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 Que notre vœu soit exaucé [Romain]

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MessageSujet: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Mar 14 Sep 2010 - 12:26

*Pendant ellipse*

C’était sans aucun doute un jour ordinaire pour l’immense propriété des Silvianov. Depuis cinq heures du matin, les femmes de chambre allumaient les feux, dans les cheminées des pièces communes. Les jardiniers, enrubannés dans de longues écharpes grises, sortaient les pelles pour déblayer aller le chemin jusqu’à la belle porte cochère. Le cuisinier en chef, pestait contre son apprenti, dans un russe de Chartier. C’était une ritournelle sans fin qui sortait la grande maison de sa torpeur.
Le soleil peinait à percer la couche nuageuse qui avait prit possession du ciel depuis des semaines. La neige, elle, avait momentanément acceptée un peu de repos. Il y avait autour du beau Lac Blanc une paix de fin du monde. C’était comme chaque matin le moment où tout restait en suspension, hésitant entre la paresse et la vie. En ce l’an de grâce 1632, rien, ne pouvait prédire la magie qui se préparait en secret. Rien, excepté cette petite silhouette, qui bondissante s’extirpait de sa chambre aussi vive qu’une luciole en plein marathon.


C’était, sans compter sur la vivacité d’une mère intuitive, qui la rattrapa avant même que le palier de l’escalier soit en vue. Dans un éclat de rire, Louisa arrêtait sa fille, contrôlant son petit corps protestataire de cette tendre autorité. Elle avait sur la tête un bonnet qui vacillait vers ses prunelles grises. Petit bébé impatient d’aller voir en bas son bonhomme de neige. De sa bouche jaillissait le même discours, inlassable répété depuis deux jours, à qui voulait l’entendre. Son papa avait demandé à aller voir « le petit russe » -aujourd’hui-, ainsi baptisé en l’honneur de son aîné qui était là bas… en France.
Il avait été impossible d’endormir cette petite furibonde. A chaque fois que la fatigue l’appelait, elle trouvait une excuse pour lui échapper. En désespoir de cause Lou l’avait emmenée dans sa chambre avec elle. Installées, dans un grand fauteuil, elles avaient chantonnés une berceuse dans la langue de Romain. Alors l’excitation s’était doucement transformée en joie… jusqu’à ce que l’aube se présente à la fenêtre.


-« Anna, tu es pieds nus, regardes, il faut mettre tes chaussures. »


De mauvaise grâce, la distraite se laissa choir sur le bois noir. Agenouillée face à elle, sa mère lui tendit la première bottine en peau phoque. Anna s’en saisi la mine boudeuse, se pressant de son mieux pour obéir. Louisa l’observait faire, avec patience, amusée par cette terrible impatience. Son enfant aurait bientôt trois ans. Enfant, qui n’avait que faire de l’admiration dont elle était le perpétuel objet. Volant la deuxième chaussure qui, de son point de vue, n’était pas assez rapidement à porté.
Lou comprenait sa petite fille. Depuis le réveil, une boule d’excitation, s’était nichée dans le creux de son ventre. Elle se sentait tout aussi impatiente. Sachant pourtant que son désir –le plus fou- était tout bonnement impossible. Mais Romain avait promis une surprise et cette simple idée embellissait déjà les heures à venir. L’épouse tendit sa main, pour offrir un appui, à l’équilibre maladroit de son tout petit. D’un regard, doux et un peu sérieux cette fois, elle vérifia la tenue de mademoiselle Zimmerman.


-« Ton écharpe? »


Tambourinant vivement sur le sol, Anna obtempéra sans aucune concentration. Sur le hochement de tête –approbatif- de madame, elle fila telle une étoile filante vers sa destination. Elle devint un éclair, aux cheveux corbeaux dans un habit d’un rose pastel, traçant son chemin sans pouvoir s’arrêter. Peter l’entendit passer devant la bibliothèque du rez-de chaussé. Eh bien… il semblerait que nous soyons enfin le 14. Louisa s’arrêta dans le grand hall, mit son long manteau d’hermine, en remerciant Vladimir d’un sourire. Elle glissa une paire de gants dans ses poches en avançant jusqu’au perron de la demeure.
Voyant la silhouette d’Anna courir et courir…


-« Anna, fais attention, il est tôt, ils n’ont pas encore enlevé toute la glace. »


Dernière édition par Louisa Zimmerman le Sam 2 Oct 2010 - 18:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Mar 14 Sep 2010 - 23:31

Non il n’avait pas reçu la dernière lettre de sa femme, parce qu’il était dorénavant bien trop loin de chez lui. L’avant-dernière lettre lui avait été remise par un coursier mandaté spécialement pour l’occasion, et il n’avait pas prévu que sa femme ne lui écrive malgré sa requête. Mais qu’importe, ce serait sa surprise à lui, quand il rentrerait au manoir. Pour l’instant, il préparait celle qu’il réservait à sa femme et sa fille, et il savait, qu’elles n’en reviendraient pas. Depuis cette lettre qu’elle lui avait écrite, son imagination n’avait que fait tourner encore et encore les engrenages de son cerveau. Il en avait parlé avec Gabrielle, Miranda et David, tous les trois l’avaient traité de fou. Même Aurore semblait désapprouver son idée, mais surement parce que cela l’éloigner d’elle. Avec les jours passant, Romain pensait vraiment qu’elle s’était mise en tête de le protéger, de le câliner et de s’occuper de lui lorsque sa femme ne pouvait pas le faire lorsque la distance qui les séparait était trop importante. Il avait vu là le début d’une longue amitié complice entre elle et lui, et il avait eu beaucoup de mal à la quitter et elle aussi. Il l’avait laissé aux soins de Miranda et David, dont il savait qu’ils ne manqueraient pas d’affection pour la petite chienne.

Penser à Miranda, David, Gabrielle, Anna et Louisa était une source de chaleur énorme dans le froid qui l’avait enveloppé la nuit précédente. Loin de chez lui, il n’avait pas trouvé mieux que le confort d’une grange pour passer la dernière nuit avant le grand jour. Cela avait été relativement désagréable, mais il avait réussi à passer outre, et puis au moins cela ferait une formidable histoire à raconter, il n’en doutait pas un instant. Lorsque Gabrielle l’avait traité de fou furieux, de passionné imbécile, il n’avait pas pu s’empêcher de sourire. En guise de réponse, il lui avait demandé si c’était seulement en cet instant qu’elle le réalisait ? Depuis le premier jour où il avait rencontré Louisa, il était devenu ce fou passionné, cet amoureux transi prêt à n’importe quelle folie pour elle. Et le mieux, c’est que cela s’était aggravé de jour en jours. Chaque heure passant augmentant sa folie passionnée, le rendant capable de tous les miracles, même les plus improbables, et donc, les plus souhaités.

Il savait que sa femme et sa fille se lèveraient surement tôt la matinée du fameux jour. Aussi, il n’avait pas trainé, et même s’il regrettait un peu son apparence négligée, il ne pouvait pas perdre une seule minute. Il fallait impérativement que cela soit prêt, sinon la surprise perdrait de sa superbe, et cela, il ne pouvait le tolérer. Avant l’aube, il talonnait déjà sa monture, tirant sur ses dernières réserves. Il avait déjà fatigué plusieurs chevaux, mais cela ne lui importait guère, tout au plus cela lui avait couté plusieurs pièces d’or, des pièces dont il jouissait par centaines, par milliers. Sa fortune était élevée, et c’était bien pour cela qu’il s’était permis ce caprice, qu’il s’était permis de faire du souhait de sa bien-aimée, une simple et heureuse réalité. Il avait à peine prit le temps d’avaler ce que le paysan local lui avait offert, en contrepartie de la somme qu’il lui avait laissé pour lui avoir offert le gite, tout en se renseignant sur la direction à prendre. Il n’était plus loin, mais il lui fallait encore une heure ou deux avant d’arriver et de tout déclencher.

Un peu avant sa destination, il descendit de son cheval et l’offrit à un jeune homme qui passait par là. Il n’en aurait plus besoin, et surtout, il était beaucoup trop voyant. Passant devant les grilles d’une demeure encore endormie, il passa au-dessus de l’une d’elle. Enfin le soleil timide, commençait à pointer le bout de son nez, et faciliterait un peu la tâche de Romain. Tel un voleur, ce qu’il n’était pourtant pas, il se glissa dans les grands jardins, avant de repérer ce qu’il cherchait. Heureusement, quelqu’un avait eu les idées en grand, et cela ne lui déplaisait pas. Sans faire de bruits, il s’installa derrière son abri, de telle sorte que l’on ne puisse pas le voir depuis la maisonnée. Et ainsi, il attendit. Le froid était mordant, mais il était bien équipé, et si proche du but, il ne pouvait se résoudre à abandonner.

Puis, quelques dizaines de minutes plus tard, enfin, il entendit. Il entendit les petits crissements symptomatiques d’une petite fille qui court, qui court à en perdre haleine. Elle court vers lui, il le sait, vers l’abri. Un petit regard discret, sans se faire voir, pour confirmer qu’il ne fait pas d’erreur. Et alors que la petite fille est très proche de son petit russe, Romain se redresse, et s’affiche au grand jour. On peut le voir même de la porte de la demeure, et, à bras ouvert, il accueille sa fille, qui l’a déjà reconnu. En un éclair, elle fond dans ses bras, il l’enlace, il tourbillonne avec elle. Oh qu’elle lui a manqué. Elle rit, lui aussi et leur rire réveille une chaleur insoupçonnée au milieu du jardin de la demeure des Silvianov : celle de l’amour…
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Mer 15 Sep 2010 - 14:01

Anna le savait. Elle le savait que son papa serait là. C’était ça la surprise, c’était lui son Senta Claus ! Ses poumons étaient en feu tant elle courait. Sa respiration réchauffait l’air tout autour d’elle. Petit météore ivre de joie. La buée de l’effort devenait son voile éphémère et protecteur. Le sang montait à ses joues rondes de bébé. Son cœur menaçait de céder sous ce rythme d’enfer. Quelques secondes avant de le voir elle avait tendus ses mains protégée par la laine.
Elle sent alors qu’on la porte dans l’air poudreux. Anna vole. Sans avoir que sa légèreté et celle que trouve les anges. Elle monte vers la poitrine de son dieu vivant. Ses bras courts vont enlacer le cou de l’homme. Il est là son papa. C’est lui ! Il sent le foin, la terre, et la neige. C’est une nouvelle odeur, celle de la Russie et elle lui plait. Sa voix au perchée bafouille une langue inconnue tout à la fois latine, slave, jeune.


Louisa avait suivie sa petite fée. Essayant si possible de ne pas se laisser contaminer par cette spontanéité. Si jamais cette surprise n’est pas à la hauteur, c’est elle qui devra réconforter. C’est dur parfois d’être la plus grande. Surtout quand on vous le demande, trop tôt, trop vite. Il y a toutes sortes d’éducations. Dans une famille de commerçant l’enfance est responsable. Les Maulne, dans leur esprit de bourgeois et d’esthètes, avaient instaurés beaucoup de règles. Les quelques rébellions de la cadette n’y avait rien fait.
Aujourd’hui mère, elle s’évertuait, à se souvenir des conseils de ces modèles. Comptant pourtant sur la douceur de son compagnon pour la tempérer. La tempérer, elle qui pouvait être plus sévère qu’une religieuse et plus immature qu’une fillette. Il fallait imiter les funambules et chercher l’équilibre entre son passé et l’avenir de cette enfant. Mais quelle demi-mesure possible face à cette scène irréelle ? Ses mains vont retenir le cri de surprise. Elle les regarde rire.


La distance se réduit rapidement puisqu’elle avance vers ce paradis. Anna parle et parle à son père, rayonnante comme jamais. Louisa l’entend et son cœur se gonfle d’amour. Elle est heureuse pour sa fille. Mais plus fort encore et son bonheur de femme. Romain les a rejoints. Ecoutant l’épouse possessive qu’elle était. Devançant ses projets de retour. Esclave avec elle d’un lien invulnérable. C’est la première fois que leur folie a parcouru le monde. Elle en est sûr ce ne sera pas la dernière.
Ni tenant plus madame Louisa Zimmerman, va enlacer les deux être les plus précieux de son existence. Les étoiles lui ont porté son cri. Le vent russe a soufflé son charme. De nouveau tous les trois. Trois mois de séparation c’était comme trois milles ans d’absence. Plus jamais. La belle s’en fit une promesse. Ses yeux sont trop brillants. Les larmes sont encouragées par le froid se justifie-t-elle intérieurement. Elle les laisse venir et va embrasser les lèvres du miracle. Un doux baisé de bienvenu, tandis que leur fille va jouer avec les cheveux de cette amoureuse. Elle n’a pas tout à fait conscience de ce qui se passe. De la magie.


-« Papa on va manger ? »


Louisa rit à son tour. D’une main elle chasse les perles à ses joues. Gardant un bras dans le dos de son amour elle libéra la voie vers le château. De l’une des fenêtres de l’étage la silhouette de Roza apparait. Un petit sourire flotte à ses lèvres. Les songes l’avaient prévenue il y a deux jours. Grand-mère et mère avaient donc tout préparés. Dans la grande salle à mangé une table princière a été dressée. La famille accueillerait le tendre Romain. Peter repli son journal et se lève tranquillement. Bien. Maintenant tout le monde est vraiment là.
Le couple marche dans la neige. Au creux d’une oreille furent murmurés les trois mots universels. Avec tant de reconnaissance, tant de plénitude que même le soleil décida de fêter ces retrouvailles. Ils entrèrent dans le hall où Vladimir attendait avec un air malicieux. L’odeur de la confiture attirait la petite fille qui réclama sa liberté. Lou la laissa faire tout à son propre entrain. Jeune, joyeuse, vive elle s’occupa elle-même d’ôter le manteau de son amant. Avec ces gestes intimes, chaleureux et si tendres.


