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 Sonnez les matines!

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Oblivius
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MessageSujet: Sonnez les matines!   Mer 25 Aoû 2010 - 2:30

Léandre était arrivé que de puis peu de temps en ville. Les Ordres de l'Inquisition l'avait conduit a Forbach. Il avait posé ses bagages la veille au soir. Le Duc d'Etrain n'avait pas encore prit son service. Il était au tout début d'une nouvelle vie. Il pensait donc qu'avant de commencer sa mission il se devait de visiter un peu la ville, pour mieux s'intégrer mais surtout pour mieux travailler. Il était très prit par ses convictions et savait au plus profond de lui que la lutte contre la sorcellerie était de loin la meilleure des choses a faire. Il ne comprenait pas leur existence et reniait sans cesse ses origines. Il se demandait en de rare occasion de vague a l'âme si ce mal qui avait rongé sa mère et qui avait fait d'elle une fille de Satan était contagieux ou bien « génétique »...

En ce petit matin, le clocher de l'église sonnait la fin de la messe matinal. Il en revenait justement. Il n'avait pas assisté aux derniers mots de l'homme d'église. Il s'était esquivé un peu avant. Il n'avait jamais était un grand fanatique de la sortie de l'office. Il ne connaissait encore personne et cela le mettait un peu mal a l'aise dans une foule ou les gens se saluaient tous les uns les autres.

Sur cette immanence place, les gens s'activaient les uns les autres pour se fournir en alimentation. Il avait la chance de ne pas a devoir se rabaisser pour de telles banalités. Les domestiques qui étaient a son service s'occupaient déjà de cette tache ingrate avec perfection. Lui se contentait de flâner, au grès de ses envies il passait d'un stand a l'autre en regardant les diverses choses en vente. Il en profitait pour regardai d'un œil inquisiteur des suspects potentiels.

C'est alors qu'un homme laid et effrayant se présenta devant lui. Juste un mendiant. Il soupira et lui lâcha quelque piécettes un peu plus loin. Il ne portait pourtant pas une tenue riche et trop visible, mais ses armoiries restaient tout de même visible. Il prenait toujours soin dallé a l'église de façon sobre. On ne devait pas faire étalage de sa richesse devant Dieu. Lui seul pouvait lire la richesse dans les cœurs et l'or n'a que peu d'intérêt pour Lui. Il passa son chemin. Ses yeux se stoppèrent sur un stand différant. Des vieux objets... Il voulu l'observer de plus près mais celui ci fut interpelé avant d'y arrivé. Une mendiante cette fois. Il donna a cette pauvre esseulée de quoi se nourrir... Puis une charrette passa devant lui a toute vitesse. Il fut prévenu juste a temps par cette dernière pour ne pas se faire renverser. Il eu un mouvement de recule pour éviter de se retrouver alité pour de bon. Dans son geste il bouscula violemment la personne derrière lui. Suffisamment fort pour être capable de la faire tombée d'ailleurs. Il se tourna vivement pour voir les dégâts qu'il avait causé. Avait il ou non mis a terre l'inconnu derrière lui... ou plutôt une inconnue?
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MessageSujet: Re: Sonnez les matines!   Mer 25 Aoû 2010 - 4:02

Il était tôt. Comme à son habitude, Plume faisait le tour du marché, saluant de la main tous les commerçants qu’elle connaissait au passage. Les joyeux dévots sortaient tout juste de la messe, il était temps de prendre place dans son propre emplacement afin d’offrir ses services d’écrivaine. Les affaires n’étaient pas trop mauvaises, il y avait toujours ça et là des gens qui cherchaient les mots justes pour exprimer leurs sentiments, des gens qui avaient besoin d’une personne lettrée pour savoir s’ils devaient s’inquiéter d’un avis écrit nouvellement reçu ou pour écrire une lettre d’une importance quelconque. Et si aucune âme en besoin de services ne se présentait, Plume passerait son temps à écrire des vers et les réciter aux passants ou à certains commerçants qui appréciaient sa poésie.

