ainsi, alors que tout le monde pouvait entendre. C'était dangereux. Mais quel serait le meilleur moyen de le dire? L'écrire, bien sûr. Joan avait de quoi écrire dans son panier. Probable que Nicholas se demanda ce qu'elle fabriquait à sortir un bout de papier, un minuscule flacon d'encre presque vide et une vieille plume qui ne ressemblait plus qu'à une petite baguette un peu tordue. Pour tenter de lui faire comprendre que cela ne prendrait qu'un moment, Joan jeta un bref coup d'oeil à Nicholas. Elle grifonna ensuite quelque chose qui ne prit que quelques secondes. Un mot. Un seul mot figurait sur le bout de papier. Aussitôt écrit, le papier fut retourné sur la table de sorte que personne ne puisse voir ce qui était écrit. Joan le glissa ainsi sur la table vers Nicholas, qui devait comprendre qu'il devait être discret.

Sorcière

Voilà, c'était fait. Nicholas de Saintcroix savait tout.
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MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent    Jeu 23 Avr 2009 - 1:43

Il s’agissait d’une soirée remplie de confiance en effet, le genre de confidences qui sont généralement très rares chez les gens qui font une première rencontre… ou plutôt une première véritable rencontre. Il y existe une différence entre rencontré rapidement une personne dans la rue, croiser le regard avec celle-ci et puis poursuivre sa route et s’assoire avec elle, discuter et partager. Alors qu’il venait de simplement lui avouer qu’elle était telle une muse, là voilà qu’elle s’apprêtait à lui faire une déclaration encore plus grande qu’il l’aurait imaginé. Selon lui, elle lui aurait sans doute parlé de leurs jeunesses, du temps où son paternel était en vie et qu’il allait à son magasin avec sa tante… car c’est la seule chose logique qui lui soit venu à l’esprit. Toute fois, si c’était uniquement cela alors pourquoi l’écrire sur un bout de parchemin ? Il n’y a aucun grand secret dans tout ça, rien qu’une oreille attentive à leur discours pourraient utiliser pour leur faire du tord. S’agissait-il d’autre chose ? De quelque chose de plus ténébreux ? Sans doute, sinon pourquoi autant de prudence dans cette confession ?

Le voilà qu’il doit faire la lecture de ce qu’elle a écrit, heureusement qu’il est suffisamment éduquer pour savoir lire. Son regard toujours posé sur Joan, il prit le bout de papier sans le regarder immédiatement, puis éventuellement ses prunelles se sont tranquillement diriger vers cette confession. D’abord incertain d’avoir bien lu, il jeta un second coup d’œil à Joan très rapidement puis il regarda une fois de plus la petite note. Un seul mot, mais toute une confession y était. Si elle avait parlé de lui, elle aurait écrit sorcier… et non sorcière, cela signifiait donc qu’elle en était une, elle aussi. Enfin cela ne l’étonna pas vraiment. Sa plus grande surprise dans tout cela c’est qu’elle eut l’audace de lui confier cela dès le premier soir. Sans doute se doutait-elle, elle aussi, de l’identité de notre protagoniste. Ce serait là la logique, car elle n’aurait jamais confié cela à quelqu’un qu’elle croit être un simple homme, courant ainsi le risque qu’il la dénonce à l’Église. Joan ne semble aucunement être le genre de femme à souhaiter être la prochaine sur le bûcher.

Nicholas déchira alors ensuite la note en petit morceau dans rien ajouter. Il demeura en silence tout en plongeant son ténébreux regard dans celui de la demoiselle. Lui souriant un peu, mieux vaut prendre la parole bientôt avant qu’elle craint avoir fait une bêtise en se confiant à lui. De toute évidence, elle n’est point du Lys… mais cela ne l’importe aucunement. Qu’elle soit une sorcière du Lys, d’Olrun, qu’elle soit qu’une simple femme, elle est tout simplement Joan. Alors afin de la rassurer, un peu, il ouvrit les lèvres pour faire sortir les premiers sons :

-Et bien… Joan… je dois vous avouer que ce n’est point à quoi je m’attendais… toute fois il ne s’agit pas non plus d’une grande surprise…

Il fit une pause, très courte, très naturel. Le genre de pause qui passe très bien dans un monologue.