Puis face à lui, en faisant mine d’arranger le col de la chemise du voyageur, elle se collait à lui le regardant dans les yeux. Parlant de cette voix pleine de leur complicité.


-« Comment as-tu fais ? C’est de la folie. Tu es là. Je voulais rentrer plus tôt, pour toi. Je voulais te retrouver. J’en ai parlé à maman. Je n’en pouvais plus. Ho Romain comme je suis heureuse. Je n’aurais jamais tenue jusqu’en février, je t’aime. Ne me laisses plus nous séparer. Ho non. »
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Mer 15 Sep 2010 - 23:08

La petite fille s’était ruée vers ce qui, de loin ressemblait plus à un rufian qu’un baron. Pourtant, elle, de près, savait bien qu’il ne pouvait s’agir que de son père. Il n’était pas aussi beau que dans ses jours habituels, mais même la fatigue, qui tirait un peu ses traits, le foin et la terre, qui enjolivaient allègrement son odeur, et la neige, qui recouvrait une partie de ses vêtements, n’avaient pu mettre à mal le jugement de ce petit bout de femme. Sans hésiter, Romain l’avait prise dans ses bras, et ils avaient tournés, tournés, tournés encore, jusqu’à ce qu’ils ralentissent et qu’il ne la serre dans ses bras tandis qu’elle s’accrochait autour de son coup. Elle semblait tellement heureuse qu’elle en mélangeait son russe et son français. Romain lui-même en avait du mal à la suivre, et il n’arrêtait pas de rigoler, l’enjoignant à se calmer un peu avant de lui dire ce qu’elle voulait lui dire. Et tandis qu’en attendant elle lui faisait un de ces câlins qu’il adorait, il chercha du regard l’autre femme de sa vie. L’autre femme pour qui il avait traversé l’Europe en ne se réservant que quelques heures de repos par nuit, car il lui fallait suivre une lettre qui avait finalement pris un peu d’avance…

Enfin il la trouva, encore proche de la maison. Elle n’avait pu suivre la vitesse de sa fille, cette dernière déjà persuadée de ce qu’elle trouverait à côté du frère russe. Alors qu’elle marchait vers Anna, il l’a vit arrêtée, surement stupéfaite de le voir s’emparer d’Anna et de la faire tournoyer. Il avait conscience de la surréalité de la scène pour son épouse, et pourtant, pourtant c’était loin d’être un rêve. Puis soudain, elle s’avance, de plus en plus vite. Il lui sourit tandis qu’Anna commence à lui parler de tout ce qui lui plait en Russie. Elle lui parle aussi du petit frère russe, qui les regarde à quelques mètres de là. Enfin, Louisa arrive et les enlace tous les deux. De la main qui ne tien pas Anna, Romain serre sa femme contre lui. La fatigue, le froid… Tout cela a disparu au contact des deux plus belles femmes du monde. Rien que pour elle, il aurait traversé le monde entier s’il l’avait fallu, et en comparaison, ce qu’il venait de faire n’était rien, enfin presque rien. Il savoura la tendre caresse de ses lèvres, lui rendant cet amour qu’il n’avait pu lui donner depuis des jours et des jours.

Lorsqu’Anna demanda à son père s’ils allaient manger, Romain ne put s’empêcher de sourire au doux son du rire de son épouse. Et tandis qu’il passa son bras libre dans son dos alors que Louisa faisait de même, il répondit :


« - Et comment ! Je meurs de faim. J’ai hésité à te manger toute crue tout à l’heure. »

« - Même pô vrai ! »

Romain sourit à sa fille.

« - Non tu as raison. » Il eut un regard faussement carnassier vers sa femme. « Je préfèrerai manger Maman. »

Et Anna rit de plus belle tandis que sa femme le traitait à nouveau de gros bêta. Oui c’est ce qu’il était, mais ne l’aimait-elle pas comme ça ? Alors qu’il approchait de la porte d’entrée, et qu’ils étaient enfin calmés, ou presque, elle lui murmura qu’elle l’aimait. Ces trois mots, murmurés à son oreille, le firent frissonner. Il lui vola un baiser qu’il justifia d’un sourire puis ils arrivèrent dans le hall. Romain salua un certain Vladimir dans un russe parfait, si l’on ne considérait pas cet accent qu’il prenait toujours un malin plaisir à prendre. Il libéra Anna qui détala comme un lapin en direction de la salle à manger. Souriant, il laissa Louisa s’occuper de lui, et lorsqu’elle vint faire mine de remettre son col, bien qu’elle soit trop près de lui pour réaliser uniquement une telle opération, il passa un main douce et tendre dans ses cheveux.

« - J’ai galopé aussi vite que le vent. Porté par mon amour pour toi, je n’ai aucun mérite. J’ai songé à l’idée que tu veuilles rentrer plus tôt et je ne voulais pas que tu quittes ta famille à cause de moi. Nous aurons tout le temps de vivre à Rosbruck, ta famille est importante, alors j’ai fait le seul choix qui s’imposait. »

Il l’embrassa tendrement, puis, se regarda un instant avant de soupirer.

« - Oh… Moi qui voulais faire bonne impression devant les Silvianov… Je crains que le Baron de Rosbruck ne soit guère présentable. Qu’en penses-tu ? »
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Jeu 16 Sep 2010 - 16:19


Dans les couloirs la petite princesse slave annonçait la bonne nouvelle. Le baron blond était au château. Celui qui venait de ce pays dont chacun se faisait une idée. Son papa, le Romain des neiges, avait rejoint sa famille. La rumeur se répercuta progressivement entre les murs des Silvianov. Chuchotement russe à la fois intrigué et plein de cette retenue slave. Qu’on prévienne Nastasia et tous les siens, le beau fils avait mit pied à terre. La curiosité allait être satisfaite !


Le domestique avait reculé, sentant chez les jeunes mariés, une passion dont il devenait l’espion involontaire. De celle qui écrase tout les autres. On avait vu la dame s’animer dés qu’elle parlait de son époux. On avait entrevu le lien qui tenait son cœur de femme. Pourtant les mots n’auraient jamais si bien retranscrit cette force qui l’auréolait –elle- à présent. Une fée à qui on rend ses dons de lumières. Lou n’avait d’yeux que pour son héros. Ecoutant cette voix, le timbre, l’intonation de son poète. Ce geste qu’elle avait rêvé tant de fois. Ce qu’il lui disait provoquait une vague de confiance. Il avait tout délaissé pour venir ici.


-« Tu as fais ce voyage tout seul ! Tu dois être épuisé. Je vais prendre soin de toi. Tu verras les feux sont très efficaces.
Je l’aurai quitté POUR toi Romain. Parce que c’est toi, et Anna ma famille. Vivre tout cela sans toi étais stupide je le sais maintenant.
J’aurai dû attendre que l’on parte tous les trois. J’aurais dû être patiente… »



Le remord habillait son visage. Ses erreurs Lou avait toujours eu du mal à les reconnaître. Cependant concernant le bien être des Zimmerman point de tergiversions. Oui sa famille profitait d’une lucidité accrue par le désir de bien faire. Que jamais son comportement ne soit la cause de… malheurs. Romain était orphelin. Elle n’avait plus de père. Ils avaient assez souffert tous les deux. Pourtant cette course folle était autant dangereuse qu’extraordinaire.
Le visage levé vers le sien pour y sentir sa chaleur apaisante. Elle eut un sourire amusé et serein. Il n’était pas c’est vrai le jeune bourgeois de Moselle. Ses vingt-huit ans dégageaient quelque chose d’animal sur ce sol de mosaïque. Il était plus paysan que baron. Dénigrant son métier elle lui trouvait un charme enivrant. Il lui plaisait ainsi. Il lui plaisait plus encore, que dans son bel habit de ville. Que dans son costume de noce. Il était…


-« J’en penses que tu es mon guerrier fou. Tu as l’apparence qui convient mari fidèle et courageux. Ils ne diront rien. Ou je leur répondrai. »


Louisa était honnête, dévoilant instinctivement la louve qui dormait en elle. On ne s’en prendrait jamais à eux sans en payer le prix, qu’importe le nom du coupable. Un sourire confiant appuya sa promesse.
Elle retira sa lourde fourrure blanche, libérant une robe d’un velours noir instance. Défiant ainsi toute sa jeunesse blanche. Parce qu’Irina écoutait ses ainés et apprenait à grandir ici. Affichant sur ses terres la femme qu’elle voulait devenir. Une femme élégante, superbe, digne, de son nom, de ses noms. Vladimir s’avança immédiatement pour les soulager, humble et silencieux, comme si elle était la maîtresse de la maison. Il n’y avait point de Maulne sur le Lac. Le phrasé de la jeune femme s’envola joyeusement pour le remercier.
Puis comme une adolescente elle entraina son amoureux vers les réjouissances. Marchant tranquillement pour laisser au visiteur découvrir. Il y avait du lambris au plafond. Des tapisseries finement ouvragées par des fileuses d’avant. Des tapis aux tons rubis aux arabesques délicates. De quoi s’immerger dans le luxe exigeants d’une dynastie de l’aguille. De quoi comprendre la réputation du royaume des Tzars. Ils allèrent à droite et entrèrent dans une salle baignée de lumière.


Leur petite fille était assisse sur une chaise recouverte de cousin rehausseurs. Une jeune fille l’aidait à manger en bavassant avec elle. Elle avait les traits caractéristiques de la famille maternelle de la métisse. Peter faisait partie d’une fratrie de huit. Chacun ayant eu les cousins et cousines de Nastasia. Qui firent ensuite la génération dont Lou faisait partie. Se retrouvaient dans cette salle au moins cinq membres de cette formidable généalogie. Les pommettes, la bouche, jusqu’à la forme des sourcils, autant de signes distinctifs du sang russe. La jolie nourrice s’appelait Katia. Vive adolescente tombée en dévotion pour sa nouvelle petite cousine.
Lorsque celle-ci tandis les bras vers son père chacun s’arrêta. Les yeux sombres observaient le français avec une attention intimidante. Louisa fit un pas un avant, inconsciemment protectrice. Même dans ce pays elle gardait cette assurance de négociante.


-« Je vous présente Romain, Romain Zimmerman. Mon époux. Le père de notre fille. L’homme de ma vie. »


Ce dernier point avait été dit avec insistance pour prévenir toutes mauvaises intentions. En quelques semaines Irina avait très bien montré de qui elle tenait. Chacun hocha lentement la tête pour saluer l’étranger. Les plus jeunes n’eurent aucune difficulté pour paraitre chaleureux. Dans le silence un peu solennel qu’ils installaient tous Peter Silvianov s’avança. Il avait exactement les mêmes yeux que sa petite fille. Il la regarda d’ailleurs, d’un air si neutre, qu’il aurait déstabilisé beaucoup de monde. La femme le défia avec un calme absolu.


-« Je comprends mieux d’où viens l’exotisme de ta fille, Irina. »

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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Jeu 16 Sep 2010 - 19:17

Qu’elle pouvait être têtue ! Une vraie mule ! Décidément, il n’aurait pas pu trouver une femme qui ne lui convienne mieux. Un nouveau sourire s’afficha sur ses lèvres. Il n’était pas mieux lui, enfin s’il en croyait Gabrielle et Louisa, qui n’étaient pas des modèles elles-mêmes ! Pour l’arrêter dans ses bêtises, il posa un doigt tendre sur ses lèvres alors qu’il l’interrompait, une lueur tendre dans le regard.

« - Tu as fini de dire des bêtises. Nous ne savions pas encore si je pourrais me libérer. Tu as fait le seul choix qui s’imposait, comme nous l’avions convenu. Et puis, ce n’est plus d’actualité, alors, arrête de t’inventer un fardeau, je t’en prie. Tu veux bien ? » Après qu’elle eut accepté, peut-être à dépit, il rajouta malicieusement. « Par contre, je suis déjà curieux de savoir comment tu vas prendre soin de moi ! »

C’était une phrase malicieuse qu’il n’avait pu s’empêcher de lancer, non sans un clin d’œil entendu. Mais ce n’était pas l’heure, et même si son corps criait grâce après tous ces jours bien trop longs et épuisants, et ces nuits trop courtes et peu reposantes, il devait à présent rencontrer la grande famille Silvianov et faire face à toute sa belle-famille. Il n’avait pas spécialement peur, mais pour être franc, il n’en menait pas large non plus. Il avait entendu dire qu’être russe était bien plus qu’une nationalité, c’était une manière de vivre. Les gens des pays froids étaient adaptés à leurs conditions, en particulier les Russes étaient rudes et forts, des hommes peu impressionnables. Certes ce n’étaient que des « on dit que », mais Romain connaissait sa femme, et il savait que son tempérament venait également de ses racines slaves, ce qui n’était pas pour lui déplaire, bien entendu. Voilà pourquoi il s’était inquiété un peu de son apparence, car non il ne ressemblait pas au bourgeois qui dirigeait une exploitation, mais plutôt au fermier qui travaillait dans la dite exploitation.