Ah oui, c’était le début d’une magnifique journée, et comme la poétesse se le disait à tous les jours «Aujourd’hui il va se passer quelque chose d’extraordinaire!». Et il arrivait toujours quelque chose d’extraordinaire. Mais il faut bien le dire, il n’en fallait pas beaucoup pour émerveiller la jeune femme. Elle voyait tout comme un signe, et un rien lui donnait de l’inspiration. Un oiseau s’était posé sur le rebord de sa fenêtre… Non, pour elle, l’oiseau lui avait rendu visite et son léger sifflement avait voulu dire «Bonjour! Je viens du paradis, Thomas t’embrasse et t’aimeras jusqu’à la fin des temps.». Ainsi, l’écrivaine passait une magnifique journée. Lui arrivait-il simplement d’être triste à cause du passé ou en colère pour une quelconque raison?! Rarement. Les événements que Plume avait vécut ne l’avait pas révoltée. Ils l’avaient fait vieillir extraordinairement vite. À 19 ans, la jeune femme ne ressentait plus de colère pour les tortionnaires de sa famille, ils lui inspiraient plutôt la pitié. Et pour ce qui est d’éprouver de la tristesse, Plume préférait se tourner vers l’avenir et célébrer la mémoire de ses disparus, se réjouissant du fait qu’ils avaient vécu, que la terre avait eu la chance de les porter et qu’elle avait eu la chance de les connaître. Oui, pour Plume, le monde était merveilleux, il n’en tenait qu’à ses habitants de s’en rendre compte et de tout faire pour le préserver.

Ses jupes volant dans le vent frais du matin, elle suivait depuis un moment un homme bien mis, qui semblait, comme elle, ne faire qu’une promenade matinale. Il ne s’arrêtait devant aucun établissement, il marchait simplement. Mais contrairement à elle, il ne saluait personne. Malgré tout, Plume pu voir qu’il était d’humeur charitable puisqu’il lança quelques pièces à deux mendiants qui croisèrent son chemin. Charité ou moyen de cesser de se faire importuner, Plume préférait toujours voir le meilleur côté des gens. Elle ne savait pas que l’homme qui la précédait était membre de l’inquisition. Bien sûr, dans ce cas, il aurait sans doute été plus difficile de lui trouver un beau côté. Plume ne s’était pas trouvée face à l’inquisition depuis ce jour fatidique. Mais comment pourrait-elle connaître l’identité de l’homme qui se trouvait devant?

Peut-être le saurait-elle finalement… Bien sûr, quand on bouscule quelqu’un, on s’excuse pas disant «Désolé, je suis inquisiteur.», mais il se peut que s’entame une conversation ou du moins, des présentations. Et quelle bousculade, l’homme était bien plus grand qu’elle. Il avait voulu éviter une charrette devant lui. Peut-être Plume le suivait-elle de trop près ou bien, était-elle encore une fois perdue dans ses pensées pour ne pas avoir anticipé son mouvement, toujours est-il que l’impact fut trop fort pour qu’elle puisse garder son équilibre. Ainsi, elle se retrouva sur le sol, ses jupes et jupons éparpillés autour d’elle comme une marée bleue. Quelques mèches blondes sur son visage. Une autre personne aurait été insultée, aurait hurlé sur l’autre personne, ou bien se serait levée sans regarder autour et serait partie aussitôt, vexée. Plume, elle pouffa de rire, simplement. Voilà, il s’était passé quelque chose d’extraordinaire.