-Vous êtes audacieuse… je dois avouer aimer cet aspect de vous…

Nicholas regarda un peu au loin par la suite, cherchant à voir un peu à l’extérieur à travers une petite fenêtre. Il commençait à faire de plus en plus sombre, bientôt les rues de Forbach ne seraient plus exactement ce qui a de plus sécuritaire pour qui que ce soit. Peut-être proposé de raccompagner Joan serait la chose la plus noble à faire ? De toute façon, même s’il faisait encore jour, il lui aurait sans doute proposé cela. Retournant son regard vers elle, il continua son discours dans un tout autre champ d’idée.

-Je crois qu’il serait mieux pour nous de quitter bientôt… je vais vous raccompagner jusqu’à votre demeure…

Le musicien lui souriait doucement et franchement. Elle lui plaisait de plus en plus et ce soir n’était pas leur dernier soir. À l’heure qu’il est, ses sœurs doivent sans doute se demander pourquoi il n’est pas de retour… pourquoi elles n’entendent toujours pas son violoncelle chanter à travers les murs du château. Il ne lui avait pas confier qu’il était du Lys, mais elle le savait sans doute déjà sans même qu’il ait besoin de lui dire en paroles ou en écrits. Sa réaction était suffisante pour tout dire… toute fois ses sœurs du Lys et les sœurs de Joan pourraient sans doute mal voir qu’ils se fréquentent… enfin l’avenir leur dira ce qu’il en sera.
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MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent    Jeu 23 Avr 2009 - 3:10

«Nicholas!»

Il serait faux de dire que la réponse de Nicholas suffisait à Joan. La confidence qu'elle venait de lui faire en était une témoignant d'une grande confiance en lui, pourtant, il ne l'avait pas confirmé. Il s'était exprimé comme s'il l'avait toujours su. Il n'avait pas dit ce que Joan attendait. Elle avait voulu l'entendre dire lui-aussi, c'est pour cette raison qu'elle s'était commise en confession. Parce qu'elle ressentait un lien entre eux qui était plus que le simple souvenir de lui dans une vieille boutique. Bien que les pouvoirs des sorciers et sorcières étaient plutôt des apprentissages que des dons, des liens invisibles se créaient entre ceux qui utilisaient l'énergie de la nature à leurs activités. Même pour des apprentis, même pour des gens qui ne se connaissaient. Ainsi Joan se demanda si son instinct l'avait trompée. Nicholas avait semblé être si pressé de la reconduire après cela, mais c'était faux que Joan allait se contenter que de cela. Était-ce bien pire d'avouer à une première rencontre qu'elle était sorcière ou lui d'avouer qu'elle était sa muse. Elle avait voulu mettre le fait accompli devant lui, qu'il sache ce à quoi il devait s'attendre. Et bien sûr, elle avait senti la sorcellerie en lui, du moins, le croyait-elle. Mais elle tout de même besoin d'être rassurée. Ses réponses ne suffisaient pas.

Alors qu'il se proposait de la ramener chez elle. Joan, elle, ne bougea pas. Elle n'avait pas senti de mépris en lui. Il lui avait dit que son audace lui plaisait. Si seulement il pouvait savoir que ce n'était pas de l'audace du tout. Elle n'avait pas fait cette confidence en espérant lui plaire. C'était un besoin, le besoin de dire et de savoir. L'existence de Joan était très tourmentée. Tourmentée par la solitude, par les questions, par cette figure de mère qui l'avait reniée. Elle avait tant besoin d'être aimée pour ce qu'elle était, ce que sa mère n'avait jamais pu faire elle-même. Ce qui avait poussé Joan à la confidence ce soir là n'était pas qu'une seule chose. Malgré l'affection qu'elle avait pour Nicholas en ce jour, elle n'était plus capable de se contenter que de demis réponses. C'est pour cela qu'elle interpella son interlocuteur.