La réponse de sa femme le fit sourire… Un guerrier fou ? Peut-être bien oui… Cela pourrait lui aller, et au moins les cours d’escrime, qu’il avait prit, et les séances d’entrainement, qu’il pratiquait, lui serviraient peut-être. Alors ainsi un mari fidèle et courageux devait ressembler à ça ? Diantre… Il espérait qu’une telle tenue ne soit pas exigée à chaque instant, non pas qu’il ne l’aimait pas non, au contraire, mais face à ses clients il n’avait pas vraiment l’envie de paraître si négligé, surtout face à de potentiels investisseurs ou acheteurs. La maison Zimmerman devait encore faire son bout de chemin, et Romain doutait que l’odeur de foin et de terre n’attire vraiment les clients.


« - Ne soit pas trop dur avec eux. Et puis, je sais me défendre… Au moins un peu. »

Il lui sourit doucement avant de la suivre alors qu’elle l’emmenait à travers les dédales de cet immense château. Où que Romain pose son regard, il était sans cesse émerveillé par tant de merveilles. La demeure des Rosbruck, en comparaison, n’était qu’un modeste placard à balais… Mais, au moins, il s’agissait de leur placard à balais. Mais ici, tout était grandiose… Une virtuosité de décoration qui n’avait nulle autre pareille. Il se demandait d’ailleurs comment il n’avait pas remarqué cela au premier coup d’œil en rentrant, mais il se ravisa, puisqu’il se souvent qu’il n’avait eu d’yeux que pour ça femme à cet instant-là, soit dit en passant, la plus belle merveille que ce lieu pouvait contenir.

Ils entrèrent finalement dans la grande salle et enfin Romain put enfin visualiser la véracité des propos de Louisa lorsqu’elle lui parlait de ses nombreux cousins. En effet, dans cette pièce se tenaient un bon nombre de personnes dont chacun avait un air commun avec l’autre. Un détail parfois, plus que ça une autre. Lorsqu’il posait son regard sur une personne, Romain ne pouvait pas ne pas reconnaître une caractéristique commune avec la précédente. Un peu intimidé, il aperçut enfin sa fille et lui adressa un large sourire alors qu’elle tendait les bras vers lui. Il l’a rejoindrait dans peu de temps, mais pour le moment, il y avait un petit jeu d’adultes à jouer. Aussi, lorsque sa femme prit les devants et l’annonça à toutes les personnes présentes, il ne put s’empêcher de retenir son souffle.

Tous les regards venaient de se retourner vers eux, non vers lui. Beaucoup lui adressèrent un salut de la tête auquel il tenta de répondre le plus souvent. Ainsi la proie de tous les regards, Romain se demandait s’il n’allait pas perdre pied. Soudain l’un d’eux s’avança. Lorsqu’il croisa son regard, le jeune homme comprit qu’il s’agissait d’un parent de Louisa, car il n’y avait que ces yeux qui pouvaient le transpercer de cette manière. Cela lui fut confirmer lorsqu’il s’adressa à cette dernière. Au moins une chose était sure, le calme slave n’était pas une légende. Un peu gêné, Romain se permit ce qu’il adorait :


« - Les mélanges font de beaux enfants, même si, heureusement, notre fille a davantage hérité de sa mère. »
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Mar 21 Sep 2010 - 17:05

Peter avait dévié son regard vers ce mari. Romain. Un prénom qui ne trompait pas. Surtout quand on connaissait un peu le latin comme ce patriarche. Elle lui avait beaucoup parlé de cet inconnu. Il revenait dans les conversations, comme un esprit, dont Lou ne voulait se détacher. Elle n’en avait même plus conscience. Voilà qui était étonnant. Dans leur correspondance, cette enfant n’avait eu de cesse de répéter, que sa liberté ne serait jamais prise. Que son indépendance lui éviterait de nouveaux deuils.
Pourtant il avait retrouvé cette vibration dans ses odes passionnées. Celle la même dont Nastasia avait usée pour le convaincre de la laisser avec Jean Maulne. Pour le persuader d’abandonner sa fille unique si loin de son pays, de ses racines. Le choix le plus difficile au monde. Mais Roza avait plaidé la cause de cet amour incompréhensible. Alors ils avaient tout fait pour que cette séparation soit douce. Ouvrant cette boutique pour donner aux jeunes mariés un peu de patrimoine. Défiant toutes les réglementations pour que celui-ci soit céder à leur fille.
Tout cela pour la retrouver blessée à mort. Comme si les Nornes l’avaient prise en même temps que Jean. Alors oui, il éprouvait une certaine antipathie pour ce royaume de France. Il lui associait la détresse de son enfant. Il avait même exigé que sa petite fille quitte Forbach. Il lui avait ordonnée de venir prés des siens. Il y a trois ans. Entrainant une dispute, un silence, que seule la naissance d’Anna avait put atténuer. Parce qu’en devenant mère Louisa avait –en partie- comprit le comportement de son aîné.


-« Souhaitons qu’elle ne soit pas aussi intransigeante. Irina a manqué de… » Les yeux de l’intéressée annoncèrent un orage.
-« Grand-père. Ne remet pas en cause la manière dont j’ai été éduquée. » C’était presque un ordre et il glaça la salle.
-« Lou. » La voix de l’endeuillée était à peine un murmure. Elle n’osait ni affronter l’un, ni affronter l’autre.
-« Non. Maman il n’a pas à critiquer. Il n’était pas là. »


Elle aurait voulu que Peter se retienne. Qu’il n’affiche pas aussi vite et aussi mal ses positions. Romain n’avait pas à subir ce point de vue. Il ne fallait pas que le sujet prenne corps. Alors elle attaquait. Son constat sonna comme une condamnation. Louisa, n’avait pas précisé à son époux, qui étaient les méprisants de sa famille. Il était devenu clair au fil des jours que le patriarche en faisait parti. L’annonce du mariage avait accentuée son mécontentement. Leur relation se teintait de reproches. Il aurait voulu que cette jeune femme rattrape les erreurs de sa mère. Non pas qu’elle les imite en tous points ! Amour bâtard, enfant précoce et union métissée.


-« Nastasia, fais accompagne ton père dehors. »


Roza, les mains sur sa robe, regardait la scène du pallier. Elle savait que des deux colériques Louisa serait la plus sauvage. Mais monsieur Silvianov n’avait pas besoin de mordre pour faire mal. Ainsi joua-t-elle le rôle de médiateur. Même à distance ils avaient eu besoin de ses rappels à l’ordre. Voilà peut être pourquoi ce voyage était le premier. Le seul que sa petite fille avait consentit à faire. Les réactions étaient multiples. Elles étaient pourtant trop minimes pour permettre une interprétation. L’ancestrale hiérarchie était mise à mal par une étrangère.
Au milieu de tout cela, Nastasia devait concilier ses deux vies, sans n’en trahir aucune. Depuis la mort de Michael elle n’avait plus aucune autorité sur sa fille. En s’abandonnant au désespoir elle avait renoncé à être le modèle, l’adulte, de la famille. C’était malheureusement bien pire depuis qu’elle était de nouveau « La Fille ». La relation mère-fille en était abîmée. Lou refusait tout bonnement de se laisser de nouveau attendrir. Il lui avait fallu des mois pour se faire à l’idée qu’elle était seule.


Mais elle s’en voulait de montrer tout cela à ses deux amours. Aussi puisa-t-elle en eux le calme qui lui manquait. En inspirant elle remercia sa grand-mère d’un regard. Avant de prendre la main de Romain et de la serrer timidement. Elle s’excusait. Ces retrouvailles ne devaient pas souffrir de ces mésententes internes.
Elle le guida jusqu’à la table. La jolie Katia lui souriait sans retenue et détendit l’atmosphère avec la plus simple des confidences : Les russes sont les plus obstinés du monde.

-« Et toi Ina’ penses un peu à ta fille. »
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Jeu 23 Sep 2010 - 18:11

Ah… La belle-famille. Romain devait admettre qu’il comprenait désormais davantage la position de sa femme sur ce sujet. Bien entendu, Romain n’avait jamais eu de mal avec Nastasia, au contraire, mais en France, on était loin de Russie et certaines tensions n’existaient pas. De temps en temps, Romain avait demandé à son épouse de lui parler de sa famille qui vivait là-bas, si loin à l’est. Elle n’avait toujours répondu que partiellement, éludant la question très rapidement pour passer à un autre sujet. Bien entendu, il n’était pas dupe, mais il était loin de s’imaginer que l’accueil qu’on lui ferait serait plus glacial encore que le froid qui avait été son compagnon de voyage. S’il avait su, peut-être aurait-il attendu que Louisa désire ardemment rentrer. Non, il n’y avait aucune raison d’attendre, et même s’il sentait que certains lui en voulaient, pour une raison dont il ignorait totalement le contenu, quoiqu’il s’en doutait un peu, il était heureux d’être-là, en compagnie de son épouse, et de sa fille. La réaction du grand-père de Louisa l’avait tout de même sacrément refroidi, et il ne se sentait pas vraiment chez lui… Non, il avait l’impression d’être au milieu d’un océan hostile au milieu duquel subsistaient deux bouées de sauvetage, sa femme et sa fille.

Il ne pipa mot durant l’altercation entre Louisa et son grand-père. Pas plus lorsque Nastasia tenta d’apaiser, vainement, les choses. Il connaissait son épouse, même si elle ne l’était que depuis peu. Ils avaient déjà vécu beaucoup de choses ensemble et il pouvait affirmer la connaître mieux que personne, du moins il l’imaginait. Romain savait que sa femme était du genre à prendre les devants lorsque quelque chose ne lui plaisait pas, et, apparemment, cette discussion à venir ne lui plaisait pas, elle s’arrangeait donc pour ne pas avoir à l’affronter. Ce n’était pas de l’esquive, au contraire, elle montait au front pour montrer qu’il n’était pas nécessaire d’évoquer le sujet, que tout avait été dit, et que rien qui pourrait être encore prononcé ne changerait rien. Romain avait déjà fait face à la fureur de sa femme, et il s’en souvenait encore. Bien entendu, ce n’étaient que des disputes sans importance, et ils étaient bien vite réconciliés, souvent de la plus intime des façons. Après tout les disputes étaient le lot de tout couple, des clashs inévitables lorsque les deux partenaires s’expriment et que l’un ne se contente pas de faire le dos rond. Les couples qui se disputent vont généralement mieux que ceux qui ne se disputent jamais, car les problèmes sont réglés, et non étouffés. Mais cela était une autre histoire.

Puis Roza, dont il avait tant entendu parler, mis un terme à la tempête qui naissait. De quelques mots, elle avait coupé court à tout le désastre qui aurait pu s’en suivre. Romain s’octroya le droit de la regarder et lui adresser un sourire poli et plein de remerciements, avant de sentir la main de sa femme se glisser dans la sienne. Il lui serra tendrement la main, et posa sur elle un regard amoureux. Elle n’avait pas à s’excuser, peut-être que ses parents à lui auraient été comme cela aussi… Lui ne pouvait pas juger, sa famille à lui se réduisait à une tante merveilleuse, cela ne pouvait pas être partout pareil. Il se laissa guider dans un sourire par son épouse vers la table où leur fille était accompagnée d’une charmante jeune femme à laquelle Romain rendit son sourire. A sa confidence, il répondit, sur le ton du complot, qu’il ne leur en tenait pas rigueur et réfléchirait à deux fois avant de contrarier à nouveau un habitant de ce merveilleux pays. Il fut toutefois interpelé par le surnom avec lequel Roza s’était adressée à sa petite-fille. Romain se retourna vers Louisa :


« - Ina’ ? C’est divinement joli comme surnom ça. Pourquoi m’avoir caché une telle chose ? »

Anna, qui avait fini d’engloutir, c’était le mot, son petit déjeuner, sauta sur les genoux de son père. Surpris, ce dernier ne put s’empêcher de rire et installa confortablement la petite fille.
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Mer 29 Sep 2010 - 21:22

Madame Zimmerman attrapait délicatement l’une des serviettes brodées posées sur la table. Il y avait dans ce geste les dernières pincées de sa colère. Elle s’attendrit en les voyant ainsi retrouver leur complicité. Ces trois mois n’avaient rien changé entre eux. Si Romain, avait toujours été un grand enfant, il l’était encore plus en présence d’Anna. Ce petit angelot aux boucles brunes était la raison de tous les enfantillages. Louisa était donc un peu plus la figure de l’autorité et de l’ordre. Renouant avec sa propre éducation, tout en essayant de ne pas en prendre les excès. Comptant sur ce compagnon pour la rappeler à l’ordre.
D’une voix tendre mais ferme elle attira l’attention de leur enfant. Comme elle le fit naguère avec ses nièces. Anna l’observa de ses deux grandes prunelles grises. Avec la même surprise un peu inquiète que les jumelles éprouvaient dans ces cas là. Ce fût les quelques secondes qui lui servir pour essuyer un visage aux joues recouvertes de confiture à la groseille. Veillant en permanence sur les détails physiques. Parfait. Le bébé retourna à son badinage et sa mère plia le tissu qui trouva place sur ses cuisses. Prêt à servir de nouveau.


- « Parce que quand grand-mère a quitté la France je ne l’ai plus jamais entendu. Je l’ai oublié. Mais c’est vrai qu’elle préfère mon autre prénom, comme papa. « Ina » c’était le surnom qu’elle prenait pour me gronder, comme maintenant.
Si tu l’aime alors je le garde.»