«Oh mon Dieu, que suis-je tête en l’air! Je crois que j’aime trop regarder les nuages. Mais vous avez eu vite fait de me ramener sur terre mon Seigneur.» s’exclama Plume riant toujours.
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MessageSujet: Re: Sonnez les matines!   Mer 25 Aoû 2010 - 17:11

Pour l'avoir ramenée sur terre il l'avait pas loupée. Elle jonchait assise sur le sol en riant. Quel drôle de personnage avait il en face de lui. Un autre personne aurait au moins fait une moue réprobatrice, voir dédaigneuse. Mais cette drôlesse là, non... Il l'observa d'un rapide coup d'œil. Une jeune femme, plutôt jolie, visiblement d'une classe sociale bien inférieure à la sienne. Surement une villageoise ou bien une fille de pauvre commerçant. Son regard s'attarda sur l'amas de tissus qu'elle portait. Il était toujours admiratif de la patience que les femmes pouvaient avoir pour enfiler toute cette masse de jupes et jupons.

Léandre ôta son chapeau. On se découvre toujours devant une dame. Même si cette dernière n'était qu'une simple paysanne. La galanterie et la bienséance n'avait pas les mêmes barrières que celles qui régissaient les nobles ou bien les villageois. Il lui adressa un sourire amical et bienfaiteur. Il tendit sa main libre, vers elle pour l'aider a se relever. Cette pauvre demoiselle s'était peu être fait mal en chutant de la sorte.

« En effet on peut dire que dans ma grande maladresse je vous ais un peu trop bien ramener sur terre. Je vous en pris Gente Damoiselle, laissez moi donc vous aidez. Rassurez moi aussi, vous ne vous êtes pas blessée en tombant au moins? »

Sa voix grave était apaisante. Avec tous les défauts qu'il avait, il restait avant tout courtois et poli. Il se savait en tord et assumait parfaitement cette situation. De plus l'inconnue était une femme faible et fragile comme toutes les créatures du beau sexe, à l'exception des filles du Diable bien sur! Il aurait été gougeât de sa part de ne point être doux avec elle.
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MessageSujet: Re: Sonnez les matines!   Mer 25 Aoû 2010 - 18:40

Mais que voilà un gentilhomme, apparemment attentionné aux gens qui l'entouraient. Cette main qu'il offrait pour l'aider à se relever avec de si galantes paroles, il ne faisait nul doute qu'il avait reçu une éducation noble. Son apparence n'était pas que façade et on pouvait deviner qu'il n'était pas un bourgeois nouvellement fortuné de par ses manières. Plume esquissa un sourire en réponse à la galanterie de l'inconnu et empoigna la main qu'il lui offrait. Elle se releva d'un bond. Aucun mal sinon une ou deux ecchymoses qui apparaîtraient dans la journée, mais rien de grave. Une fois debout, Plume tourna sur elle-même comme si elle allait danser et fit une révérence un poil exagérée pour enfin déclarer, à la suite de ce test ne visant qu'à vérifier que tous les morceaux étaient en place :

«Ah non, aucune blessure mon Seigneur. Et si blessure d'orgueil il y aurait pu avoir, votre galanterie l'a réparée.»

Époussetant sa robe, Plume remarqua un petit accroc dans le haut de la jupe. Sans doute eut-elle marché sur le bas de la robe en tombant et les coutures n'auront pas tenu le coup.

«Les dommages ne sont que matériels, fort heureusement!»

Rien de bien grave, une petite réparation manuelle fera l'affaire, Plume avait l'habitude de s'arranger toute seule, même pour des tâches plus masculines comme réparer une roue de charrette. Dans le monde des saltimbanques, les hommes comme les femmes savaient se débrouiller un peu avec tout. Les homme savaient coudre et les femmes savaient réparer un toit de roulotte. Bien entendu, dans un groupe, les tâches se répartissaient naturellement entre les hommes et femmes, mais la différence entre les sexes concernant leur intelligence et leurs capacités était moins marquée. Il y avait tout simplement moins de discrimination, étant donné qu'un groupe de saltimbanques rassemblait souvent des gens de plusieurs horizons.

«Ne craignez rien, je ne vous en veux pas. Vous avez voulu éviter la charrette. Si j'avais été devant, elle m'aurait sans doute passé sur le corps tant je puis être lunatique. D'une certaine façon, vous m'avez sauvée!»