Les mots étaient dans sa gorge et avaient un peu de mal à en sortir. Elle voulait que ce qui sortirait soit clair et précis, sans fioritures. Il était rare que Joan exigeait quelque chose, mais cette fois, c'était différent, elle avait confié un secret et elle ne serait jamais capable de dormir tranquille sans avoir la certitude qu'elle avait fait la bonne chose.

«Je vous ai confié quelque chose de très important et, pardonnez ce que je vais dire, j'ai besoin de savoir à propos de vous...»

Les mots étaient sortis comme ils étaient venus. Sans trop en dévoiler dans cet endroit publique, mais il semblait que ce ne ne pouvait être plus clair pour une personne qui connaissait tous les enjeux de la conversation. Ainsi, le choix était encore la merci de Nicholas.
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MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent    Mer 29 Avr 2009 - 7:43

Par le simple ton de sa voix il savait déjà qu’il venait sans doute de l’offenser un peu en ne lui révélant point ses secrets à lui. Sans doute n’aurait-il pas dû assumer qu’elle l’avait devinée… peut-être est-elle le genre d’être avec qui il faut communiquer par les mots. C’est généralement le cas pour la plupart des gens de se monde. La parole est généralement la façon de communiquer des gens… mais il doit se l’avouer, Nicholas n’est point exactement du genre très doué à cela. De plus, sa réaction pouvait être sans doute suspecte… elle pourrait croire qu’il est un être dangereux pour elle, qu’il le prend mal peut-être, qui sait ce qui peut bien trotter dans l’esprit de Joan en ce moment. Le musicien n’a aucunement voulu contrarier celle-ci, mais que pouvait-il lui dire ? Que lui aussi est un sorcier ? Qu’il est parmi les êtres que l’Église recherche tant ! Ce n’est pourtant que la vérité, alors pourquoi lui est-ce si difficile de l’avouer ? Il est du genre à parler avec sa musique, à s’exprimer à travers celle-ci, Nicholas fait cela depuis des années. Ce fut sa façon d’évacuer ses sentiments sans utiliser les mots, à vrai dire ce fut sa façon d’éviter d’utiliser les mots afin de s’exprimer.

Certains hommes sont incapables d’être honnêtes, d’autres incapables de mentir, certains hommes sont doué pour la poésie et les douces paroles… et lui il est doué pour communiquer à travers son art, la musique. La parole n’est pas son art. Oh certes il est suffisamment doué à ce jeu pour discourir de divers sujets, mais jamais de lui, cela il en est absolument incapable. On aurait pu croire qu’avec Joan cela aurait pu être différent, qu’il aurait été capable de se vider le cœur en utilisant ses mots, surtout après qu’elle est eut fait une telle confession ! Pourtant il s’agit d’une chose tout simple, il n’a même pas besoin d’être très précis pour qu’elle puisse comprendre. Un simple «Moi aussi, je suis comme vous » aurait sans doute suffit, mais voilà qu’il lui dit qu’elle est audacieuse et qu’il aime cet aspect d’elle. Oui c’est vrai, il adore l’audace qu’elle a eut de lui avouer la première… mais lui il n’est qu’un poltron.

Peut-être ne s’en rend t-elle pas compte, mais tout cela à fini par attirer l’attention sur eux. Enfin durant un instant, car après que les gens se sont rendu compte que les choses n’allaient sans doute pas devenir plus chaude qu’elle le sont en ce moment, ils retournèrent rapidement à leurs propres discours. Le musicien demeura en silence, le sourire de son visage avait complètement disparu. Son regard ne croisait plus le sien… par honte d’être ainsi, par honte d’être incapable de s’exprimer et de dire qui il est par la parole. Aucun chat n’est venu lui voler sa langue, il devrait être capable de parler à son tour, de se confesser à elle comme elle l’eut fait avec lui. Il est tout simplement naturel qu’elle soit en colère.