De sa place l’ainée hochait la tête avec un petit sourire. Elle gardait de ces quelques années une tendre nostalgie. Ils étaient partis tôt, trop tôt peut être. Ne voulant pas abandonner pour longtemps la Russie. Michael n’avait pas cinq ans alors. Ils ne l’avaient jamais vu adulte. Ils gardaient de lui l’image d’un petit garçon dont le sourire ressemblait à celui du Baron. C’était d’ailleurs peut être, un peu de ces ressemblances, qui avaient intriguée Lou en premier. Alors qu’elle n’acceptait pas encore la disparition de ce frère adoré. Sa belle sœur le lui avait soufflé quand elle l’avait vu la première fois. Enfermée dans un deuil dont seule la mort l’avait finalement libérée.
Pourtant, non, il s’agissait bien de deux hommes différents. L’un avait été son idole, l’autre était son âme sœur. Personne ne pouvait s’y tromper. Ce qu’il y avait eu de complicité entre le frère et la sœur n’égalerait jamais cette fusion des deux amants. Il était devenu son monde, détrompant tous les présages des Maulne. Quant aux Silvianov ils reprenaient leurs conversations, sans plus montrer d’attention particulière pour la petite famille. Fins acteurs d’un armistice.


Il était bien tôt sur le lac blanc. Tout le monde prenait son temps. Dans un murmure collectif ponctué de quelques gestes brusques. Les rares travailleurs de la demeure s’étaient déjà éclipsés. Les oncles, étaient pour beaucoup des bourgeois très bien lotis, qui ne travaillaient que pour le plaisir. Leurs femmes iraient bientôt en ville faire leurs affaires. Les enfants iraient dans les bras des nourrices, pour commencer une journée de divertissements prétextes aux l’apprentissage de valeurs ancestrales.
Vladimir apparu à la porte tel une ombre. Il apprit à la matriarche que les bagages de l’invité avaient été montés dans une chambre. Roza le remercia, amusée de voir sa petite fille l’arrêter en se levant. Regardant le serviteur droit dans les yeux elle rectifia les choses. Ce n’était pas un invité, mais son mari. Il ne dormirait pas ailleurs que dans son lit. Le russe baissa les yeux sans paraitre tout à fait humble. Il marmonna que le changement serait fait.
Louisa retourna vers les siens sans voir l’air renfrogné du jeune homme. Elle n’oubliait pas que son amour venait d’effectuer un voyage éreintant. Tous les signes de la fatigue s’épanouissaient sur la silhouette du voyageur. Cela la tracassait. Son chevalier fou avait épuisé toutes ses réserves pour elles. Lou se raisonnait. Ils auraient tout le temps de profiter de lui. Il ne disparaitrait pas. A cette simple vérité son cœur se gonfla d’une joie inouïe.


Elle mangea avec lui au milieu des autres. Souriant à chaque fois que leur regard se croisait. Ecoutant le récit de sa traversé. Lui posant milles questions. Roza intervenant dans la langue du visiteur de temps à autre. Non, bien sur il n’avait pas fait escale en Autriche. Sa main avait frôlée la sienne une bonne dizaine de fois cherchant sa chaire, sa présence, sa douceur, tout ce dont elle avait manqué.
Il était inhumain de résister à son envie de le toucher alors qu’il était si proche. Anna était restée sur ces genoux, jouant avec les objets devant elle, en écoutant le français de là bas. Profitant de son père avec innocence.
La belle trouva recours une fois la vaisselle retirée, en allant derrière lui déposer ses mains sur ses épaules. Geste affectueux et anodin en apparence. Ne pouvant s’empêcher d’aller discrètement caresser sa nuque, de prolonger le geste jusqu’à l’un des nœuds musculaire à la naissance du trapèze gauche.


-« Romain, tu veux peut être allé te reposer. Ou bien prendre un bain pour te détendre. Je m’occupe d’Anna.
Et nous sortirons tous les trois après déjeuner. Quand dis-tu ? »


Lou faisait très bonne figure n’est-ce pas ? Alors que ce qu’elle souhaitait était de le rejoindre dans ce sommeil, ou bien ce bain, réparateur. Dormir avec lui. ou laver son corps aimé Ne serait-ce que pour retrouver sa présence. Mais il passait avant, son bien être passait avant les envies féminines. Elle le voulait heureux. Qu’il se sente libre de prendre soin de lui, avant de prendre soin d’elles. Il le méritait tellement.
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Sam 2 Oct 2010 - 18:04

Oui, Romain était loin d’être un père autoritaire et absolu… Non, même s’il savait dire non quand il fallait, il aimer jouer avec Anna tout simplement parce qu’il savait que le jeu était essentiel. On ne vivait pas sans n’avoir jamais joué. Parce qu’avec le jeu, on pouvait faire des choses qu’on ne pouvait pas faire autrement. C’était là l’importance du jeu, découvrir ce qu’était la réalité, quand elle s’arrêtait, quand elle commençait, quand il fallait être sérieux, quand on pouvait s’amuser. Sans avoir jamais joué, on ne sait pas ne pas être sérieux, on ne peut pas vivre pleinement. Alors oui, parfois Romain sortait des sentiers battus et semblait s’amuser même lorsqu’il ne le fallait pas, mais c’était souvent plus pour détendre l’atmosphère que faire l’imbécile. Après tout, il était hautement responsable, et sa réussite en était une preuve évidente. Certains le pensaient arrogant à le voir aussi désinvolte parfois, mais ce n’était pas le cas, bien au contraire. Il profitait juste de la vie, tant qu’elle lui offrait un jour de répit de plus. Après tout, qui pouvait affirmer, avec certitude, lorsqu’il se couchait, qu’il pourrait se réveiller le lendemain matin ? Romain, lui, ne le pouvait pas, aussi il vivait chaque jour comme le dernier. C’était notamment ce qui l’avait poussé à faire le voyage jusqu’en Russie, pour Anna, et surtout pour Louisa.

Alors, oui, en ce moment monsieur Zimmerman jouait les papas-joueurs et laissait volontiers la casquette de la grande adulte à sa femme, mais elle savait qu’elle pouvait compter sur lui, que ce soit pour la faire rire de ses pitreries parfois démesurées, ou pour l’aider dans les situations difficiles. Il la regarda appeler leur fille d’une voix sans équivoque. Anna suspendit toutes ses activités et se tourna vers sa mère, en même temps que son mari. Lorsqu’il aperçut la confiture à la groseille qui recouvrait la bouille de sa fille, il ne put s’empêcher de sourire.


« - Dites donc Anna Zimmerman, ne vous a-t-on pas appris à manger sans mettre de la confiture partout sur votre visage ? » Il s’approcha d’elle et lui murmura : « - Tu te souviens ce que je t’ai dis, si tu te mets de la confiture sur ton visage, tu me donneras encore plus envie de te croquer. »

Louisa avoua ensuite avoir oublié ce merveilleux surnom, qui avait été utilisé à des fins plus ou moins heureuses. A sa remarque, il répondit, à voix basse, malicieux.

« - Tu sais bien que tout ce qui te concerne me plait. »

Sans mot dire, il lui vola un baiser et fit comme si de rien n’était. Il ne connaissait pas trop les mœurs russes et, de plus, savait qu’on n’appréciait pas trop sa présence ici, enfin pour certains. Du coup, il préférait ne pas trop afficher son amour pour sa femme, comme il ne se gênerait pas de le faire ailleurs.

Le petit déjeuner fut succulent. Bien entendu, après plusieurs jours à manger plus ou moins ce qu’il y avait de disponibles, tout aurait pu paraître délicieux, mais il devait admettre qu’il comprenait pourquoi sa fillette avait de la confiture sur les joues. Il ne manqua toutefois pas de frôler le plus possible sa femme à chaque fois que c’était « justifié ». Avec Anna sur les genoux, il était plus difficile de faire ce qu’il voulait, mais il devait admettre qu’être nourri par sa fille était amusant. Elle lui disait sans cesse « Tiens, mange ça, c’est bon. » pour tout ce qui passait sous ses petites mains. Romain devait avoir gouté à peu près tout ce qu’il y avait sur la table.

Une fois la table débarrassée, Romain sentit la fatigue l’envahir. L’estomac littéralement rempli jusqu’à ras-bord par sa fille, il commençait à ressentir la fatigue du voyage qui le rattrapait enfin. Louisa s’en était surement rendu compte, et alors qu’elle posait ses mains sur ses épaules dans une caresse plus qu’agréable, il écouta sa proposition avec attention. Basculant la tête en arrière pour plonger sans regard dans le sien, il murmura :


« - Je suis sûre qu’Anna a déjà de nombreuses amies ici, ne penserais-tu pas qu’on pourrait la laisser jouer jusqu’au déjeuner ? »
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Sam 2 Oct 2010 - 21:31

Ina’ se plongea dans ces prunelles grises. Celles qu’elle se mettait à chercher dans tous les regards. Cet éclat rare et mystérieux qui s’instillait à présent dans les yeux de leur bébé. Dieu qu’il lui avait manqué. Si Lou avait crut un jour pouvoir se passer d’amour c’était par simple orgueil. Un orgueil mal placé et pénible. La proposition faisait tellement échos à son désir qu’elle ne put s’empêcher de sourire.
Katia avait peut être un fiancé quelque part. Ou peut être connaissait-elle le langage des yeux. Parce que ce fut, sans même comprendre le français, qu’elle interrogea sa cousine avec élan. Elle pouvait très bien s’occuper de la petite princesse pour la matinée. Quand la baronne fit mine d’objecter, la jeune fille argumenta que cela lui ferait très plaisir. Louisa ne voulait pourtant pas se laisser convaincre, sans être certaine que sa fille appréciait l’idée. C’est alors que Katia tendit ces jolis bras en annonça le programme dans un russe pétillant. Anna n’en demandait pas plus et exulta de joie en songeant qu’elle allait retrouver son ami le bonhomme de neige. Ce n’était pas plus compliqué de faire le bonheur d’un bébé.
Sa mère s’empressa pourtant de rattraper ces deux joueuses. Avec un sourire un rien inquiet elle reboutonna le gilet de son enfant. Puis ne résistant pas c’est un baiser gourmant qu’elle déposa sur ses tendres joues. Depuis qu’elles étaient en voyage toutes les deux, elles ne se quittaient pour ainsi dire plus. Créant un lien à la limite du passionnelle que la jeune mère avait bien du mal à maîtriser.


-« Ne la laisse pas croquer les glaçons surtout. C’est son nouveau hobbies mais je ne crois pas que son ventre apprécie tellement lui. »


-« Pour ma part je vais en ville. Un ami est de passage et il m’a promis de me parler de son dernier voyage. La Chine… »


Il y avait dans ce dernier mot une telle curiosité. On comprenait alors d’où venait les élans de la métisse. Elle avait dans le sang l’amour de l’ailleurs. Les Silvanov avaient reprit la route un an à peine après leur retour. Les Maulne avaient assisté de loin à un tour du monde. Ils allaient là où ils en avaient envie. Ils connaissaient l’Europe mieux que les géographes, et certains patois mieux que les grammairiens.
Et partout où ils passaient c’est un nouveau comptoir qui se créait pour la famille. Si Louisa, n’avait pas mit de côté ses grands-parents, elle aurait sans doute accédé à tout cela. Mais il était trop tard pour rattraper les choses. Si l’est lui était à jamais perdu, elle était bien déterminée à conquérir la France. Son entente avec Viviane portait déjà ses fruits. Dans quelques années elle irait à la Cour en tant que Forbachoise de renom !


Pour l’heure Louisa n’était qu’une jolie épouse aux desseins les plus tendres et merveilleux. Elle retrouva Romain pour l’enlevé à ce salon. Avec un air complice et malicieux elle les mena au grand escalier. Une marche avant lui se retournait pour le regarder avancer. Il y avait tout autour d’eux les portraits des ancêtres. Cette famille n’avait jamais acquit de noblesse officielle, de rang.
Mais depuis des siècles on reconnaissait leur talent. Il ne fût pas rare quel quelques princes ou émissaires commandes leurs costumes chez eux. En particulier du temps d’Andréa Silvianov… Lou comme à chaque fois avait ralentit devant ce tableau. La dame avait ce regard fier cet maintient de conquérante. Surtout elle portait une splendide robe blanche sertit d’argent et de rubis. Un vêtement si beau qu’il lui donnait l’allure d’une reine.


Avec un sourire sa descendent reprit son chemin et captura la main de son mari. Ils traversaient un labyrinthe de corridors aux pierres lisses. Jusqu’à ce que se dresse la porte donnant sur « l’aile des Zimmerman ». Le soleil illuminait leur chemin à travers des fenêtres plus grandes que celles de Frances.
En premier il y avait un charmant petit salon où s’était installé un régiment de jouets. Il y avait aussi ce secrétaire où attendait déjà une feuille vierge et de la cire. Et quelques robes abandonnées sur le dos des canapés, parce ici il fallait se changer pour chaque moment de la journée. Un désordre qui démontrait à quel point la jeune femme s’était laissé vivre. Donnant tout pouvoir à l’enfant qui lui rappelait son amant.