C'était peut-être exagéré. Plume le savait bien en le disant, mais elle aimait bien exagérer la réalité. Non pas pour mentir ou magnifier ses exploits aux yeux des gens, elle racontait rarement ses propres aventures, mais plutôt pour rendre le monde autour d'elle plus beau, comme toujours. Ainsi, cet homme n'avait pas seulement eut une maladresse qu'il avait corrigée, mais il l'avait sauvée. Les gens trouvaient charmant cette manie qu'avait Plume d'embellir les choses, surtout quand ils étaient présentés en héros ou meilleurs qu'ils ne le sont dans la réalité.
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MessageSujet: Re: Sonnez les matines!   Jeu 26 Aoû 2010 - 18:24

Léandre fut étonné de la capacité que la jeune demoiselle avait de positiver. Quelle sorte de drôlesse avait il repêcher la? Elle n'était d'ailleurs pas bien lourde. Il avait pu le constater a la seconde même. Elle avait gracieusement utiliser la main qui lui était offerte pour se remettre sur pied. Elle venait juste de se relever et de constater ses dégâts. D'une drôle de façon par ailleurs. Elle se tourna sur elle même. Il l'observa avec surprise. Il ne s'attendait pas a tomber, ou plutôt faire tomber un tel personnage. Il pensa même l'instant d'un bref moment qu'elle se mettrait a danser. Mais elle n'en fit rien. Puis il vit le fameux dégât matériel.

« Gente Damoiselle, laissez moi donc vous dédommager pour vos vêtements déchirés. Je vous serais gré d'accepter que je la fasse remplacer. Puisque nous sommes sur le marché, peut être en trouverons nous une a votre convenance... »

Puis il se mit a rire de bon cœur. Elle lui venait juste de lui qu'il lui avait sauvé la vie. Allons bon. Cette enfant était en effet trop dans la lune. C'était dangereux dans un tel monde. Après tout une sorcière mal intentionnée pourrait essayer de l'abuser... quoique les sorcières étaient toujours mal intentionnées.

« Allons bon mon enfant ne pensez vous pas que vous en faites un peu trop? Vous sauvez la vie. Nous aurions tout ouï je vous le jure! Je suis moi reconnaissant déjà de ne point vous avoir fait de mal. Il serait honteux qu'un homme puisse blesser une femme même par accident! »

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MessageSujet: Re: Sonnez les matines!   Ven 27 Aoû 2010 - 2:10

Décidément, on avait affaire là à un véritable gentilhomme. Il semblât que la plus immonde chose que l'on puisse accomplir dans cette vie était de faire du mal à une femme. Il était plutôt agréable de constater qu'il existait encore dans ce monde, des personnes se souciant du bien être des autres, et non seulement de leur unique petite personne. Depuis la mort de son amour et du reste de sa famille, Plume avait eu plusieurs occasions de sombrer dans la tristesse et la dépression. Quelqu'un d'autre aurait pu penser au suicide. Une autre personne aurait avoir ce geste malheureux. Mais il semble que dans la vie, tout dépend de la personnalité. On ne peut exiger d'une personne naturellement pessimiste de se tourner vers la lumière quand tout va mal, ainsi on ne peut exiger d'une personne pétillante et optimiste qu'elle se perde dans le deuil pour le reste de ses jours. D'ailleurs Plume n'avait pas porté le deuil à la suite des malheureux événements, du moins, pas en apparence. La raison était fort simple, elle ne possédait, à ce moment là aucune robe noire et n'avait certainement pas eu les moyens d'en acheter une. Le deuil se portait dans la tête, et c'est également là que survivaient les regrettés défunts en se métamorphosant en souvenirs. Le port du noir ne signifiait rien. Combien d'hommes endeuillés avait-on vu se faire consoler dans les bras d'une prostituée. Comme si les gestes valaient moins que l'apparence.