-Joan…

Finit-il par murmurer. Allait-il enfin lui avouer qui il est en réalité ? Bien que son silence semble vouloir demeurer éternel, peut-être est-ce là le prélude à une confession. Elle a besoin de savoir à propos de lui et lui il a besoin de lui dire. Nicholas a besoin d’elle et simplement garder le silence sur ce fait peut éventuellement faire en sorte que ce soir leurs routes vont se séparer de façon définitive. Il finit tout de même par la regarder dans les yeux avant d’ouvrir les lèvres…

-Vous et moi… Joan… somme comme frère et sœur… je suis comme vous… vous êtes comme moi…

Voilà… certes cela ne fut pas aussi direct que de dire « Je suis un sorcier », mais lorsqu’il y a des oreilles attentives qui sont capable de vous écouter murmurer vos moindres confessions… mieux vaut être prudent. À présent elle savait, si elle avait su lire entre les lignes, elle savait pour lui. Qui il est, ce qu’il est. Avec ses mots il n’est plus Nicholas le simple aristocrate musicien… il est Nicholas le sorcier. Il s’est confié à elle comme elle s’est confiée à lui, toute fois ce dernier ignore si ce qu’elle lui a dit est vrai. Il n’y a pas énormément de façon de savoir si ce qu’ils racontent est vrai… ils doivent tout simplement se faire confiance.


-Joan…

Alors qu’on croyait qu’il n’avait plus rien à dire, voilà qu’il prononce encore son nom. Peut-être est-ce parce que ce prénom lui est si doux à l’oreille, ou bien est-ce parce qu’il a véritablement quelque chose d’autre à dire ?


-Je ne possède pas le dons des mots… alors pardonnez moi si par moments je ne sais m’exprimer de cette façon…

Voilà qu’il cherche à ce faire pardonner en plus de se confesser une fois de plus. Nicholas vient sans doute de confesser de façon plus honnête qu’il ne l’a jamais fais dans ses jours plus jeunes où avec l’homme dont le nom ne doit être prononcé l’apportait dans la maison de son Dieu. Dans le presbytère, Nicholas devait confesser tout ses péchés, ses vices… il devait parler à un homme qui prétendait représenter son Dieu unique, l’être tout puissant qui voit tout. Si ce Dieu est si puissant et qu’il est omni présent… alors pourquoi aller se confesser à cet homme d’Église si celui qu’il représente le sait sans doute déjà. Sans doute sa difficulté à se confesser vient de là… qui sait, la vie nous forge et chaque événement est les coups de marteaux alors que la vie est la flamme qui rend le fer que nous somme rouge.

Peut-être que dans son cœur Joan trouvera le moyen de lui pardonner maintenant qu’elle sait à propos de lui. Toute fois, il ne change point d’idée sur ce qu’il désirait faire un peu plus tôt, soit quitter. Sans rien dire, il se leva tout simplement et attrapa son violoncelle d’une main. Il ne parlait plus à présent, mais croisait son regard avec celui ce la jeune femme à la crinière de feu. Que va-t-il advenir d’elle ? Si quelque chose lui arrive, pourra-t-il utiliser son autorité en tant qu’aristocrate de cette société mensongère pour l’aider ? À présent qu’il connaît son secret, un nombre infini de craintes vient lui ronger l’esprit. Il n’a plus peur pour lui, mais pour elle.
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MessageSujet: Re: Quand les fantômes dansent    Jeu 30 Avr 2009 - 7:59

La réponse voulait tout dire. Oui. C'était oui. Il ne l'avait pas dit franchement, mais les mots qu'il avait employés voulaient vraiment dire «Je suis un sorcier». Mais ainsi, si ce qu'il avait dit était vrai, et Joan en était convaincue, cela signifiait probablement qu'il était un frère du Lys Noir. Elle ne l'avait jamais vu lors des réunions du clan d'Olrun, elle l'aurait probablement remarqué si cela avait été le cas. Nicholas de Saintcroix était donc un sorcier du Lys Noir. Joan avait voulu savoir. Maintenant, elle savait. Pourtant elle s'en doutait bien, mais d'être maintenant assurée que Nicholas était bien sorcier lui faisait un effet bizarre. D'un côté, elle n'avait plus à craindre qu'il ne la dénonce, mais d'un autre, il était du clan rival, et cela compliquait un peu les choses. Mais tous les deux faisaient comme s'ils ne se rendaient compte de rien. C'était pourtant clair.