-« Tu vois, quand tu n’es plus là, rien ne va plus. »


Sur cette phrase elle l’enlaça. A leur en briser les os. Retrouvant l’abandon d’y il a un peu plus de trois ans, quand elle avait perdue les êtres les plus chers de son existence. Bien sur Romain aurait été là à son retour. Il s’agissait d’une séparation volontaire et entendue. Mais il y avait chez elle –depuis ce temps- ce besoin éperdu de sa présence, de sa force et de son amour. C’était irrationnel et elle ne cherchait même pas à se contrôler. Il était le seul à pouvoir la voir aussi fragile.
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Dim 3 Oct 2010 - 13:52

Même s’il ne la connaissait pas, Romain devait admettre qu’il appréciait de plus en plus cette jeune femme prénommée Katia. Bien entendu son russe à lui était loin d’être parfait, mais il avait compris le sens général de la discussion qu’elle menait avec son épouse. Comme il s’y attendait, elle avait tenté de s’opposer à la proposition de la jeune femme qui avait surement du lire dans leurs pensées à tous les deux. Enfin ce n’était pas si difficile, après tout, à quoi pouvaient bien penser deux amants qui se retrouvaient après une longue séparation ? Les réponses étaient limitées, il fallait bien l’admettre. Romain avait envie de passer du temps avec sa femme, elle lui manquait horriblement. Anna aussi bien sûr, mais ce n’était pas tout à fait pareil. Il aimait sa fille, peut-être plus que tous les autres pères de ce monde aimant leur enfant, mais Louisa… Louisa c’était un autre amour, un amour enivrant, un amour passionnant, un amour passionné. Un amour dont il ne pourrait jamais se passer, non, jamais. Il était bien trop important pour lui. Il regarda Anna s’enfuir, littéralement, avec Katia, et Louisa qui les rattrapa pour donner une dernière marque d’affection à leur enfant. Décidément, en mère, elle était parfaite, contrairement à lui, parfois un peu dépassé par les évènements. D’ailleurs il avait surement été plus stressé qu’elle encore alors que la naissance de la petite Anna se rapprochait. Il se rappelait avoir couru dans tous les sens, sa femme le rappelant parfois à la raison. Mais qui pouvait en vouloir au jeune homme de se demander s’il ferait un bon père ? Finalement, il n’avait pas l’air si mauvais, mais il était loin d’être un père peu permissif et autoritaire, oh non.

Il regarda sa fille disparaitre dans l’encadrement de la porte avant de reposer son attention sur sa femme qui venait l’enlever, littéralement. Il adressa un regard désolé à l’Assemblée, comme pour signifier qu’il ne pouvait pas lutter contre ça. Il la suivit dans le grand escalier, où il se sentit un petit peu observé et détaillé par tous les ancêtres des Silvianov. Heureusement, sa femme était là et semblait être son passe-droit pour fouler ces marches. Il ne portait pas tellement d’attention aux portraits, mais lorsque sa femme ralentit devant un en particulier, son regard semblant étrangement attiré par celui-ci, il le contempla lui aussi. Il ne savait pas vraiment qui était cette femme, mais elle semblait importante et fière. Nul doute que Lou avait surement hérité de son port altier et de ce regard. Il sourit quand elle accéléra le pas et l’entraina de la main. Il lui fit confiance, comme toujours, pour la guider parmi le dédale labyrinthique de couloirs. Il avait une idée de là où ils arriveraient, l’aile des Zimmerman, dont elle lui avait parlé dans une lettre, mais n’avait aucune idée d’où elle pouvait être.

Ils arrivèrent finalement, et une grande porte révéla un petit salon encombré de jouets. Il ne put s’empêcher de sourire face à la quantité de petites choses et s’imagina sans mal sa petite fille jouer avec tout ce qu’elle devait déjà considérer comme des trésors. Le secrétaire ne lui échappa pas non plus et sans trop de mal, il visualisait sa femme, assise devant ce meuble, transcrivant ses sentiments sur le papier à la lueur d’une bougie ou du soleil qui traversait les grandes fenêtres, comme maintenant. Il eut à peine le temps de noter les différentes robes qui trônaient sur les fauteuils avant qu’elle n’avoue perdre pied lorsqu’il n’était pas là, et qu’elle se jette dans ses bras, à le serrer comme si on voulait les séparer de force. Surpris, il avait écarté les bras et regardait son épouse affectueusement. Il l’enlaça tendrement, lui rendant son étreinte plus posément, même s’il désirait l’étreindre avec la même force, après tout, il était beaucoup plus solide qu’elle. Romain ne saurait dire combien de temps passa alors qu’ils se tenaient là, debouts, l’un contre l’autre. Mais il s’agissait là de la somme de toutes les étreintes qu’ils n’avaient pu se donner depuis tout ce temps…


« - Mon amour, si tu continues à te serrer contre moi comme ça, tu vas être aussi sale que ton mari, aussi guerrier soit-il. »

Il l’écarta un petit peu, la tenant par la taille. Un main ne résista pas à caresser son visage.

« - Chez nous aussi rien ne va quand tu n’es plus là. Mais maintenant, nous sommes tous les deux, rien que nous deux. »

Il jeta un œil aux alentours avant de lancer.

« - Et si tu montrais la salle d’eau à ton guerrier, je suis sûr qu’il y a une bataille à gagner là-bas… »
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Dim 3 Oct 2010 - 17:57


-« Peu m’importe, j’aime cette terre si tu l’as foulée. Je veux cette odeur de toi, de là bas, je l’ais rêvée partout. »


C’est avec un rien de mauvaise volonté que l’amante quitta la poitrine du voyageur. Alors qu’elle se nourrissait de son aura dans un silence reconnaissant. Prouvant par la même sa dépendance éhontée. Une preuve d’affection et de vulnérabilité dont elle aurait été incapable il n’y a pas un an de cela. L’arrivée d’Anna avait changé beaucoup de chose. Une fois la grossesse avérée mademoiselle Maulne avait progressivement lâchée du leste. Elle s’était reposée sur lui. Ce partage avait rapproché les deux amoureux plus efficacement que tout le reste. Toute à sa joie d’être mère Lou était redevenue généreuse. Elle avait repoussée les morts pour songer à la vie. Anna l’avait peut être bien sauvée.
Un sourire conquit accueillit le constat de son homme. L’épreuve dictait une vérité. Ils ne devaient plus être séparés. Ils ne devaient plus croire que cela était possible. Les Zimmerman ensemble. Drogués d’un bonheur à deux –seulement-. Quelle idée lui était passée par la tête ? D’avoir quitter sa nouvelle vie si vite ? Folle Louisa. A te croire la plus forte tu deviens la plus idiote. Les mains caressant ses reins avec une tendresse pleine de chaleur. Dans un baiser qui leur coupa le souffle elle ajouta avec bonheur.


-« Toi et moi ! Je n’y crois toujours pas. C’est le plus beau cadeau du monde, mon amour.
Merci Romain. »



Cette fois c’était le sérieux qui la prenait en otage. Pendant quelques secondes, alors que Lou se perdait dans un océan perle. Ce « merci » était celui qui prenait en compte toute une histoire. Que ce jeune baron ait été présent à chaque instant. A chaque fêlure, prêt à réparer. Tel un artisan patient et généreux qui avait un jour décidé de la soutenir, elle.
Elle hocha délicatement la tête et relevant ses jupes la dame circula entre les meubles. C’est vers le fond de la pièce, à leur gauche, que se dessinait le seuil d’une nouvelle salle. Un peu plus petite que le salon, avec un sol fait de céramique. Il y avait peu de chose : une table où trônait fièrement une bassine de terre cuite remplie d’eau fraîche. Quelques serviettes blanches pliées qui attendaient de se rendre utiles. Une baignoire en fer forgé vide pour l’heure, placée à côté d’un petit poêle.
Louisa le guida jusqu’à une chaise solide prés de la table. Avec un sourire elle se tourna vers la table et prépara un gant de tissu propre pour lui. Il y avait dans ses gestes un entrain de jeune fille. Le simple faite de pouvoir s’occuper de lui devenait quelque chose de précieux teinté de merveilleux.


-« Je vais faire demander de l’eau pour que tu ai un bain digne de ce nom. »


Dans un mouvement Lou se retrouvait face à lui, ses doigts recouverts d’eau allant dessiner les contours de son visage. Ses yeux noirs le redécouvraient avec une admiration attendrissante. C’était son mari, lui, ce beau français aux sourire amusé. Un sourire d’elle, quand elle reconnaissait une petite ride de vie qui lui plaisait tant. Ce presque trentenaire avait le charme d’un ange descendu sur terre. Un murmure entre eux alors que le soleil les baignait avec douceur.


-« Comment peux tu croire que c’est de moi qu’Anna a prit la beauté ? »


Lèvres contre lèvres le temps d’un battement de cœur. Son regard glissa vers la baignoire vide. La préparation prendrait un peu de temps c’est vrai. Mais Louisa pouvait à loisir prendre le rôle de la servante et envisageait de le dévêtir tel le nouveau modèle de son œuvre. l'habit d'Adam le plus pure et beau qui soit. Les manches humides de sa robe noire laissant sa marque sur la chemise de voyage.
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Mar 5 Oct 2010 - 12:10

« - Et pourtant, nous sommes là, toi et moi. Mais c’est plutôt à moi de te remercier, car si tu n’avais pas fait le premier pas, je n’en serai pas là, à te serrer dans mes bras, à m’enivrer de ton doux parfum, à me perdre dans tes iris d’ébène… »

Ses lèvres étaient encore chaudes du baiser qu’elle venait de lui donner et il résista difficilement à l’envie de l’éteindre et de l’embrasser à nouveau. Un peu de retenue monsieur Zimmerman ! Vous n’êtes pas à la maison. Certes, c’était presque tout comme, mais il devait admettre qu’il avait été un peu refroidi par l’accueil d’une partie de la famille. Il comprenait très bien leur point de vue, après tout la France les avait privés d’une fille, même momentanément, d’un petit-fils et maintenant d’une petite-fille… Mais cela restait assez désagréable de savoir que, même si on était le bienvenu, on n’était pas totalement apprécié. Cela mettait un peu Romain mal à l’aise, même s’il ne le montrait pas. Derrière son sourire et ses manières de jouer à « l’enfant », il parvenait aisément à cacher ce petit sentiment désagréable. Mais, invariablement, ce début de dispute viendrait surement s’imposer à nouveau dans son esprit au fur et à mesure que les jours passeraient dans la demeure des Silvianov. Il en parlerait surement à sa femme, parce qu’il ne pouvait pas le lui cacher éternellement, mais ce n’était pas le moment maintenant… Non décidément pas.

Il suivit sa jeune épouse alors qu’elle l’emmenait vers la salle d’eau. Spartiate et parquée de céramique, elle n’en était pas moins grande. Comme d’habitude, il se laissa guider et se fit installer sur la chaise. Il soupira en silence et observa Louisa qui s’affairait déjà. Cette jeune femme était une bénédiction, un ange descendu du ciel qu’il avait eu la chance de séduire. Elle était si douce, si attentionnée, si passionnée… Tour à tour, elle semblait se métamorphoser, changer. De louve elle se faisait féline, de féline elle se faisait panthère. Tour à tour, fragile, farouche, amante endiablée et amoureuse fébrile… Romain n’avait de cesse que de découvrir cette myriade de Louisa qui vibraient dans une seule et même personne selon le jour, selon le moment… Il aimait susciter le changement, faire en sorte de la faire devenir tigresse lorsqu’elle était louve… Il savait qu’il avait ce « pouvoir » sur elle, comme elle l’avait sur lui. Le plus amusant dans tout cela c’est qu’ils en avaient tous les deux consciences, et que cela devenait un jeu entre eux.

La fraicheur de l’eau glissant, avec les doigts de Louisa, sur son visage, le fit frissonner. Il se demanda un instant ce que pouvait bien avoir en tête la femme qui se trouvait devant lui et qui, en ce moment, avait les pleins pouvoirs sur les évènements, ou presque. Son murmure le fit sourire, un sourire qu’elle captura brièvement de ses lèvres alors qu’il ne s’y attendait pas. Il rouvrit les yeux peu après, et sans la quitter du regard, sans se défaire de son sourire, le même qu’il lui réservait à elle depuis le premier jour, il répondit :


« - Parce que c’est la vérité, quelle beauté y aurait-il eu à prendre de moi ? Je crains que plus tard elle ne fasse tourner énormément de têtes, comme sa mère. »

Il avait fini sa phrase dans un sourire, car même s’il pensait vraiment ce qu’il disait, il savait que son épouse ne serait pas d’accord. Mais cela importait peu, car il n’était plus vraiment question d’Anna en cet instant… Il n’y avait plus qu’eux deux. Seuls. Loin de tous, loin des autres. Eux deux dans une sorte de sanctuaire, loin des regards, loin des jugements, avec seul le soleil pour unique et bienveillant témoin.
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Dim 10 Oct 2010 - 0:37

Romain avait toujours été un poète pour parler de son corps. C’est avec le plaisir de son âge que Lou découvrait le lyrisme. Grâce à lui, elle pouvait se perdre dans les vers d’un inconnu et se sentir émue. Il lui avait apprit, ou plutôt réapprit, à chercher de la beauté dans les riens et les tous. L’empêchant par la même de devenir une jeune fille trop blessante, aigrie. De ce secours imprévu était née une confiance solide et absolue.