Bien sûr, l'homme avait constaté l'exagération, mais à l'entendre, Plume avait pu constater que cela lui avait quand même plu. La jeune femme avait pour son dire qu'une gentillesse avait toujours moins de poids dans un coeur qu'une méchanceté. Les gens se souvenaient toujours davantage d'une insulte que d'un compliment. Ainsi, Plume tentait d'embellir la vie des gens qui l'entouraient en les complimentant toujours avec exagération, ainsi, cela prenait plus poids et leur donnait l'occasion de se montrer humble.

«Vous me parlez d'exagération, mais vous me proposez une robe neuve pour réparer un simple accroc, il semble que cela soit contagieux, non? Ne serait-ce pas merveilleux que les paroles soient contagieuses comme l'est la peste?!»

Il était hors de question de se faire payer une nouvelle robe pour ce petit incident. Totalement déraisonnable. Plume n'aimait pas profiter des gens et de plus, elle aimait beaucoup cette robe qu'elle portait et qui serait simple à réparer.

«Vous êtes d'une telle amabilité, mais je refuse que vous déliez votre bourse pour moi. Je vous ai fait rire, et cela me suffit comme dédommagement. Si vous voulez me faire plaisir, laissez-moi seulement connaître le nom de mon sauveur.»

Oui, elle remettait cela, mais cette fois, accompagné d'un clin d'oeil.
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MessageSujet: Re: Sonnez les matines!   Jeu 2 Sep 2010 - 2:05

Léandre soupira. Cette femme n'était vraiment pas facile. D'une certaine façon elle était extraordinaire. Optimisme démesuré, fort caractère, il avait en face de lui le genre de personne qui ne se laisse jamais démonter par les aléas de la vie. Mais ce type de gens la bien souvent cachaient des blessures bien plus profondes que on pouvait seulement l'imaginé. Il n'en doutait pas. Elle trouvait qu'il faisait comme elle. Il n'avait en rien le sens de l'exagération. Mais il n'avait pas le sens de la valeur des biens... Pour lui quelques piécettes qui peuvent nourrir une famille pendant dix jours étaient comme le prix d'une friandise pour les dames nobles. Il n'imaginait pas que un vêtement de villageois puissent seulement avoir une valeur. Des torchons de luxe auraient été plus onéreux...

Mais bon. Elle ne voulait pas être dédommager de la sorte. Il lui fit donc une révérence gracieuse, digne d'un homme de son rang, envers une dame. Il pouvait au moins se présenter; c'était il est vrai la moindre des corrections.

« Veuillez excuser mon impolitesse! J'ai oublié de le faire! Je suis Léandre Archibald Robin Jacques , Duc des terres D'Etrain. Je suis enchanté de vous rencontrer Ma Dame. 
En revanche je me le tiens pour dis. Que cela soit de gré ou de force sachez que je vais vous rembourser! Je ne tiens pas a ce que vous porter des haillons par ma faute. Que pourriez vous donc faire d'une toilette abimée? De grâce laissez moi donc ce plaisir. Je pêche... et repêche... »

Bien sur le reprisage lui était complètement passé a coté de l'esprit. Il faut bien avoué que pour les gens de sa condition, la réparation et le cache misère n'étaient pas de trop de rigueur. Il vit le clin d'œil et lui rendit.

« Enfin bon mon enfant, puis je a mon tour savoir à qui j'ai affaire? »



(HJ: désolé du retard mais hier c'était la fin de mois a bouclé, j'ai fini a 1h du matin passé; Et puis bon je croule sous le boulot donc je suis un peu KO en rentrant le soir)
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MessageSujet: Re: Sonnez les matines!   Ven 3 Sep 2010 - 0:37