Malgré le soulagement de Joan à être certaine de l'identité de Nicholas, elle ne put s'empêcher de constater qu'elle semblait avoir jeté un froid sur la conversation. Il semblait avoir été troublé par l'insistance de la rouquine, et elle le regrettait un peu. Cette soirée était si parfaite, et elle avait tout gâché à cause de ses préoccupations. C'était évident qu'il était mal à l'aise : ils discutaient de sorcellerie, ni plus ni moins, dans un endroit publique. Joan n'avait pas tout à fait réalisé. Tout ce temps, elle s'était sentie complètement seule en compagnie de Nicholas, qu'elle en avait oublié les autres clients de l'auberge... Elle qui souhaitait, la plupart du temps, passer inaperçue, il lui arrivait d'attirer l'attention sans s'en rendre compte.

De plus, elle avait culpabilisé son hôte sans le vouloir. Il s'excusait de ne pas bien savoir s'exprimer en paroles, mais ce qu'elle lui avait demandé n'était pas facile. Il ne pouvait répondre juste comme ça «Je suis un sorcier!» devant tout un tas de gens. Même dire que c'est une plaisanterie par la suite ne peut convaincre personne que ce n'est pas le cas. Joan était si peu sûre d'elle même qu'elle en oubliait parfois le reste du monde. C'était un peu égoïste en fait. Nicholas avait perdu son beau sourire, et l'aveu avait tant semblé lui faire mal. Mais Joan avait tant insisté pour le savoir. Il avait parlé si lentement et avait dit son prénom deux fois. Cela ne lui avait pas plu de le dire, elle le savait. Mais maintenant c'était chose faite, on ne pouvait plus reculer, seulement essayer de faire mieux à l'avenir.


«Non, ne vous excusez pas. Je vous ai posé une question et vous avez répondu. Vous auriez pu ne pas le faire.»

C'était la vérité. Joan était réellement reconnaissante de cette réponse, elle qui avait pris un risque... inutile selon certains. Mais cette jeune femme marquée par l'abondon était encore extrêmement sensible et cela transparaissait dans ses agissements.

«Et je vous en suis reconnaissante, pour de vrai.»

Mais Nicholas avait raison : il était temps de partir. Il se faisait tard et il serait plutôt mal perçu de voir une jeune femme d'allure modeste en compagnie d'un noble. Cette fois, ce ne serait pas les accusations de sorcellerie qui fuseraient, mais celles de prostitution. Et il n'en fallait pas plus aux mauvaises langues.

Ainsi, pour acquiescer à ce que Nicholas avait dit avant que Joan ne lui pose la question, cette dernière se leva de sa chaise, prête à sortir de l'établissement. Il la raccompagnerait chez elle comme un gentilhomme. Bien sûr, tout s'arrêterait là; Joan a été plusieurs fois abandonnée, mais elle a appris ce qu'une jeune fille se devait de faire et de ne pas faire. Seulement, une fois là, elle espérait que Nicholas répondrait par la positive à sa proposition de se revoir si le coeur lui en disait ou de lui écrire, si leur chemin ne pouvait se croiser trop souvent.


«Vous avez raison, il se fait tard. Je vous remerci pour le repas, ce fut très apprécié.»

[HRP : je propose de terminer le rp ici ou après ta réponse. C'était un plaisir de jouer avec vous Nicholas de Saintcroix]
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Quand les fantômes dansent

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