Dans cette pièce un peu exiguë étant donné le bâtiment ils étaient seuls au monde. Callée, entre ses jambes fortes, penchée vers son visage bienheureux. En effet elle n’était pas tout à fait d’accord. Mise à part le fils d’un fermier de Morbach, peut être aussi ce jeune négociant qui venait de Paris il y a six ans. Michael le lui avait présenté avec un sourire encourageant. Lou s’était donc laissé approcher. Peu de relation qui aurait put aboutir à autre chose qu’un souvenir agréable. Tandis que La métisse était descendue vers le sol. Agenouillée elle l’observait. Romain avait été une rencontre fortuite aux aires de providence.
Une paume contre sa mâchoire Lou passa son pouce blanc sur la bouche de son amant avec un sourire. [color=violet]–« Cette bouche. » L’autre main alla se perdre dans ses cheveux blonds. Elle les avait toujours aimés. Ces reflets de miel, soyeux, à l’odeur particulière. « La couleur du soleil. » Ses doigts filèrent jusqu’à la nuque pour la caresser lentement. « Ce creux qui appelle les baisers. » Les deux mains se posèrent sur les épaules. Ses iris fixés aux siennes. « Je peux continuer comme cela longtemps. » Paumes chaudes contre son bassin l’épouse commençait à tranquillement dénouer les lacets de ses bottes. Un rien de fébrilité la prenait à la simple idée de retrouver la peau de cet homme. Mais elle prenait le temps de le retrouver. La robe noire lui faisait une auréole sur le carrelage. Le visage baissé vers ses pieds Louisa s’apparentait à une gracile pénitente. Il n’y avait que douceur et légèreté qui se dégageait d’elle, la ralliant aux belles nonnes des cathédrales. Chaque chaussure ôtée et déposée plus loin. Les longs bas de chausses apparaissaient sous le tissu.


-« Tu as dû avoir si froid. Je ne t’ai jamais fait de vêtements pour ce climat. Si j’avais sus… »


De sa hauteur elle attrapa la bassine d’eau et la posa à sa droite. Lou s’avança un peu plus de lui, posa fesses sur talons, et plaça chacun des pieds sur ses cuisses. Ainsi et avec une tendresse -dégagée de toute pudeur- elle commença à laver les pieds. Telle la belle qui s’occupe de son roi.
Au bout de quelques minutes deux coups furent donnés à la porte. La baronne releva les yeux, un sourire intrigué au visage. Avant que son protégé n’envisage de quitter sa place elle se leva dans un mouvement fluide. Rendue vive par sa joie la dame entrebâilla la porte et salua la domestique avant de l’interroger sur le pourquoi de cette visite. Son russe était délicat presque pétillant et devint enjoué quand elle comprit que sa grand-mère envoyait là de quoi remplir la baignoire.
Après avoir lancé un regard complice au jeune homme elle ouvrit la porte et attrapa l’un des deux grands seaux de fer. La vapeur d’eau qui s’en échappait indiquait la chaleur de leur contenu. Louisa démontra encore une fois à quel point porter des rouleaux de tissus renforçait les muscles. Accompagnée de la servante elle vida son récipient dans la baignoire. Voilà qu’en quelques minutes impromptues le bain de monsieur était servi. Toute malicieuse la jeune femme congédia l’employée en la remerciant grassement.


Porte close sur un sourire enchanté. Elle n’avait même plus à demander. De nouveau enfermés à deux. Le dos contre le bois la dame savourait son bonheur. Dans l’effort quelques cheveux s’étaient échappés du chignon de madame. Il lui donnait un air détendu et ramenait le souvenir de matin plein de jeux. Il n’y avait plus que de la chaleur dans cette pièce. Elle se porta jusqu’à son amant.


-« Magique. »


Ses mains se saisirent des siennes pour l’inciter à la rejoindre. Et ses doigts volèrent vers le col de sa chemise. Sans vraiment s’en rendre compte un peu de ses habitudes maternelles. Elle s’était peut être un peu trop concentrée sur leur petite fille ces dernières semaines.
Cependant lorsque les épaules de Romain se révélèrent Ina s’attarda et reçu le délicat papillon au creux de son ventre. Avec une petite voix pleine de retenue un murmure alla entre eux.


-« Tes épaules aussi elles sont charmantes. »
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Lun 18 Oct 2010 - 0:52

Les mots langoureux et les caresses de Louisa n’avaient d’égal que le désir qu’ils suscitaient. Si Romain frissonnait, ce n’était pas de froid. Il n’était pas non plus spécialement chatouilleux. Disons simplement qu’à chaque fois que la jeune femme posait ses mains sur lui, il ne pouvait s’empêcher de sentir cet incendie, qu’elle avait allumé en lui, s’embraser davantage et devenir brasier ardent.

« - Tu embellis un peu trop la réalité, tu ne trouves pas ? »

Bien entendu, il savait que ce n’était pas vraiment le cas, enfin pas totalement. Ils s’aimaient et tout dans l’autre leur rappelait quelque chose de magnifique et d’amoureusement passionnant. Son sourire en coin lorsqu’il prononça ses mots en était le témoin silencieux. Ils auraient pu, l’un comme l’autre, passer des heures à admirer celui ou celle qui était devenu leur vie. Et même si Romain ne dessinait pas, un art qu’il laissait volontiers à son épouse, cela ne l’empêchait pas de parcourir du regard son corps gracieux et somptueux. Il se demandait si un jour il pourrait se lasser de poser les yeux sur elle, de toujours découvrir une autre femme, de toujours la redécouvrir, encore et encore. Elle était une source de surprises intarissable. Et si c’était héréditaire, il était clair qu’avec Louisa et Anna, Romain allait avoir bien du mal à l’avenir. Enfin qu’importe l’avenir. Comme on le disait si justement : « Hier est derrière, l’avenir est un mystère, mais aujourd’hui est un cadeau, c’est pour cela qu’on l’appelle le présent ». Pour cela, Romain ne se focalisait jamais sur le passé ou l’avenir, et notamment en cet instant, il n’y avait rien de plus important que le cadeau qui lui était fait, celui de pouvoir être avec son épouse, d’être avec celle qu’il aimait.

« - Même l’hiver le plus froid de Russie ne saurait me faire frissonner si tu continues de m’aimer, car il n’y a rien de plus chaleureux que mon cœur qui brûle d’amour pour toi. »

Et c’était tellement vrai… Son cœur brulait d’une passion ardente pour cette femme. Une chaleur qui faisait bouillir son sang parfois. Une chaleur qui rendait tous les froids supportables… Grâce à son amour il pouvait tout endurer, que ce soit le froid le plus terrible qu’il ait existé, ou tout autre chose. Le monde entier aurait pu s’écrouler qu’il n’aurait eu la moindre peur, pour peu qu’elle se tienne à ses côtés. Et rien d’autre n’était plus absolu que cette vérité là.

Lorsque l’on vint toquer à la porte de la salle de bains. Ils restèrent tous les deux, un peu intrigués. Puis la jeune femme le devança, visiblement décidée à tenir son rôle improvisé de « servante ». Romain devait admettre que l’idée de se faire bichonner par son épouse était réjouissante, surtout qu’il commençait sérieusement à subir le contrecoup de sa petite folie amoureuse. Mais qu’importe, ce soir, ou peut-être plus tôt, il s’endormirait dans les bras de son épouse, et cela n’avait pas de prix. Il ne comprenait pas encore parfaitement le russe, mais il ne fallait pas être idiot, pour remarquer les sceaux et le sourire, jusqu’aux oreilles, de son épouse. L’eau chaude était arrivée toute seule, et visiblement, pour le plus grand plaisir de Louisa. Bien entendu, c’était également le cas pour Romain. Il adressa un sourire à la servante alors qu’elles remplissaient la baignoire qui fumait maintenant, faisant mine de ne pas faire attention à la tenue dans laquelle il était actuellement…

Lorsque la porte se referma, Louisa le dos contre celle-ci, Romain ne put louper le sourire enfantin qui se glissait sur son visage. Oui, tout était magique entre eux deux. Tellement magique que des fois, les nuits de Romain étaient des cauchemars dans lesquels il pensait que tout cela n’était qu’un rêve, un merveilleux rêve, dont il finirait par se réveiller. Il la regarda le débarrasser de sa chemise, et tandis qu’elle glissait au sol et que les petites mains, chaudes et douces, de sa femme se posaient sur ses épaules, il l’écouta parler dans un sourire amusé.


« - Tu as décidément le don pour embellir la vérité. Ce ne sont que mes épaules, celles d’un homme qui porterait le poids du monde si cela pouvait l’aider à conserver l’amour de son épouse… »
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Sam 23 Oct 2010 - 13:37

Elle le croyait lorsqu’il lui parlait d’un incendie cardiaque. Parce qu’un feu semblable avait grandi en elle. Des premières heures jusqu’à ce jour incongru il s’élevait. Il n’avait pourtant pas réussi à éloigner le froid russe. L’absence physique avait progressivement entouré son corps et son esprit d’un voile glacial. Pareil à une fleur privée de soleil. Son bienêtre était intrinsèquement relié à cet alter ego.
En trois années et une naissance Lou avait exploré –grâce à lui- les recoins d’un amour authentique. Amoureuse d’un chevalier qui chaque jour aurait dû être chanté par les cieux. Amoureuse. Les mois n’apaisaient pas l’exaltation. D’autant plus quand les projets de l’un l’éloignaient de l’autre. Toutes ces longues semaines avaient joué leur rôle. Révélant à cette jeune femme toute la chance qu’elle avait eu de renaitre à ses côtés. Son indépendance était beaucoup moins ténue dans ces moments là.


-« Je dépérissais si loin de toi, sais-tu ? »


L’employée s’était éclipsée avec la discrétion professionnelle qu’on attendait d’elle. Sans doute cette courte intrusion aurait droit à son récit auprès de ses consœurs. Après tout madame Ina’ était encore un sujet neuf ici. Les histoires de famille étaient un sujet presque inépuisable entre ces murs. Tant qu’au charme occidental du monsieur, il faisait bien des heureuses. Les plus audacieuses envisageaient que la douceur de son regard puisse se poser un instant sur elle. Un peu d’envie, ponctuait les murmures cocasses au service. Cette petite métisse avait en effet beaucoup de chance !
Les échos du désaccord générationnel ajoutaient une touche supplémentaire d’excitation. Oui, vraiment, ces deux jeunes mariés étaient distrayants. Il restait donc –seulement- à attendre que le mentor se déleste enfin de ces déceptions. Son absence au mariage français avait provoqué beaucoup de remous au printemps. Tout comme celle, des deux femmes, qui connaissaient la couturière plus que n’importe qui ici. Il avait fallut que Roza explique les choses dans une longue lettre. Elle avait blessée sa petite fille pour conserver la paix de son propre foyer. Tant qu’à la mère, elle n’avait fait qu’agrandir le gouffre qui la séparait de Forbach. Un choix que Louisa n’avait pas encore tout à fait comprit. Car après tout Irina n’avait rien fait d’autre que de lier pour toujours orient et occident. L’un des désirs les plus secrets des Silvanov.
Qui plus est… Anna était un trésor imprévu. Un trésor qui aurait mérité de faire un effort face aux coutumes.


Elle le déshabillait avec mille précautions. Par peur d’aller trop vite et de gâcher ces retrouvailles. Cependant sa jeunesse et sa passion avait bien du mal à être sages. Chaque grain de beauté ramenait à son esprit les caresses de leurs nuits, de leurs jours, de chaque moment volé. Et son compagnon en lui parlant ainsi attisait son impatience. Quand il avait ce sourire Lou ne résistait jamais. Parce qu’elle adorait l’aimer.


-« C’est toi qui me l’a offert ce don. Et tant pis si j’en deviens idiote.
Jamais tu n’auras à devenir Atlas, car mon amour t’es acquis jusqu’à « ce que la mort nous sépare ». »



L’une de ses mains avaient prit sa main gauche pour la porter jusqu’à son cœur battant. Les palpitations pleines de vie, d’amour et de désir d’une femme aimante. Elle avait reprit les phrases du curé avec un sourire convaincu. Puis un frais baisé malicieux fût déposé sur les divins trapèzes du monsieur. Puis elle reprit son travail avec plus de fébrilité. Le pantalon dénoué chutant le long de jambes fatiguées. Au creux de ses reins le désir progressait et malmenait un peu ses tendres intentions. Elle avait été sevrée bien trop longtemps. Avec un sourire désolé elle posa son front contre sa poitrine.


-« Romain Zimmerman… »


Ses yeux remontèrent doucement vers les siens. Elle souriait tout simplement. De pouvoir dire son nom dans leur langue avec lui. Trouvant dans ces deux mots un peu de courage pour achever l’effeuillage. Ce fût le dessous qui annonça la réussite dans un son léger. Un baiser passionné et volontairement rapide lui permit d’assouvir ses sens pour continuer. Elle le laissa entrer dans l’eau chaude et s’installer, pendant qu’elle allait prendre une éponge et le savon. Avec un air amusé elle attrapa aussi le bol dans lequel attendaient les pétales de saison.
C’est à nouveau agenouillée que la belle put gorger son outil d’eau maintenant parfumée. Et lentement elle commença à parcourir son bras de l’épaule jusqu’aux doigts.


-« Détend-toi et profites mon amour. »
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Sam 23 Oct 2010 - 19:53

« - Oui je le sais, car je vivais exactement la même chose. Pauvres de nous, que ferions-nous l’un sans l’autre ? »

C’était une question rhétorique. Il n’y avait pas besoin de réponse, puisqu’elle était bien entendu plus qu’évidente. Ni l’un ni l’autre ne pourrait réellement survivre sans l’autre. Leur vie se conjuguait désormais à deux, et rien, non plus rien, n’y changerait, même le ressentiment de certains Silvianov à la France, et donc, à Romain. Envers et contre tous, Romain était prêt à aimer Louisa, et il le ferait. Qu’importent la morale, les lieux-communs, les règles. Avec elle il n’y avait que l’amour qui comptait, et tant qu’elle l’aimerait, il aurait la force et le courage de tout affronter. Voilà l’unique vérité. Il n’avait besoin de rien d’autre que l’amour de sa femme, pour construire, pour aimer, pour vivre, tout simplement.