Cet individu manquait de magie dans sa façon d'être. Il voulait, sans aucun doute possible, toujours être ce que les gens attendaient de lui pour leur faire plaisir. Plume aussi cherchait à plaire, mais à sa façon, et elle avait conscience que tout le monde n'appréciait pas son extravagance, mais tant pis s'ils ne savaient pas voir la magie. L'homme qui se tenait devant elle n'apparaissait que par la politesse, la galanterie et tout ce qu'il avait appris pour bien paraître devant les gens. Plume se méfiait toujours de ces gens-là, on ne pouvait jamais voir leur vraie personnalité en public, comme s'ils avaient deux personnalités. Plume se faisait toujours un devoir d'être authentique devant les gens. Malgré cela, elle donnait toujours sa chance au coureur. Ce n'est pas parce qu'on est pudique au point de dissimuler sa personnalité qu'on est une mauvaise personne. Cette manie décelait parfois de la timidité, parfois autre chose... un drame peut-être. L'écrivaine savait comment certaines périodes de la vie peuvent être difficiles quand le destin a décidé de frapper, et personne ne réagissait de la même façon. Tout le monde avait ses démons. Il n'en tenait qu'à la victime de savoir se défendre et d'utiliser les armes qu'elle voulait. Plume avait choisi de se battre avec les bonnes intentions et la meilleure foi possible en la vie et le genre humain. Était-ce la meilleure arme? Peut-être que oui, peut-être que non. Cela pourrait ressembler à du déni ou de la pensée magique selon certaine personne. Une façon de ne pas se faire demander ce qui ne va pas. L'homme devant elle faisait face à la vie de manière retenue et avec toute la distinction qu'on lui avait enseignée. Peu importait ce qu'on faisait pour la traverser, la vie exigeait qu'on soit fort, car on n'en sort jamais indemne.

Concernant l'incident qui nous intéresse en cette jolie matinée, notre homme ne démordait pas, il tenait à rembourser les dommages au prix fort, malgré l'objection de Plume. Devant son insistance, la jeune femme haussa les épaules. S'il le proposait, c'est qu'il devait bien en avoir les moyens. Quand la vie nous donne du fil à retordre, on se demande toujours pourquoi nous, quand elle nous fait un cadeau, pourquoi s'obstiner à dire qu'on ne le mérite pas. Tant que cela ne fait de mal à personne.

Se dépensant encore une fois en milles excuses, l'homme se présenta. Un nom très long, un nom noble, Plume ne s'était pas trompée en l'appelant mon seigneur. Monsieur était duc, rien de moins. Il débita ce nom composé et recomposé qui ferait sans doute rougir ses ancêtres, si seulement elle avait su qui ils étaient. Plume ne pu mémoriser que le premier nom, Léandre et la mention de son duché, les terres d'Etrain.


«Duc! Je suis ainsi gênée de ne pouvoir me présenter qu'avec un seul nom et surtout sans titre!»

Qu'il s'agisse de son nom véritable Anna, ou de son pseudonyme Plume, l'écrivaine n'avait rien de plus que cela. Enfin oui... elle pourrait sans doute s'approprier le nom de son époux d'un seul jour, mais comme il avait quitté ce monde le lendemain de leurs noces, Plume n'avait jamais pris l'habitude de le mentionné, surtout qu'elle se présentait toujours aux gens sous le nom de Plume. Cette réalité la frappa à ce moment. Elle qui écrivait sans cesse n'avait même jamais couché son nom sur parchemin, à part son pseudonyme. Ce jour-là même lorsqu'elle rentrerait dans sa roulotte, elle prendrait un bout de parchemin et y inscrirait Mme Anna Castain, avant de le cacher dans un tiroir.

Revenant au présent, Plume se présenta, dans un mouvement théâtral.


«Les gens m'appellent Plume. Je suis écrivaine. J'offre de la poésie, quelques vers pour séduire une belle ou bien mes services aux illettrés.»

Elle gratifia le tout d'un sourire.

«Ainsi, il semble qu'il soit impossible de vous faire changer d'avis. Ce sera donc une robe pour un accroc. Mais je n'ai pas besoin de toilette aussi élaborée que les nobles dames, une robe simple, si possible dans une couleur vive, fera l'affaire.»
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