Silencieux, il se contentait d’observer son épouse. Il savait que s’il esquissait un quelconque geste dans le but de l’aider elle l’houspillerait et l’obligerait à arrêter tout de suite. Elle s’était mise en tête de le délasser et rien ne viendrait contrarier son entreprise, même pas lui ! Face à une telle femme têtue, même le plus têtu des hommes, comme lui, savait qu’il valait mieux attendre et prendre sa revanche plus tard. Qui plus est, ils appréciaient tous les deux ce petit jeu, puisqu’ils le pratiquaient l’un comme l’autre. Un jour l’un, un jour l’autre. Patience, bientôt ce serait son tour à elle, et elle n’objecterait rien non plus. Aujourd’hui c’était lui qui était le centre de son attention, et comme à chaque fois, même s’il se promettait de lui rendre mille fois la pareille, il se laissait dévêtir comme un enfant, ce qu’il n’était physiquement plus. Il savait qu’elle prenait son temps, redécouvrant ce corps qui lui avait tant manqué. Lui aussi réfrénait une envie croissante de la serrer dans ses bras, de l’embrasser. Mais il fallait jouer le jeu, au moins un peu. Résister était difficile, et il se doutait du contrôle dont devait faire preuve son épouse, car il n’aurait peut-être pas été aussi patient dans son cas, même s’il adorait la faire languir, tout comme elle. Faire durer le plaisir, pour le susciter davantage, voilà dans quoi elle était passée maîtresse, et dans quoi il avait surement encore quelques petits trucs à apprendre.


« - Même la mort ne saura éteindre la flamme qui brûle pour toi ici. »

Il avait porté sa main valide sur son cœur tandis que la sienne reposait contre le sien. Leurs deux cœurs battaient rapidement, exaltés par l’amour, par les retrouvailles, par la passion. Son sourire était tellement envoutant. Décidément, Romain Zimmerman, vous êtes un homme bien chanceux ! Oui chanceux il était, et des fois, il se demandait comment une femme comme elle avait pu tomber amoureux de lui. Enfin, la raison a ses raisons que la raison ignore, n’est-ce pas ? Romain ne pouvait qu’apprécier ce don que lui avait offert le destin, et il comptait bien tout faire pour le conserver. Il la sentit vaciller, légèrement, tandis qu’elle terminait de le déshabiller. Il ne la comprenait que trop. Aussi il l’enlaça tendrement alors qu’elle se blottissait contre lui, murmurant son nom.

« - Louisa Zimmerman… »

Oui… Elle portait désormais son nom. Non pas qu’elle était dorénavant sienne, puisque c’était plus l’inverse d’un certain point de vue. Mais elle était sa femme, celle qu’il aimerait pour la vie, celle qu’il avait juré de chérir, d’aimer, d’épauler dans les moments heureux comme dans les moments difficiles. Et il comptait bien tenir ce serment de la plus tendre et fidèle des manières. Il la libéra lorsqu’elle entreprit de terminer sa tâche. Tandis qu’elle cherchait de quoi le frotter et le laver, il s’installa dans la baignoire remplie d’eau chaude. Se laissant littéralement couler au fond de celle-ci, il poussa un léger soupir d’aise. Dieu que c’était bon… Après tant d’efforts, il devait admettre que ses muscles criaient enfin de joie d’être ainsi chouchoutés… Lorsqu’il rouvrit les yeux, Louisa s’était installée à côté de la baignoire et commençait déjà à jouer la servante appliquée et attentionnée. Lorsqu’elle l’enjoignit à se détendre et profiter, il voulut objecter, mais avant qu’il ouvre la bouche, elle avait deviné et son regard l’avait intimé au silence. Bien décidé à ne pas abandonner, il consentit néanmoins à lui laisser l’impression d’avoir gagné la bataille. Les yeux clos, la tête contre le bord de la baignoire, il demanda d’un ton léger :

« - Tu comptes faire quoi de ces pétales de fleur ? »
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Lun 25 Oct 2010 - 20:42

L’étreinte aurait put s’achever de milles manières. D’ailleurs, s’ils avaient été chez eux. S’ils avaient été ailleurs. Sur un bateau, dans une grange, un lieu où la liberté permettait les folies amoureuses. Louisa aurait cédé à son envie sur le champ. Tenant sa promesse épistolaire. Cette promesse qu’il n’avait surement pas lue. Laissant sa chaire vivre ces retrouvailles, avec la fougue, qui lui était coutumière. Faire l’amour était la plus belle des choses au monde. Plus encore faire l’amour avec lui, lui, Romain. Son partenaire de vie, son époux, son adoré, l’amant angélique.
Mais ils étaient en Russie. Un tout autre continent qui imposait quelques règles, ses propres règles. Dans une salle de bain chauffée par le soleil et ce poêle ronflant. Avec, la mère de la jeune mariée, juste en bas dans le parc. Cette promiscuité avait quelque influence sur les projets intimes. Peut être. Alors comme une sage jeune femme madame repoussa sa spontanéité derrière un sourire.


Assise comme une jeune pénitente tandis que le tissu moiré l’auréolait de noir. Elle avait remonté les manches de sa robe avec précaution. Ses bras avaient éclaircis sous le ciel blanc de son pays. Ces quelques mois loin de sa boutique avaient permit à ses mains guérir de toutes les petites blessures du à la couture. Cependant l’énergie était toujours là. Ses paumes appuyaient l’éponge avec assurance et délicatesse.
Il se détendait enfin. Ce qui la rassura. Il avait fait un si long voyage. Leur fille et elle-même avaient prit ce chemin comme une longue promenade. Même cette longue promenade avait été fatigante. Romain s’était surpassé. Pour que tous ses efforts ne soient pas vains il lui fallait récupérer. La voix tranquille amusa Louisa. La curiosité de cet homme n’avait aucune limite. Il voulait savoir tout sur tout. Chaque détail de la vie prêtait à connaissance. Un trait de caractère qu’Anna -en petite fille- exprimait avec beaucoup de spontanéité. Sa mère passait donc toute la journée à lui expliquer le monde. Et lorsque qu’une réponse lui paraissait absurde l’enfant la poussait à se poser des nouvelles questions. Avec ces deux là impossible de mourir idiote.
Lou s’arrêta déposa l’éponge dans l’eau. Une poignée de fleur entre ses deux paumes qu’elle écrasa fermement. Dans l’atmosphère se libéra l’odeur de cette flore rouge. Un parfum sucré et étranger. Une fois certaine que ses mains en furent imbibées, la belle se leva pour rejoindre une autre place. Debout cette fois, et juste derrière son dos elle commença à masser les épaules du voyageur.


-« Quelque chose comme ça. »


Le ton était un peu joueur ce qui ne l’empêchait pas de s’appliquer à lui faire du bien. Ses gestes d’abord médicinaux viraient vers le sensuel. Elle n’y pouvait décidément rien. Chaque nerf était poussé vers une paresse quelque peu érotique. Lou s’était rassit sur le sol. Ses bras s’étaient glissés sur le pectoraux du baron. Ses lèvres avaient retrouvé la joue un peu piquante de son protégé. Un baiser comme elle en avait toujours pour lui, spontané.
En restant proche de lui elle murmura au creux de son oreille d'un ton plein de promesse.

-« On ira au Bains de la grande ville si tu veux. Je te montrerais. Le lac aussi. Le marché. Le théâtre.
De quoi faire oublier les idiots de cette maison. Tu verras comme ce royaume peut être beau. »

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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Mar 26 Oct 2010 - 11:36

Oui, il se détendait. Après ces longs jours à chevaucher dès les premières heures du jour, parfois même avant, jusqu’aux premières heures de la nuit, parfois même encore après, notre beau Baron était bien plus fatigué qu’il ne voulait l’admettre. Bien entendu, il avait appris à faire bonne mesure et, heureusement, la fatigue n’avait qu’un impact faible sur son apparence physique. Du coup, il était facile de faire illusion, même si cela ne durait pas très longtemps. N’importe qui, en le voyant arriver, s’il n’avait pas été barbouillé de terre, aurait pu croire qu’il descendait d’un fiacre qui venait juste d’arriver. Mais non, il s’était contenté d’entrer comme un petit voleur, ou plutôt un petit filou pour faire la surprise à sa fille. C’était d’ailleurs cela qui l’avait poussé à tirer sur la corde, déjà raide, et se surpasser. Il savait que sa petite Anna attendait le jour fixé avec une impatience certaine, et il n’aurait pas supporté la décevoir, même si cela n’aurait été que de quelques heures ou d’un jour. Non, monsieur le Baron Zimmerman était connu pour ne pas faire de promesses qu’il ne pouvait pas tenir, que ce soit envers ses clients, ses amis, sa femme ou sa fille. Personne de son entourage n’avait eu le droit à une promesse sans qu’elle ne soit tenue. C’était primordial. D’où l’intérêt de ne promettre que ce que l’on pouvait donner, et faire le voyage France-Russie en quelques jours, c’était de l’ordre du possible, aussi n’avait-il pas hésité lorsque cette idée lui était venue à l’esprit. Et le voila maintenant dans un bain d’eau chaude, dorloté par sa propre épouse, un traitement que bien des maris lui jalouseraient…

Bien entendu, il n’en demandait pas tant. La présence de sa femme et de sa fille était déjà suffisante et il aurait très bien pu prendre un bain par lui-même avant de s’écrouler dans un lit et dormir dans les bras de sa bien-aimée pour une petite sieste avant de découvrir, dirigé par une charmante guide, ce que la Russie avait de plus beau à offrir en ces lieux. Oui, Romain était curieux, et même s’il n’était pas venu pour ce pays, à la base, il devait bien admettre que maintenant qu’il y était, il voulait bien voir ce que les gens trouvaient à ce fantastique orient. Pour l’instant à part la neige, agréable ceci dit, mais que l’on pouvait trouver également à Rosbruck, le baron se demandait ce que ce pays avait bien de spécial. Enfin, son épouse ayant des origines russes, il ne doutait pas un seul instant que le pays, qui constituait un peu de ses racines, soit aussi merveilleux qu’elle l’était.

Alors que sa curiosité s’était reportée sur les pétales de fleurs que Louisa avait ramenés près de la baignoire, Romain ne put s’empêcher de lui demander ce qu’elle comptait en faire. Après tout, si elle ne comptait pas prendre un bain avec lui, déposer des pétales dans l’eau n’aurait pas été très utile. Les yeux clos, il n’entendit rien de particulier, mais une douce odeur de fleurs vint à ses narines. Oh elle préparait quelque chose et pour la beauté de la surprise, il préférait garder les yeux fermés. Elle ne tarda d’ailleurs pas à arriver, car les mains de sa femme ne tardèrent pas à se poser sur ses épaules. Il poussa un soupir d’aise non feint lorsqu’elle lui avoua comment elle se servait des pétales de fleurs. Décidément, elle l’étonnerait toujours, ce qui n’était pas plus mal. Mais pourrait-il, lui, toujours l’étonner ? Il l’espérait.

La note sensuelle qui commençait à se dégager des gestes de Louisa n’échappa pas au baron, après tout, c’est lui qui en était la victime consentante… Et lorsque la jeune femme se rapprocha, lui susurrant des promesses de découvertes, il ne put s’empêcher de sourire. Un murmure s’échappa de sa bouche.


« - Une partie de toi appartient à ce royaume, par conséquent, il ne peut être que merveilleux. Il me tarde déjà de le découvrir en ta compagnie. »
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Dim 31 Oct 2010 - 0:16

Sur cette promesse à deux Lou avait posé un sourire. Ils découvriraient la Russie ensemble. Avec Romain à ses côtés la métisse aimera plus encore cette terre maternelle. Elle en était intimement persuadée. Un élan d’optimisme bienvenu. De quoi laisser une bonne impression sur eux. C’était nécessaire si Irina voulait garder un lien avec cette partie de sa famille. Car aucun d’eux ne ferait plus l’effort de venir jusqu’à elle. Leur absence au mariage l’avait bien fait comprendre. Une absence qui l’avait touchée. Touchée beaucoup plus qu’elle ne l’aurait voulue.
Le massage fût reprit. L’eau faisait un peu de bruit, tout comme le poêle qui chauffait la pièce. De quoi prêter à une rêverie passagère. Mais non elle ne pourrait pas vivre dans cette maison pour toujours. Quant bien même Romain accepterait de s’exiler. Lou avait vécu trop longtemps ailleurs. Elle avait prit le chemin d’une autre vie. Celle que Nastasia lui enviait sans le lui dire franchement. Alors elle serait pour toujours l’invitée, la lointaine fille, la sang mêlé. C’était peut être mieux ainsi. Un jour si Anna le désirait elle retournerait vers ce royaume. Quand à madame Zimmerman elle était entrain de trouver sa voie. Elle aimerait les Silvianov sans avoir à leur appartenir tout à fait.


Ce verdict sembla la soulager. On devait respecter ses racines sans forcément les aduler. Cette femme serait donc avant tout Louisa Maulne. Celle que la distance avait rendue indépendante de son histoire. Du moins est-ce qu’elle voulait croire ce matin. Alors tranquillement elle se leva n’écoutant plus que son cœur et son ventre. Sans rien dire à l’époux allongé elle dégrafa les attaches de sa robe. Laissant les vêtements choir un à un.
Nue la belle approcha et entra lentement dans la baignoire. Avec un petit sourire elle se glissa dans le dos de son amant. Parce qu’elle n’en pouvait tout simplement plus d’être si proche de sa peau sans pouvoir la sentir contre elle. Assise dans l’eau avec lui, contre son dos fort. Louisa avait besoin de cela. Ne serait-ce que cela. Ses jambes, le long des siennes, aussi blanches que la neige qui les entouraient. Tendrement ses bras l’enlacèrent, les mains chaudes posées contre son ventre doré. Le nez contre sa nuque elle murmura les mots les plus amoureux. Peu lui importait le voisinage. Elle en avait tant rêvé.
Toute sa chaire avait appelée cet homme chaque nuit. Louisa n’était rien d’autre qu’une femme. Même si elle rêvait encore plus de caresse, de baiser, de jouissance, cette étreinte là lui suffisait pour l’instant. Elle tendit la main pour reprendre l’éponge et reprit les frottements. Le torse, le ventre, les cuisses, sans avoir à voir ses gestes. Pour finir par ses cheveux qu’elle lava tendrement en lui massant le crâne. Elle connaissait ce corps par cœur. D’ailleurs ses mouvements étaient dégagés de toutes provocations. Parce que Lou avait comprit qu’avant de l’aimer elle devait le laisser sombrer.


Une fois toutes les traces du voyage lavées Lou se leva sans le brusquer. Empêchant le moindre effort de sa part elle étendit son bras jusqu’à la chaise où les serviettes étaient pliées. La première fût saisie et dépliée devant la baignoire. Puis la baigneuse incita gentiment son ange à se lever. Tendrement elle l’enserra dans ce tissu moelleux et sec. Puis ils sortirent tous deux de l’eau qui n’étaient plus que tiède. Rapidement l’épouse attrapa sa propre serviette et s’en fit une robe de fortune sans plus s’occuper d’elle.
Elle attrapa doucement les doigts de Romain et le guida jusqu’à leur chambre. C’était une pièce chaude pleine de tissu soyeux aux motifs d’orient. Il y avait ce grand lit dont elle lui avait parlé dans ses lettres. En quelques pas l’amant se retrouva au pied de celui-ci. Comme une infermière qui aide son patient sa femme ne lui laissa plus pouvoir sur rien. La grande chemise de nuit, que la grand-mère avait fait porter, se retrouva au-dessus de lui. Il devait simplement subir ses petits soins.
Louisa tirait les couvertures avec une énergie sereine. Dans un mouvement elle le fit s’assoir, puis allonger, avant de le couvrir jusqu’aux épaules. Enfin un lit courageux baron. Les yeux noirs ne le quittaient pas et le couvait de tendresse. Ils s’occuperaient du restent plus tard. Pour l’heure il avait seulement besoin de sommeil. Lou déposa un baiser sur son front. Respirant un instant son odeur avant de se reprendre.


-« Reposes-toi mon ange. »


Son propre corps encore un peu humide était pourtant tiède. Une main caressa ses joues délicatement. Elle attendrait patiemment qu’il s’endorme. Enfin arrivait le repos du guerrier. Sa belle ne voulait pas qu'il se sente obligé de lutter pour rester avec elle. Alors Ina' s'interdisait de le tenter à nouveau en quoique ce soit. Elle le laisserait dormir en paix. Pour lui tenir compagnie elle attendrait son bon vouloir. C'était lui et son bienêtre en premier voilà tout.
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Lun 1 Nov 2010 - 23:38

Découvrir la Russie serait surement une expérience des plus passionnantes, et même s’il avait déjà surement eu sa dose de kilomètres pour plusieurs semaines, sa curiosité le poussait à ne pas manquer cette opportunité. Ce ne serait peut-être pas son seul et unique voyage vers la Russie, mais il n’appartenait définitivement pas à ce monde, et sa belle-famille ne semblait pas plus le désirer que cela. Lui aussi avait souffert de l’absence de la famille de Louisa au mariage. Dans la famille des mariés, il n’y avait eu que sa tante, avec elle, des amis plus ou moins proches. Au moins la fête avait été des plus intimes, ce n’était pas plus mal. Non, il avait aimé être au calme avec ses plus proches et pouvoir prendre congé rapidement de ses hôtes pour se retrouver seul avec sa femme plus rapidement. Oui, il l’aimait et alors ? Cette nuit-là, il l’avait aimée comme toute les nuits, peut-être plus passionnément encore, plus amoureusement. Ils n’avaient pas attendus d’être mariés pour consommer leur amour, mais il devait admettre que cette nuit-là avait eu une autre saveur que toutes les précédentes.

Lorsque Louisa se releva, elle sortit Romain de sa rêverie, et tandis qu’elle se déshabillait en silence, sans autre bruit que le léger bruissement des vêtements qui touchaient le sol, il ne put s’empêcher de sourire. Oui, lui aussi désirait ardemment qu’elle le rejoigne, car même si elle faisait une excellente servante, elle ne l’était pas, et il préférait la savoir au plus près de lui à chaque fois que c’était possible. Il lui fit une place pour qu’elle puisse entrer dans la baignoire sans craindre de glisser. Il posa une main délicate sur sa hanche tandis qu’elle se glissait derrière lui. A présent l’un contre l’autre, la chaleur de l’eau était toute relative, car pour Romain, la seule chaleur qui existait émanait du corps de sa femme. Le reste n’était qu’une pâle copie, à peine réconfortante. L’étreinte de deux amoureux, abandonnés à eux-mêmes, une étreinte dont il avait rêvé des nuits durant, qu’il avait même cauchemardé de ne plus sentir à nouveau… Les accidents étaient si vite arrivés de nos jours… Il n’aurait pas supporté la perdre, il ne supporterait pas de la perdre.

Elle continua de le laver, doucement, tendrement. Chacun de ses gestes n’était ni plus, ni moins, qu’un simple geste. Elle se retenait, il le savait. Elle semblait ne pas vouloir le brusquer. Elle devait en mourir d’envie mais se retenait pour lui, car elle le savait exténué, car pour lui, il passait avant elle. Il aurait aimé lui rendre la pareille, mais jamais elle n’aurait accepté, même s’il l’avait supplié elle n’aurait probablement pas cillé. Enfin fut l’heure de sortir de la baignoire. Sans qu’il ne puisse rien faire à part se lever, il fut emmitouflé dans une grande serviette douce et sèche. Il regarda avec un sourire discret sa femme s’occuper négligemment d’elle avant de l’emmener dans la chambre. Parfaitement chauffée et même presque nu, Romain n’eut même pas un frisson. Mais encore une fois, sans pouvoir faire quoique ce soit, il fut séché et habillé d’une chemise de nuit, puis couché dans ce grand lit. Décidément, il était gâté, mais dans ce grand lit, il manquait le plus important… Alors que la main de la jeune femme glissait amoureusement le long de sa joue et que ses lèvres effleuraient son front, il murmura :


« - Viens dans mes bras, s’il te plait. Je ne veux plus m’endormir sans t’enlacer. »

Cette supplique n’était pas sans sens, son regard ne demandait qu’elle. Rien de plus que de vouloir dormir dans ses bras car son bien-être, c’était elle, voilà tout.

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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Sam 13 Nov 2010 - 18:39


Louisa Zimmerman n’avait pas besoin de se l’entendre dire deux fois. Son regard teinté de joie le remercia. De l’autre côté du lit attendait sa propre chemise. Un tissu un peu plus brodé, un peu plus féminisé. Tout les vêtement de cette maison devait de quelqu’un de sa famille. Ils avaient respectés les coutumes et élaboré une garde robe pour les deux invités. Nastasia avait parlé des goûts de la jeune fille de vingt-quatre ans qu’elle avait quitté. Elle s’était rendu compte au bout de quelques jours qu’Irina n’était plus une jeune fille. Qu’en à Anna, elle était une source inépuisable de création, un modèle. Ils étaient tous entrain de la faire devenir petite princesse de France et de Russie.

L’épouse se souvenait de chacune des lettres qu’elle lui avait envoyées. De tout le manque confessé le long des lignes. Exactement comme au court de leurs premiers mois de relation. Quand elle vivait encore auprès de ses parents et qu’il fallait attendre les rendez-vous. Enfin non, parce qu’alors, son amour était timide et enfantin. Il n’avait pas encore toute cette prise sur ce qu’elle était. Pas avant que les événements ne la pousse vers l’amour. Cette planche de salue au pouvoir extraordinaire. Celle qui l’avait éloignée des démons. Romain était son exorciste. Celui qui faisait d’elle une bonne personne.
Son corps retrouva le contact du coton épais. Sans pouvoir dissimuler son entrain elle défit le lit. Comme elle l’avait fait des dizaines de fois. Ses jambes sveltes retrouvaient la chaleur. Ce n’était pas celle-ci que la femme cherchait ce matin. Avec une aisance ponctuée d’impatience elle se glissa jusqu’à lui. Romain. Enfin. Un bras passant rapidement sur son torse pour l’emprisonner de tendresse. De prime abord on ne devinait pas en elle la possessivité. Il fallait la voir auprès des siens pour cela.


-« Peu importe le pays… je n’ai besoin que de ça. »


Sa silhouette repliée au plus prés de lui. Quitte à avoir les pieds sur les siens. Ces menues pieds de femme. Le visage perdu contre le creux de sa gorge. Cet endroit où mille fois elle avait murmuré ses secrets. Sa bouche y déposait des baisers doux. Le paradis dans une chambre slave. Lou se sentait entière. Elle songeait que sa fille était entrain de jouer dans la neige avec bonheur. Elle songeait qu’elle-même venait de le retrouver. La vie lui avait toujours donné le pire et le meilleur.
La pénombre et la température de la pièce étaient parfaites. Il n’y avait qu’à faire vœux d’oisiveté pour être exaucé.

-« Je t'aime. »
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MessageSujet: Re: Que notre vœu soit exaucé [Romain]   Mar 16 Nov 2010 - 16:51

Elle ne s’était pas faite priée. Romain savait qu’elle n’attendait que cela, qu’il lui demande de le rejoindre. Elle aussi ne voulait qu’une chose, passer du temps entre ses bras mais elle se privait pour lui, s’il avait préféré dormir sans elle à ses côtés, elle aurait accepté sans mot dire. Mais ce n’était pas ce qu’il voulait. Il désirait ardemment la sentir près de lui, et l’épisode de dans la salle de bains n’avait fait qu’accentuer son désir de sentir sa chaleur contre lui. Voilà pourquoi il comptait les secondes tandis qu’elle délaissait la serviette pour sa chemise de nuit. A vrai dire, ce genre de vêtements étaient plus ou moins superflus, mais ils n’étaient pas chez eux et mêmes s’ils étaient mariés, il y avait certaines choses à respecter, même si c’était difficile, même si c’était inutile. Patiemment, il attendit qu’elle ait terminé et qu’elle se glisse dans le grand lit. Elle semblait aussi impatiente que lui, mais Romain, lui, savait masquer son impatience, sauf quand elle le menait par le bout du nez, lors de préliminaires amoureux et charnels. Il la sentit se rapprocher et l’enlacer. Délicatement, ses propres bras vinrent se refermer autour du corps fin et gracieux de son épouse.

Qu’il était bon de retrouver sa chaleur, de sentir à nouveau son corps contre le sien. Ils en avaient rêvé toutes les nuits durant, passés à des kilomètres loin de l’autre. Ils ne s’en cachaient pas, leurs lettres étaient remplies de ce sentiment d’absence et d’éloignement difficile à gérer. A chaque fois qu’ils se séparaient, ils ne désiraient qu’une chose : se retrouver. Aujourd’hui, c’était à nouveau chose faite et Romain soupira d’aise. Oui il était heureux d’être ici, et même si on ne lui faisait pas nécessairement un bon accueil, rien n’importait plus que sa femme et sa fille, le reste pouvait aller aux oubliettes de l’Histoire. Les Silvianovs ne l’aimaient pas ? Qu’importe, la plus importante d’entre eux l’aimait, et c’était bel et bien suffisant pour le Baron. Après tout, il avait épousé Louisa, pas sa famille. Alors oui, il ferait bonne figure, envers et contre les marées et les vents s’il le fallait, mais même s’ils le détestaient, cela ne changerait rien.

En réponse à son murmure, il la serra davantage dans ses bras, tandis que son visage à elle était perdu contre son cou et y déposait de doux baisers. Le contact de ses lèvres contre sa peau était envoûtant, une saveur indescriptiblement savoureuse et délicieuse. Oubliée la Russie, les Silvianovs et leur belle demeure… Ne subsistait que cette chambre, délicieux écrin de deux amoureux éperdus et perdus l’un sans l’autre.


« - Je t’aime aussi, ma farouche louve. »

Oui… Auprès des siens elle se faisait louve. Terriblement protectrice et aimante. Il n’avait rien contre cela, au contraire, il le comprenait parfaitement, car il était surement pareil. Même s’il montrait moins les dents, d’un certain point de vue.

Peut-être Romain aurait-il voulu profiter davantage de ces retrouvailles avec sa femme, du moins était-ce peut-être ce que suggéraient ses caresses lentes et amoureuses mais Morphée vint le saisir rapidement… La douceur de la pièce, la chaleur de son épouse ainsi que le rythme de son cœur jouant la plus efficace des berceuses pour lui… Il eut une « nuit » sans rêves. Une nuit noire, agréable et bénéfique. Après tant de kilomètres à cheval, même s’il ne voulait pas le montrer, dormir comme cela était juste ce qu’il lui fallait. Comme toujours, auprès de son épouse, le Baron Zimmerman passa sans aucun doute l’une des meilleures nuits de son existence.

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Que notre vœu soit exaucé [Romain]

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